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BUSH - l'empire du mal (9/11) - Part.01

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Publié le 10 avril 2005 - Modifié le samedi 31 mars 2007 :: 4494 visites robots/humains. ( Popularité: 28)

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Pénétrer dans l’univers des enquêtes relatives au 11 septembre et au pouvoir américain, c’est comme s’engouffrer dans un dédale médiéval sombre, froid, plein de pièges et terriblement inquiétant.

Pour y rencontrer des personnages ivres de pouvoir, menteurs, manipulateurs et plutôt dangereux ainsi que d’autres individus, des intermédiaires et des conteurs, journalistes et enquêteurs, témoins et victimes dont on ne sait pas s’ils sont fous de douleur, d’inquiétude, d’indignation ou tout simplement de vulgaires mythomanes, tant leur récit bouleverse nos valeurs établies et notre champ de vision. Et pourtant, à force de lire et d’enquêter, on se rend compte que tout est vraisemblable, si pas proche de la vérité... Et surtout, qu’il y a derrière les faits du 11 septembre, une crise majeure que tous les média font mine d’ignorer, une crise de l’énergie qui à court terme bouleversera fondamentalement le mode de fonctionnement de nos sociétés occidentales. Avec en arrière-plan, au moins pour les Etats-Unis, la question d’une attaque préméditée contre les libertés fondamentales des citoyens des démocraties occidentales... et la mise en place d’un état policier et militaires sur fond de privatisation des services publics.

Sont-ils des fous ou des agitateurs ?

La première question qui se pose concerne finalement l’état mental de certains témoins et journalistes, la validité des sources de cette sinistre histoire. De ce fait, Stanley Hilton (de même que Eric Laurent , Mike Ruppert , Jim Marss ) est-il fou, secoué du bocal, totalement investi par un délire conspirationniste dans lequel il a réussi à entraîner un groupe important de plaignants, familles des victimes des attentats qui réduirent en cendres les deux tours les plus symboliques du commerce mondial ? Où bien va-t-on s’apercevoir au fil des enquêtes réalisés par des journalistes que son hypothèse selon laquelle les attentats du 11/09/2001 ont été commandités au plus haut niveau par des gens de l’administration Bush, un réseau faisant appel à des intérêts américano-saoudien et pakistanais ? Bref une vraie conspiration dénoncée par des auteurs que l’on qualifie souvent avec dédain de “conspirationniste”.

Un mot d’abord sur le terme “conspiration”. Comme le fait remarquer le journaliste américain et ancien enquêteur dans une unité antinarcotique de Los Angeles, Michael Ruppert, auteur d’un pavé de plus de 660 pages sur le complot du 11/09 paru en anglais chez New Society Publishers, ce terme n’a pas les mêmes connotations sensationnalistes en anglais comme c’est le cas pour la langue française. Le concept de “conspiration” est avant tout une notion juridique fondamentale dans le droit américain qui pèse sur des centaines de milliers de citoyens emprisonnés sur base de ce chef d’accusation et qui correspond en gros dans notre système juridique à la charge d’association de malfaiteurs, à savoir un acte criminel qui n’a pu se commettre qu’en groupe et de façon occulte, hiérarchisée et organisée. Le mot conspiration n’est ni une fantaisie de l’esprit ni un effet de style propre à la science-fiction et au polar et les personnes qui dénichent les complots ne sont pas tous agités et mythomanes. Quant au fait que le gouvernement ne peut être à la fois coupable de conspiration et incapable de s’apercevoir qu’il existe un complot en son sein, il n’y a rien de plus faux. Mike Ruppert nous fait remarquer que depuis le projet Manhattan au Stealth Figther en passant par le scandale Contragate-Irangate (vente illégale d’armes et trafic de drogues impliquant les USA, le Nicaragua et l’Iran), le gouvernement US dont la structure est hyper compartimentée a tenté à de très nombreuses reprises d’occulter au grand public des pans massifs et illégaux de ses activités. De ce fait, les journalistes qui vont tenter de mettre en lumière ces zones d’ombres seront bien souvent discrédités (lisez à ce sujet l’édifiant ouvrage « The Black List » aux éditions 10/18 ayant pour sujet les attaques et menaces perpétrées contre de grands journalistes américains qui avaient mis à jour de sombres affaires criminelles impliquant directement le gouvernement US). Cela fait partie du jeu.

Revenons à Hilton et aux autres enquêteurs. La personnalité, le background, le profil professionnel de Stanley Hilton plaident pour lui. Nous sommes en présence d’un personnage médiatique bien intégré dans les cercles de pouvoir et les lobbies de Washington. Il s’agit d’un avocat qui a été conseiller de Bob Dole , sénateur républicain, ancien candidat à l’élection présidentielle. L’intéressé s’expose non seulement à un grand risque juridique en accusant nommément l’équipe Bush d’être à l’origine de l’attentat et de la conspiration mais aussi à un fort déficit en terme d’image de marque auprès de ses collègues avocats, de ses clients et du grand public. On peut donc se dire raisonnablement que Hilton n’est pas parti au “combat” sans munitions ni biscuits, sans une certitude plus que raisonnable que sa plainte contre Bush s’appuie sur des éléments matériels. Plainte qui jusqu’à présent n’a pas été considérée comme recevable par la justice US.

Car Hilton n’est pas le premier ni le seul à avoir collecté une série d’indices et de faits qui laissent penser que les attentats contre le WTC découlent d’une vaste conspiration américano-saoudienne. L’hypothèse d’Hilton, nous avons pu le constater, est étayée en partie par des éléments d’enquêtes rassemblés par des journalistes ou historiens comme Eric Laurent , Gérald Posner ou encore Mike Ruppert . Sans compter des auteurs plus contestés comme Thierry Meyssan , Jim Marrs , Alex Jones voire David Icke .

Prenons par exemple les deux premiers de cette liste non exhaustive : Eric Laurent, grand reporter français, spécialiste en politique étrangère, auteur d’ouvrages au vitriol sur la famille Bush et leur manière d’user de leur pouvoir. Il a écrit “Le monde selon Bush”, “La guerre des Bush” est l’auteur du scénario d’un documentaire du même titre -“La guerre des Bush”- de William Karel mais aussi de deux autres best sellers sur la guerre en Irak : “Guerre du Golfe, le dossier secret” (écrit avec feu Pierre Salinger ) et “Tempête du désert”. Quant à Gérald Posner, il s’agit d’un historien respecté et d’un journaliste de grande rigueur qui a écrit notamment un ouvrage sur les “Triades, la maffia chinoise” (Stock) mais aussi un ouvrage très réussi sur Mengele, le médecin d’Auschwitz ainsi qu’un livre de témoignages sur les enfants des anciens dignitaires nazis, “Les enfants d’Hitler” (Albin Michel).

Qui étaient les pirates de l’air ?

Prenons l’information avancée par Hilton selon laquelle les pirates de l’air sont en fait des anciens militaires ou agents informateurs saoudiens ou pakistanais ayant été formés par les militaires américains. Eric Laurent démarre sur un article du New York Times selon lequel “ trois des hommes identifiés comme pirates de l’air dans les attaques du 11 septembre ont les mêmes noms que des élèves d’écoles militaires américaines ”. Le Newsweek publie également une information étrange selon laquelle “ des sources militaires américaines ont fourni au FBI une information qui suggère que 5 des pirates ayant détourné les avions... ont reçu dans les années 90 un entraînement au sein des installations américaines les mieux protégées ”. On évoquera tour à tour une école de l’Air Force à Pensacola en Floride, un centre d’entraînement tactique au Air War Collège de Montgommery en Alabama et des cours de linguistiques à la base aérienne de Lackland à San Antonio, Texas. Mohammed Atta serait allé par exemple à l’école internationale des officiers à la base de Maxwell Air Force en Alabama, M. Al Omari à l’école médicale aérospatiale de Brooks au Texas et Hamza Alghamdi aurait été entraîné à la base de Pensacola qui forme les étudiants aux techniques de guérilla, de survie mais aussi à la navigation aérienne dans les pires conditions météorologiques. Laurent poursuit alors son enquête et tombe sur plusieurs choses étranges ou anormales. Les Etats-Unis ont mis sur pied des programmes d’entraînement pour de nombreux officiers étrangers, en particulier des Saoudiens et des Pakistanais. Le FBI laissera finalement entendre pour clore toutes supputations que les pirates de l’air auraient volé les identités de militaires étrangers s’entraînant sur ces bases. Il s’aperçoit également que les listes « officielles » de noms sont à géométrie variable, qu’elles changent, que l’orthographe des noms évoluent avec le temps ou pire encore, fournissent l’identité et les données biographiques de personnes vivantes n’ayant strictement aucun rapport avec le terrorisme, la nébuleuse islamique et à fortiori, les attentats contre le WTC. Les autorités américaines sont extrêmement embarrassées par les questions que se posent certains journalistes au sujet des identités des preneurs d’otages. En fait Ruppert pousse la logique plus loin en déclarant qu’en fin de compte, la compétence en matière pilotage des pirates de l’air est une « cover story », un prétexte, un leurre destiné à camoufler le fait que les avions étaient vraisemblablement guidés par des balises et un système de télécommande qui équipe aussi des drones de l’armée US. Quant aux pirates de l’air, ils font partie d’une catégorie de personnes de nationalité saoudienne ou yéménite, ayant été formés par l’armée égyptienne puis par des écoles militaires américaines. L’enquête réalisée par Ruppert est complexe sur ce sujet mais laisse deviner que cette piste est consistante. Ce qui demeure difficile à appréhender pour nous est la notion d’action suicide perpétré par des gens ayant une formation académique (certains ont des diplômes universitaires), militaire (ainsi que dans le domaine du renseignement et de la subversion) et idéologique aussi pointue. Cela peut nous sembler incongru que des cadres de cette compétence soit sacrifiés. Mais il convient de prendre en considération le mode de fonctionnement des cellules islamistes pour lesquelles la notion d’action suicide faite partie de la « culture d’entreprise » si vous permettez cette métaphore. Au cours de la seconde guerre mondiale, les aviateurs japonais -des cadres très bien formés- étaient également conditionnés par une programmation de type tant culturelle que militaire qui les poussaient à des actions suicides. Et selon certains chercheurs en matière de « conditionnement » et de « mind control », certaines unités d’élite au fonctionnement plutôt opaque - genre Delta Force US ou SAS, Special Air Service anglais- de l’armée américaine ou britannique, contrôlées par des départements spéciaux de la CIA, du NRO ou de la NSA peuvent également à la rigueur mettre en place des actions suicides ou plus vraisemblablement les commanditer ou les commander : c’est également de la culture d’entreprise. Par conséquent, l’emploi d’agents pour ce genre d’action radicale et suicidaire est plus que cohérent. De plus, dans le cadre du militantisme islamique, ce genre d’opération remonte à la « nuit des temps » si vous permettez également cette métaphore. Les actions suicide font partie de l’histoire puisque le fameux « sage de la montagne » Hasan Ibn al Sabbah de la secte des Assassins ou Ordre des Fidawis - une secte ismaélite entrée en discidence au 11 ième siècle- utilisait pour chacune de ses actions contre le pouvoir central de Bagdad des commandos suicides.

D’un autre côté, Mike Ruppert souligne qu’il est rare voire que cela n’arrive jamais que l’on sacrifie dans des opérations suicides des éléments qui ont été formés très coûteusement dans des académies militaires. Il souligne que les 5 pirates en question ont reçu des formations très pointues qui ne sont accordées en général qu’à des individus travaillant déjà dans le monde du renseignement et ayant une compétence certaine. Autre élément qui ne cadre pas et dont nous reparlerons : les performances d’au moins deux des 4 avions -surtout l’avion qui s’est écrasé contre le Pentagone- nécessitent selon les témoins qui l’ont vu en approche des qualités de pilotage hors du commun, même pour un pilote chevronné. Par conséquent, il se peut que les pirates les plus compétents n’étaient pas présents dans les avions et qu’on ait voulu monter une « cover story », une légende. Mais nous en reparlerons.

Un dernier fait troublant : au moment des attentats, Jeb Bush , gouverneur de Floride et frère du président affrétait un avion de transport C130 qui s’est rendu sur un petit aéroport de Floride pour déménager les archives de l’aéroport vers une destination inconnue. Certains des pirates de l’air s’étaient entraînés dans une école de pilotage basée sur cet aéroport.

Les mobiles d’un meurtre de masse ?

Si certains enquêteurs comme Eric Laurent se bornent à des constatations de faits et chuchotent vraiment du bout des lèvres (il n’ose pas vraiment tirer les conclusions qui s’imposent, sans doute par peur d’être catalogué de conspirationniste) que le 11 septembre constitue une sorte de putsch, de coup d’état qui a bénéficié à un cartel militaro industriel, celui des conglomérats énergétiques financiers et spécialisés en technologies de l’armement gravitant autour de l’équipe Bush-Cheney-Rumsfeld-Rice (de Halliburton et Carlyle à la Deutsche Bank en passant par United Defense, Northrop, Enron etc...), d’autres journalistes comme Mike Ruppert installent les motivations des auteurs de cette conspiration dans un vaste schéma, un effrayant décor qui a pour thème central, la croissance exponentielle de la consommation de notre société en énergies fossiles. Ruppert insiste sur le fait que nous sommes à l’aube, vraiment à l’aube d’un bouleversement aux conséquences colossales, radicales et totales. L’ensemble de la société de consommation se structure et se construit autour du pétrole et de ses dérivés. Un exemple simple et confondant : l’industrie agroalimentaire consomme 6 calories de pétrole pour que nous puissions bénéficier d’une seule et maigre calorie d’un aliment quelconque. Tout est basé sur le pétrole et l’industrie des produits carbonés : les emballages de nos produits, les conservateurs, additifs ainsi que certains produits alimentaires synthétiques indispensables. De l’industrie de la lessive à la cosmétique. Votre télévision, votre télécommande, vos PC sont fabriqués avec des produits en carbone et en plastique dérivés du pétrole. Tout nos moyens de transport, d’éclairage etc..., toute l’énergie, vraiment tout est fabriquée avec du pétrole, du gaz naturel et des composants carbonés. Toutes les entreprises de produits manufacturés dépendent du pétrole. Au vu de la croissance exponentielle de la population et tenant compte du fait que le ciment de notre société est la recherche de nouveaux consommateurs, Ruppert estime que nous arriverons à un état de crise majeur et de pénurie drastique bien avant que les effets catastrophiques de la pollution et du réchauffement climatique ne détruisent complètement le système. Pire encore, nous sommes au cœur d’un nouveau rush de consommation de pétrole au sein même de nos sociétés développés mais aussi et surtout dans les économies émergentes comme la Chine ou l’Inde. A moins que nous changions maintenant du tout au tout avec des solutions alternatives totalement innovantes. Mais il s’agit là d’un autre sujet tabou, celui de la dissimulation des technologies de production d’énergies libres. C’est donc dans ce contexte de veille de crise absolue et majeure qu’il faut appréhender les faits du 11 septembre, nous affirme Mike Ruppert. C’est dans ce contexte de mensonges éhontés sur ce qu’il nous reste en réserves pétrolières qu’il faut analyser les attentats. Un contexte de mensonges qui a pour but de maintenir en ordre de marche le cartel pétrolier. Tout cela a des conséquences profondes sur les enjeux géostratégiques américains . “Ceux qui contrôleront le pétrole dans le continent eurasian, ce qui inclut le Moyen-Orient, le bassin de la mer Caspienne et l’Asie central détermineront qui va vivre ou mourir, qui va manger ou crever de faim... ”, conclut sobrement et efficacement Ruppert ( « Crossing the Rubicon » p29). Une étude en grande partie censurée du NEPDG (National Energy Policy Development Group) parrainée par le CFR (Council for Foreign Relation) et par l’ancien secrétaire d’Etat, James Backer, soulignait en avril 2001 que les Etats-Unis se trouvent embarqués dans une crise énergétique gravissime, que la production pétrolière mondiale est en train d’atteindre son pic maximal et que les réserves disponibles en gaz et en pétrole ne vont bientôt plus permettre une fluctuation naturelle des cours qui suit l’offre et la demande. Le résultat est que le prix du pétrole ne pourra plus que grimper en flèche, provoquant une suite de récessions et une crise économique majeure. Ce rapport est bien sûr passé totalement inaperçu puisqu’il n’est pas issu des instances officielles de la Maison blanche. Une publication volontairement discrète datant d’avril 2001 (tiens tiens !) de façon à ne pas affoler les indicateurs et partenaires économiques et boursiers. Mais les dirigeants US ainsi que les pays producteurs de pétrole qui sont parfaitement au courant de la situation depuis longtemps prennent bien garde de changer quoi que ce soit. Seule, la Cour des comptes américaine rattachée au Parlement, le General Acountant Office (GAO), a décidé de demander des comptes au gouvernement Bush et à la White House Energy Task Force sur l’exacte étendue du désastre et sur leurs sources d’information pour le rapport en poursuivant l’administration Bush avec une requête spéciale, une administration qui jusqu’à présent traîne les pieds pour rendre publique l’affaire (voir les constatations de www.truthout).

Une ou deux remarques assez raides sur les moyens de sortir très temporairement de la crise : mettre sur pied une opération de grande ampleur du type Plan Marshal pour trouver de toute urgence de nouvelles sources d’énergie fossiles en acceptant le prix prohibitif de l’opération. Ou tout simplement diminuer la demande en diminuant le nombre de consommateurs. Bref, une réduction de population qui devra se faire soit de façon radicale via les guerres et la famine, soit de façon plus contrôlée via des épidémies (armes biologiques sélectives) pour qu’à terme, comme l’explique le géologue Walter Youngquist , la population mondiale passe de 6 milliards à 2 milliards d’individus. Et ce, drastiquement. Horriblement. Oui, ce genre d’hypothèse est discutée au sein du CFR. Dans son livre “the Longage of Critters problems”, le géologue Jay Hanson en arrive à une même conclusion terrifiante : “ Si le présent scénario (celui des limites de production en énergie) semble inévitable, les élites seront simplement contraintes de dépeupler la plus grande partie de la planète avec des armes biologiques. Quant les temps viendront, ce sera la seule solution logique à leur problème. Seule, une tactique de première frappe préventive qui laisse intacte les infrastructures ainsi que les autres espèces (animales et végétales) permettra aux élites de perpétuer leur propre bagage génétique vers un futur prévisible ”. Pour bien percevoir que de telles prédictions ne sont pas issues de fantasmes morbides, Ruppert nous demande de faire un effort et de percevoir tous les éléments de ce jeu de puissance et de pouvoir : les résultats de la guerre contre la drogue menée par les USA en termes de contrôle de territoire, de développement de l’appareil répressif et de perte de liberté, la très mystérieuse affaire de l’anthrax, les nouvelles lois sur la vaccination, l’érosion générale des libertés suite au Patriot Act, l’escroquerie relative aux mobiles de la guerre en Irak, la création d’un nouveau ministère répressif et sécuritaire, le “Departement of Homeland Security”, le déploiement de forces militaires et paramilitaires US dans des régions qui sont en relation avec les énergies fossiles, tout est en place pour le lever de rideau d’une pièce sinistre dont les trois coups furent les attentats du 11 septembre. Et Ruppert de préciser ironiquement en paraphrasant Colin Campbell , fondateur de l’association d’étude des pics de production des produits pétroliers (Association for the Study of Peak Oil” www.peakoil.net ) : “l’espèce de l’homo sapiens n’est pas en voie d’extinction mais la sous espèce de l’homme du pétrole l’est très certainement ”. Soit, la mise en place d’un plan impérialiste dont la seule faille est la démocratie, fait remarquer Zbigniew Brzezinski , éminence grise de nombreux présidents américains de Carter à Bush senior, fondateur de la commission Trilatérale, membre de la CFR (Council on Foreign Relations), consultant insaisissable du renseignement. Et surtout l’auteur de plusieurs ouvrages éminemment prophétiques sur le Nouvel Ordre Mondial et le contrôle social. Des essais qui résonnent en fait bien plus comme des plans, des programmes à appliquer pour obtenir une mondialisation bien saignante. Saignante car elle fait des victimes, paupérisant les classes sociales moyennes et basses, soit la majorité d’entre nous. Saignante ensuite car elle se poursuit sur fond de privatisation forcée de tous les services publics (sécurité sociale, énergie, eau, télécommunication, transport, prisons et même certains secteurs militaires) avec une érosion lente et certaine des droits des travailleurs. Saignante enfin car cette mondialisation se « défend » grâce à la mise en place de textes législatifs de plus en plus répressifs et restreignant le cadre des libertés individuelles. Le Patriot Act américain en est l’illustration la plus caricaturale. On nous prépare le décor pour la future crise à venir. En 1999, Dick Cheney connaissait déjà la nature profonde la crise du “Peak Oil”. En tant que patron d’Halliburton, il s’exprimait devant une assemblée de collègues de l’industrie du pétrole en affirmant qu’il fallait appréhender la raison profonde de la guerre du Golfe « dans le contexte du Peak Oil et que surtout, la fin de l’ère pétrolière n’est pas encore là mais que les changements sont juste là, à nos pieds. L’industrie doit se préparer à ce nouveau siècle et aux transformations auxquelles elle devra faire face... ”.

Les nouvelles guerres

Le cœur même de l’administration Bush sait donc parfaitement ce qu’elle fait et dans quel jeu elle joue. Il ne s’agit donc pas d’une guerre contre le terrorisme. Mais en vue de ce déclin final, il convient de se mettre de côté les réserves qui pourront faire face à cet accroissement exponentiel de la consommation, faire face à ce “Peak Oil”, cet essoufflement de l’offre face à la demande. Comment ? En contrôlant tout simplement une région deux fois moins grande que le Texas, une sorte de triangle d’or dans lequel réside 60 pour cent des réserves mondiales de gaz et de pétrole, ce au nez et à la barbe des pays à l’économie émergente, l’Inde et la Chine, ces futurs géants qui deviendront les grands gloutons du 21 ième siècle. Le premier mobile des USA pour l’attaque du 11 septembre est la mise en route du fameux plan de guerre des néo-conservateurs, le “project for a New American Century” (projet pour un nouveau siècle américain), le PNAC. Un déploiement militaire et technologique agressif et préventif -les preemptive strike- visant à remodeler la carte du Moyen-Orient pour soit-disant gagner la guerre contre le terrorisme, comme le souligne Eric Laurent ou Mike Ruppert. Après l’Irak, l’Iran est en seconde place sur la liste des cibles. Preuve en est que le New Yorker, un périodique de la côte Est signale dans une de ses enquêtes signée par le célèbre journaliste Seymour Hersh le déploiement d’une unité de commando US chargée d’infiltrer l’Iran pour faire des missions de reconnaissance secrètes afin d’y localiser des cibles nucléaires chimiques et militaires potentielles et ce, non pour la beauté du geste mais sans doute en cas d’une nouvelle offensive majeure américaine sur ce pays, ce qui correspondrait point pour point aux buts poursuivi par le PNAC. Dans cet esprit, selon un ancien responsable des services de renseignements, “ on est face à une guerre contre le terrorisme dont l’Irak n’était qu’un volet. L’administration Bush considère (la région) comme une immense zone de guerre. Bientôt nous assisterons à la campagne d’Iran...”. Voilà pour la version officielle, la couleuvre que l’on voudra nous faire avaler... Trois jours avant sa nouvelle et seconde investiture, Bush signalait dans un entretien accordé au Washington Post qu’il n’allait pas se contenter de l’Irak mais bien que “ si nous ne sommes pas vigilants et fermes, il y aura des parties du monde qui deviendront des poches pour les terroristes où ils pourront trouver refuge et s’entraîner. Et nous avons le devoir d’empêcher cela ”. Quant à Condoleezza Rice , remplaçante de Colin Powell aux affaires étrangères, elle innove en matière sémantique en stigmatisant les « îlots de dictature », futures cibles du plan de déstabilisation US avec l’Iran en point de mire au côté de la Biélorussie, la Corée du Nord, le Zimbabwe et la Birmanie. A noter que tous ces pays occupent des places de premiers choix en matière énergétique (surtout l’Iran et la Birmanie) et de matières premières. Amusant de constater que la Syrie n’est plus sur cette liste... pour l’instant. Outre cette stratégie agressive au Moyen-Orient, les USA s’intéressent comme jamais auparavant à l’Afrique de l’Ouest (implantation de nouvelles bases notamment à Sao Tome), à l’Amérique du Sud et à l’Extrême-Orient, cad le Nigeria, la Colombie, le Venezuela, l’Indonésie et les Philippines. Des pays concernés également par la production d’énergies fossiles. En ce qui concerne l’Indonésie, le Tsunami est tombé à pic pour asseoir et justifier l’implantation de forces de la Navy dans cette zone sensible, les Etats-Unis désirant garder jalousement la mainmise sur l’aide humanitaire accordée à ce pays. Le discours en forme de lapsus de Condoleezza Rice fin janvier dernier alors qu’elle évoque l’Indonésie sur « l’opportunité que nous a offert le Tsunami » était à ce sujet des plus révélateurs.

Avec la mauvaise nouvelle concernant les réserves pétrolières en mer Caspienne, lorsque les Américains se rendirent compte de l’imminence de la crise pétrolière -au cours de l’administration Clinton- ils ressortirent des cartons des stratèges leurs fameux « plans de contingence », à savoir les scénarii qu’il faudrait froidement envisager pour trouver des solutions à ces crises. Zbigniew Brzezinski, dans son livre « Grand Chessboard » (Grand échiquier), en parallèle au plan de contingence « Northwood », soulignait la nécessité pour le pouvoir américain de trouver « un nouvel ennemi potentiel » puisque les Russes, fin de la guerre froide oblige, ne faisaient plus l’affaire : la tâche immédiate était de « développer et contrôler simultanément une menace externe directe » afin de générer une attaque « comme un nouveau Pearl Harbor », « ce qui requiert, au moins dans l’esprit du grand public un ennemi crédible et bien développé » (Crossing the Rubicon, p 575). Notre fameux Pnac, Project for an New American Century, dans le rapport datant de décembre 2000, « Rebuilding America’s Defenses » mentionne le besoin, « la nécessité d’une telle attaque qui fournirait un prétexte pour une intervention militaire massive et continue et ce, pour sécuriser les ressources énergétiques du Moyen-Orient et celles moins importantes mais néanmoins capitales d’Afrique de l’Ouest, du Venezuela, de Colombie, de certaines régions du sud ouest du Pacifique... L’essentiel serait que les terroristes et leurs alliées apparaissent au bon moment et au bon endroit dans chacune de ces régions... ». C’est ainsi que l’administration Clinton a entretenu, protégé et ravitaillé les Talibans et Al Quaeda qui deviendraient un ennemi au bon moment et au bon endroit. Dans ce schéma, les attentats du 11 septembre représentaient le parfait catalyseur, le parfait prétexte pour démarrer le plan de contingence des néo-conservateurs représentés par l’équipe Bush Cheney Rumsfeld.

Deuxième mobile d’un crime parfait : l’argent

Selon Eric Laurent, l’auteur de « la face cachée du 11 septembre », l’effondrement des deux tours géantes du WTC et de la troisième tour était le signe du crime parfait puisque l’argent qui a pu être extorqué suite au gigantesque délit d’initié qui a anticipé l’attentat ne pouvait plus être réellement pisté. L’un des employés qui travaillaient dans une des tours du WTC pour la Deutsche Bank se souvient que « 5 minutes avant l’attaque, le système informatique de la Deutsche Bank a été pris en charge par quelque chose d’externe à la banque et que personne n’a été en mesure d’identifier. Chaque dossier, chaque information du système a été téléchargé à la vitesse de la lumière vers une destination inconnue » (Crossing the Rubicon). La destruction matérielle des tours qui abritaient les installations informatiques servant à des opérations boursières anéantissait par la même occasion les disques durs qui permettaient de pister des vrais auteurs des transactions. Le crime était parfait. Les compagnies visées par les call options à la vente (put option et call option consistent en des opérations spéculatives dans lesquelles on « parie », on prédit qu’une valeur va monter ou descendre à une date donnée, le bénéficiaire empoche la différence de cours) furent les compagnies aériennes United Airlines, American Airlines (victimes des attentats), l’avionneur Boeing, leurs compagnies d’assurances et de réassurances ainsi que par exemple certains établissements financiers qui étaient hébergés dans les tours comme la Morgan Stanley Dean Witter and Co ou encore Merril Lynch (au total, environ 38 compagnies). Butin estimé : entre plus de 15 milliards de dollars (selon le député allemand Von Bulow ) qui furent raflés jusqu’au 17 septembre et 100 millions selon la chaîne de télévision CBS, les chiffres de Von Bulow étant en fait plus proche de la réalité. La banque d’affaire Alex Brown, filiale de la Deutsche Bank se révèle être l’un des acteurs ayan racheté une partie de ces options à la vente. L’homme chargé par Bush de trouver les identités des bénéficiaires du délit d’initié n’est autre que Paul Bremer , le futur proconsul en Irak. Cette enquête n’aboutira jamais et sera bien entendu enterrée, et Bremer nommé en Irak en remerciement de ses bons et loyaux services. Avec Richard Walker , le directeur de la SEC (US Security and Exchange Commission) à sa tête, la commission de surveillance boursière US n’a rien trouvé ou est restée à tout le moins passive face à ce délit d’initié. La SEC a même selon l’expression anglaise « deputised » des agents de change, soit en quelque sorte placé sous la contrainte du secret de l’instruction des centaines d’agents de changes et de brokers en les nommant des sortes d’auxilliaires de la justice pour les contraindre à garder le secret à propos des informations relatives aux transactions financières qui se sont déroulées aux environs du 11 septembre. Par conséquent, pas un broker ne s’est risqué à parler à la presse à moins de vouloir séjourner en prison. En octobre 2001, Richard Walker, notre fameux directeur de la SEC quitte la direction de la Commission pour un poste très rémunérateur de conseiller à.... la Deutsche Bank, l’établissement qui contrôle Alex Brown, nous fait remarquer Eric Laurent. Les fondateurs et administrateurs de cette banque d’affaire sont proches de la CIA. Krongard, formé à la CIA quittera la banque d’affaire en mars 2001 pour devenir n°3 de l’agence de renseignement. Quant au fondateur d’Alex Brown ; Mayo Shattuck III, il démissionnera juste après le 11 septembre.

Wall Street, c’est la CIA, la CIA, c’est Wall Street

Une donnée fondamentale : la CIA est Wall Street, Wall Street, c’est la CIA comme le font remarquer à l’unisson Eric Laurent et Mike Ruppert. Dans le sens où les personnes qui créèrent la CIA en 1947 étaient tous des experts financiers et juridiques issus du gratin de Wall Street et des cabinets d’avocats d’affaire. Depuis cette première époque dite héroïque, la CIA n’a jamais interrompu ces liens profonds avec les milieux financiers et les banques d’affaires. L’agence avait donc un strapontin de premier ordre, une place d’observateur de premier choix dans le délit d’initié qui anticipa les attentats du 11 septembre. Mieux encore, elle possédait sans doute toutes les données et n’a rien fait pour aider la Commission de surveillance boursière, la SEC, pour tracer l’origine des donneurs d’ordres et bénéficiaires des achats d’options à la vente d’actions appartenant aux compagnies ayant été victimes de première ligne des attentats. Eric Laurent, au cours de son enquête s’est aperçu que la CIA surveillait les marchés financiers en temps réel et ne pouvait donc rester aveugle aux étranges et massives opérations boursières qui précédèrent les attentats. Elle est dotée pour cela d’un logiciel aujourd’hui mythique, le logiciel Promis qui est capable d’espionner l’ensemble des transactions financières mondiales, de traquer les donneurs d’ordre et même de prévoir le comportement du marché d’une façon incroyablement précise. L’affaire Promis mérite à elle seule un ouvrage, tant elle est complexe, mystérieuse et importante, réunissant les ingrédients des meilleurs thrillers : espionnage high tech, conspiration massive, guerre entre les services secrets, une mystérieuse installation secrète hyper sécurisée appartenant à Wackenhut (société privée de sécurité) sise dans une réserve indienne, des acteurs impliqués dans le scandale des Contras et de l’Irangate, trafic de stupéfiants et d’armes, armes biologiques, assassinats en série, vol de technologies, guerres entre différentes agences gouvernementales US, disparitions de témoins et j’en passe. Promis se révèle être une affaire d’espionnage aux proportions colossales puisque le logiciel, détourné et volé à son créateur Bill Hamilton à plusieurs reprises par des gens de la CIA, du Mossad et d’autres officines secrètes et parallèle fut “amélioré”. On lui greffa une « back door », « trappe arrière » qui permettait à des gens mal intentionnés de pomper toutes les informations présentes sur les ordinateurs sur lequel tournait le logiciel Promis. Les clients officiels et usagers occultes de Promis sont très nombreux : le ministère de la justice US, le FBI, le Pentagone, le Mossad mais aussi de nombreux pays européens, les polices de nombreuses nations industrialisés... La CIA et le Mossad pouvaient tout espionner en temps réel. On y a également adjoint une intelligence artificielle très sophistiquée qui permet au logiciel de s’adapter à toutes les situations, à toutes les demandes, de la traque en temps réel de criminels sur toute la planète à la surveillance des marchés financiers, le repérage des matières premières par satellites et la prédiction des opérations de spéculation en passant par la création d’armes biologiques. Promis couplé avec d’autres logiciels et technologies s’avère être le Graal du monde des logiciels. Ruppert affirme même sur base d’une enquête de Fox News que Ben Laden s’est procuré le logiciel Promis via la maffia russe, ce qui lui aurait permis de mettre la main sur les codes de sécurité présidentiels comme les codes relatifs à l’avion Air Force One. Grâce à Promis, il pouvait ainsi entrer en interface avec n’importe quel autre ordinateur et logiciel et en tirer toutes les informations nécéssaires. C’est également l’outil le plus performant pour gérer ses avoirs financiers.

Autre étrangeté high tech dans le dossier 11/09 : il faut également savoir que la totalité des systèmes informatiques qui gèrent le Pentagone et les administrations américaines ont été vendus par des sociétés qui appartiennent à plus de 50% aux Saoudiens avec la bénédiction de l’administration Bush. Quant aux systèmes de repérages et d’écoute par satellites dont les capitaux sont en partie également entre les mains des Saoudiens (comme la firme Orbview-Eirad), ils sont si performants qu’il est absolument impossible pour les autorités américaines d’ignorer où se trouve Ben Laden quasiment en temps réel.

La drogue comme source de revenus

L’argent toujours et la constitution de caisses noires et de réseaux de blanchiment : Michael Ruppert qui avant d’être journaliste était inspecteur dans une brigade antidrogue à Los Angeles a pu constater tout au long de sa carrière l’implication étroite d’agents de la CIA, de la NSA ou du NRO dans le trafic de drogues. Cette implication n’est plus un secret depuis longtemps et a fait l’objet d’enquêtes minutieuses de la part de nombreux chercheurs, journalistes (le Dr Alfred Mc Coy , Gary Webb etc...) qui relevaient ainsi que les milices anticommunistes au Vietnam et au Laos furent financés par le trafic d’héroïne en provenance du triangle d’or, l’opium étant évacuée par des avions cargos affrétés par la CIA. (lire à ce sujet le livre d’Alfred Mc Coy, « la politique de l’héroïne, l’implication de la CIA dans le trafic de drogue », aux éditions du Lézard). Même chose pour le financement des “résistants” et seigneurs de guerre en Afghanistan via la production d’héroïne ou les contras du Nicaragua via la production de cocaïne. Une formidable enquête de Gary Webb révèle l’implication de l’agence américaine dans la création des filières de revente de crack dans les ghettos noirs et chicanos de Los Angeles (le marché de cocaïne étant saturé, il fallait créer un dérivé moins cher et beaucoup plus puissant) et l’épidémie qui s’en est suivi à travers tous les Etats-Unis (lire « CIA, le Crack et la Contra » dans « the Black List » ou encore “l’arnaque de la guerre contre la drogue” de Michael Levine dans le même ouvrage paru en format poche 10/18). Mais ce que nous révèle Michael Ruppert qui fut lui-même le témoin de l’implication de la CIA dans un trafic d’héroïne entre l’Iran et la Nouvelle-Orléans, c’est la proximité qui n’est absolument pas une coïncidence entre les routes du pétroles et les routes de la drogue. Il souligne le rôle clé joué par une société du groupe Halliburton de Dick Cheney, la société Kellog Brown and Root dans le blanchiment de l’argent de l’héroïne dans des trafics entre l’Afghanistan, la Sibérie et les Etats-Unis (via le Kosovo) ou entre la Colombie et les USA via la République dominicaine. A chaque fois, nous sommes en présence de schémas de nettoyages d’argents sales similaires dans lequel l’argent est réinjecté dans l’économie et sert à acheter des parts dans des exploitations, des forages et des pipe-lines pétroliers en Sibérie ou dans le Caucase. La drogue servant au financement du capital à risque que représente l’exploitation d’un champ de pétrole. Si vous voulez approfondir, lisez à ce sujet les rapports du CPI, Center for Public Integrity, une assocation militante non gouvernementale basée à Washington qui milite pour l’éthique dans les affaires gouvernementales. Lisez aussi les enquêtes minitieuses sur le site de Michael Ruppert, From the Wilderness . Tout cela pour démontrer que le tandem Bush-Cheney est impliqué depuis longtemps dans des affaires criminelles et que les faits du 11 septembre reposent sur une même logique sans scrupules où la fin justifie les moyens. Tout cela pour démontrer également que l’économie mondiale est littéralement dopée par l’argent de la drogue et que sans cet argent sale, tout notre système risquerait de s’effondrer. L’argent engendré par le trafic de stupéfiants équivaut au PIB de l’ensemble des pays de la planète lorsque l’on enlève le PIB des 5 plus grandes puissances planétaires. Bref des montants inimaginables. Les bénéfices plantureux profitent non seulement aux trafiquants mais aux sociétés privées chargées de construire les prisons, la technologie et les armes qui équipent l’appareil répressif censé juguler ce trafic. La prohibition des narcotiques sous sa forme actuelle est donc une entrerprise florissante et indispensable à l’économie mondiale. Selon un rapport du sénat américain datant de 2001, entre 500 milliards de dollars et un trillion sont annuellement “blanchis” dans le système banquaire américain au sein des plus gros établissements tel JP Morgan, Citigroup, Bank Of America etc...

Route de la drogue, route du pétrole

La proximité des réseaux de production et de revente d’héroïne avec les routes du pétrole n’est pas une coïncidence puisque la nébuleuse terroriste islamiste se finance par le trafic d’héroïne en provenance d’Afghanistan. Eric Laurent a distingué par ailleurs deux phases bien distinctes à cet égard qui met en lumière deux stratégies marketing totalement différentes. Sous le règne des Talibans, du fait de la surproduction, le prix de l’héroïne et de l’opium brut était en chute libre. Raison pour laquelle les Talibans ont éradiqué la plupart des champs de pavots. Il ne s’agissait nullement d’obéir à une injonction religieuse visant à prohiber la drogue mais bien de relever le prix de l’opium et de l’héroïne. Les Talibans avaient pris soin de stocker au préalable des quantités faramineuses d’opium sur lequel ils avaient le monopole. De cette façon, au vu de la rareté artificielle du produit, les prix sont montés en flèche et les bénéfices également. L’argent et la drogue circulaient avec la complicité et sous le contrôle de l’ISI (Inner Service Intelligence), les services secrets pakistanais, eux mêmes coachés de près par la CIA. Après “l’invasion” de l’Afghanistan par les troupes américaines, les champs de pavots ont refleuris sur une échelle jamais vue auparavant. Sous l’œil bienveillant des mêmes partenaires : Talibans, ISI, CIA et l’indifférence de l’armée américaine et de la DEA (Drug Enforcment Administration). Ici, nous sommes en présence d’une autre stratégie marketing qui consiste à accroître l’offre et à rendre la drogue hyper disponible sur le marché. La baisse de prix a souvent pour effet de recruter des nouveaux clients et de fidéliser les anciens.

Dans ce trafic, ne perdons jamais de vue que les Talibans sont une création de l’ISI et de la CIA (lire à ce sujet « CIA et Jihad, 1950-2001 » de John K. Colley aux éditions Autrement). L’islamisme radical et la violence ont été très tôt inculqués aux enfants afghans dans les camps de réfugiés au Pakistan via des manuels scolaires hyper-violents créés et financés par l’USAID et l’université du Nebraska entre 1984 et 1994. Toute la contagion islamique résulte d’une volonté américaine de déstabilisation du Caucase, de l’Eurasie pour contrebalancer, voir disloquer la puissance russe qui tente de s’y imposer. La drogue a été utilisée pour financer cette guerre et pervertir les troupes soviétiques ainsi que la jeunesse russe. Car les USA lorgnent depuis toujours sur les énergies fossiles et les matières premières qui y sont présentes à profusion.

La militarisation de l’industrie pétrolière

Selon Ruppert, les USA ont laissé tombé les Talibans lorsque les grosses sociétés pétrolières se sont apperçues entre 2000 et 2001 que les champs pétrolifières du Caucase (sis au nord de l’Afghanistan) étaient moins prometteurs qu’annoncés et que par conséquent, le pipe line qui devait traverser l’Afghanistan pour le Pakistan n’était plus une priorité absolue dans le temps. Les Talibans qui étaient également épaulés par la nébuleuse Ben Laden et les services secrets saoudiens devenaient plus “productifs” en tant qu’ennemis qu’en tant qu’alliés : “ Le rôle géostratégique des Talibans qui devaient se transformer d’un gardien de pipe-line en un ennemi plus que nécéssaire pourrait-il alors justifier l’occupation militaire de la région par les troupes US ? Le fait que les Etats-Unis avaient préparé des plans d’invasion de l’Afghanistan alors que les négociations avec les Talibans produisaient des résultats négatifs prévisibles suggère fortement cette hypothèse ” résume Mike Ruppert (Crossing the Rubicon, P 96). Le déploiement militaire américain dans la région (Afghanistan, Républiques du Caucase) protégéait ainsi une diversification des sources d’approvisionnement en énergie fossile pour les entreprises pétrolières américaines des mouvements de troupes russes en et autour de la Tchétchénie. Il s’agissait d’occuper au préalable une zone qui servirait également de seuil, de point d’entrée vers les régions du Golfe et du Moyen Orient, une mise en bouche avant la conquête de l’Irak et ce grâce au prétexte de la guerre contre le terrorisme. Il s’agissait ni plus ni moins d’une militarisation de la prospection et de l’industrie du pétrole. Cette transition s’est opérée lorsque Georges Bush et son équipe ont pris les commandes du bureau ovale alors que les élites se rendaient compte qu’il fallait agir sans tarder face à l’éminence de la crise majeure de pénurie de produits fossiles, la fameuse “Peak Oil Crisis” Ruppert l’exprime sans ambages : “ Devrait-on en arriver à mettre en œuvre un programme de gestion de la crise ? Si c’est le cas, ce programme de gestion de crise devrait nécessiter le fait qu’une administration capable d’actions aussi secrètes que manifestement impitoyables, une administration ayant des accointances avec le trafic de drogues et des compétences certaines à propos de l’énergie et du pétrole s’installe sans délai à la Maison blanche. Et si l’élection bien que truquée et volée venait à être contestée, il faudrait que la Cour Suprême prenne une décision illégale pour parvenir aux résultats désirés. Et c’est exactement ce qui est arrivé. La situation nécessiterait également le fait que d’autres nations soient maintenues dans l’ignorance sur la nature réelle de cette crise, que le monde des affaires en général ainsi que les marchés soient mis à l’abri de la connaissance préalable de l’imminence de la crise du Peak Oil. Cela nécessiterait la violation des lois et jurisprudences américaines et même une violation totale de la Constitution... Ils mirent alors au pouvoir la même sale équipe, celle qui avait créé l’affaire Iran-Contra, les escadrons de la mort, le scandale des fonds de pension, de la guerre du Golfe et leur donna carte blanche ” (Crossing the Rubicon, pp 109). Avec cette équipe aux commandes, les attentats du 11 septembre ne pouvaient pas mieux tomber. Ils font même partie du programme. L’ensemble des éléments rassemblés dans ce dossier tend à le prouver. Ruppert va donc plus loin en reliant l’accroissement des activités terroristes d’Al Quaeda à la constatation d’une diminution des réserves pétrolières dans le Caucase et en Asie centrale. Un peu comme si cette contrainte de se redéployer dans les pays de Golfe nécéssitait l’émergence d’une menace commune mobilisatrice pour les Américains, le terrorisme d’Al Qaeda.

A cet égard, le lien entre les Talibans et George Bush et son entourage est longuement exploré dans le livre d’Eric Laurent, des représentants du gouvernement Taliban effectuant une visite cordiale au Texas au gouverneur Bush et à ses amis des sociétés pétrolières en décembre 1997. Les Talibans qui sont, nous le soulignons, une création des services secrets pakistanais et américains sont le seul groupe qui a reçu le soutien indéfectible de l’administration US ainsi que de l’Arabie Saoudite tout au long de la guerre contre les Russes en dépit de leur comportement violent, de leur implication avec d’autres groupes extrémistes islamistes terroristes internationaux ainsi que de leur rôle dans le trafic d’héroïne. Pourtant, les Etats-Unis pouvaient choisir de soutenir des milices plus modérées comme celle de Massoud mais ils ne l’ont jamais fait. Et c’est avec une extrême réticence que l’administration Bush se battra au côté de l’alliance du Nord dans l’invasion de l’Afghanistan, ne leur donnant que de très faibles moyens et accordant in fine leur aide matérielle qu’aux partenaires les moins recommandables de l’alliance du Nord, ex talibans qui se sont ralliés tardivement. Les USA n’enverront que 12.000 hommes en Afghanistan (moins que la police de Manhattan) et attaqueront Tora Bora en laissant plus d’un mois à Ben Laden pour se mettre à l’abri. Parlons de Tora Bora justement, le terrible repaire du « Satan » mahométan, la base ultra-secrète profondément creusée dans les solides montagnes de la zone frontalière sur plusieurs niveaux pouvant accueillir des camions, disposant de ses propres générateurs d’énergie et que seules, les supers bombes anti bunker pouvaient atteindre : une superbe fiction qu’on nous a distillée des mois durant. Eric Laurent a été visité la base : il s’agit en fait d’une masure en torchis et de quelques trous creusés dans la roche, puant l’urine et ne pouvant à peine abriter que quelques hommes qui ne peuvent s’y tenir qu’à genoux. L’installation sophistiquée de Tora Bora n’est qu’un leurre savamment entretenu par Cheney et Rumsfeld au même titre que les armes de destruction massive irakiennes. Ce n’est que contraints et forcés par la pression de l’opinion publique que Bush a attaqué d’abord l’Afghanistan et Ben Laden car l’Irak, le marche pied géostratégique du pétrole du Golfe était devenu la priorité numéro un du jour où l’on s’est aperçu que les ressources en pétrole du Caucase ne tiendraient pas leur promesse. Et avant le 11 septembre, lorsque les gens du FBI et les experts en terrorisme, plus particulièrement Thomas Pickard , directeur adjoint du FBI tentaient d’avertir au cours de l’été 2001 John Ashcroft, ministre de la justice et de l’intérieur de l’imminence d’une agression terroriste islamiste aux USA, ce dernier se mettait en colère et exigeait qu’on ne lui parle plus de terrorisme (voir l’interview de Thomas Pickard du FBI dans Farhenneit 9/11 de Michael Moore).

Quant à l’Arabie Saoudite, première puissance pétrolière parmi les puissants de l’Opep, sachant sa puissance financière condamnée à court terme, elle a déjà prévu sa reconversion en exportant un pouvoir autrement plus puissant et nocif ; la religion et sa vision de l’Islam. Allant jusqu’à financer la moindre mosquée dans les recoins les moins accessibles à la religion islamique comme la mosquée de Lassah au Tibet, en plein cœur de la capitale du Boudhisme et au sein de l’empire chinois.

Des indices de culpabilité sérieux contre l’administration Bush ?

Si vous ne pouvez vous empêcher de croire en la version officielle de l’administration Bush selon laquelle les attentats du 9/11 étaient une horreur inattendue et inimaginable qui a pu se produire à cause de l’incompétence de quelques fonctionnaires au sein des services de renseignements, à cause du manque de moyens et de coordination entre CIA, NSA et FBI, alors vous ne devez pas tenir compte des informations qui précèdent, à savoir la compétence réelle des services de renseignements US grâce à des outils high tech incroyables. Vous ne devez pas tenir compte du fait que Bush et son entourage sont et ont été en relation constante avec les Saoudiens, avec les Pakistanais, avec des gens qui se révèlent être des maîtres d’œuvre incontournable dans l’élaboration des attentats contre le Pentagone et le WTC.

Vous ne devez pas tenir compte du témoignage de Mike Vreeland , lieutenant des services de renseignements de la marine, en prison au Canada depuis décembre 2000 (et disparu en septembre 2002) et qui a tenté d’avertir la justice canadienne et des responsables américains du complot qui allait aboutir aux faits du 9/11. Mike Ruppert s’est posé des questions sur la crédibilité de Vreeland, s’est demandé si c’était bien les faits du WTC que Vreeland avait dénoncé in tempore non suspecto quelques mois avant la déflagration et qu’il avait bien proféré ses mises en garde avant les attentats. Tout comme il s’est posé des questions sur le profil du personnage car des informations contradictoires se sont mises à circuler au cours du procès pour lequel Vreeland était poursuivi au Canada, une vulgaire affaire de fraude sur une carte de crédit qui lui valait une détention préventive depuis plus de un an et sans caution, comme le pire des criminels. C’est justement les contradictions de son dossier personnel, le fait que de nombreuses informations ont été effacées qui plaident pour Vreeland, estime Ruppert qui a pu détecter les signes que l’intéressé était victime d’une véritable opération de désinformation, visant à le faire taire. Mieux encore, lorsque le juge téléphonera en audience publique au Pentagone pour vérifier si Vreeland existait bel et bien dans la liste du personnel militaire d’active, il obtiendra une confirmation de son existence, de son rang d’officier et qu’il ne s’agit pas de n’importe qui. Il avait été en fait envoyé en mission à Moscou auprès d’un ponte de l’industrie pétrolière russe pour servir de courrier pour les services de renseignement de la US Navy fin 2000. Il revient début 2001 sur le territoire canadien avec des sacoches diplomatiques scellées contenant selon Vreeland des informations confidentielles soit disant relatives à un système de bouclier anti-missiles russe dernier cri. Il est ensuite arrêté au Canada sur base d’une demande d’extradition émanant des Etats-Unis fondée sur une inculpation pour un usage frauduleux d’une carte de crédit, une malversation qu’il n’a de toute façon pas pu commettre vu que Vreeland était absent au moment des faits. Au printemps 2001, il tente de prévenir les autorités américaines et son ambassade de l’imminence d’un attentat. Il rédige sur un bout de papier une note contenant une série d’informations : notamment des cibles (WTC, Pentagone, Capitole ainsi que des installations technologiques) et les noms de Ben Laden et Al Quaeda. Après avoir longuement enquêté et fréquenté Vreeland, Ruppert en arrive à la conclusion qu’il s’agit d’un agent désinformant et d’un tueur à gage (ce qui sera confirmé lors d’une étrange interview télévisée avec un avocat et un banquier). La seule chose certaine au sujet de Vreeland est la note annonçant les attentats. Pour Ruppert, Vreeland est un personnage typique du monde du renseignement , un homme instable, au passé agité, intoxiqué à la cocaïne, ancien informateur de police ayant séjourné de multiples fois en prison parfois volontairement en quelque sorte en mission pour fréquenter des criminels, « formé » par après par les renseignements pour se fondre dans tous les milieux et servir d’informateur et d’homme à tout faire. Vreeland affirme également qu’un réseau criminel comprenant les plus grands noms de la politique américaine en ce compris Bush père, Alan Greenspan ou Bill Clinton ont siphonné les caisses du trésor américain de plusieurs milliards de dollars. Le fait est qu’un reportage de CBS cautionne le fait qu’il manque 3 milliards de dollars. Mais le problème réside dans la personnalité de Vreeland, dans le fait qu’il mélange informations réelles et désinformations. Ruppert reste convaincu que Vreeland, pour se racheter une conduite auprès de ses employeurs, se devait de reprendre son rôle d’agent désinformant. Après ses différents reportages sur Vreeland, Ruppert s’est vu taxer de personnalité non crédible, « psychologiquement instable, adepte des théories de la conspiration ». Son travail sur le 11 septembre et sur les liens entre la CIA et le trafic de drogue ne recevait plus l’imprimatur des « mainstream media » (Fox News, l’éditeur de Nation , L.A Weekly, NY Times etc...) et ne pouvait plus recevoir le soutien des gros réseaux radio nationaux qui font la publicité et lèvent des fonds pour le compte de divers auteurs ayant travaillé sur l’affaire du 11 septembre. De nombreux lecteurs voyant le tour que prenait l’affaire Vreeland s’en prirent alors à Ruppert puisqu’il avait été l’un des initiateurs de l’affaire. L’agent Vreeland avait remplit parfaitement son rôle en déstabilisant le milieu des journalistes s’intéressant au 11 septembre. L’intéressé qui avait été libéré sous caution en mars 2002 des prisons canadiennes disparut dans la nature en septembre de la même année après qu’il eut annoncé au juge son intention de produire à l’audience le contenu des sacoches diplomatiques toujours scellées qu’il avait ramenées de Moscou. Son appartement avait été mis à sac, son ordinateur détruit mais on ne trouva aucune trace de lutte ni traces de sang. Et bien sûr, aucune trace des précieuses sacoches et de... Vreeland lui-même.

L’implication pakistanaise

Autre élément matériel qui ne cadre pas avec l’innocence ou l’incompétence des services de renseignement et de l’administration US : l’argent qui a financé les attentats, à savoir les 100.000 dollars remis à Mohammed Atta provient ni plus ni moins du chef des services de renseignement pakistanais, le général Mahmoud Ahmad. Il a transité entre les mains de l’assassin de Daniel Pearl, Ahmad Umar Sheikh , un ressortissant britannique d’origine pakistanaise. La veille de l’attentat, soit le 4 septembre, le patron de l’ISI était à Washington pour une série de rencontres avec des membres du gratin de l’administration Bush et du Pentagone ainsi que George Tenet, le patron de la CIA. Tant Laurent que Ruppert en parlent en abondance dans leurs livres. Mahmoud Ahmad sera tout simplement démis de ses fonctions par un président pakistanais ennuyé, le général Pervez Musharraf, après que son rôle fut révélé par un service de renseignement ennemi : l’Inde.L’information était donc d’autant plus solide qu’elle avait été mise en valeur, vérifiée et revérifiée par les services de renseignements indiens qui ont passé l’info à un grand quotidien indien. Peut-être est-ce une des raisons de l’assassinat de Daniel Pearl qui avait découvert plusieurs choses compromettantes contre le pouvoir pakistanais, ses services secrets et la CIA, peut-être comptait-il révéler prématurément le rôle du chef des services de renseignement pakistanais. L’assassinat de Pearl a dû recevoir la bénédiction des américains d’une façon ou d’une autre.

L’opposition muselée et aveugle à tant d’anomalies ?

Mises à part quelques têtes brûlées dans les milieux journalistiques, le monde politique reste étonnement sourd face aux informations étranges et fausses notes qui pullulent dans ce dossier des attentats du 11 septembre. Le plus étonnant, c’est que personne ne proteste, personne ne dit rien. Pas un parlementaire ne se lève et tente de contredire la version officielle ou plutôt, les quelques parlementaires qui l’ont fait comme Cynthia Mc Kynney et quelques autres en ont été pour leur frais : intimidation, procès en tout genre, cambriolage de son bureau, campagne de presse pour jeter le discrédit, mise sur écoute. Comme par exemple, le fait qu’on ait trouvé le nom de Mc Kynney dans la liste des donateurs du Hamas et du Hezbollah alors qu’elle n’a jamais soutenu ces deux groupements. Résumant la situation et paraphrasant un politicien américain qui voulait garder l’anonymat, Mike Ruppert explique la passivité du Congrès face au 11 septembre et à la prise de pouvoir du cartel militaro-industriel des néo-conservateurs en ces termes : « politiquement et physiquement effrayés, les membres de la chambre, tous pragmatiques, se sont adaptés à ce nouvel univers en bradant la constitution et les droits des américains contre leur propre confort politique et leur sécurité physique ». Le parlement et le sénat ne bronchèrent pratiquement pas devant les refus réitérés de l’administration Bush de nommer une commission d’enquête indépendante sur le 11 septembre ou même d’être interrogé d’une façon ou d’une autre par la commission parlementaire qui fut finalement créé. La raison invoquée par Bush, Rice et Rumsfeld pour ce manque de transparence prête à rire : si l’on fait une enquête trop approfondie, on risque de dévoiler des informations stratégiques à l’ennemi comme le nom d’agents de la CIA ou d’informateurs. L’un des hommes qui fut nommé à la tête de la commission d’enquête, Thomas Kean « parce qu’il était proche des familles des victimes » se révèle en fait être un personnage ayant fait un parcours très particulier dans l’industrie pétrolière, ayant été à la tête d’Ameralda Hess et de Delta Oil, une société « qui entretient des liens étroits avec la famille régnante d’Arabie Saoudite ... et avec deux propriétaires (Khalid Bin Mahfouz et Mohammed Hussein Al Amoudi) qui, cruelle ironie, sont poursuivis en justice par les familles des victimes du 11 sepembre qui les accusent d’être des financiers d’Al Quaeda » souligne Eric Laurent dans son livre. Voilà encore une chose totalement incompréhensible qui semble témoigner d’un manque d’égard total de la part de l’administration Bush à l’égard des proches des victimes. Tout comme le fait que la Commission siégeait, non dans la salle d’audience habituelle prévue par le Congrès à cet effet, mais dans une salle de convention sise en plein centre ville dans un centre commercial de Washington. Les proches des victimes au milieu des soldes, des fast food et des magasins...

Autre bizarrerie démontrant par exemple les liens entre Bush et la famille Ben Laden : James Bath , ancien camarade de régiment de George Bush, ancien investisseur dans les sociétés pétrolière Arbusto, Harken, Spectrum 7 etc... de Bush se révèle être l’homme clé qui amène l’argent des saoudiens dans la famille présidentielle, plus particulièrement des investissements du groupe Ben Laden. Les sociétés pétrolières de Bush se révèleront être des paniers percés qui éveillèrent l’attention de la SEC et de Robert Jordan de la commission de surveillance boursière. L’intéressé aida Bush a échapper aux foudres de la commission en dépit du fait que Bush avait revendu ses actions en sachant que la société Harken courrait à la faillite, ce qui est tout fait illégal. C’est tout simplement du vol. Robert Jordan fut nommé Ambassadeur US en Arabie Saoudite une fois Georges Bush au pouvoir. Quant à James Bath, selon Eric Laurent (voir la guerre des Bush) il fut également l’associé de Bush dans une affaire de rachat d’une compagnie d’aviation (Skyways Aircraft Leasing) ayant été impliquée dans les magouilles de la CIA en matière de trafic de drogue et contrôlée par la suite par les saoudiens et par Khalid Bin Mahfouz, cet homme d’affaire suspecté par les familles d’être un des financiers du 11 septembre. On s’est même demandé si Bath n’a pas servi de prête nom pour Salem Ben Laden dans une série d’investissements aux USA après le 11 septembre.

L’affaire des exercices : de simples coïncidences ?

Les éléments étranges sont vraiment trop abondants dans cette affaire des attentats du 11/09 et ne permettent plus d’y voir une simple coïncidence. Comment expliquer que le jour même des faits, le Pentagone, le Norad (le centre de commandement de la défense aérienne), le NRO et les services secrets faisaient l’objet d’une série impressionnante d’exercices d’alerte et de simulation, des exercices simulant par exemple des attaques de bâtiments officiels perpétrés par des avions de ligne détournés par des kamikazes comme l’exercice « gardien vigilant » (exercices qui ont par exemple pour effet d’insérer de faux bip radar sur les écrans de surveillance ou de faire voler de faux « vrais » avions ennemis). Par conséquent, le 11 septembre, dès 6 h du matin, le Norad était en état d’alerte maximum. On dénombre au moins 5 exercices le matin du 11 qui furent annulés peu après le premier impact dans le WTC. Malgré tout, la confusion régnait et les militaires se demandaient s’il s’agissait d’une simulation ou d’une réelle mise en état d’alerte. Si l’on voulait retarder, voire empêcher l’arrivée des avions de chasse chargés d’intercepter les Boeing, on ne s’y serait pas pris autrement. Qui plus est, lorsqu’en fin de compte, des ordres seront donnés à certains chasseurs d’intercepter les avions détournés, on les fera décoller de bases très éloignées. Une attitude et une stratégie totalement incompréhensible. Pour de nombreux auteurs, ces exercices qui avaient pour mission de semer la confusion n’ont pas été programmés ce jour là par hasard. Quant aux F16 en état d’alerte qui étaient encore en mesure d’intercepter les avions civiles, on leur a donné l’ordre de ne pas dépasser les 900 km/h. Malgré l’état d’alerte maximum du 11 septembre, en dépit des nombreuses mises en garde adressées par divers services de renseignements « alliés » (Israël, Russie, France, Egypte etc...), l’administration Bush affirme sans rire avoir été prise au dépourvu par les attaques. Condi Rice affirme en mai 2002 : « je ne pense pas que quelqu’un puisse prévoir que ces gens s’empareraient d’un avion et percuteraient le WTC puis avec un autre appareil, s’écraseraient sur le Pentagone.. » (Eric Laurent, la face cachée...p 93). Différentes enquêtes et témoignages indiquent que dès le départ, le centre de contrôle aérien et les autorités étaient au courant du danger alors que le premier avion n’avait pas encore frappé le WTC. Une heure quarante cinq après le premier crash, on avait toujours pas évacué le Pentagone et la réaction de l’Air Force n’arrivait pas, pas un avion ne décolla de la base de Andrews située à 30 km de Washington, rien ne se passa alors que les procédures d’alerte et d’urgence de la FAA ont été scrupuleusement respectées à plus de 67 occasions entre septembre 2000 et juin 2001, a fait très judicieusement remarqué Michael Meacher , un parlementaire britannique et ancien ministre de l’environnement dans une enquête du Guardian sur le terrorisme datant du 6 septembre 2003. Comment expliquer cela ?

Pour Ruppert, les réponses de l’administration Bush et des diverses autorités (FAA, Norad, CIA etc...) sont pleines de contradictions, sont si changeantes qu’il y a matière à y trouver les preuves les plus cinglantes de la présence d’une entreprise criminelle perpétrée par le gouvernement dans l’affaire des attentats. En fait, les procédures de surveillances et d’interceptions sont si strictes, si draconiennes qu’il est virtuellement impossible qu’on ait laissé se comporter les 4 avions détournés jusqu’à leur point critique sans les intercepter depuis longtemps. De multiples questions, parfois totalement incroyables, se posent au regard des anomalies, inconsistances et contradictions qui émaillent l’enquête relative aux avions détournés. Dick Cheyney et Richard Meyer, président du Joint Chiefs of Staff de la maison blanche ont délibérément trompé le public et menti au sujet des enquêtes relatives à l’attaque en elle-même. Comme par exemple le fait que Meyer a d’abord déclaré qu’aucun chasseur n’était disponible pour effectuer l’interception des avions détournés (souvenons-nous que New York et Washington sont sans doute les espaces aériens les plus surveillés de la planète) pour ensuite affirmer que tout s’est déroulé normalement et que les chasseurs ont été prévenus à temps en suivant les procédures. Tout comme Bush, Rice ou Cheney ont également menti en affirmant que personne n’avait envisagé que de telles attaques -se servir d’avions emplis de passagers comme arme contre des bâtiments officiels et sites stratégiques- étaient possibles. Depuis 1991, le Norad avait planché sur de telles hypothèses et avaient sur pieds de nombreux exercices mettant en scène ce genre de situation, a découvert Mike Ruppert. Son enquête lui a montré qu’en plus, lors de certains exercices, on aurait utilisé de vrais avions contrôlés par télécommande qui étaient abattus par les F16. Ce qui laisse rêveur.

Cela laisse d’autant plus rêveur que Ruppert en vient également à douter des capacités de pilotage des terroristes qui ont grimpé dans les Boeing détournés au vu des performance de vol requises pour effectuer les manœuvres pratiquées par certains des appareils, spécialement celui qui s’est encastré dans le Pentagone, précisément dans le secteur en rénovation, le moins peuplé de l’édifice, passant au ras d’une zone urbaine et d’une autoroute, n’entrant en collision qu’avec la cime de quelques arbres et un ou deux lampadaires. Pour Ruppert, la possibilité que les avions aient été commandés à distances est plus que vraisemblable. Ses réflexions en viennent à devenir quelque peu contradictoire et floue : « Je n’ai jamais cru que le vol 77 a frappé le Pentagone. J’ai délibérément choisi de ne pas couvrir ce sujet dans ma newsletter (ndtr : From the wilderness est le nom de la new letter que Ruppert adresse à ses abonnés) parce que je ne pouvais pas prouver ce fait à l’aide des standards rigoureux des cours et tribunaux ainsi qu’en répondant aux exigences des sciences médico-légales. Bien sûr comme Thierry Meyssan (ndtr : l’auteur de l’effroyable imposture) et tous les autres, j’ai été taraudé par la grande question relative à l’avion du Pentagone : ou est passé le vol 77 et que sont devenus les passagers ? Je suis maintenant absolument convaincu que certains agents hautement entraînés faisaient partie des pirates de l’air mais que ceux-ci n’avaient pas les compétences suffisantes pour effectuer les performances de vol requises dans l’action du 11 septembre. Leur comportement concorde plus avec la mise en place d’une « légende » détaillée qui a fait croire au public qu’ils avaient accompli eux-mêmes le forfait... » (Crossing...p 355). Voilà une conclusion qui n’éclaire pas l’affaire. En effet, si l’on suit la logique de Ruppert selon laquelle certains pirates n’étaient pas « suicidaires » et donc sacrifiables parce qu’ils représentent de l’argent en tant qu’agents de renseignement ou militaires très compétents, alors, où sont-ils passés ? Dans un vol 77 fantôme ? Et surtout, comment expliquer que le fameux vol 77 a disparu des écrans de la FAA et des contrôleurs radar à 9h09 et ce pendant près de 36 minutes ? C’est la raison pour laquelle des enquêteurs et des journalistes se posent la question de savoir où est passé le vol 77 ? Et qu’est ce qui s’est finalement écrasé contre le Pentagone ? Un autre avion télécommandé et vide cette fois ? Et où sont passés les passagers du vol 77 ? Car ces gens ont existé. Ruppert, à l’instar d’un Thierry Meyssan devenu infréquentable depuis sa conférence à la ligue arabe, n’est pas le seul à se poser des questions au sujet du vol 77. Ils sont nombreux, faites un tour sur Internet et vous verrez. C’est même l’une des caractéristiques les plus épuisantes du dossier 11 septembre : le nombre incroyable d’hypothèses et de chercheurs dont l’inflation a un effet négatif sans doute voulu : semer la confusion, noyer la vérité dans la désinformation. Mais revenons à l’auteur du Rubicon : Ruppert passe alors en revue les différentes technologies qui peuvent permettre de télécommander un avion ou un drone à distance comme l’UCAV (Unmanned Combat Air Vehicle) mis au point par Boeing capable de faire des tas d’acrobaties dans le ciel ou encore les technologies d’appareils commandés à distance développés par l’entreprise Raytheon. Pour mieux enfoncer le clou et nous montrer que l’hypothèse d’avions commandés à distance est l’hypothèse la plus raisonnable. Mais sur ce terrain incertain et vaseux, Ruppert s’abandonne surtout à un travail d’hypothèses...

Le mystère de Tripod II

Aussi bien la commission d’enquête que les principaux journaux se sont très peu intéressés à un autre exercice de simulation d’attaque, l’exercice Tripod II qui simulait une attaque bioterroriste au dessus de New York. Pour ce faire, l’OEM (Office of Emergency Managment) le siège de la cellule de gestion de crise de New York, une sorte de FEMA (Federal Emergency Managment Authority) créée uniquement pour New York dans les premiers mois de l’année 2001, déménagea son siège du WTC vers le quai 96 dans le port de New York deux jours avant les attentats. Etrange coïncidence. C’est également au printemps 2001, souligne Ruppert que la maison blanche, plus particulièrement Dick Cheney entreprit de réorganiser et de centraliser entièrement les procédures de gestion de crise, les lois et les institutions (OEM , FEMA etc...) et placer tout cet appareillage sous son commandement. Plus inquiétant encore est le fait que les lois et procédures se sont particulièrement durcies à cette occasion. Comme le fait remarquer le professeur Chossudovski de l’université d’Ottawa, le gouvernement n’a plus besoin d’un état de guerre réel ou une catastrophe majeure pour lever l’ état d’urgence. Il suffit que l’état d’alerte qui prévaut dans le Norad et chez les militaires passe au rouge, à savoir « un risque sévère d’attaque terroriste » pour que l’on puisse ordonner la loi martiale, suspendre la constitution, réquisitionner les biens des citoyens (maisons, voitures etc...) et leur personne, les mettre au travail forcé ou les placer en détention. La FEMA qui devient alors l’organe de commandement peut annuler les futures élections, suspendre tous les droits politique et procéder au contrôle et à la gestion de tous les services à la population (soins de santé, eau, gaz, électricité, transport etc...). Un véritable coup d’état légal sans limitation de temps. Voilà qui est également inquiétant dans la mesure où toutes ces mesures ont été prises dans les mois qui précèdent le 11 septembre et ont été renforcées par après par le Patriot Act. Avec au commande, Dick Cheney et une poignée d’hommes de main très puissant gravitant dans le secteur de la gestion de crise, de la sécurité et l’expertise en conflit bactériologique et chimique. C’est cette petite équipe qui a fait avaler aux médias internationaux la pilule du lien entre Ben Laden et Saddam Hussein comme fournisseur en armes de destruction massive, notamment bactériologiques et nucléaires.

Une commission Kean bidon ?

La Commission d’enquête parlementaire sur le 11 septembre ou Commission Kean du nom d’un de ses présidents a été l’objet de vives critiques émanant des familles et on le comprend aisément. Non seulement, le rapport Kean fait des omissions graves, ment, relaie somme toute la version officielle de l’équipe Bush Cheney mais ses membres auraient du se récuser dès leur entrée en fonction. Des enquêtes réalisées par les associations des parents des victimes des attentats mais aussi par des journalistes indépendants ont montré que nombre des membres de la Commission étaient dans ce que l’on appelle une position de « conflit d’intérêts » par rapport aux faits du 11 septembre. Nous avons déjà évoqué le parcours du président Thomas Kean qui fut directeur d’Amerada Hess et de sa filiale Delta Oil, et donc associé proche de Khalid Ben Mahfouz (également ancien partenaire de George Bush lorsqu’il faisait encore des affaires au Texas dans le business du pétrole) et Mohammed Hussein Al Amoudi, considérés comme des financiers d’Al Quaeda. La firme Delta Oil qui s’occupe d’intérêts pétroliers dans le Caucase fut bien entendu profondément impliquée dans les négociations avec le gouvernement afghan des Talibans. Mais il n’y a pas que Kean qui est en conflit d’intérêt. Ruppert stigmatise également le rôle joué par le vice-président de la Commission Kean, Lee Hamilton qui a été impliqué dans un précédent scandale gouvernemental, celui de l’affaire Iran/Contra/CIA/drogue (aussi appelé October surprise) dont la fonction à la chambre fut de cacher des preuves de cette gigantesque manipulation à charge de l’équipe Reagan . Les associations des proches des victimes regroupées sous une organisation « parapluie » -The Family Steering Commitee (ou Comité d’organisation des associations de familles) ont exigé la démission du directeur exécutif de la Commission Kean, Philip Zelikow , à cause de ses liens trop étroits avec l’équipe Bush et plus particulièrement avec Condoleezza Rice ainsi que certains organes de contrôle des services de renseignements. On ne peut pas être à la fois juge et partie, surtout dans une enquête qui implique les services de renseignement et de sécurité. Les familles ont également demandé que Zelikow témoigne sous le sceau du serment en audience publique, que ses notes de travail soient saisies comme pièces à conviction et qu’enfin, la Commission dans son ensemble présente des excuses aux familles pour « l’apparent comportement totalement inapproprié et indécent » de la Commission à l’égard des proches des victimes. Ruppert cite bien d’autres noms à tel point qu’on se demande si on ne pouvait pas nommer pire commission que la Commission Kean. D’autre part, le rapport Kean passe sous silence des pans entiers de la réalité des événements qui entourent le 11 septembre. Ruppert a dressé une liste non exhaustive des noms et des événements capitaux dont le rapport ne fait jamais mention ou très peu et c’est éloquent : pas un mot sur la pénurie pétrolière, sur le trafic de drogue et l’implication du pouvoir afghan actuel, sur Halliburton, sur le blanchiment d’argent, sur les régions de la mer Caspienne, sur le Pakistan, sur le groupe Carlyle, sur Khalid Ben Mahfouz, sur le logiciel Promis, sur Mike Vreeland, sur le délit d’initié, sur Israël, sur la tour 7 du WTC, sur Enron etc... Bref, pas un mot ou très peu de commentaires sur la plupart des thèmes qui sont évoqués dans cet article et qui sont pourtant des concepts et des éléments centraux si l’on veut saisir les tenants et aboutissant de ce dossier. Nous aussi avons passé sous silence certains événements tout à fait étranges comme l’effondrement inattendu de la Tour 7 (qui abritait un département stratégique de la CIA sur les enquêtes financières et qui s’avère être une opération de démolition pure et simple et peut-être une escroquerie à l’assurance) ou encore le rôle pour le moins étrange joué par des agents de renseignement du Mossad qui semblaient avoir une pré-connaissance des attentats (tout comme les Russes et les Egyptiens) et qui se trouvaient aux premières loges des attentats puisqu’ils surveillaient de près les activités des différentes cellules terroristes mais aussi, l’étrange affaire des attentats à l’anthrax qui a été suivie par les décès plus que suspects et parfois violents d’une dizaine de microbiologistes de renoms, l’attribution de marchés colossaux en matière de vaccination à quelques multinationales américaines et la campagne quasi forcée de vaccination subie par les membres de l’administration. L’affaire « 11 septembre » est si vaste que nous avons du opérer un choix quelque peu arbitraire mais nous reviendrons plus tard dans de futures articles sur ces aspects moins « connus » du dossier.

Sources françaises

A la lecture du livre de Ruppert mais également en consultant certains autres sites bien informés sur le 11 septembre mais aussi sur Ben Laden et la nébuleuse islamique et leurs liens avec les milieux d’affaires, nous nous sommes aperçus que les noms de deux journalistes français revenaient souvent, ceux de Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié , auteurs d’un excellent ouvrage sur Ben Laden (mais aussi sur le terroriste Al Zarkhaoui) : « Ben Laden, la vérité interdite ». Ces deux personnages semblent avoir d’excellentes sources d’informations et on peut raisonnablement spéculer qu’une bonne partie de leurs infos les plus « chaudes » proviennent des milieux des renseignements français, plus particulièrement de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). On peut également raisonnablement spéculer que les « contacts » de Brisard et Dasquié sont très bien informés, qu’ils connaissent sans doute la vérité ou à tout le moins une partie remarquable de celle-ci et que le fait de lâcher l’une ou l’autre révélation sur ce dossier on ne peut plus chaud remplit une fonction stratégique particulière pour le renseignement français. On connaît les relations souvent tendues qui ont existé et existent encore entre la France et les Etats-Unis, entre les agents français et américains, on sait qu’ils se sont déjà joués des tours de cochon. On a pu remarquer que l’administration Bush prenait un malin plaisir à diffuser dans les média une image abominable de la France, presque pire que l’image de marque gratifiée à Ben Laden ou Saddam Hussein et il est certain que les français n’ont plus vraiment envie de faire des cadeaux aux Américains. Tout cela parce que la France occupait une place enviable dans les échanges commerciaux et pétroliers avec les Irakiens et qu’ils exercent encore aujourd’hui une influence certaine auprès de nombreux pays du Moyen-Orient. On n’empiète pas impunément dans les chasses gardées américaines. Peut-être ont-ils quelques comptes à régler avec les renseignements américains et que pour des mobiles géostratégiques, politiques, financiers ou même éthiques, certains agents ou informateurs français prennent un malin plaisir à ravitailler certaines sources avec des informations qui ne sont pas toujours de la désinformation. Il nous semble de toute façon important de surveiller toutes les sources et informations qui proviendraient des journalistes et enquêteurs français. C’est de là que pourrait émerger des révélations qui pourraient doper le dossier du 11 septembre.

En guise de conclusion : l’Empire contre attaque

Pour résumer les nombreuses informations contenues dans cet article, on peut dégager une tendance, une sorte de plan général d’action mise en place par l’administration Bush. A l’aube de la plus grande crise énergétique mondiale, le 11 septembre apparaît comme le premier acte d’une offensive planifiée par l’administration américaine visant certes à avancer ses pions dans les régions riches en hydrocarbure mais surtout visant à enrichir les industries et multniationales américaines. Le but est somme toute assez trivial : faire de l’argent et donc du pouvoir ! Ruppert résume la question en mots crus et simples : “ L’empire ne craint plus d’être mal perçu, ou que ses actions soient légales ou non ou encore que le reste du monde soulève des oppositions politique, militaire ou économique. L’empire ne se soucie plus du fait que les Américains puissent se soulever et descendre dans les rues par millions. Tout comme il ne craint plus un mouvement de désobéissance civile ou même une vraie révolution qui débuterait sur son propre territoire. L’empire croit non sans arrogance s’être déjà préparé à toutes les situations. Parmi les mandats les plus souples qui établissent l’omnipotence procédurale de George W. Bush, il y a le “National Security Strategy of the United States ”. (Stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis). Ce document recelle deux pouvoirs de facto assez choquants de l’Empire : le lancement sans provocation de frappes préventives où cela leur chante contre n’importe quel pays qui pourrait un jour constituer une menace ; mais également, la création artificielle d’activités terroristes où cela s’avère nécéssaire en vue de déployer des troupes avec une politique assumée de mensonges au reste du monde par le biais d’une manipulation sans précédents de media entrés en collusion avec le gouvernement. L’Empire a donc défini la portée du conflit à la fin de l’âge du pétrole : une course sans foi ni lois, sans règles ni limites pour la domination globale ”. En d’autres termes, la stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis de même que le projet pour un nouveau siècle américain” (PNAC) présentent les attentats du 11 septembre sous un visage très inquiétant. Les militaires possèdent une unité de choc spécialisée dans la gestion du terrorisme, le Proactive, Preemptive Operating Group (P2OG) dont la fonction est de lancer des opérations secrètes préventives et provocatrices contre des groupes terroristes, ce qui consiste à infiltrer ces groupements terroristes, à les amener à mener des actions, à donc se dévoiler pour ensuite justifier une réponse offensive et violente contre lesdits groupes. Le Los Angeles Times et son journaliste William Arkin ont mis la main en octobre 2002 à ce sujet sur un rapport de 78 pages émanant du Pentagone, rapport qui explique le mode d’action et de “réponses rapides” des troupes du P2OG contre les cellules terroristes. (voir Ruppert dans Crossing p 473 ainsi que le LA Times). De toute évidence, les risques de pertes civiles dans ce genre de politique préventive et pro-active contre le terrorisme islamique n’a strictement aucune importance. Voilà qui confirme également la lecture que l’on pourrait avoir du dossier 11 septembre en tant que réquisitoire à charge de l’équipe Bush-Cheney-Rumsfeld-Rice. C’est d’ailleurs tout le sens du livre de Ruppert qui en tant qu’ex flic, a voulu rassembler un maximum de pièces à conviction visant démontrer l’étendue de la conspiration criminelle. Comme on le voit, l’avocat Stanley Hilton, malheureusement peu enclin à bien s’entendre avec Ruppert pour des raisons de méthodologie, n’est pas le seul à avoir voulu monter un dossier à charge convaincant. Le tout est de voir si les plaintes ont un jour une chance d’aboutir et si le faisceaux de preuves, d’indices et de présomptions ne risque pas d’être noyé dans une guerre de désinformation qui a déjà fait de nombreuses victimes et qui doit très certainement faire partie du plan de l’Empire, pour paraphraser librement Ruppert. Pour en savoir plus, nous vous recommandons avec insistance la lecture de l’ouvrage de Ruppert (disponible seulement en anglais) publié chez New Society Publishers ( www.newsociety.com ) mais aussi les ouvrages de Jim Marss, de Dasquié, d’Eric Laurent (la face cachée du 11 septembre )

Nous aurions pu poursuivre cet article sur de nombreuses pages encore, tant le sujet est vaste et les éléments et indices de « culpabilité » à charge de l’administration Bush sont nombreux. Notre choix peut s’avérer quelque peu arbitraire et nous n’avons pas la prétention de l’exhaustivité. Vous pouvez de toute façon compter sur nous pour vous tenir au courant de développements nouveaux si ceux-ci s’avèrent pertinents. Nous ne comptons pas en rester là puisque nous allons encore travailler sur de nouveaux documents et d’autres auteurs qui ne nous sont pas encore parvenus.

KARMA.



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8 Messages de forum

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    > BUSH - l’empire du mal (9/11) - Part.01

    14 mars 2005 23:46, par Kalinoga

    Bush se sert-il de la peur et l’ignorance de son peuple pour agiter le fantome Al Qaeda pour couvrir d’otres choses ?? Al Qaeda ayant les mm fonctions ke l’union sovietik pendant la guerre froide, les américains ne voient plus que Al Qaeda mé po les nombreux acts de terrorismes d’etat comis par les usa >>> grand débat non ?? paranoia des uns ou aveuglement des otres ??? ken pensez vous, je seré bien curieu d’avoir votre opinion la dessus.... dezolé le link est en english...

    Spiralz are around us but we can’t control them like many things on this damned planet............

    Kalinoga

    Voir en ligne : Is Al Qaeda Just a Bush Boogeyman ?

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    > BUSH - l’empire du mal (9/11) - Part.01

    14 mars 2005 23:55, par Kalinoga

    Qd g lu cet article g pensé ke cela iré bien ici, alors, Al Qaeda est il un jouet mediatik, un joli épouventail.....barbu........

    Voir en ligne : Is Al Qaeda Just a Bush Boogeyman ?

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    BUSH - l’empire du mal (9/11) - Part.01

    7 juin 2006 16:45, par Fabio

    j’ai enormement de doute sur les americain surtout en matiere de developpement d’arme a anti matière et de propulsion MHD (dossier SL-9) ils sont fou on peu pété a n’importe quel moment !!! si tous se que vous avez marqué est vrai il faut se méfié ! la desinformation est vraiment bien emploié en amerique ils nous font croire se qu’il veulent

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    BUSH - l’empire du mal (9/11) - Part.01

    7 janvier 2007 19:19

    N’y a t- il pas une thèse qui court sur la subtile création d’Al Qaeda par les américains à des fins genre… 9/11 ? Le monde entier s’est fait manipuler. La question, combien de victimes encore devront payer de leur vie l’avidité et la soif de pouvoir d’un groupe de bâtards.

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    BUSH - l’empire du mal (9/11) - Part.01

    1er mai 2007 00:24

    En plein dans le mille ! Le Souffle passe ! ._ Merci.

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    BUSH - l’empire du mal (9/11) - Part.01

    4 octobre 2007 00:11, par superdupont

    Le risque a ce jour c est que l administration bush qui a commis selon toutes vraisemblence ses crimes et forfaitures tente par quelque chose de plus terrible encore de cacher cette veritée qui finirat de toutes façons par sortir a ce qu il restera du monde

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