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Section: [ X Sciences ] :: Publié le 4 octobre 2007 Terre pollution Technologique

ON NOUS DEMANDE DE VISSER DES LAMPES FLUO COMPACTES ?

Combien cela coûte-t-il de visser une lampe fluorescente compacte ? Environ 4,28$ pour l’ampoule et la main-d’oeuvre, à moins de casser l’ampoule. Dans ce cas, comme cela est arrivé à Brandy Brides d’Ellsworth dans l’État du Maine aux États-Unis, il vous faudra plutôt débourser 2 004,28$ (environ 1500 euros), sans compter les coûts indirects liés à la tension nerveuse et aux risques pour votre santé.

Cela vous paraît absurde ? Peut-être pas plus que l’empressement d’interdire l’ampoule incandescente au profit des lampes fluorescentes compactes (CFLs), une décision déjà adoptée ou en cours d’adoption en Californie, au Canada, au sein de l’Union Européenne et en Australie.

D’après un article du Ellsworth American, en date du 12 Avril 2007, Brandy Bridges a eu le malheur de casser une ampoule CFL lors de son installation dans la chambre à coucher de sa fille : l’ampoule est tombée et s’est brisée sur le tapis.

Sachant que les CFLs peuvent contenir des substances dangereuses, Bridges a contacté le magasin Home Depot le plus proche de chez elle pour se faire conseiller. Ce dernier l’a informée que les CFLs contenaient du mercure et qu’elle devrait contacter un centre antipoison. Ce dernier l’a, à son tour, dirigée vers le Département pour la Protection de l’Environnement (DEP) de l’État du Maine.

Le DEP a envoyé un spécialiste chez les Bridges afin de tester le degré de contamination au mercure. Le niveau de mercure dans la chambre à coucher s’est avéré être 6 fois plus élevé que le niveau de mercure dit de « sécurité » de l’État, établi à 300 nanogrammes par mètre cube.

Le spécialiste du DEP a alors recommandé à Mme Bridges de faire appel à une entreprise de nettoyage environnemental, qui lui aurait établi un devis, dans le bas de la fourchette, d’environ 2000 $, pour nettoyer la chambre à coucher. La chambre a alors été mise sous scellés et Mme Bridges a commencé à rassembler ses économies afin de payer les 2 000$ pour le nettoyage. D’après les sources d’information, il s’agit de coûts de nettoyage que la compagnie d’assurance ne rembourserait pas car le mercure est un polluant.

En sachant que le remplacement des ampoules incandescentes par des CFLs au sein d’un foyer Américain moyen est supposé économiser jusqu’à 180$ par an sous forme d’économies d’énergie, et en supposant que Brandy Bridges ne casse pas d’autres ampoules, il lui faudra 11 ans pour récupérer les coûts de nettoyage sous forme de telles économies.

Même si vous n’optez pas pour le plan de nettoyage professionnel au complet à 2 000$, l’approche type « système D » reste passablement intense, voire même tout à fait alarmante.

Considérons la procédure proposée sur Internet par le DEP du Maine, intitulée : « Que faire si je casse accidentellement une CFL chez moi ? »

N’aspirez pas les bris de l’ampoule avec un aspirateur traditionnel, vous risqueriez de répandre de la poussière contenant du mercure sur toute la zone et de contaminer l’aspirateur. Aérez la pièce et abaissez la température. Portez des protections telles que des lunettes, une combinaison et un masque contre la poussière.

Rassemblez les débris dans un récipient hermétique. Tapotez la zone avec le côté collant d’un ruban adhésif, frottez avec un chiffon humide et finalement vérifiez auprès des autorités locales à quel endroit les déchets toxiques peuvent être déposés.

Le DEP a cependant omis un dernier point : espérez que vous avez suffisamment bien nettoyé et que ni votre famille ni vos animaux domestiques ne soient contaminés par du mercure répandu ou oublié par inadvertance lors du nettoyage !

Ceci, bien sûr, suppose que les individus savent déjà au préalable que le fait de casser une CFL implique des procédures de nettoyage bien particulières.

La consommation de CFLs potentiellement dangereuses est encouragée par des entreprises comme Wal-Mart, qui veut vendre 100 millions de CFLs en 2007, à un prix 5 fois supérieur à celui des ampoules incandescentes, et, également, de façon surprenante, par les environnementalistes.

Il est vraiment très étonnant que les environnementalistes aient épousé la cause des CFLs, ampoules, qui actuellement ne peuvent pas être fabriquées sans mercure, et qui ne le pourront pas dans un futur prévisible. Vu qu’il y a environ 4 milliards de douilles dans les foyers américains, on est en train de créer des milliards de sites potentiels de déchets toxiques tels que celui de la chambre à coucher de Brandy Bridges.

Habituellement les environnementalistes militent pour que les matières dangereuses soient en dehors et non pas dans nos habitations.

Ce sont ces mêmes individus qui fulminent à l’idée que des centrales puissent émettre du mercure ou que les fruits de mer puissent être contaminés par la présence de mercure. Les environnementalistes ont inspiré une telle peur du mercure dans le public que de nombreux gouvernements locaux envisagent même de lancer un programme d’échange des thermomètres à mercure.

Ainsi, alors que le groupe activiste Environmental Defense nous recommande d’acheter des CFLs, il définit le mercure dans une autre rubrique de son site Internet comme « un métal lourd fortement toxique pouvant causer des lésions cérébrales et des troubles d’acquisition de la connaissance chez les fétus et les enfants » et comme « l’une des formes de pollution les plus toxiques ».

Greenpeace recommande également les CFLs tout en déplorant la contamination engendrée par une usine de production de thermomètre à mercure en Inde. Mais où les CFLs contenant du mercure sont-elles fabriquées ? Pas aux États-Unis, soumis à une législation environnementale stricte. Elles sont fabriquées en Chine ou en Inde où les standards environnementaux sont quasiment inexistants.

Et n’oublions pas le cauchemar réglementaire de la loi « Superfund », le programme mis en place par l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA) bien connu pour imposer des nettoyages de sites de déchets toxiques onéreux mais souvent inutiles, sans parler des procès sans fin liés à ces nettoyages.

Nous finirons par jeter des milliards et des milliards de bombes au mercure. Une fraction importante du mercure issu des CFLs jetées ou cassées est certaine d’atterrir dans l’environnement et de donner naissance à une responsabilité assujettie au programme « Superfund ». De tels assujettissements ont bouleversé inutilement de nombreuses vies dans le passé, coûté des dizaines de milliards de dollars et forcé de nombreuses entreprises à déposer le bilan.

Comme chaque CFL contient 5 milligrammes de mercure, au taux de sécurité recommandé par l’État du Maine, il faudrait 16 667 mètres cube de surface pour contenir sans risque le mercure d’une seule ampoule CFL. Alors que les vendeurs de CFLs et les environnementalistes vantent les économies d’énergie réalisées grâce à leur utilisation, ils omettent commodément les coûts personnels et sociaux du « traitement des déchets » liés à celle-ci.

Les CFLs non seulement sont beaucoup plus onéreuses que les ampoules incandescentes, mais elles émettent également une lumière que beaucoup considèrent comme de moindre qualité. Leur casse est cauchemardesque et elles nécessitent des procédures de mise au rebut spécifiques. Le gouvernement (encouragé par les environnementalistes et autres Wal-Marts de ce monde) devrait-il nous imposer des coûts si importants, l’impossibilité de choisir son éclairage, des tracas en terme de traitement des déchets et des risques en cas de casse, et tout cela pour réaliser une économie de quelques dollars sur notre facture annuelle d’électricité ?

Steven Milloy – 21 juin 2007



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