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Le Monde selon Monsanto

(Article en cour de rédaction)

Publié le 25 janvier 2015 - Modifié le dimanche 25 janvier 2015 :: 7029 visites robots/humains. ( Popularité: 100)

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Le 9 janvier 2008, la Haute Autorité sur les OGM a révélé que le maïs transgénique MON 810 commercialisé par la firme américaine Monsanto présentait des risques sanitaires économiques et environnementaux. Certains produits fabriqués par la firme ont fini par être interdits à la vente. Quels sont aujourd’hui les enjeux liés à ces semences transgéniques ? Comment se présente la problématique de l’agriculture mondialisée ? Désormais présent dans 46 pays grâce à des produits comme l’agent orange, le PCB, le Roundup, les OGM et les hormones de croissance, le groupe américain s’est imposé comme l’un des leaders du marché mondial de l’agrochimie. Une lettre de Monsanto en reponse à cette clause de sauvegarde envoyée au Ministre de l’agriculture et de la pêche est disponible ici

Le 6 mars 2008, Marie-Monique Robin, publie un livre édifiant : Le monde selon Monsanto - De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, aux éditions La Découverte.

Le 11 mars a été diffusé un reportage sur Arté

Petit retour sur les molécules toxiques fabriquées par Monsanto

L’agent orange ou 2-4-5-T :

Entre 1961 et 1971 les États-Unis en guerre contre le Viêt Nam, utilisèrent une méthode radicale en déversant des herbicides défoliant sur la forêt vietnamienne. Le but de la manœuvre étant de détruire le refuge principal de leurs ennemis, leur ressources agricoles, et de sécuriser les bases américaines en créant des périmètres de sureté. L’élément principale de cette formule créée par Monsanto et nommée par la suite l’agent Orange est la dioxine, un produit d’une toxicité extrême. La stabilité de la molécule étant très important les effets de cet épandage massif crée encore aujourd’hui des malformations a la naissance -chez de très nombreux enfants, mais aussi des cancers continuent a se développer chez les personnes vivant a proximité des zones touchées lors de la guerre.

Le produit était utilisé régulièrement dans l’agriculture aux USA comme en URSS avant que sa toxicité ne fut avéré pour l’être humain. A se demander si le lien entre l’émergence de cancers en masse dans les populations occidentales et les méthodes agricoles de Monsanto ont jamais été étudiés.

Information venant de Wikipedia : Selon les dernières estimations, de 2,1 à 4,8 millions de vietnamiens ont été directement exposés aux herbicides entre 1961 et 1971, auxquels il faut rajouter un nombre inconnu de cambodgiens, de laotiens, de civils et militaires américains, et de leurs divers alliés australiens, canadiens, néo-zélandais, sud-coréens. Enfin sachez que aujourd’hui encore de nombreuse zone militaire expose des tonnes d’agent Orange abandonnées par les américains.

Le PCB ou polychlorobiphényles :

Huile chimique utilisée comme isolant dans les transformateurs électriques pendant plus de 50 ans, plus connus sous les noms commerciaux de Pyralène, Askarel, Clophen. Monsanto en a caché la nocivité jusqu’à son interdiction dans les années 80. Les PCB ou polychlorobiphényls sont des dérivés chimiques chlorés, regroupant 209 substances apparentées. Entre 1930 et le début des années 80, les PCB ont été produits pour des applications liées aux transformateurs électriques et aux appareils hydrauliques industriels. Leurs propriétés remarquables en matière d’isolation électrique et de stabilité thermique, et leur résistance au feu y furent bien utiles. Cependant, leur production a été interdite en 1985 lorsqu’il est apparu qu’ils présentaient un danger pour l’homme et pour l’environnement, c’est à cette même date qu’au lieu une explosion en France d’un transformateur à l’askarel dans un immeuble d’appartements, cela a produit des molécules toxiques (furanes et dioxines). Depuis, l’acquisition, la vente et la mise en service de transformateurs neufs au PCB ont été interdites en France.. Ils doivent être éliminés de manière contrôlée par des entreprises agréées de destruction des déchets et leur utilisation doit être définitivement arrêtée pour 2010 (Directive Européenne 95/59/CE du 16 septembre 1996).

Ces produits présentent des risques majeurs pour l’environnement : ils ne sont pratiquement pas biodégradables et se concentrent dans les tissus vivants et les chaînes alimentaires naturelles en raison de leur liposolubilité (fixation dans les organes riches en lipides) et sont, de fait, hautement toxiques.

Par ailleurs, les PCB et PCT sont formés de molécules très stables à la chaleur. Leur incinération mal contrôlée conduit à la formation de gaz nocifs de la famille des dioxines et des furanes. 308 000 tonnes de PCB ont été fabriqués à Anniston de 1929 à 1971. Sur ce total, 32 000 tonnes de ces déchets contaminés ont été déposés dans une décharge à ciel ouvert, située sur le site même, au coeur de la communauté noire de Anniston. Jusqu’en 1971 ! Pourtant, dès 1937, Monsanto savait que les PCB représentaient un grave danger pour la santé. Alors pourquoi continuer à polluer ? A cause d’une idéologie claire, formulée dans un document déclassifié de la firme, « Pollution letter » (daté du 16 février 1970), Monsanto « ne peut pas se permettre de perdre un dollar de business ». Suite à une plainte déposée par 20 000 habitants de Anniston en 2001, Monsanto est jugée coupable d’avoir pollué « le territoire d’Anniston et le sang de sa population avec les PCB ». Et condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts.

Cela fait des années que Monsanto est informé des risques encourus avec l’utilisation du PCB, documents sur le lien suivant :

Chemical Industry Archives

Le Roundup :

Principalement constitué de glyphosate, la matiere active la plus utilisée au monde. C’est un herbicide à large spectre destiné à tuer les adventices (chiendent, ivraie, cuscute,..) et employé contre toutes sortes de plantes : annuelles, bisannuelles ou vivaces, graminées, joncs, latifoliées, buissons ligneux, subspontanées... C’est le huitième herbicide utilisé en agriculture aux Etats-Unis. La National Coalition for Alternatives to Pesticides (NCAP) a relevé dans la littérature scientifique plusieurs effets néfastes sur la santé et le milieu vivant. Ainsi, les résultats des tests cutanés et oraux ont-ils entraîné la classification du glyphosate comme un toxique de catégorie III (précautions). Si la molécule seule ne peut pénétrer dans les cellules, les formules desherbantes dans lesquelles elle est utilisée, incorporent des adjuvants qui la rendent active sur la vie cellulaire. D’où sa dangerosité. La toxicité vient davantage encore, que du glyphosate, des ingrédients "inertes" qui facilitent l’application du Round’up et qui le composent à 99,04%. Il s’agit, entre autres, du POEA (agent surfactant tallowamine polyéthoxylée), des acides organiques voisins du glyphosate, l’AMPA (Acide aminométhylphosphonique, à la durée de demi-vie specialement élevée), de l’isopropylamine et de l’eau. En intoxication aiguë, la dose mortelle de POEA a été évaluée 3 fois inferieure à celle du glyphosate seul. Or le Dr Robert Bellé nous dit que :« la concentration de Roundup à l’origine des premiers dysfonctionnements est 2500 fois plus basse que celle recommandée en pulvérisation ».

Produit très utilisé entre autres par les collectivités locales pour nettoyer nos trottoirs et nos places. Or ce produit s’avère toxique pour notre santé et notre environnement. Deux études récentes démontrent que ce produit est cancérigène et perturbe le système endocrinien. Des communes telles que Rennes, Lyon, un quart des communes bretonnes, des pays comme le Québec, la Suisse... ont renoncé à l’usage des pesticides à des fins esthétiques.

La société Monsanto, fabricant du Round Up, a été condamnée à 15000 € d’amende et à la publication du jugement dans le quotidien Le Monde et dans une revue de jardinage, pour publicité mensongère. C’est l’association Eaux et Rivières de Bretagne qui a sonné l’alarme à la vue des publicités pour ce dangereux pesticide chimique, vantant sa biodégradabilité. En 2001, à sa demande, les inspecteurs de la répression des fraudes avaient dressé procès verbal envers les dirigeants de la société Monsanto, fabricant du Round Up, et la société Scotts France, distributeur de ce pesticide, pour publicité mensongère.

Des études biaisées : l’exemple du Roundup

Deux évènements jettent le doute sur le processus d’homologation du Roundup.

Le premier remonte aux début des années 1980 : les Industrial Bio-Test Labs (IBT) de Northbrook, dont l’un des dirigeants était le docteur Paul Wright, toxicologue chez Monsanto recruté pour superviser une étude sur les effets sanitaires du PCB subit un procès retentissant pour manipulation d’études. Or IBT, était l’un des principaux laboratoires chargés de la réalisation des tests sur les pesticides pour le compte en vue de leur homologation. En fouillant dans les archives du laboratoire, les agents de l’EPA ont découvert que des dizaines d’études présentaient de « sérieuses déficiences et incorrections », pour reprendre le langage prudent de la maison. Ils ont notamment constaté une « falsification routinière des données », destinée à cacher un « nombre infini de morts chez les rats et souris » testés . Parmi, les études biaisées se trouvaient trente tests conduits sur le glyphosate . « Il est difficile de ne pas douter de l’intégrité scientifique de l’étude, notait ainsi en 1978 un toxicologue de l’EPA, notamment quand les chercheurs d’IBT expliquent qu’ils ont conduit un examen histologique des utérus prélevés sur des… lapins mâles !!! Après le scandale, l’EPA avait exigé que les tests incriminés soient « répétés », mais comme le soulignait en 1998 Caroline Cox dans le Journal of Pesticide Reform, cette « fraude jette une ombre sur tout le processus d’homologation des pesticides »

Le second est plus spécifique au Roundup. Les tests de toxicologie du produit, réalisés par Monsanto, ont porté uniquement sur le principe actif de l’herbicide c’est-à-dire le glyphosate et non pas sur l’ensemble de la composition chimique du produit. Or chaque pesticide est constitué d’une « matière active » — dans le cas du Roundup, il s’agit du glyphosate — et de nombreux adjuvants, encore appelés « substances inertes », comme les solvants, dispersants, émulateurs et surfactants, dont le but est d’améliorer les propriétés physicochimiques et l’efficacité biologique des matières actives, et qui n’ont pas d’activité pesticide propre. C’est ainsi que les différents produits de la gamme Roundup sont constitués de 14,5 % à 75 % de sels de glyphosate, le reste de la formulation comptant une douzaine d’adjuvants principaux dont la composition est souvent gardée secrète. Le rôle de ces adjuvants est de permettre la pénétration du glyphosate dans la plante, comme le polyoxyéthylène (POEA), un détergent qui favorise la propagation des gouttelettes pulvérisées sur les feuilles . Le Roundup n’est donc pas seulement du glyphosate mais une composition chimique plus complexe, dont l’étude toxicologique n’a pas été réalisée et l’innocuité avérée. De fait une série d’études scientifiques récentes tendent à montrer que le Roundup pourrait être un agent cancérigène pour l’Homme.

on rappelle que la France est l’un des pays les plus consommateurs de produits phytosanitaires au monde.

Hormones de croissance bovine : Posilac depuis 1994

L’hormone de croissance bovine - le BGH - (connu également sous le nom de somatotropine bovine ou BST) est une hormone qui augmente la production de lait chez la vache. Les gens qui préconisent son utilisation prétendent que les vaches dans lesquelles on a injecté la version synthétique de cette hormone (appelée BGH recombinante ou rBGH) produisent de 10 à 25 % plus de lait

Une grande partie de la production industrielle de lait aux USA et au Mexique utilise une hormone transgénique de croissance bovine appelée rBGH, propriété de Monsanto, qui la dénomme Somato-Tropine Bovine ou BST (son sigle en anglais). Cela a des effets très négatifs sur la santé du bétail, mais aussi peut avoir des conséquences fatales pour ceux qui consomment ces laits. Cette hormone transgénique provoque la baisse dans le lait du niveau d’une autre hormone appelée en anglais IGF-1 (facteur de croissance insulinique type 1). Des études récentes montrent que les niveaux anormalement élevés de cette seconde hormone s’associent avec le surgissement de cancers du sein, de la prostate et du colon. L’hormone transgénique de croissance bovine est en circulation aux USA depuis 1993. Déjà à cette époque son approbation était entachée d’irrégularités et dans divers documents ressortait la relation absurdement étroite de Monsanto avec les fonctionnaires de la FDA (Administration des denrées alimentaires et médicaments), qui approuvèrent la vente commerciale de l’hormone et du lait des vaches traitées par elle. Dans les propres rapports de Monsanto à la FDA il était indiqué que les vaches souffraient de plus de maladies et que dans le lait des vaches traitées par l’hormone bovine de croissance il y avait une augmentation « significative » (sic) de l’hormone IGF-1. Mais dans ses conclusions, l’entreprise écarte que cela aurait quelque impact sur la santé humaine. Aucun produit transgénique n’est étiqueté aux USA, parce que dès leurs débuts, les entreprises productrices de transgéniques ont obtenu par des pressions de tous types qu’on n’utilise pas une étiquette indiquant « contient des transgéniques » ou toute autre formulation qui l’indique, bien que ce soit le cas. Il est certain que dès lors ils savaient qu’ils avaient beaucoup à cacher.

L’hormone de croissance produite auparavant par extraction d’hypophyses de cadavres a causé un certain nombre de contaminations par le prion, occasionnant certains cas de maladies de Creutzfeldt-Jacob mortelles. Ce risque a disparu depuis la production par génie génétique.

La dioxine

La catastrophe de Seveso implique la dioxine de Seveso, la tétrachlorodibenzo-para-dioxine, dioxine TCDD, 2,3,7,8, semblable à celle contenue dans l’Agent Orange déversé au Viêt Nam. En 1999, la Belgique a connu une crise de la dioxine entraînant l’abattage de nombreux animaux d’élevage (poulets), impropres à la consommation.

Viktor Iouchtchenko a été la victime d’un empoisonnement par la dioxine lors de la campagne électorale en Ukraine de 2004.

Rappelons les crises ou catastrophes liées aux « feux d’engrais » qui ne peuvent être ignorées en France :

- Avril 1947, un cargo français chargé d’engrais explose dans le port de Texas City. La catastrophe fait plus de 1000 morts et 35’000 blessés, elle provoque un nuage de vapeur nitreuse, l’explosion de deux autres bateaux et d’une canalisation d’essence qui incendie des quartiers du port.
- Le 28 juillet de la même année, un autre bateau transportant 3000 tonnes de nitrate d’ammonium destiné à la fabrication d’engrais explose dans le port de Brest faisant 25 morts, dévastant la ville par le souffle de l’explosion et provoquant de nombreux incendies dont des réservoirs d’essence et des dépôts de pétrole. Le Monde de l’époque écrivait : « On s’étonnera que connaissant le danger [la catastrophe de Texas City trois mois avant] on n’ait pas suffisamment averti la population et les ouvriers du port. » Plus d’un demi-siècle plus tard l’étonnement devient accusation.
- Le 29 octobre 1987, dans le port de Nantes 850 tonnes d’engrais se consument spontanément. Ce « feu d’engrais » est à 30 mètres d’un stock de 750 tonnes d’ammonitrates, à 10 mètres d’un transformateur contenant du pyralène et non loin de cuves de fioul. Dégagement d’un nuage toxique, évacuation de milliers de personnes, risque d’inflammation du fioul, de dégagement de dioxine en cas d’échauffement du transformateur - comme à Seveso - et surtout d’explosion des ammonitrates dont les ingénieurs confirment « le caractère éventuellement explosif ». Confusion, ignorance, panique des « experts » et pagaille indescriptibles.
- Le 21 septembre 2001, dans l’usine AZF (Azote de France) de TotalFinaElf, 300 tonnes d’engrais explosent. Cette usine est l’une des 1250 classées « Seveso » en France. 22 travailleurs et 7 habitant-e-s périssent, 2500 personnes sont blessées.

Organismes génétiquement modifiés : OGM

OGM ETUDE SECRETE - VIDEO INTERDITE DE DIFFUSION

- Maïs Round’upReady, Résistant au désherbant Round’up

- Maïs qui servirait uniquement à la production d’éthanol... donc pas comestible, qui serait alors « optimisé » pour cet usage, avec pour résultat une quantité d’éthanol obtenue à l’hectare en augmentation

- Soja, qui tolère le Dicamba (un herbicide très puissant)

Argentine 10 ans parès

- Coton BT, ou Bollgard du nom d’une bactérie naturellement toxique. Les chercheurs en ont extrait un gène tuant le « Bollworm ». Ce ver très vorace est le cauchemar des cultivateurs de coton. Cet OGM est aussi appellé, la "graine du suicide" !! En effet, cette semence est vendue 2 à 3 fois le prix d’une semence traditionnel, obligeant les agriculteurs indiens à s’endetter pour pouvoir cultiver.

Effet papillon : Le coton OGM tue

Contamination des maïs traditionnel au Mexique

Des gènes de bactérie ajoutés dans des variétés de maïs par les semenciers comme Novartis ou Monsanto pour les rendre résistantes aux insectes ravageurs ont été retrouvés dans des grains de maïs traditionnels au Mexique. Cela est d’autant plus dramatique que le Mexique est le berceau du maïs, le pays qui a abrité les premières espèces du maïs. Aujourd’hui encore, on y trouve un très grand nombre de variétés

Et les abeilles dans tout ça ?

Abeille et OGM

La loi des brevets

- L’Argentine, deuxième producteur mondial de transgéniques et troisième de soja. Un drôle de bras de fer qui oppose l’Etat argentin à Monsanto. On ne peut pas dire que le pays a fermé la porte aux OGM, bien au contraire. Mais c’est sur la question du brevet que l’affaire se crispe. « Monsanto n’a jamais pu faire breveter son gène en Argentine, parce que nos lois ne le permettent pas, raconte le secrétaire à l’Agriculture à Marie-Monique Robin en 2005. La compagnie avait donc accepté de renoncer à des royalties sur les semences […]. Aujourd’hui, Monsanto revient sur ses promesses en réclamant trois dollars par tonne de grain ou de farine de soja au départ des ports argentins. »

- Aux Etats-Unis aussi, le brevetage a changé les règles. « Notre intérêt est de protéger notre propriété intellectuelle et nous n’avons pas à nous en excuser, a déclaré dans une interview le PDG de Monsanto. Il y a un gène qui appartient à Monsanto et il est illégal qu’un agriculteur prenne ce gène pour le recréer dans une deuxième récolte. » Des detectives employés par Monsanto font la police des "génes". De nombreux procès contre les fermiers aux États-unis, sur le fait de réutiliser les semences de l’année précédente, ont conduit à de nombreuses faillites.

Le reportage ci-dessous d’envoyé spécial vous présente la “police des gènes” au service de la multinationale Monsanto.

Police des géne

Ce système de brevet sur les OGM permet à Monsanto de mettre la main sur les semences du monde, et être le leader mondial de la culture. Le but est aussi de mettre la main sur la nourriture du monde, ce qui est très grave !!

Plus fort que les OGM, les animaux transgéniques

Mais Monsanto ne s’arrêtera pas aux semences puisqu’il tente de breveter un gène sur le porc.

- Des porcins plein d’Omega 3 et qui urinent propres.
- Des vaches immunisées contre les inflammations de mamelles
- Du lait de biquette bon pour les intestins des bébés
- Des saumons qui grandissent plus vite

(Video à venir)

Mais depuis le 15 janvier 2008 la FDA a autorisé la commercialisation d’animaux cloné

Après des années d’études détaillées et d’analyses, l’Agence a conclu que la viande et les laitages provenant de bovins, de porcs et de chèvres ainsi que de leurs progénitures sont aussi sûrs pour la consommation comme nourriture que les produits issus d’animaux conventionnels. — Randall Lutter, FDA

Société appartenant à Monsanto :

- Seminis
- DeKalb Genetics
- Asgrow France
- Renessen A compléter

Des politiques complices

De 1997 à 2007, les cultures transgéniques se sont étendues sur plus de cent millions d’hectares dans le monde. Et Monsanto possède 90 % des OGM cultivés sur la planète, emploie 18 000 salariés dans une cinquantaine de pays, et ses bénéfices ne cessent de grimper (ils ont atteint le milliard de dollars). De l’autre côté, dans des pays comme l’Inde, le Mexique ou le Paraguay, des millions de paysans subissent déjà les conséquences, lourdes, des OGM (faillite de leur modeste entreprise, étranges maladies de peau constatées chez les enfants qui traversent quotidiennement des champs de cultures génétiquement modifiées…).

Pourquoi laisse-t-on ce dangereux géant industriel opérer ?

D’une part parce que, signe de l’ampleur de l’influence de Monsanto, dès qu’un scientifique honnête trouve un résultat qui ne correspond pas aux intérêts de la firme, il est licencié ou banni des cercles de recherche. Le Professeur Ignacio Chapela – par exemple – a eu la mauvaise idée d’écrire un article pas vraiment favorable à la multinationale, publié dans la revue scientifique Nature. Dans son texte, il montre que le maïs que l’on croit sans OGM contient en fait des substances transgéniques, à cause de la contamination génétique. Quand l’article paraît, Ignacio Chapela subit une sacrée campagne de diffamation, orchestrée par Monsanto. Autre exemple, Richard Burroughs, vétérinaire à la Food and Drug Administration (FDA, agence chargée de la sécurité des denrées alimentaires et des médicaments), chargé de réaliser des tests sur l’hormone de croissance transgénique bovine RBGH. Les résultats du chercheur sont décevants pour Monsanto : pour les vaches comme pour les buveurs de lait, le danger est énorme. Il est licencié. Et à partir de 1994, le produit est commercialisé aux Etats-unis.

D’autre part, à cause de la réglementation américaine en matière d’OGM. Pour ne donner qu’un élément, le principe d’équivalence en substance – même substance entre les plantes génétiquement modifiées et les plantes conventionnelles – est accepté.

Mais aussi et surtout parce que face aux pressions de la firme, les politiques ne font pas le poids. En 1998, le bureau de Tony Blair fait stopper les travaux trop gênants du scientifique Arpad Pusztai. Dan Glickman, ministre de l’Agriculture de Bill Clinton de 1995 à 2000 avoue quant à lui à Marie-Monique Robin avoir « subi beaucoup de pressions de la part de l’industrie [Monsanto] et de certains membres du gouvernement surtout dans le domaine du commerce extérieur ». L’entreprise finance, en toute légalité, les campagnes électorales des grands partis. Mais plus efficace est « sa capacité d’infiltration dans tous les rouages décisionnels du pays », via le système des « portes tournantes » (chaises musicales) : quatre ministères importants de l’administration W. Bush sont ainsi « tenus par des proches de Monsanto, soit qu’ils aient reçu des subsides de la firme, soit qu’ils aient travaillé directement pour elle ». Parmi ces collaborateurs, citons pêle-mêle John Ashcroft, Tommy Thompson, Ann Venneman, Donald Rumsfeld et Clarence Thomas.

Food and Drug Administration

à faire

Le monde selon Monsanto
Document Arté

Livres :

- Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto - De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, éditions La Découverte, 370 pages (parution : le 6 mars 2008)

- What’s In Your Milk ? : An Exposé of Industry and Government Cover-Up on the Dangers of the Genetically Engineered (rBGH) Milk You’re Drinking (Qu’y a-t-il dans votre lait ? Un exposé de l’occultation par l"industrie et le gouvernement des dangers liés au lait génétiquement manipulé (rBGH) que vous buvez) de Samuel S. Epstein.

- Milk - The Deadly Poison (Lait - le poison mortel), par Robert Cohen

Documents joints



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