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Section: [ Divers -X ] :: Publié le 6 avril 2007 conspirations Politique

Des experts face au 11 septembre : entre doutes et accusations

Les remises en question de l’histoire officielle du 11 septembre sont, pense-t-on parfois, le fait exclusif d’internautes désœuvrés et sans aucune crédibilité. En réalité, elles sont aussi largement portées par des experts. Ces prises de position éclairées ne devraient laisser personne indifférent.

Un site Internet, Patriots Question 9/11, recense les contestations de près de 90 personnalités, officiers supérieurs de l’armée des Etats-Unis, agents du renseignement, hommes politiques américains et du monde entier, et même, membres de la Commission d’enquête sur le 11 septembre. Sans oublier celles de près de 120 professeurs d’université, philosophes, historiens, politologues, juristes, économistes, mathématiciens, physiciens, chimistes, ingénieurs, etc. Autant de personnalités qui peuvent se prévaloir d’un statut, d’une autorité, et dont les mots pèsent du lourd poids de leur expertise reconnue. Etat des lieux - non exhaustif - de ces contestations « autorisées ».

Mensonges et omissions face à la Commission

Thomas Kean et Lee Hamilton sont, respectivement, les président et vice-président de la commission qui a enquêté sur les attentats du 11 septembre 2001. Cette commission a rendu un rapport le 22 juillet 2004, qui fixe ce qu’il convient d’appeler l’histoire officielle du 11 septembre. En août 2006, les deux hommes sortent un livre, Without Precedent : The Inside Story of the 9/11 Commission, qui raconte les coulisses de l’enquête.

On y apprend, avec stupéfaction, que tous les témoignages apportés par les agents de la FAA [Federal Aviation Administration] et du NORAD [North American Aerospace Command], au sujet de la non-intervention des chasseurs durant l’attaque, se sont avérés faux : « All of the after-action reports, accident investigations and public testimony by FAA and NORAD officials advanced an account of 9/11 that was untrue » (Washington Post du 4 août 2006).

Il semble même que l’on puisse parler de tromperie délibérée de la part du Pentagone, selon le Washington Post du 2 août 2006 : « The Pentagon’s initial story of how it reacted to the 2001 terrorist attacks may have been part of a deliberate effort to mislead the commission and the public... [...] "We, to this day, don’t know why NORAD told us what they told us", said Thomas H. Kean, the former New Jersey Republican governor who led the commission. "It was just so far from the truth." » Tromperie qui avait déjà été dénoncée durant une audience du Congrès, le 31 juillet 2004, par le sénateur Mark Dayton : "They [NORAD] lied to the American people, they lied to Congress and they lied to your 9/11 Commission. [...] For almost three years now NORAD officials and FAA officials have been able to hide their critical failures that left this country defenseless during two of the worst hours in our history."

Un fâcheux oubli

En septembre 2006, le journaliste Bob Woodward révèle que, le 10 juillet 2001, le directeur de la CIA de l’époque, George Tenet, accompagné de son directeur du contre-terrorisme, Cofer Black, a rendu visite à la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice à la Maison Blanche, pour l’informer d’une attaque d’Al-Qaida imminente.

Le 10 juillet 2001... c’est-à-dire le jour même où un agent du FBI faisait parvenir à son quartier général le fameux "Phoenix Memo", qui avertissait de "la possibilité d’un effort coordonné" par Ben Laden pour envoyer des étudiants aux Etats-Unis fréquenter des écoles d’aviation... Rice aurait, semble-t-il, négligé l’alerte de ses visiteurs. Les trois personnages, pourtant interrogés par la Commission, à la fois en privé et en public, et tenus de dire la vérité, témoignant sous serment, ont "oublié" de parler de cette rencontre, qui aurait suscitée, si elle avait été connue, de très nombreuses questions de la part des enquêteurs.

Peter Rundlet, conseiller pour la Commission, dénonce avec colère, le 30 septembre 2006, cette dissimulation et s’interroge gravement sur ce silence : « Was it covered up ? It is hard to come to a different conclusion. [...] At a minimum, the withholding of information about this meeting is an outrage. Very possibly, someone committed a crime. And worst of all, they failed to stop the plot. » Un membre de la Commission, Timothy Roemer, se dit, quant à lui, profondément perturbé et même furieux de cette omission : "I’m deeply disturbed by this. I’m furious." (New York Times du 1er octobre 2006)

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