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Des nouvelles de l'espace

(Rapport du Prof.X)

Publié le 28 septembre 2003 - Modifié le jeudi 11 mai 2006 :: 1608 visites robots/humains. ( Popularité: 7)

ScientoX

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Apparemment disparates, ces articles suivent un ordre. Ils tendent à montrer que la conception de l’univers comme hologramme trouvent de nombreuses corrélations dans les découvertes scientifiques les plus récentes. Cela tendrait à prouver deux choses  :

- que le moment est venu où de plus en plus de gens font s’en rendre compte, maintenant que non avons à notre disposition un savoir scientifique pour comprendre
- que l’hologramme de la réalité n’a pas pour but de nous maintenir dans l’ignorance, au contraire...

L’hologramme est peut-être à l’origine des coïncidences qui ont permis les nombreux progrès scientifiques. Il permettra peut-être que l’on découvre son existence. Pourquoi ? La connaissance étant une propriété de l’observateur, on peut se demander si l’observation de l’univers son un autre angle (celui d’une illusion) ne changerait pas la nature de la réalité, soit que la réalité devienne illusion, soit que l’illusion devienne hologramme...

Le fond diffus cosmologique

Le fond diffus cosmologique est un rayonnement micro-ondes à 2,7° Kelvins (3° Celsius) qui baigne l’univers depuis 15 milliards d’années et qui se refroidit au cours de son expansion. Le fait que cette légère chaleur, lumière ou énergie (au choix) se retrouve de manière homogène en chaque point de l’univers, même dans le vide intergalactique, a donné l’idée et l’indice que l’univers n’avait fait qu’un en ses débuts et qu’il était beaucoup plus chaud (d’où l’idée ensuite de l’explosion...).

Ce rayonnement pourrait être considéré de notre point de vue comme l’emprunte d’un rayonnement laser qui emplirait l’univers : la preuve que notre univers est un hologramme. La transformation de cette information en preuve exigerait cependant que l’on découvre une source d’émission. Si la cinquième dimension existe, le problème de la localisation ne se pose plus vraiment : elle pourrait être partout et nul part à la fois. Plus probablement, elle serait concentrée au niveau des puits de gravité que constituent les trous noirs : car les trous noirs émettent des gravitons qui perturbent des photons et qui se transforment en lumière...

Dans les années 1990, le satellite d’observation du fond cosmologique COBE (Cosmic Background Explorer) a détecté d’infimes variations (de l’ordre de un cent-millième) dans la température du rayonnement. Ces fluctuations témoignent de l’existence de "grumeaux" dans le plasma primordial. Ces hétérogénéités ont ensuite évolué par effondrement gravitationnel pour former les grandes structures du cosmos : les galaxies qui constituent notre Univers actuel .

L’inverse n’est-il pas possible ? Que la gravité ou la perturbation de la gravité soit à l’origine des hétérogénéités de l’univers primordial ?

Le graviton, la particule quantique associée aux ondes gravitationnelles (l’analogue du photon des ondes électromagnétiques), est aussi soumis à ce principe. Des paires de gravitons virtuelles jaillissent en permanence du vide avant de disparaître. L’expansion de l’Univers a été si rapide pendant la phase d’inflation que des paires de gravitons ont été séparées avant de s’être annihilées. Des particules virtuelles sont ainsi devenues des particules réelles .

Même principe que pour la matière et l’antimatière et que pour les "cordes dimensionnelles", d’après la théorie de Brandenberger et Vafa présentée plus haut (voir Chapitre II) : ce qui existe n’existe que par un déséquilibre. Peut-on parler ici d’un accident, d’une perte, d’une chute originelle ?

L’expansion ultra-rapide de l’Univers a aussi modifié les longueurs d’ondes associées à ces gravitons, les faisant passer de l’échelle microscopique à l’échelle macroscopique. Ainsi, l’inflation aurait pompé de l’énergie dans le vide pour produire des gravitons et créé de la sorte tout un spectre d’ondes gravitationnelles caractéristiques de l’état de l’Univers, juste après le Big Bang. Si les ondes gravitationnelles dues à l’inflation existent, elles sont la relique la plus ancienne de l’Univers primordial : elles auraient 500 000 ans de plus que le fond diffus cosmologique !

Si les ondes gravitationnelles succèdent au rayonnement du fond cosmologique, notre hypothèse n’est plus valide, ce rayonnement ne provient pas des trous noirs ou de leur influence, il est donc inhérent à notre univers et à son évolution. Si ce rayonnement reste l’équivalent d’un faisceau laser, cela signifie que notre univers n’est pas recouvert d’un voile, qu’il n’est déformé par un autre, mais qu’il est lui-même une illusion, qu’il n’y a pas de réalité derrière l’illusion.

Toutefois, on apporter une critique à la théorie : d’où vient l’énergie du vide qui a servi à produire les gravitons et le reste de la matière ? Pourquoi l’expansion ultra-rapide de l’Univers n’a modifié que les longueurs d’ondes des gravitons et non pas celles des autres particules ? D’autre part, la coïncidence est étrange que la longueur du graviton soit justement celle de l’Univers entier, soit 1023 kilomètres. Il faut plutôt considérer cela comme une propriété du graviton. Sa longueur d’onde est au moins égale à la taille de l’univers qu’il parcourt.

L’évolution du nombre de gravitons a-t-elle permis l’expansion ultra-rapide de l’Univers ? Autrement dit, le nombre de gravitons a-t-il pu évoluer au cours du temps ? Si l’on considère le gravité comme une onde de la taille de l’univers, il n’existe proprement qu’un seul graviton de la taille de l’univers, dont les gravitons particuliers ne seraient que les représentations ou les divisions, comme le sous-entend la physique quantique. Dans ce cas, le nombre de gravitons n’a pas pu évoluer.

Par-contre, l’intensité de la gravité a pu être modulée. La condition est que la gravité s’appuie effectivement sur une cinquième dimension de taille infinie (voir Chapitre II). A partir de là, il est possible que la "quantité" émise soit modifiée ou que le passage entre notre univers et la cinquième dimension s’élargisse. S’étant élargi, cela signifie qu’il partiellement ouvert auparavant ou pas ouvert du tout. La gravité est-elle un phénomène naturel ou ajouté ? On constater cependant que notre univers n’aurait pas pu s’organiser sans la gravité. La gravité est une condition de l’expansion de l’univers tout autant que la constitution des systèmes solaires et de l’apparition de la vie sur Terre. D’une certaine manière, on peut dire que la création de l’univers a été postérieure a son existence. Autrement dit, les créateurs de ce monde ne sont pas à l’origine de l’existence. Ce sont deux choses différentes.

Il existe une autre explication à la modulation de la gravité au cours du temps. Elle se base à la fois sur le principe holographique et sur le tissu ou condensat de Bose-Einstein. D’après une expérience faite sur un milieu gazeux, des physiciens ont pu montrer qu’il était possible d’éclairer une fois un milieu cohérent pour que ce milieu garde indéfiniment la trace du faisceau et de l’information éventuelle qu’elle contenait . C’est le principe de l’enregistrement holographique. Le condensat de Bose-Einstein consiste dans un comportement cohérent de la matière. C’est une condition pour que le matériau "imprime" l’information du faisceau laser. La cohérence de l’univers doit donc être maintenue si l’on veut que l’information peut être reproduite intacte. Cela est tout simple, il suffit d’éteindre le faisceau. L’univers emprisonnera alors la lumière du faisceau qui le traverserait, il deviendra opaque à cette émission et la contiendra en lui de manière homogène, comme un fond cosmologique. Lorsque le faisceau repartira, projeté depuis un autre univers par le biais d’un puits de gravité, l’image ou l’information stockée dans ce "fond cosmologique" reprendra sa cohérence, l’univers de même (puisqu’il est une déformation de la lumière). Si faisceau il y a, ce sera soit pour ajouter de l’information soit pour la photographier. En réalité, les deux phénomènes peuvent se passer en même temps : le rayon qui traverse l’univers est capté de l’autre côté. Cela peut-être un moyen de communiquer par image (des images d’univers) ou plus probablement de rendre compte de l’état de l’univers actuel. Ces "photos" holographiques (en trois dimensions) seraient évidemment réservés à des sortes de géants vivant dans un autre univers (peut-être l’univers de la cinquième dimension). La modulation de la gravité dans le temps correspondrait aux traces laissées par le "flash" d’un faisceau lumineux entrant dans notre univers. Pour l’instant, nous n’aurions que les traces laissées par l’expansion ultra-rapide l’Univers primordial.

Si la gravité n’a pas créé le rayonnement du fond cosmologique, parce que la gravité a succédé à l’univers primordial, cela ne remet pas en cause l’analogie avec le faisceau laser. Au lieu de situer la source du faisceau dans une cinquième dimension hypothétique, il suffit de la placer à l’origine de notre univers (selon le principe de quantification de l’énergie, notre univers n’est que le développement de l’état primordial, voir Chapitre I). Ce lieu mythique est également un temps mythique, difficile à imaginer, car alors, le temps n’existait pas encore et la gravité ne s’exerçait pas (ou pas comme aujourd’hui).

- La gravité aurait donc eu un double rôle :

- organiser la matière créée ;
- transformer l’univers de manière à ce qu’il ne ressemble plus à l’univers primordial.

Par matière, il faut entendre la lumière et ses avatars (cf. matérialisation par effet photoélectrique). Le rayonnement du fond cosmologique ne serait donc pas la source ou la source unique de l’illusion de notre univers. La gravité fonctionnerait comme un second faisceau laser. Plus précisément, le rayonnement du fond cosmologique serait créateur de la lumière et donc de la matière, dans un premier temps, tandis que la gravité prendrait la masse informe (le chaos) du Big Bang pour lui donner sa forme définitive, notre univers actuel, dans un deuxième temps. Cela signifierait que la gravité a un rôle informatif : elle permet à la matière de communiquer avec elle-même et de s’organiser.

La gravité provenant d’une cinquième dimension, n’est-il pas possible que l’organisation de notre univers soit elle-même une information, soit que quelque chose s’exprime au travers de l’univers, soit que l’univers soit un énorme rébus...


La vie est née dans l’espace

Nous avons vu (voir Chapitre I) que l’ADN devenait supraconducteur à des températures très basses. Ce n’est seulement que dans cet état que l’information contenue dans l’ADN pourrait s’exprimer pleinement, la chaîne d’ADN "prendre vie". Les premiers chaînes d’ADN, les premiers êtres vivants n’avaient peut-être pas de corps, ils ne servaient peut-être qu’à eux-mêmes, survivre, se reproduire, éventuellement communiquer...

- L’ADN peut-il vivre sans corps pour le protéger et pour le porter ? Non, sauf dans deux cas très particuliers :

- dans un laboratoire, où il aurait été maintenu à très basse température
- dans un nuage interstellaire, où l’absence de gravité l’empêcherait de se briser et où les gaz et la poussière du nuage le protégeraient des rayons cosmiques

La première hypothèse ne ferait que repousser le problème : d’où viendrait l’AND des chercheurs du laboratoire ? La seconde hypothèse, pour être seulement possible, doit répondre à un ensemble de conditions :

- 1. Les nuages interstellaires doivent une contenir une grandes diversité d’éléments chimiques
- 2. Des réactions chimiques doivent avoir lieu dans ces nuages
- 3. Ces réactions chimiques doivent produire l’ADN

Ensuite, pour que cette hypothèse ne soit pas seulement possible mais devienne probable, il faut trouver les preuves que :

- 4. Des météorites peuvent transporter l’ADN formé dans les nuages interstellaires
- 5. L’ADN transporté dans les météorites ne subit pas d’altération due aux rayons cosmiques, à son arrivée dans l’atmosphère terrestre (phénomène d’échauffement) ou à l’écrasement des météorites
- 6. L’ADN peut développer un corps pour continuer son évolution sur une planète

1. Les nuages interstellaires contiennent-ils une grande diversité d’éléments chimiques ? Oui. Ils contiennent en outre beaucoup d’eau.

Dès les années 1940, l’astronome hollandais Henk van de Hulst a proposé une théorie, aujourd’hui surnommée le modèle de la glace sale, selon laquelle une partie des atomes présents dans l’espace interstellaire (l’hydrogène, l’oxygène, le carbone, l’azote) adhèrent à la surface des grains et formeraient des couches de glace d’eau, de méthane et d’ammoniaque .

Le modèle de la glace sale a été confirmé dans les années 1970.

La matière organique foisonne dans le milieu interstellaire, les radioastronomes y ont identifié 83 molécules différentes. L’analyse des grains de la comète de Halley a révélé qu’ils renfermaient 14% de carbone organique. Comètes et météorites ont donc pu importer d’importantes quantités de ces molécules extra-terrestres .

2. Des réactions chimiques ont-elles lieu dans les nuages interstellaires ? Oui. Cela a été prouvé par des expériences en laboratoire et par une analyse des nuages interstellaires.

Afin de tester cette hypothèse, nous avons soumis divers manteaux de glace (à -263° C) à un rayonnement ultraviolet, puis nous avons chauffé les mélanges. Nous avons obtenu une substance jaune qui contenait du glycérol, du glycéramide, plusieurs acides aminés, telles la glycine, la sérine et l’alanine, ainsi que de nombreuses autres molécules complexes .

Le plus intéressant est que ces réactions chimiques ne sont pas exceptionnelles. Au contraire, elles ont lieu dans les nuages les moins denses, c’est-à-dire les plus nombreux.

Au même moment, les astrophysiciens ont détecté la présence de composés organiques complexes dans les poussières des nuages diffus alors qu’ils mesuraient la lumière interstellaire qui les traverse. Toutefois, nos résultats ne reproduisaient pas exactement les raies d’absorption dans le domaine de l’infrarouge ! Cette différence n’était pas une surprise : dans les nuages diffus, les grains de poussière sont exposés à un rayonnement ultraviolet 10 000 fois plus intense que dans les nuages denses. Ce rayonnement transforme la matière des manteaux internes en composés organiques de seconde génération .

En conclusion, les nuages interstellaires peuvent être considérés comme un immense réservoir de composés organiques.

A partir des acides aminés importés de l’espace, les chimistes ont aussi montré que l’on pouvait assembler des mini-enzymes (des protéines) qui pourraient bien être analogues à celles qui ont présidé à l’apparition de la vie .

3. Des réactions chimiques suffisent-elles à produire l’ADN ? Cette dernière condition est une condition générale de l’apparition de l’ADN. En réalité, ce n’est qu’une supposition. On ne sait pas comment l’ADN est apparu, tant sa complexité et son efficacité son grandes, mais on ne voit pas d’autres solutions. C’est le seul point faible de la théorie comme de la plupart des théories sur la genèse de la vie.

Seulement, une récente découverte vient d’être faite en laboratoire, publié dans le dernier numéro (2001) du Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), découverte qui renforce l’hypothèse d’une genèse de la vie dans l’espace : on a en effet réussi à produire des centaines de molécules complexes, dont certaines s’apparentent à des membranes cellulaires. Pour cela, les chercheurs on mélangés de l’ammoniac, du monoxyde et du dioxyde de carbone, de l’eau et du méthanol et refroidit le tout à -263 degrés Celsius. Il on bombardé le mélange glacé de rayons ultraviolets, avant de les plonger dans une eau plus chaude : ils ont alors pu constater la création de "membranes", sortes de peaux capables de protéger l’apparition de futures cellules des agressions éventuelles.

Or, les conditions réunies en laboratoires sont les mêmes que dans les nuages interstellaires : éléments cités, eau, température proche du zéro absolu, fort bombardement ultraviolet à cause des étoiles alentours...

Pour James Dworkin du Ames Research Center (NASA) et ses collègues du Search for Extraterrestrial Intelligence Institute et de l’université de Californie à Santa Cruz, ce seraient donc comètes et astéroïdes qui auraient amenés la vie sur Terre, notre planète bleue ne fournissant que l’eau nécessaire à la dernière réaction chimique. Une étude antérieure avait d’ailleurs démontré que la météorite de Murchison, tombée en Australie en 1969, contenait de nombreuses molécules biologiques, dont des acides aminés .

4. Des météorites peuvent-elles transporter l’ADN formé dans les nuages interstellaires ? Ce point ne pose aucun problème, puisque les météorites se forment dans les nuages interstellaires.

En outre, les poussières de notre Galaxie sont constamment recyclées. Quand un nuage dense de gaz et de poussières se contracte en une étoile, les grains de poussière les plus proches de la région de formation stellaire s’évaporent : tandis qu’une petite partie de ces grains de poussière est engloutie par l’étoile, ou se condense en planètes rocheuses et en astéroïdes, l’immense majorité est expulsée et forme des nuages moins denses .

On peut même dater l’événement :

Une véritable pluie de corps célestes, une grêle de météorites et de comètes s’est abattue sur notre planète peu après sa naissance, il y a 4,5 milliards d’années. Et avec eux, 100 000 milliards de tonnes de précieuse matière carbonée, essentielle pour la vie .

Selon les Britanniques Fred Hoyle et Chandra Wickramasinghe, de l’université de Cardiff, l’ensemencement de notre planète continuerait encore à l’heure actuelle sous la forme de micro-organismes. Selon yeux, des systèmes vivants auront réussi à se développer dans les nuages interstellaires. Ils affirment même les avoir identifiés. S’agit-il d’un canular ?

5. L’ADN transporté dans les météorites subit-il une altération due aux rayons cosmiques, à son arrivée dans l’atmosphère terrestre (phénomène d’échauffement) ou à l’écrasement des météorites ? Nous pouvons répondre au premier point et au second. Les poussières interstellaires se condensent sous l’effet du froid et de l’humidité, elles forment des noyaux solides capables de protéger les substances contenues des agressions extérieures, tout en leur donnant un lieu où se développer. C’est le principe de l’œuf.

Ces substances sont volatiles : elles gèlent au contact des grains froids, mais elles s’évaporent quand la poussière se réchauffe. A l’inverse, les substances qui constituent les noyaux de grains de poussière sont réfractaires : elles restent solides même aux températures élevées.

Les températures du vide spatial ne sont certes pas aussi élevées que ceux que peuvent atteindre une météorite rentrant dans l’atmosphère. On peut cependant penser que sur mille météorites tombées sur terre, contenant chacune mille molécules d’ADN, il y aura bien une molécule qui survivra ou dont les substances ne seront pas suffisamment détériorées pour permettre à la vie de renaître sur ces éléments.

Les scientifiques prennent cette hypothèse au sérieux et mènent l’enquête . Le Centre national d’études spatiales (Cnes) et l’Agence spatiale européenne (Esa) ont déjà mené des expériences en orbite basse (où les rayonnements cosmique et ultraviolet sont intenses) à bord de deux satellites russes appelés Foton , ainsi que feu la station Mir.

Les chimistes ont établi que les acides aminés pouvaient parfaitement rester stables, protégés des rayonnements ultraviolets par leur gange minérale .

Quant au troisième point, nous avons déjà les preuves de la résistance des matières organiques à l’impact des météorites, puisque nous avons découvert de ces météorites dans les neiges de l’Antarctique (et autres). En réalité, les micro-météorites, des sortes de noyaux de grains de poussière, ont été fort nombreuses a tomber sur terre puisqu’on en retrouve partout sur terre... et elles tombent encore ! D’autres enfin se dispersent dans l’atmosphère et s’envolent aux quatre vents...

Les poussières des comètes ont peut-être aussi apporté la vie sur Terre, car chaque amas floconneux de poussière contient de la matière organique. En outre, leur structure caverneuse a peut-être favorisé les réactions chimiques qui ont eu lieu après immersion dans l’eau. J. Kissel et F. Krueger ont montré que de petites molécules pénètrent facilement dans un amas, tandis que les grosses ne peuvent s’en échapper. Une telle structure aurait stimulé la synthèse de molécules plus grosses et plus complexes, et aurait joué le rôle d’incubateur des formes de vie les plus primitives. Une seule comète aurait pu déposer jusqu’à 1025 de ces "graines" de vie sur la Terre, alors qu’elle était toute jeune .

Ceci est la théorie. Mais la pratique l’atteste :

- Recueillies cette fois sur notre planète et soumises à la question scientifique, les pierres et glaces d’origine extra-terrestre ont parlé. Huit des vingt acides aminés constituant les protéines connues ici-bas ont été détectées dans la météorite tombée à Murchison, en Australie.

Une pléthore de micrométéorites a également été extraite de la glace bleue de l’Antarctique par le Français Michel Maurette, de l’université d’Orsay. Ces poussières extraterrestres proviennent soit des comètes, soit des astéroïdes, peut-être même de l’espace interstellaire. Leurs particules, d’un diamètre inférieur à 1 mm, arrivent pratiquement intactes à la surface de la planète .

6. L’ADN peut-il développer un corps pour continuer son évolution sur une planète ? C’est ce qu’il fait depuis toujours sur notre planète : il donne les informations pour la constitution du corps et il utilise ce corps pour se propager. Certaines généticiens ne sont pas loin de penser que les êtres vivants ne sont que des "porteurs de gènes", hommes compris. Cela, pourtant, ne serait peut-être pas plus dévalorisant que d’être comparé au cousin du singe : tout dépend de la façon dont on considère les animaux, les singes... et l’ADN.

Toutes les conditions étant réunies, l’hypothèse d’une vie "extra-terrestre" devient-elle possible ou probable ? S’il faut avoir un avis, alors autant qu’il soit justifié, quitte à devoir changer d’avis, les traditions n’étant que paresse pour la science. Cette hypothèse étant justifiée, nous dirons qu’elle est probable.

Confrontée aux deux autres hypothèses, l’apparition de la vie dans l’océan et l’apparition de la vie dans les abysses, l’hypothèse reste toujours la plus intéressante :

- Les mélanges qui ont voulu simuler la "soupe primitive" où la vie serait apparue et qui ont effectivement donné des acides aminés étaient basés sur la chimie du méthane. Or, Les plus vieilles roches connues, découvertes à Isua au Groenland et datées de 3,8 milliards d’années, sont riches en carbonates, signe que l’atmosphère était chargée en dioxyde de carbone plutôt qu’en méthane !

- Les premières molécules organiques peuvent-elles se constituer à partir du dioxyde de carbone au voisinage des sources hydrothermale, le tout par réaction de l’hydrogène sulfuré ? Les expériences en laboratoires sont fertiles, elles permettent de créer des esters soufrés qui peuvent servir de source d’énergie pour le vivant . Mais le milieu n’est pas stable, il est trop chaud (jusqu’à 350°C.) . La seule solution est que la vie, après être apparue dans les gaz chauds, se précipite dans une eau à 0°C. (trempe thermique) ! La seule piste véritablement intéressante reste celle des évents hydrothermaux (les sources chaudes) où se forme du NH3, une forme réduite de l’azote indispensable à la formation des premières molécules organiques .

Le NH3 n’existant pas à la surface de l’atmosphère de la terre primitive, on peut imaginer que certaines molécules venues de l’espace aient trouvé dans l’espace un milieu plus propice au développement de la vie qu’à la surface. La vie serait donc d’abord apparue dans l’espace (hypothèse la plus probable) avant de se développer dans les abysses (à cause des esters soufrés).

Un scientifique se doit d’être sceptique, mais un sceptique doit aussi chercher dans la voie qui lui paraît la meilleure. Ici, quelle est l’hypothèse la meilleure ?


Le secret de la vie

La vie a-t-elle besoin de chaleur pour se développer ? Du point de vue d’un mammifère, cela paraît logique, mais pour la vie en général, c’est exactement l’inverse. Les régions les plus chaudes de l’univers sont quasiment vides.

La chaleur entraîne une excitation de la matière, elle empêche les espèces chimiques de se coaguler. Au contraire, Avec le froid, les molécules ralentissent et les vitesses des réactions chimiques diminuent. Pourtant, paradoxalement, au-dessous de 20 kelvins, certaines réactions s’accélèrent .

Ce résultat était prévu par la théorie, mais il lui manquait une démonstration expérimentale. C’est aujourd’hui chose faite.

Les marmottes hibernent lorsqu’il fait froid. Les espèces chimiques aussi. C’est du moins ce que laisse penser la loi d’Arrhénius, selon laquelle la vitesse des réactions chimiques décroît avec la température. Cette loi, vérifiée pour la majorité des réactions en phase gazeuse entre des espèces neutres à très basses températures, comme viennent de le montrer expérimentalement Bertrand Rowe, André Canosa et leurs collègues du laboratoire d’astrochimie expérimentale de l’Université de Rennes, en collaboration avec le groupe dirigé par Ian Smith, de l’Université de Birmigham. Cette découverte bouleverse la chimie des milieux interstellaires, car les températures qui règnent dans certaines régions de l’espace sont très basses. Elle a aussi valu à ses inventeurs le Prix Descartes, qui récompense chaque année des découvertes issues d’une collaboration européenne .

Cela signifie que les conditions qui permettent l’émergence de la vie (les réactions chimiques) sont à l’opposé des conditions qu’il lui faut pour se développer (une source d’énergie, la chaleur ou la lumière par exemple ). La vie une fois constituée ne pourrait faire le chemin inverse. Au lieu de faire renaître l’organisme, cela le paralyserait (hibernation) ou le tuerait (pour les organismes dépassant une certaine taille). Il existe donc un sens à l’évolution qui est celui des sauts qualitatifs.

La vie pourrait donc être apparue dans les nuages interstellaires sous l’action d’un intense rayonnement ultraviolet (voir ci-dessus) provenant des étoiles. Or, la lumière réduit sa vitesse dans les nuages d’atomes qui correspondent aux conditions suivantes :

- un milieu relativement homogène (or les nuages interstellaires sont constitués à 80% des poussières de premier type) ;
- une température extrême (afin de s’affranchir des parasites de l’agitation thermique) ;
- un état appelé "état noir", c’est-à-dire un milieu qui laisse passer la lumière (des nuages non denses ; même condition que pour les réactions chimiques).

Cela fait d’ailleurs l’objet de recherches du groupe de physiciens de Lene Vestergaard Hau, à l’université de Harvard.

Ces physiciens réduisent la vitesse de la lumière en exploitant les interférences optiques dans un milieu qu’ils ont préparé. Ils sont parvenus à ralentir les photons à une vitesse de seulement 17 mètres par seconde... celle d’un cycliste.

Pour ralentir la lumière, le groupe de Harvard contrôle la transparence d’un nuage d’atomes de sodium ultrafroids à l’aide d’un laser. Rappelons que si la lumière se propage plus lentement dans un milieu transparent que dans le vide, c’est parce qu’elle y crée des interférences. En se propageant, elle excite les atomes du milieu, modifie le mouvement de leurs électrons et leur fait diffuser à leur tour de la lumière qui interfère avec le rayonnement incident. Il en résulte une réduction de la vitesse des paquets de photons qui traversent le milieu. Ainsi, dans le verre, la lumière ne dépasse pas 200 000 kilomètres par seconde, soit les deux tiers de sa vitesse dans le vide.

(...) Dans le nuage d’atomes de sodium, la vitesse de groupe de photons n’excède pas un dix-millionième de sa valeur dans le vide !

- La température extrêmement basse des nuages interstellaires présenterait donc deux propriétés intéressantes :

- elle permettrait l’émergence de la vie
- elle ralentirait la lumière

Quel rapport ces deux faits entretiennent-ils ? L’effet photoélectrique inversé (la transformation des photons en paire électron-positron) favoriserait-il les réactions chimiques ? L’effet photoélectrique serait-il plus intense quand la lumière est lente ? Nous pouvons seulement constater que les nuages interstellaires contiennent une diversité de composés organiques insoupçonnée jusqu’aux découvertes de 1970. En effet, d’où pouvait-elle venir ?

En étudiant les spectres d’infra-rouges de la matière stellaire traversant les nuages de poussière, les astrophysiciens ont détecté les raies d’absorption caractéristiques des silicates (constitués de silicium, de magnésium et de fer), qui composent le cœur des grains de poussière du premier type . A la même époque, ils ont également observé la raie d’absorption de l’eau gelée dans le spectre infrarouge. Ultérieurement, on a montré que ces grains contenaient du monoxyde et du dioxyde de carbone, du formaldéhyde et d’autres composés .

Ce que nous proposons, c’est une relation entre la matérialisation de la lumière en matière (effet photoélectrique inversé) et la complexification de la matière, autrement dit l’augmentation des réactions chimiques et l’apparition de la vie, sous la forme d’une chaîne d’ADN. La complexification de la matière étant proportionnelle à la quantité de la lumière qu’elle contient (E=mc²), il serait donc possible de voir l’aboutissement de la complexification des réactions chimiques, la chaîne d’ADN, comme la matérialisation maximum de la lumière. L’ADN et le vivant constitueraient donc l’exact opposés de la lumière. D’une certaine manière, on pourrait dire que l’ADN ou le vivant sont de la lumière intelligente. Par intelligence, il faut comprendre la double capacité de se reproduire et d’évoluer, autrement la capacité de poursuivre le processus de complexification sans l’aide de la lumière. Cela expliquerait pourquoi la vie, pour se développer, aurait besoin d’un milieu beaucoup plus riche que les nuages interstellaires. Le premier saut qualitatif du vivant correspondrait donc au passage des nuages interstellaires à un milieu planétaire, fournissant à la fois : lumière, chaleur, milieu stable, protection atmosphérique, milieu marin où se développer.

Signalons par ailleurs cette "coïncidence" entre la transparence des nuages interstellaires et la transparence des milieux marins. L’eau agit effectivement comme du verre, elle ralentit la lumière. Le passage n’aurait pas été brutal mais progressif. Il devait l’être pour que le vivant s’adapte suffisamment au milieu planétaire avant de s’étendre sur la terre ferme pour continuer son évolution, sa complexification, autrement dit le processus de matérialisation de la lumière...

On pourrait ici se demander ce que sont vraiment la lumière et l’ADN. On sait par exemple que l’ADN est constituée comme un cristal apériodique (voir Chapitre I). Ne serait-il pas possible d’imaginer que la lumière a agit dessus comme sur un prisme ? L’ADN ne transformerait-il pas ce qu’est la lumière en lumière ? La lumière n’est peut-être pas ce que nous croyons voir. Elle n’est peut-être pas non plus ce que nous croyons détecter. Ce serait une conséquence extrême du principe d’incertitude d’Heisenberg (voir Chapitre I) : l’acte d’observation suffirait à perturber le système observé parce que c’est lui qui le crée.

Cela est délicat à penser car on ne peut raisonner avec un principe de la physique quantique qu’en appliquant l’ensemble des lois de la physique quantique. Autrement dit, l’acte d’observation n’est pas réellement singulier, il est seulement divisé, comme autant de reflets d’un miroir brisé. Cela expliquerait pourquoi la réalité extérieure semble objective : parce qu’elle ne dépend pas de moi, parce qu’elle est commune aux autres hommes, parce que la Terre continue de tourner quand je dors... , parce que la réalité ne dépend pas de l’homme seul mais de l’ensemble du vivant. En dehors du vivant, la réalité existe-t-elle ? Elle existerait sans doute autant qu’elle existe dans sa matérialisation. Hors la matérialisation du vivant, la réalité ne serait que lumière. Nous revenons au problème de départ : qu’est-ce que la lumière ?

Observons comment la vie profite de la lumière. Procédons par étapes. Nous avons vu que le froid n’était pas l’ennemi de la vie. C’est au contraire la condition de sa complexification. La complexification de la vie ne serait donc pas l’effet d’une évolution ou d’une nécessité interne, mais le sens pendant du refroidissement général de l’univers, comme le constate Hubert Reeves . Mais ce ne serait pas le refroidissement de l’univers qui pousserait la vie à se complexifier, à se replier sur elle-même, à sauvegarder et à produire sa propre chaleur, ce serait au contraire le développement de la vie, l’absorption progressive de la lumière, sa matérialisation, qui entraînerait la complexification. La vie évoluerait donc au rythme de la déchéance de l’univers. La vie serait un parasite.

La lumière serait-elle autre chose qu’une source de vie ? Le vivant a-t-il d’autre choix que de matérialiser la lumière ? On peut penser qu’il s’agit d’un processus logique, d’une simple conséquence. La vie serait la continuation de la lumière par d’autres moyens. Nous ne pourrions donc pas savoir ce qu’est véritablement la lumière sans savoir ce que nous sommes réellement. L’homme et l’univers se retrouveraient indiciblement liés.

Comment la partie pourrait-elle parler objectivement du tout qui la contient ? Pensons seulement à l’image de la lumière, à ce qu’elle implique pour le vivant pour être perçue comme telle : la vue, les organes visuels. Ne dit-on pas que les yeux sont les miroirs de l’âme ? Ne parle-t-on pas de conscience en termes de voir, de savoir et de devoir ? Ne parle-t-on pas de prise de conscience en termes de s’apercevoir, d’éclairement et d’illumination ? Lumière et conscience ne sont-ils pas liés, ne sont-ils pas deux synonymes ? La lumière n’aurait-elle pas le pouvoir de prendre conscience d’elle-même ? De s’être elle-même créé à son image ? ce ne sont que des hypothèses, évidemment, peut-être des délires, de simples vues de l’esprit. Il n’en reste pas moins que la possibilité existe, aussi absurde qu’un fiat lux...


Nuages interstellaires et fond cosmologique

Nous avons tenté de monter que la vie a de grandes chances de s’être développée dans l’espace et que cela permettrait de conclure à de fortes probabilités l’apparition de la vie sur d’autres planètes. Par la suite, des micro-organismes ont pu se déplacer, s’adapter et se développement dans des milieux extrêmes et apparemment inaccessibles à l’espace, comme les zones abyssales, le cœur des volcans ou les cavernes. Mais il faut se rappeler que la terre, comme toutes les autres planètes du système solaire, lunes y compris, porte les traces d’un intense bombardement de météorites durant l’époque de sa formation, avant que ne se constitue la ceinture de Kuiper (constituée d’astéroïdes et de comètes) qui entoure le système solaire et qui nous protège.

Dans la Voie Lactée, les nuages de poussières sont concentrés dans la plan de la Galaxie, surtout le long des bords internes de ses bras spiraux. Dans ces zones hétérogènes, les étoiles forment des amas denses dispersés parmi des nuages de poussières. Ces derniers absorbent davantage les longueurs d’ondes bleues et ultraviolettes de la lumière stellaire que les rouges et les infrarouges. Aussi, quand les astronomes observent des étoiles à travers la poussière, elles apparaissent plus rouges qu’elles ne le sont en réalité. De même, le Soleil est plus rouge quand il est proche de l’horizon, car les poussières et le gaz de l’atmosphère terrestre dispersent la lumière .

Nous trouvons ici deux informations qui peuvent s’avérer importantes. D’abord, les nuages se concentrent dans les bras spiraux de la notre galaxie, justement là où se trouve notre planète. Ensuite, les nuages dispersent la lumière ; or le fond cosmologique peut être comparé un rayonnement diffus de lumière relativement homogène. Les nuages participent-ils au rayonnement diffus, le créent-ils à partir du rayonnement des étoiles qu’ils diffusent ? Pour que cela soit valable encore, il faudrait que les nuages interstellaires emplissent -ils l’univers et le vide entre les galaxies et les amas de galaxie. Est-ce le cas ?

Les poussières interstellaires constituent environ un millième de la masse de la Voie Lactée, soit des centaines de fois la masse totale de toutes les planètes de la Galaxie ! Cependant, la densité de ces poussières est faible : en moyenne, on trouve un grain de poussière par million de mètres cube d’espace. Toutefois, même si la densité des poussières est faible, la lumière stellaire qui les traverse sur des milliers d’années-lumières finit par être partiellement absorbée. Pourquoi notre Galaxie est-elle si poussiéreuse ?

Les nuages interstellaires sont omniprésents dans notre galaxie. Sans doute le sont-ils dans tous. Cela dépend de la manière dont les galaxies se forment.

Au début de l’Univers, il y a environ 15 milliards d’années, la poussière n’existait pas (...). Seuls les nuages d’hydrogène et d’hélium les plus massifs se contractaient pour former des étoiles, car les forces de gravitation devaient vaincre la pression liée à l’agitation des gaz. Ainsi, notre Galaxie était dominée par des étoiles géantes de type O et B, qui explosaient quelques millions d’années seulement après leur naissance, et se transformaient en supernovae .

Les nuages interstellaires existent depuis le presque début de l’univers, ils ont donc suivi son expansion. Il est logique qu’ils se soient réparties partout et de manière plus homogène que les étoiles : les étoiles se sont en effet regroupées en galaxie du fait de leur masse et de la gravité, mais les nuages interstellaires sont principalement gazeux, ils ne s’attirent pas entre eux, ils ont une faible capacité de concentration, ils continuent donc à suivre le mouvement d’expansion et continuent de se répandre de manière relativement homogène.

En observant les galaxies primordiales à l’aide de télescopes dont les détecteurs d’onde inférieures à un millimètre, les astronomes ont montré que ces supernovae sont à l’origine des premières poussières. Cependant, la durée de vie de ces poussières dans le milieu interstellaire était très courte, car elles étaient rapidement détruites par les ondes de choc des supernovae ultérieures .

La poussière interstellaire est à l’origine des étoiles, des planètes, des météores...

Au bout de quelque cinq milliards d’années, la tempête de supernovae se calma, et les étoiles un peu moins massives devinrent des géantes rouges (...). Les nuages de gaz les plus petits se contractèrent donc et donnèrent naissance à de "petites étoiles", tel notre Soleil. (...) Les comètes sont les reliques les plus intactes de la nébuleuse protosolaire qui a donné naissance à notre système solaire .

Il est possible qu’une vie (ADN) qui puisse se développer dans des nuages interstellaires puisse également se développer dans les formations de les masses gazeuses concentrées qui deviendront des planètes. Cela signifierait que la vie était déjà apparue sur terre quand la surface ne s’était pas encore refroidie. La vie aurait alors été détruite ou quasiment détruite (certains microorganismes vivent dans des volcans), elle serait réapparu des millions d’années plus tard, comme un sphinx renaissant de ses cendres.

Signalons par ailleurs que l’atmosphère terrestre constitue elle-même un nuage gazeux capté par la planète. Qui sait ce que contenait ce nuage à l’origine ? La vie serait-elle née de la pluie ? Terre, feu, air et eau, tous les éléments des anciens et des alchimistes sont réunis. Que demander de plus ? Peut-être l’éther, le cinquième élément des anciens. Et si l’éther était la poussière interstellaire ? L’éther était en effet sensé remplir l’espace...

L’éther peut également correspondre au fond cosmologique. Nous avons en effet montré que la poussière interstellaire avait toutes les caractéristiques de ce rayonnement : ancienneté, homogénéité et quantité. Nous pouvons même ajouter température :

Très éloignés des étoiles, ces grains de poussière sont extrêmement froids : leur température ne dépasse parfois pas cinq degrés au-dessus du zéro absolu, soit -268° C .

Le fond cosmologique est à une température à peine deux fois plus basse que celles des poussières interstellaires (2,7°K soit environ 3° C au-dessus du zéro absolu), question de moyenne sans doute : on tient compte des gaz chauffés par les étoiles pour les nuages interstellaires, tandis qu’on ne comptabilise que le rayonnement émis à partir du vide intersidéral pour le fond cosmologique.

Toutefois, si ce rayonnement ne correspond pas à la réfraction diffuse des nuages de la lumière émise par les étoiles, il doit cependant être influencé par elle : le rayonnement est peut-être plus intense ou moins intense qu’on ne le conçoit, plus homogène ou moins homogène qu’on ne le postule.

D’un autre côté, on sait que les nuages interstellaires absorbent la lumière, en particulier les longueurs d’ondes bleues et ultraviolettes. C’est ainsi qu’on a pu déterminer la composition des particules de poussière interstellaire, par leur déformation de la longue d’onde de la lumière qui les traverse. Cela a deux conséquences :

- D’après notre théorie de la matérialisation (effet photoélectrique inversé), la longueur d’onde d’un objet permet de déterminer sa nature , parce que l’objet n’est rien d’autre que cette longueur d’onde. Les poussières interstellaires n’absorberaient donc pas la lumière, elles seraient la matérialisation délicate de cette lumière. Ce serait l’une des raisons pour laquelle la poussière interstellaire ou le rayonnement du fond cosmologique serait si répandu, si homogène : parce que l’un des deux est à l’origine de l’autre.

- Le fond cosmologique présente en effet un décalage vers le rouge, ce qui a fait dire aux astrophysiciens que les étoiles s’éloignaient toutes les uns des autres (car un astre qui s’éloigne doit présenter un décalage vers le rouge de sa longueur d’onde), autrement dit que l’univers en expansion. Si le fond cosmologique est dû à la poussière interstellaire, cela signifie que toutes ces théories sont fausses : les étoiles ne s’éloignent pas les unes des autres, l’univers en expansion, il n’a pas été plus petit, il n’y a pas eu de Big Bang. Si le fond cosmologique n’est peut-être pas entièrement dû à la poussière cosmologique, cela oblige cependant à réévaluer la taille et l’âge de l’univers, car le rayonnement perçu n’est pas le rayonnement réel.

Les physiciens ne se seraient-ils donc jamais intéressé à la question ? Les nuages interstellaires n’ont fait l’objet d’études sérieuses que récemment. On commence tout juste à prendre en compte de leur influence sur les rayonnements qui nous parviennent de l’univers. Auparavant, c’était un peu comme régler ses jumelles : on ne se posait pas de questions, du moment qu’on finissait par obtenir une image nette. Aujourd’hui, on tient compte de ce "flou" initial dans la correction. On sait qu’il ne suffit pas trouver le bon "code" pour reconstituer l’image d’origine, car une partie de l’image a été absorbée (ou matérialisée) par les nuages de poussières interstellaires.

Les astrophysiciens qui se sont spécialisés sur l’études nuages interstellaires remettront-ils en cause leurs "acquis" ? Leur spécialisation est elle-même un obstacle : elle ne leur permet de juger par eux-mêmes des conséquences d’une découverte sur un autre domaine que le leur. Existe heureusement une interdisciplinarité croissante, commencé avec Internet. Si l’une de nos théories est vraie, elle finira donc bien par être vérifiée. Sans le savoir, vous venez peut-être déjà de lire le journal de demain...


La perturbation humaine

En se basant sur l’idée que la gravité du trou noir transforme les photons en autres particules, ne pourrait-on pas se demander si l’observation humaine ne perturbe pas justement le système qu’elle observe (en physique quantique) parce que la conscience humaine a une certaine influence sur la gravité ? Si c’était le cas, cela signifierait que l’activité du cerveau émet des gravitons ou que la conscience est une sorte de trou noir, un puits de gravité. Au lieu de vivre dans l’univers, nous serions au contraire en train de l’aspirer ! Le temps qui s’écoule correspondrait alors à cette absorption successive d’un univers que nous ne voyons pas.

Cela impliquerait également le fait que nous nous tenions à la frontière entre deux mondes, que notre corps apparent serait dans l’univers que nous absorbons, mais que notre conscience soit dans la cinquième dimension. Nous serions étrangers à cette univers que nous perturberions. L’absorption ou la fuite est sans doute très légère, sans quoi nous serions nous-mêmes de l’autre côté. Etant donné que nous serions ici et non plus là-bas, cela signifierait que l’ouverte s’est réduite dès son entrée, que la porte s’est refermée. Etrange théorie, n’est-ce pas ?

Gravité et quintessence

La gravité attire, elle permet de donner sa cohérence à l’univers. La quintessence est une force imaginée, déduite de l’état actuel de l’univers, mais qui n’est pas encore prouvée. Ce serait une énergie répulsive". Elle représenterait 70% de la masse totale de l’univers. En théorie, ce serait elle, l’énergie du vide.

L’hypothèse qu’il existe (dans le vide) une énergie aux effets répulsifs s’est petit à petit étayée au cours des dix dernières années. Un premier pas fut franchi lors de la réalisation d’un recensement le plus complet possible dans les galaxies et des amas de galaxies (...). Cette étude confirma que la masse totale des éléments chimiques et de la matière noire ne peut expliquer que le tiers environ de la valeur de la densité d’énergie de l’Univers prévue par les théoriciens. Nommée densité critique, cette valeur est celle par laquelle l’Univers est plat (rappelons que la courbure de l’Univers dépend de la quantité d’énergie qu’elle contient). Constatant un écart entre la valeur observée et la densité critique, de nombreux cosmologistes ont conclu que les théoriciens s’étaient trompés. La densité d’énergie observée par recensement de la matière impliquait un Univers hyberbolique et en incessante expansion. Toutefois, de nouvelles observations ont balayé cette possibilité. La répartition des zones chaudes et froides dans le fond diffus cosmologique - un rayonnement uniformément réparti dans l’espace, censé être un vestige de l’explosion primordiale - a confirmé que la densité d’énergie moyenne de l’Univers est égale à la densité critique prévue par les théoriciens. Un simple calcul arithmétique montre alors que l’origine de deux tiers de l’énergie de l’Univers n’est pas identifié.

Quelle que soit sa nature, cette composante n’absorbe aucune lumière et n’en émet pas, sinon elle aurait été détectée depuis longtemps. Elle ressemble donc à la matière noire, sauf en un point : les forces gravitationnelles qu’elle produit sont répulsives. Si ce n’était pas le cas, elle serait attirée par les galaxies et par les amas, où elle perturberait le mouvement de la matière visible. Or, rien de semblable ne se produit (...).

Apparemment, la quintessence serait l’opposée de la gravité. Gravité et quintessence participent cependant à la genèse et à l’évolution de l’univers . Leur coordination ne pourrait-elle pas provenir d’une intrication de ces deux forces. Autrement dit, la graviton et la particule de la quintessence ne serait qu’une seule particule divisée, l’une serait la charge positive, l’autre la charge positive.

Une question se poserait alors de savoir pourquoi il y a plus de quintessence que de gravité, comme il y a plus de matière que d’anti-matière. La réponse pourrait être issue de la théorie de la cinquième dimension. Si l’intensité de la gravité est majoritairement contenue ou exprimée dans la cinquième dimension, on peut concevoir que la quintessence également, autrement dit que la gravité et la quintessence sont égales dans cette autre dimension de taille infinie.

Dès lors, le problème ne serait pas de connaître les causes de ce déséquilibre mais de savoir pourquoi notre univers est basé sur ce déséquilibre ? Il est possible que la réponse soit dans le problème, autrement dit que notre univers a justement été créé parce qu’il existait ce déséquilibre. Pourquoi ce rapport 2 tiers/1tiers (70/30) de la quintessence et de la gravité ? Pourquoi tant de vide et si peu de matière ?

Les cosmologistes utilisent ordinairement le rapport de la pression sur la densité d’énergie, qu’ils appellent équation d’état, et qu’ils notent w. Pour un gaz ordinaire, w est positif et proportionnel à la température. Toutefois, il existe des systèmes où w est négatif. Quand sa valeur est inférieure à -1/3, la gravitation devient répulsive.

Dès qu’il possède une densité d’énergie non nulle, le vide est un système de ce type. Dans le vide, la loi de la conservation de l’énergie impose que la vitesse de variation de la densité d’énergie (sa dérivée par rapport au temps) soit proportionnelle à w + 1. Or, par définition, la densité d’énergie du vide ne varie pas, ce qui implique que la quantité w + 1 s’annule ; cela n’est possible que si w = -1. Puisque cette valeur est inférieure à -1/3, la pression du vide est négative .

L’énergie du vide et donc de la quintessence ne varie pas nécessairement selon l’augmentation de l’espace, autrement dit selon l’expansion de l’univers. Seulement, la matière augmente de quantité puisque l’énergie du vide crée des particules de manière aléatoire - ce que l’on appelle des particules virtuelles. Nous avons également émis la théorie d’une matérialisation de ce qu’était la lumière en couple électron-positrion (effet photoélectrique inversé). Serait-il possible que la lumière soit en réalité l’énergie du vide, autrement dit la quintessence ? La particule de quintessence serait-elle un photon virtuel ? Dans ce cas, le rapport quintessence/gravité varierait en fonction de la matérialisation de la quintessence. Il évoluerait au cours du temps, depuis le Big Bang jusqu’au Big Crash éventuel. Pour pouvoir parler de déséquilibre du point de vue de la cinquième dimension, il faudrait donc faire la moyenne de la somme totale des rapports quintessence/gravité au cours de la vie de notre univers - l’espace et le temps étant considérés comme les dimensions du même objet Univers.

Ainsi, l’existence de la quintessence serait une indice supplémentaire de l’existence de la cinquième dimension. Elle impliquerait en effet que la plus grande part de son opposé, la gravité, ait disparu ou continue de disparaître dans un lieu qui serait l’opposé du vide où se trouve la quintessence. L’opposé du vide étant la matière et la matière participant de la gravité, on pourrait se demander si la forme non visible de la lumière, autrement dit la quintessence, ne se matérialiserait pas progressivement en son opposé qui est la gravité, sous une forme plus complexe qui serait la matière, à la fois sensible à "l’énergie attractive" (gravité) et à l’énergie répulsive (quintessence). Comme le pensait Nietzsche, la matière et la vie ne vivraient donc pas selon des lois mais selon des rapports de force. Ces rapports de force seraient cependant suffisamment stables (même en état de déséquilibre, tel que 70/30) pour constituer des lois pour nous.

Finalement, cette cinquième dimension serait la dimension sur laquelle se développe la matière et la vie sans le savoir, tandis que le vide serait l’apparence (non-visible, non-touchable, nin-détectable...) que prend pour nous un univers qui est tout l’opposé du vide : plein, mouvant, infini... Vide et matière ne seraient donc que des oppositions illusoires et éphémères. En réalité, il n’existerait qu’un Tout, dont l’illusion principale serait celle de la division. La conscience ayant avant tout pour effet d’unifier ce qu’elle perçoit, l’homme étant proprement un être conscient, il est donc logique que l’homme, par ses recherches, par sa science, mais par son art aussi, tente de donner plus de cohérence à ce monde.

Aujourd’hui, cette cohérence s’exprime au travers de nouveaux moyens de communication. Internet constitue un nouvel aspect de cette cohérence, peut-être une évolution.

La peau est un matériau étrangement performant : elle traite des quantités extraordinaires de données sur la température, la pression, l’humidité et les textures. Elle capte les moindres déplacements d’air, évalue la taille des objets à partir de la distance entre les points de contact, nous prévient du danger et nous prépare au plaisir. Mais, au-delà de sa capacité à enregistrer des événements superficiels, la peau est aussi et surtout un organe de contrôle à part entière. Elle émet des messages pour réguler la circulation sanguine, activer les glandes sudoripares, prévenir les cellules immunitaires de la présence d’envahisseurs, et bloque les rayons ultraviolets. Même lorsqu’elle meurt, elle garde une fonction : les cellules mortes s’accumulent en strates pour empêcher les infiltrations importunes.

Au siècle prochain, la planète Terre va se parer d’une peau électronique, utilisant Internet comme support et voie de transmission de ses sensations. En fait, cette enveloppe a d’ores et déjà amorcé sa genèse. Elle se présente sous forme de millions de petits appareils électroniques de mesure intégrés : thermostats, tensiomètres, détecteurs de pollution, caméras, microphones, capteurs de glucose, électrocardiographes, électroencéphalographes... Autant de dispositifs qui sont chargés d’observer à la loupe et de contrôler les villes et les espèces menacées, l’atmosphère, les navires, les autoroutes et les poids lourds, nos conversations, nos corps - voire nos rêves. Dans une dizaine de mesure, des milliers de petit systèmes de mesure de ce genre seront opérationnels, chacun étant équipé d’un microprocesseur en guise de cerveau et d’une radio (...). Tous seront reliés en permanence les uns aux autres, et échangeront leurs données à des vitesses vertigineuses.

(...) Ces réseaux informatiques spontanés représentent un terreau idéal pour ce que l’on appelle les phénomènes "émergents". Le concept est ardemment défendu par l’Institut Santa fe, qui étudie les comportements qui se dégagent de l’activité collective d’agents partiellement indépendants. Ainsi une fourmi seule ne peut repousser l’attaque d’une guêpe, alors qu’une colonie de fourmis en est capable. De même, une seule cellule du cerveau ne présente pas une once d’intelligence, mais en s’y mettant à plusieurs dizaines de milliards, elles peuvent accomplir de véritables miracles cérébraux. Les experts en complexité anticipent l’émergence de ces phénomènes massifs sur un Net qui comportera un jour des milliards de dispositifs intelligents reliés les uns aux autres par des milliers de voies d’accès. A en croire Gerald Yonas, directeur de recherche aux laboratoires nationaux Sandia, l’ensemble formera plus que la somme de ses parties. A un moment donné, un ordinateur connecté au réseau sera capable de se configurer tout seul, prédit-il, ajoutant que certaines composantes d’Internet prendront des initiatives qu’aucun ingénieur humain n’avait jamais programmées (...) .

L’analogie vivant/Internet ou humanité/Internet pourrait seulement une forme de matérialisation de la conscience humaine, mais les machines n’étant pas vivantes, elles resteraient encore au niveau de la matière, elles ne pourraient jamais être conscientes. Elles pourraient imiter l’intelligence de l’homme, la dépasser, mais elles ne pourraient pas "penser le monde". Au mieux, elles donneront à l’homme les yeux qu’il n’a pas. Au pire, elles ajouteront un voile, une illusion. Elles agiraient en parasites.

L’homme étant peut-être un parasite pour l’univers, les intelligences artificielles que créerait l’homme seraient comme des parasites de parasites. Pour donner une image, ce serait comme un hologramme, qui deviendrait autonome : il agirait comme si l’homme, son créateur, n’existait pas, elle créerait d’autres objets, tout aussi illusoires que lui-même, de telle manière que l’homme aurait l’impression de vivre dans un monde illusoire, d’être lui-même un hologramme...


Ce que l’on risque de découvrir

La recherche d’intelligence extraterrestre va maintenant s’étendre à d’éventuels signaux lumineux. Les très sérieuses universités de Berkeley (Californie) et de Harvard (Massachusetts) se lancent à dans cette recherche d’un nouveau type. Les trois équipes constituées se concentreront sur la lumière visible. On ne peut exclure, en effet, que ces civilisations inconnues communiquent entre elles à l’aide de signaux lumineux. Une première équipe de chercheurs braquera ses télescopes sur quelques étoiles très voisines de la nôtre, à la recherche de courtes impulsions lumineusesdel’ordre du milliardième de seconde. Une seconde équipe surveillera un groupe de 2500 étoiles semblables à notre soleil. La dernière équipe sera dirigée par le célèbre astronome Geoffrey Marcy, à qui l’on doit la découverte de 12 des 17 planètes extrasolaires connues à ce jour. Elle utilisera les données accumulées lors de ces travaux pour repérer des signaux d’une longueur d’onde spécifique .

A trop y regarder, on risquerait de découvrir dans l’espace de la lumière cohérente, des rythmes, la musique d’une "haarp"... Les quasars sont-ils des phares ou des horloges holographiques ? Les "sursauts gammas" sont-ils des "flashs" holographiques, pris lors d’une lecture ou d’un enregistrement ? On doit surtout se demander quelles sont les conséquences du rayonnement cosmique d’ultra-haute-énergie (de l’ordre du trétraélectronvolt). On en a observé une vingtaine au cours des trois dernières décennies. On sait seulement que ces particules énergétiques qui composent ce rayonnement ont la taille d’un proton, mais une énergie équivalent à celle d’une balle de tennis lancée à 200 km/h lors d’un service de champion, soit un million de fois plus que ce que l’on peut obtenir dans des accélérateurs de particules. Le phénomène du rayonnement cosmique ne semble avoir aucune origine, c’est pour cette raison que nous devrions nous interroger sur ses conséquences. D’ailleurs, c’est bien simple, on ne sait absolument rien à son sujet, sauf que cela existe, indique Daniel Kunth, astronome à l’observatoire de Paris.

Qu’est-ce qui produit ce genre de choses ? D’où viennent-elles ? Aucune théorie ne prédit un tel phénomène. Ce n’est pourtant un phénomène mineur. Pour l’expliquer, on parle de puissantes radio-galaxies , d’explosions de supernovae invisibles, de "sursauts gammas", de neutrinos, de nucléons émis par des défauts topologiques, de particules exotiques et inclassables, les votrons, etc.

Du point de vue de la conséquence, les rayons cosmiques sont susceptibles de brouiller les systèmes informatiques des avions évoluant à haute altitude. Les rayons cosmiques nourrissent effectivement de leur énergie la ionosphère - par ailleurs utilisée par le système HAARP. Selon le professeur Clive Dyer, responsable des études sur les effets des radiations à l’Agence britannique pour la recherche dans le secteur de la Défense (DERA : Defence évaluation and research agency), les rayons cosmiques peuvent être cent fois plus puissants en haute altitude qu’en basse altitude ou au niveau du sol, car ils ne sont pas atténués par l’atmosphère terrestre. Les avions volant en 9000 et 18000 mètres peuvent donc voir leurs systèmes informatiques perturbés.

Ce risque est d’autant plus élevé aujourd’hui que l’informatique est devenue plus précise, plus sensible, et qu’elle gère l’ensemble des systèmes de navigation. Cependant, le risque est pris en compte par les systèmes actuels. Des détecteurs de radiation sont installés à bord des avions volant en haute altitude. Si la dose reçue est trop forte, explique Jean-Pierre Laborit, le responsable du département Systèmes de la société Aérospatiale à Toulouse, l’avion redescend jusqu’à une dose moyenne. Par ailleurs, les systèmes sont toujours dédoublés (voir triplés) en cas de défaillance. Par exemple, il y a toujours deux ordinateurs de vol...

Le problème ne se trouve donc pas là. Il ne se trouve pas dans le catastrophisme. On doit seulement constater que les rayons cosmiques diminuent en puissance en fonction de l’atmosphère. Quels effets ont-ils sur l’atmosphère ? Sont-ils capables de modifier le climat terrestre ? Par ailleurs, quand les rayons cosmiques deviennent très puissants, ils atteignent sans doute les plus hautes montagnes, peut-être le sol. Ils y perturbent sans doute les systèmes informatiques, les moyens de communication, les appareils électriques, et plus particulièrement les systèmes sensibles, les longues chaînes de 0 et de 1... ou les longues chaînes ADN de A, G, T, C...

Les "sursauts gammas" les plus forts au cours de l’évolution de la vie pourraient-ils correspondre aux "sauts qualitatifs" dont nous parlions plus haut ? Cette puissante énergie pourraient-ils provoquer des mutations positives ? Et si oui, pourquoi ? Les mutations sont généralement négatives (90%). Il existe même une proportion à muter variante selon les espèces. Pourtant, les espèces possédant une plus grande capacité à muter ne mutent pas toujours - et inversement. Les mouches, par exemple, devraient avoir muté depuis longtemps, mais elles sont restées génétiquement identiques depuis des millions d’années. Deux hypothèses sont ici possibles :

- ou bien le rayonnement sélectionne les espèces qu’il fait muter ; soit que la rayonnement est "intelligent", soit qu’il existe un type de rayonnement pour chaque espèce ;
- ou bien l’ADN répond au rayonnement selon un programme interne de mutation et d’évolution ; cette dernière hypothèse rejoindrait parfaitement notre théorie sur la genèse de la vie dans l’espace, baignée par les rayons cosmiques...

Si ce rayonnement est "informatif", si la vie poursuit son évolution en fonction des indications de ce rayonnement, on peut imaginer que ce rayonnement n’agit pas seulement en métronome, mais qu’il influence également le comportement des êtres vivants et éventuellement celui des êtres intelligents. Si ce rayonnement avait pour but de faire émerger l’intelligence, il pourrait éventuellement orienter les progrès techniques et les grandes idées religieuses, humanitaires, etc., qui permettent à l’intelligence de se protéger, de se développer et de se perpétuer... Cela donnerait une utilité à la part "inutile" de l’ADN (environ 1/3). C’est là que se trouverait la réponse au rayonnement cosmique, l’ordre d’évoluer, éventuellement les schémas précis des mutations. Il y aurait là, en potentialité, toutes les mutations possibles, toute l’évolution future. La question serait alors de savoir si l’apparition de la conscience chez l’homme était le but ou s’il doit y avoir y avoir d’autres étapes ?

Autrement dit, l’homme va-t-il continuer à évoluer sur le plan culturel (social et technologique) ou sur le plan génétique ? Il pourrait également exister un troisième plan, peu développé, selon du parapsychique - mais là nous nous avançons.

Le rayonnement cosmique pourrait également expliquer les "coïncidences" de l’évolution humaine : la station de bout, le développement des mains, l’augmentation de la taille du cerveau, le développement du pharynx et du larynx (pour pouvoir parler), le développement des zones du cerveau correspondantes, la transformation de la pilosité épaisse mais peu fournie du singe en poils plus fins mais beaucoup plus nombreux... et cela sans aucune mutation négative, de manière tout à fait cohérente et même esthétique !

Selon l’hypothèse "saltationniste" des sauts évolutifs, soutenue par le professeur J. Eccles , l’évolution par "bonds" permettrait d’expliquer à la fois l’absence de fossiles intermédiaires entre les espèces (or il devrait en exister une infinité sur les mutations sont aléatoires), le nombre très importants des mutations positives (alors qu’elles ne devraient représenter que 10%) et la cohérence de ces dernières (Darwin n’expliquait par la formation de l’œil). Si les mutations apparaissent en parallèles et si elles s’accompagnent toujours d’une adaptation du cerveau (pour faire usage de la nouvelle capacité), il faut soit admettre que les gènes communiquent entre eux, soit admettre qu’une logique sous-tend leur évolution. Dans ce dernier cas, l’évolution peut être préprogrammée ou elle peut être déclenchée. Dans les deux cas, on s’interrogera sur l’identité du facteur déclenchant, le critère de l’évolution.

Il ne s’agit manifestement pas de la simple sélection naturelle, qui est continue. Darwin a seulement prouvé l’évolution des capacités à l’intérieur d’une même espèce (évolution intraspécifique). Les insectes, par exemple, devenir plus forts, moins forts, leur taille augmenter ou diminuer, générer une immunité, voir leurs ailes rétrécir ou s’allonger, leurs yeux devenir aveugles, etc. , mais on n’a jamais vu aucun insecte acquérir une capacité qu’il ne possédait, voir dans la nuit alors qu’il ne le pouvait pas avant, voler alors que son espèce ne vole pas, doubler le nombre de ses pattes, devenir mammifère, se mettre à marcher sur deux pattes...

C’est pour cette raison que nous avons préféré utiliser dans notre étude le terme de saut qualitatif plutôt que celui de saut évolutif : parce que l’évolution intraspécifique existe, mais parce qu’elle ne permet pas de rendre compte de l’apparition des nouvelles capacités. La notion de qualité doit remplacer celle de quantité. L’évolution est discontinue.

Aujourd’hui, le néodarwinisme prend en compte cette difficulté et qui s’interroge. Pourquoi un groupe de singes est-il devenu homme a une époque précise ? Un seul singe serait-il devenu homme que l’espèce humaine n’aurait pu se perpétuer. Pourquoi les autres singes sont-ils restés singes ? Parce que la duplication de l’ADN comporte un mécanisme de vérification et de correction qui vise à effacer les mutations. Sinon, aucune espèce ne resterait identique à elle-même, nous serions sans cesse en train de muter et sans doute incapable de nous reproduire. Dans ce cas, pourquoi tant de mutations ont-elles eu lieu en même temps chez l’homme, parfaitement coordonnées ? Ces mutations n’ont pas pu apparaître progressivement, comme le supposait le lamarckisme, parce que la sélection naturelle aurait éliminé les individus qui auraient été porteurs de mutations encore incomplètes. Par exemple, il est impensable que l’apparition de l’œil chez l’animal se produise sans que l’animal soit capable de l’utiliser. Les paléontologues et les biologistes n’ont jamais trouvé d’animaux qui possédaient des "morceaux d’œil", apparus à un autre endroit que la tête, comme ils n’ont pas trouvé d’oiseaux avec une seule aile. Au contraire, l’apparition des ailes chez les oiseaux est parallèle à une modification de la structure osseuse (structure creuse, pour rendre l’ossature plus légère), à l’apparition de pattes (dont la forme permet également une régulation de la chaleur du corps), sans la compter la structure très particulière des plumes (déjà adaptées au vol) et l’aérodynamisme de l’oiseau...

De même, le passage à la bipédie ne peut être une simple question de modifications squelettiques (comme le suggérait pourtant la tenségrité), car il implique aussi des modifications adéquates au niveau du système musculaire et du système nerveux commandant ces muscles et régulant l’équilibre général. Cela laisse peu de lace au hasard comme élément moteur de l’évolution.

L’homme est une formidable machine, disent les médecins qui l’étudient, les biologistes devraient dire que c’est une formidable évolution. Car l’homme n’est prévisible dans aucun écosystème donné, il n’est pas utile, il n’occupe pas une niche écologique particulière, sa conscience ne l’aide ni à survivre ni à se reproduire, sa position debout ralentit sa vitesse par rapport à celle des carnassiers, la diminution de sa pilosité entraîne une perte de chaleur, la multiplication de ses senseurs tactiles, qui vont lui permettre de manipuler des objets, le rend plus sensible à la caresse, mais aussi et surtout à la douleur, aux coups, aux agressions, etc. L’homme ressemble à un embryon de singe qui se serait mal développé. Mais il a deux avantages qui lui permettront de survivre et de se développer : il est intelligent, ce qui lui permet de comprendre, et il parle, ce qui lui permet d’apprendre. Il acquiert de l’information et il la transmet. Il continue le travail des étoiles...

L’homme ne serait donc qu’un récepteur de rayonnements cosmiques, qu’un transformateur de lumière. Sur le plan énergétique, il pourrait être comparé à une particule complexe, avec une origine, des caractéristiques, une fonction, une destination... On s’écriera alors que l’homme pense, qu’il est conscient, qu’il ne veut pas subir, mais peut-être cette liberté est-elle également une fonction de la particule, peut-être a-t-elle également un "but"...

Ce que l’on risque aussi de découvrir, c’est que ce rayonnement possède la cohérence d’un laser. Ce rayonnement serait-il accidentel ? On risquerait également de découvrir de l’information dans la lumière. On s’apercevrait que cette information serait identique à celle de notre planète, que les images transmises sont les images de l’appareil de mesure, de la pièce, de l’université, de la ville, etc. Certains en déduiraient que l’information ne fait que refléter l’objet sur lequel se dirige la lumière observée. D’autres comprendraient que l’objet est la cible d’un ou plusieurs faisceaux lumineux, comparables à des lasers, ce qui feraient de cet objet un hologramme, comme l’ensemble de notre univers...

Cette information date de 1999. Qu’a-t-on déjà découvert ? Qui saurait ? Que feraient des savants d’une telle information ? Que feraient des pays ? Que feriez-vous ? Pouvons-nous vraiment y croire ? Si on vous le disait, est-ce que vous y croiriez ? Quelle serait votre réaction ? Si l’on vous donnait le choix, savoir ou oublier, que choisiriez-vous ?


Ceux qui savent déjà

Certaines innovations technologiques sont en avance sur leur temps . D’autres accélèrent, se perfectionnent et se remplacent les unes les autres . L’évolution actuelle de l’informatique est telle qu’un ordinateur double sa puissance tous les six mois. Les jeux et les logiciels épousant ces performances, ils incitent les gens à changer de plus en plus souvent d’ordinateurs.

Aujourd’hui, il n’y a plus personne qui, possédant un ordinateur, ne possède pas également une connexion à Internet. Les technologies de la communication se développent au même rythme : les portables, les câbles, les antennes TV, l’ADSL, la transmission satellite... Actuellement, plus de 200 satellites de communication entourent la planète. Ils ont dépassé de loin le nombre des satellites scientifiques ou militaires. Dès lors, ce sont les multinationales qui contrôlent l’espace, la communication... et tout ce qui en découle.

La transmission d’un million de bits par seconde (bps), rendue possible avec la technologie ADSL, a complètement déclassé les maigres 56 000 bps offerts par les modems " classiques " ; mais l’ADSL sera bientôt elle-même dépassée par un laser qui, à peu de frais, transmettra à chaque seconde entre... 100 et 600 millions de bits ! Le laser, c’est bien connu, permet de faire passer beaucoup plus de données que le simple fil de cuivre qui est à la base de la technologie ADSL. Mais le laser, à cause de différentes contraintes industrielles, est souvent enfermé dans une gaine de fibre optique : d’où un coût prohibitif qui empêche les particuliers d’en voir un bout arriver à leur porte.

Mais quelques compagnies ont débarrassé le laser de sa gaine. fSONA au Canada, ou AstroTerra aux États-Unis, proposent ainsi de poser, sur les toits des bâtiments, des émetteurs qui laisseraient filer des lasers infrarouges dans l’air libre : au bout d’environ cinq kilomètres, ces signaux seraient reçus par une lentille télescopique qui les décoderaient et les transmettraient aux ordinateurs des étages du dessous. Non seulement ces émetteurs et récepteurs coûteraient beaucoup moins cher que la fibre optique mais ils seraient bien appréciés par ceux qui souhaitent installer un réseau temporaire, au cours d’une exposition par exemple .

Voilà qui ressemble beaucoup au projet [*HAARP*]. Cela est d’autant plus inquiétant que ces lasers à l’air libre et à grande distance balayerait l’ensemble de la planète, recouvrant ainsi notre planète d’un hologramme ou d’un second hologramme...

Ceux qui utilisent cette technologie et qui s’emploient à son développement auront sûrement étudié les effets du laser dans les différents milieux. Ils auront sûrement constatés que l’on pouvait stocker des images dans les milieux les plus homogènes, comme la mer, mais aussi l’air... Ils auront peut-être "vu" quelles images existaient déjà. Par images, il faut entendre plutôt "informations", qu’il s’agisse d’informations visuelles, auditives... ou autres.

Et si l’on pouvait sculpter l’apparence de la réalité à coups de laser ? Si l’on pouvait remodeler l’image de la terre sans que personne ne s’en aperçoive ? Quelle puissance détiendrait-on. Quelle dangereux secret aussi. Ceux qui détiendraient un tel pouvoir seraient sûrement paranoïaque, capables d’inventer le réseau Echelon pour espionner leurs concurrents, pour être bien sûr qu’ils sont les seuls à savoir et que personne ne les a précédés...

Prof.X pour ScientoX


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