:: Accueil du site > [ X Sciences ] > L'EFFET KIRLIAN

L'EFFET KIRLIAN

Publié le 18 septembre 2003 - Modifié le vendredi 7 avril 2006 :: 3204 visites robots/humains. ( Popularité: 30)

ScientoX

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression syndiquer le forum 0 réaction

Et si les Soviétiques avaient découvert le secret de l’aura ? Et si la science donnait raison aux clairvoyants ? Et si nous avions, parallèlement à notre corps physique, un " corps spirituel " ?

L’effet Kirlian nous dévoile un monde fascinant de beauté, aux confins de la science et de la parapsychologie.

" Des labyrinthes lumineux scintillants, flamboyants. Des étincelles immobiles, d’autres qui errent sur un arrière-plan sombre. Au-dessus de ces galaxies fantastiques, des lumières spectrales et de brillantes nuées multicolores. " Cette description n’a rien à voir avec une hallucination provoquée par le L.S.D. : elle est extraite d’une communication à l’Académie des sciences d’union soviétique...

Là-bas, au coeur de ces villes où sont regroupés les savants, plusieurs équipes de pointe cherchent les secrets de ... l’aura. Comme les spirites du siècle dernier et les mystiques des vieilles générations ! Aujourd’hui, entre la mer Noire et la plaine sibérienne, on est peut-être en train de prouver l’existence du " corps astral ". Tout commence en 1939, quand un jeune ingénieur électricien, Semyon Kirlian, est appelé dans un laboratoire de rasnodar, au nord du Caucase, pour y réparer un appareil d’électrothérapie. En laissant, par accident, traîner sa main près d’une électrode, il reçoit une petite décharge et aperçoit une sorte d’éclair. Kirlian alors se demande ce qui arriverait s’il plaçait une plaque photographique entre sa main et l’étincelle.

Au développement, une image flamboyante de ses doigts apparaît. Un peu comme une vapeur constellée de points lumineux et d’éclairs. Le jeune ingénieur recommence l’expérience plusieurs fois. L’effet se reproduit. Par contre, s’il tente de " photographier " des objets inertes, Kirlian n’obtient aucune image. Fasciné par sa découverte, Kirlian entreprend de construire, dans le minuscule deux-pièces qui lui sert d’appartement, une machine qui créerait des champs électriques à haute fréquence, avec une oscillation de deux cent mille étincelles par seconde entre deux électrodes. Tous ses loisirs sont consacrés à ses recherches. Bientôt, sa femme le seconde en permanence. Semyon Kirlian devient vite un spécialiste de la photographie sous haute tension. Il conçoit une visionneuse spéciale, qui permet même d’observer son fameux " effet " en direct, sans pellicule ni émulsion sensible.

Et, toujours, apparaît autour de ses doigts, de ses mains ou de n’importe quelle partie du corps soumise à l’effet électrique, une magnifique pyrotechnie, aux couleurs plus chaudes les unes que les autres, et dont les photographies attestent l’étrangeté.

Depuis cette première découverte, les polémiques n’ont pas cessé. Certains scientifiques admettent que les étranges émanations lumineuses saisies par Kirlian pourraient bien être ce " corps astral " - l’aura des initiés - que les clairvoyants affirment distinguer autour du corps humain. D’autres refusent cette explication, sans toutefois en fournir une autre. Une chose est certaine : en faisant jaillir une petite étincelle fortuite, Semyon Kirlian a ouvert à notre connaissance un passionnant champ d’exploration.

Pourtant, ce champ n’était pas si nouveau que cela. Vers 1890, un savant croate poursuivait des travaux presque identiques aux Etats-Unis : déjà, à l’époque, Nikola Tesla obtenait des photographies sous haute tension comparables à celles de Kirlian. Un peu plus tard, dans les années trente, George de la Warr, un chercheur anglais, devait découvrir l’existence de " faibles champs de force électromagnétiques " autour de diverses parties du corps humain, ainsi qu’à une certaine distance de ces zones. Selon ses recherches, certains de ces champs pouvaient créer des pointes de tension allant jusqu’à 70 millivolts. Il avait même constaté que cette tension variait selon l’état de santé et l’humeur du sujet !

Quelques années plus tard, Semyon Kirlian allait imposer son nom - on ne parle plus que de l’ " effet Kirlian " - dans le domaine de la photographie sous haute tension. C’est lui qui en a posé les bases scientifiques. Tout objet vivant soumis à une décharge à haute fréquence produit de telles images. Mais avec des intensités différentes. Alors que ses travaux commençaient à lui apporter une certaine notoriété, Kirlian voulait toujours impressionner ses visiteurs. Un jour, pour une personnalité de marque, il peaufine sa démonstration. Pourtant, rien de très net ne se produit. L’ingénieur démonte sa machine, refait des essais. En vain. Avec Valentina, sa femme, l’image est par contre d’une extrême netteté. Kirlian est perplexe. Le lendemain, il croit avoir trouvé : la veille, il couvait une grippe particulièrement forte. La photographie le " savait " avant lui. Une nouvelle piste s’offrait à ses recherches : peut-être serait-il possible de prévoir, grâce à l’effet produit par la photographie a haute tension, les maladies d’un sujet.

" Chez les êtres vivants, a noté Kirlian, nous voyons les signaux de l’état interne de l’organisme reflétés dans le brillant, le terne et la couleur des f1amboiements. La santé interne de l’homme et ses activités intérieures sont inscrites dans les hiéroglyphes de " lumière ". Nous avons créé un appareil pour écrire ces hiéroglyphes. Nous allons avoir besoin d’aide pour les déchiffrer. "

Cette aide, l’Etat soviétique lui en a fourni une partie non négligeable. Depuis 1965, Semyon et Valentina Kirlian disposent d’un laboratoire officiel, tandis que les instruments qu’ils ont mis au point sont utilisés dans une douzaine de centres. Les découvertes s’accumulent. En photographiant deux feuilles d’apparence identique, les Kirlian se heurtent à un problème : l’une de ces feuilles donne une image très nette et très colorée, tandis que l’aura lumineuse de l’autre reste floue et imprécise.

L’explication ouvrira une autre perspective aux passionnés de l’effet Kirlian : la première de ces feuilles provenait d’un arbre sain, l’autre avait été cueillie sur un arbre atteint d’une grave maladie. Une fois de plus, il devenait - peut-être ! - possible de détecter une maladie, avant même l’apparition de tout symptôme. Et en dehors de toute intervention du psychisme humain ! Une autre expérience devait se révéler tout aussi stupéfiante : la photographie d’un morceau de feuille fraîchement coupée continuait à montrer une aura de feuille ... entière. Cette aura de " feuille fantôme " présente les mêmes contours et les mêmes illuminations que celle de la même feuille intacte. Comment ne pas rattacher cette expérience troublante aux affirmations de certains amputés, qui continuent à " souffrir " ou à " sentir " un membre depuis longtemps disparu ? Et comment ne pas penser à ces médiums, qui disent " voir " des membres fantômes encore attachés au corps ?

Bien entendu, Semyon et Valentina Kirlian n’ont jamais conclu à l’existence du " corps astral ". Certains de leurs disciples ont allègrement franchi le pas. Les clairvoyants, eux, sont plus réservés sur l’effet Kirlian ; ils trouvent les photographies décevantes par rapport aux auras " vues " en état de clairvoyance.

Aura ou pas, les équipes soviétiques prennent très au sérieux l’effet Kirlian. A l’université d’Etat de Kirov, à Alma-Ata, ailleurs encore, biophysiciens et biochimistes tentent aujourd’hui de percer les secrets du corps énergétique révélé par les photographies de Kirlian. Leur hypothèse de base a de quoi surprendre : ils imaginent autour de la matière vivante un genre de " constellation élémentaire de type plasma, faite de particules ionisées ". Ils nomment ce phénomène "corps de plasma biologique ".

Comme le fait remarquer Lyall Watson, dans son Histoire naturelle du surnaturel, "plasma sonne à la façon d’un mot sorti d’une réunion spiritualiste victorienne, mais, en fait, possède une réalité physique bien contemporaine. Un plasma, c’est un gaz qui a été si complètement ionisé que tous les électrons ont quitté le noyau des atomes. Cela se produit dans une réaction thermonucléaire, quand la température est élevée de 300 millions de degrés. Toutefois, on n’a pas la preuve que quoi que ce soit de comparable puisse avoir lieu à la température du corps. Ce qui ne signifie pas que cela soit impossible. "

Aura, plasma : plus les travaux effectués autour de l’effet Kirlian avancent et plus ils révolutionnent notre appréhension de la biologie et - pourquoi pas ? - des phénomènes parapsychologiques.

Parmi les chercheurs venus à Krasnodar s’entretenir avec les Kirlian, Mikhail Gaïkine, un chirurgien de Leningrad. L’aspect de ses mains soumises à l’effet Kirlian le stupéfie. Les f1amboiements lui font penser à des projecteurs. Pourtant, il a beau consulter les manuels, la répartition de ces f1amboiements ne correspond à aucun type de concentration nerveuse.

L’explication est ailleurs. Elle est en Chine, entre les mains des acupuncteurs, qui se transmettent de génération en génération les principes d’une médecine " différente ". Gaïkine en a l’intuition. De retour à Leningrad, il envoie aux Kirlian une carte d’acupuncture, où figurent les sept cents zones clés de la peau : ces points correspondent à peu près exactement à ceux que les Kirlian avaient commencé à relever comme les plus lumineux !

Pour ceux que les découvertes des Kirlian enthousiasment, de telles révélations suffisent. Les esprits sceptiques n’en restent pas moins sceptiques. Selon eux, puisque l’ expérience de l’effet ne peut pas être scientifiquement répétée dans de strictes conditions d’expérimentation, en laboratoire, elle ne relève pas de la science. Il est certain que les variations de l’aura en fonction de la santé ou des émotions du sujet ne facilitent pas l’étude de celle-ci. De même, d’autres ont invoqué la sueur des Kirlian, ou la vétusté initiale de leur matériel pour expliquer les changements constatés dans les photographies.

La question reste ouverte. Personne, pas même les scientifiques de haut niveau qui étudient quotidiennement les photographies dues à l’effet Kirlian, n’est capable de dire exactement ce qu’elles produisent. Une chose est certaine : Semyon et Valentina Kirlian passeront à la postérité comme, avant eux, Volta, Ampère ou les Curie. Leurs " galaxies de lumières azur, dorées, vertes et violettes ", leurs " grandes avenues éblouissantes et étincelantes ", leur " univers de feu " ont ouvert sur le monde du vivant une étrange fenêtre, qui relie les plus anciennes croyances aux acquis de la science moderne. Une fenêtre qu’on ne refermera qu’une fois l’explication de l’effet Kirlian acquise.

Quand ? Nul ne le sait encore. Par contre, même sans bien le comprendre, il est déjà possible d’en faire un usage bénéfique...

On a vu qu’une grippe couvée par Semyon Kirlian pouvait suffire à modifier la coloration et l’intensité des images lumineuses produites par son effet.

Plus tard, après un certain nombre de manipulations malheureuses devant des visiteurs, l’ingénieur et sa femme devaient s’apercevoir que, en fait, leurs propres émotions troublaient les images obtenues. Pendant les quelques secondes de la démonstration, leurs angoisses et leurs pensées pouvaient bouleverser les mystérieux signaux lumineux : en déchiffrant correctement la couleur et la position des lumières, les invités des Kirlian auraient pu deviner leur état mental et physique.
- " Ces modifications du schéma lumineux sont très rapides ", a observé Semyon Kirlian. Très vite, il a été amené à prouver à ses visiteurs cette particularité de son effet : après leur avoir fait avaler un verre de vodka, il était à même de suivre l’influence énergétique de l’alcool dans leurs mains soumises à un champ de haute tension.

S’il était possible de déceler l’état affectif, les humeurs, l’angoisse, la pensée ou même la fatigue d’un sujet, il devait être possible d’observer, grâce à l’effet Kirlian, l’état de santé apparent ou latent d’un individu. Curieusement, s’il faut admettre que les couronnes lumineuses observées par Kirlian sont, comme le pensent les savants soviétiques, une image du corps énergétique, il faut également admettre qu’un organisme fatigué laisse " échapper " une plus grande quantité d’énergie qu’un organisme en bonne santé.

Sans entrer dans le débat sur la nature réelle de l’effet Kirlian, de nombreux savants ont commencé à utiliser cet effet pour améliorer leurs diagnostics médicaux ou leur connaissance de l’esprit humain. On cite souvent l’exemple d’un enfant amené à l’hôpital pour d’incompréhensibles maux de ventre. Les médecins se révèlent incapables de comprendre son mal. Par contre, en photographiant l’abdomen de l’enfant, ils obtiennent une aura comparable à celle d’un malade qui souffrirait de la scarlatine. On soigne alors l’enfant pour cette maladie et, quelques jours plus tard, les boutons caractéristiques de la scarlatine apparaissent, confirmant le diagnostic obtenu par l’image de leur patient sous effet Kirlian.

Actuellement, des milliers de scientifiques travaillent sur cet effet à travers le monde, mais surtout dans les pays de l’Est. Beaucoup connaissent d’importants succès dans le traitement des maladies mentales, comme les névroses : même quand il n’existe aucune preuve médicale, l’image Kirlian est capable de montrer l’aggravation ou l’amélioration d’une telle maladie. De plus, chaque maladie mentale " signe " des images Kirlian d’intensité différente et caractéristique.

L’hémisphère gauche du cerveau d’un sujet correspond à sa main droite : grâce à l’effet Kirlian et à ses radiations lumineuses, il est possible de contrôler les capacités logiques de ce sujet. Son potentiel d’intuition peut également être détecté par le déchiffrement de la couronne lumineuse de sa main gauche, qui correspond à l’hémisphère droit du cerveau. Des couronnes équilibrées pour les deux mains indiquent une personnalité tout aussi équilibrée.

De plus, l’effet Kirlian permet de déceler, à l’insu même d’un sujet, sa capacité de guérir, son potentiel créatif et ses éventuelles qualités de "chef ". En fait, les images lumineuses " photographient " - mais d’une manière encore très énigmatique - l’étendue des conflits qui structurent une personnalité, tant dans la vie privée, émotionnelle et physique, que dans la vie professionnelle.

Certaines expériences ont été plus loin. Selon des études sur le rat, réalisées par le docteur Thelma Moss et le docteur Margaret Armstrong, de l’université de Rochester (New York), la couronne obtenue sur la queue de rats cancéreux différait substantiellement de couronnes obtenues sur la queue de rats sains. Autour de feuilles atteintes d’une maladie semblable à la prolifération cancéreuse, des couronnes de même type ont été obtenues. Sur des humains victimes du cancer, on a photographié des couronnes identiques.

Cette découverte a soulevé de nombreux espoirs en milieu médical, où les chercheurs espèrent pouvoir diagnostiquer des cancers, avant même l’apparition des premiers symptômes.

A l’hôpital de Rostov-sur-le-Don, en Union soviétique, un programme spécial de photographies a été mis en place en 1973 et 1974 : cent bébés ont été photographiés par un appareillage Kirlian à leur naissance, puis une fois par mois au cours de l’année suivante. Ensuite, tout au long de leur vie, ils subiront l’effet Kirlian de dix à douze fois par an. Pour l’instant, les dossiers sont encore minces, du fait de la jeunesse des sujets. Plus tard, les clichés Kirlian pourront rendre à la centaine d’individus étudiés des services inappréciables.

On peut également prévoir les maladies des plantes par les couronnes lumineuses détectées par Kirlian. Le docteur Thelma Moss a pu prévoir, avec une précision voisine de 100 %, des accidents de germination arrivés ultérieurement à un lot de grains de blé. Kirlian lui-même a étudié les effets du gel et de la chaleur sur le blé : "Au moment critique, quand le blé ne peut pas supporter un gel accru, l’aura explose comme un appel au secours ", a-t-il constaté.

Ce sont des faits. Reste à les expliquer. Reste à expliquer pourquoi, si toutes les parties du corps sont susceptibles de fournir une couronne lumineuse, seuls les mains et les pieds donnent des halos particulièrement nets. Reste à expliquer l’origine même de l’effet Kirlian. Le matériel de base utilisé par Semyon Kirlian est très simple : une bobine Tesla reliée à une plaque métallique et isolée du sujet par une plaque spéciale. On place entre le sujet et la machine une feuille de papier sensible à la lumière. Et on prend la photographie. C’est tout. La machine Kirlian émet alors un champ électrique à haute fréquence et à haute tension. Le corps énergétique - si c’est bien de cela qu’il s’agit - de la main ou de l’objet à photographier repousse alors le champ, ce qui engendre des interférences. Ces interférences varient, comme nous l’avons vu. Si le corps énergétique est équilibré, la couronne est régulière. Sinon, on note des imperfections dans la couronne. Mais comment interpréter correctement ces imperfections, ces irrégularités dans les couronnes Kirlian ? C’ est là que réside la controverse. Il existe aujourd’hui quatre manières d’envisager les résultats de cet effet Kirlian. Du point de vue des sceptiques, le halo n’est rien d’autre que le résultat d’une décharge normale entre le sujet, le film et la machine. Les diagnostics ainsi obtenus sont dus au hasard et à l’intuition du chercheur plus qu’à l’effet lui-même. Selon un autre point de vue, un peu moins critique, si des symptômes physiques tels que l’activité des glandes sudoripares (celles qui produisent la sueur) ou la température du corps peuvent être mis en évidence par l’effet Kirlian, il faut rester très prudent pour l’interprétation des images lumineuses : une augmentation de la température se manifestera bien par une couronne différente et indiquera une modification de l’état intérieur ou physique, mais ne renseignera pas sur les causes de cette modification. Pour les parapsychologues, les photographies Kirlian ne peuvent être comprises pleinement qu’en acceptant l’existence d’un corps énergétique, d’une aura, d’un corps bioplasmique ou de tout autre phénomène paranormal. Nous avons vu que de nombreux savants soviétiques, utilisateurs réguliers de l’effet Kirlian, se ralliaient à cette hypothèse. Ce n’est pas la plus surprenante des positions prises à propos de cet effet... Enfin, les fanatiques de l’effet Kirlian proclament que les couronnes lumineuses n’ont rien à voir avec des causes physiques (ce qu’admettent les parapsychologues), mais qu’elles montrent très clairement les "énergies " de l’âme. Selon eux, les couleurs et les jets de lumière révélés par Kirlian ne sont rien d’autre que ce dont les mystiques, les saints et les clairvoyants ont parlé pendant des siècles. Avant de se prononcer, il faut garder la tête froide. Beaucoup de facteurs, comme la résistance de la peau ou la sueur, peuvent interférer avec l’effet Kirlian et en fausser les résultats. Le sujet étudié doit être détendu : on a remarqué que les sujets qui avaient conscience de "projeter " quelque chose obtenaient des photographies moins nettes et des irradiations moins régulières. L’anxiété ou la crainte du sujet peuvent avoir les mêmes effets. En outre, le chercheur lui-même doit être assez expérimenté pour savoir distinguer entre des cas où le résultat est le fait de l’anxiété ou de la peur et des cas où se manifeste un trouble psychologique ou physique plus profond.

Il faut également rester prudent dans l’examen des conditions mêmes d’un cliché Kirlian. La zone à photographier doit être choisie avec soin : prise seule, l’extrémité d’un doigt donne une image différente de celle obtenue si elle était photographiée avec toute la main. En effet, un cliché de la seule extrémité du doigt ne permet d’observer que les phénomènes anormaux les plus graves. Ce qui limite les possibilités de diagnostic médical. Par contre, pour un diagnostic psychologique, plus l’aura est grande, meilleur sera le résultat.

On est souvent tenté d’établir un rapport entre la couleur de la couronne et l’état émotionnel. Cette couleur varie pourtant en fonction du type de film utilisé. Un Ektachrome produit des couronnes rouges et jaunes, tandis qu’un film Polaroïd donne des couronnes rouges à l’extérieur et blanches à l’intérieur. En fait, les couleurs ne sont pas importantes en elles-mêmes : c’est la régularité et leur étendue qui est déterminante.

Il faut également tenir compte de l’opérateur. Une attitude agressive de sa part peut bloquer le sujet. Même un sujet inanimé est sensible à l’influence de l’opérateur , on a remarqué que des couronnes de plantes photographiées par un opérateur hostile variaient par rapport à celles photographiées par un opérateur indifférent. Pour éliminer une telle influence, l’opérateur devrait se tenir à une distance d’au moins l,50 m du sujet et conserver un état d’esprit ouvert et détendu.

De même, des tensions trop élevées produisent une couronne trop brillante, et le chercheur doit être capable de distinguer les caractéristiques de tension et de forme des images obtenues. La règle d’or est d’utiliser le minimum de tension nécessaire pour garantir un dessin lisible.

Après un traitement particulier, il apparaît que le corps énergétique a besoin d’un certain temps pour se "remettre en place ". Il lui faut parfois des jours. Après une simple séance de méditation, les photographies obtenues peuvent induire en erreur : on a connu des cas où les couronnes avaient complètement disparu !

Un temps d’exposition trop faible ou trop important peut aussi donner un résultat identique : il semble que les cycles lents d’activité soient " oubliés " si le temps d’exposition est trop faible.
Pour photographier l’extrémité d’un doigt, une seconde suffit.
Pour la main entière, il faut compter deux secondes. Dans le domaine médical, agricole ou même industriel (les Soviétiques ont soumis des métaux à l’effet Kirlian, qui peut en détecter les fatigues précoces), les photographies obtenues par Semyon Kirlian peuvent rendre d’immenses services. Utilisées conjointement avec l’acupuncture ou l’homéopathie, elles peuvent sérieusement aider de nombreux malades. Demain, sans doute, elles pourront détecter à l’avance des maladies aussi graves que le cancer.

Le plus curieux n’en demeure pas moins que, s’il est démontré, l’effet Kirlian reste à peu près complètement inexpliqué. On peut raisonnablement douter qu’il prouve l’existence de cette aura dont parlent les clairvoyants. Tout ce qu’il montre, c’est un développement d’énergie autour de presque tous les êtres vivants. Mais, ce qu’est cette énergie, nous ne le savons pas encore. Dans un petit cimetière de la banlieue de Krasnodar, au milieu de l’immensité russe, des lilas entourés d’un mystérieux halo sont gravés sur une pierre tombale. C’est la dernière demeure de Valentina Khrisafovna Kirlian, l’épouse de Semyon. Celui-ci a fait préparer pour lui une pierre tombale identique. Il sera enterré sous le symbole du nom qu’il a légué à la science, celui de l’aura qui entoure le vivant.



Publicité :

Répondre à cet article

[ Forum ] de l'article