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( Les Mysteres de Mars )

[ MARS ] Traces de vies et d'eau

( * en cours* )

Publié le 30 mai 2004 - Modifié le dimanche 7 mai 2006 :: 2493 visites robots/humains. ( Popularité: 26)

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de l’eau , de l’air , la vie ?

Dossier récapitulatif des faits et découvertes à la surface de mars

LA VIE ...

Traces de vies biologiques, Images de la faune martienne.

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photo mars esa
la photo en vraie couleur par ESA ’European Space Agency’ (la droite) a révélé être de diverses ombres stupéfiantes de vert !!!

2colonies d’algues ???2

Images du cratère de Gusev prise par la NASA utilisant le Mars Arpenteur Global, et la mission d’Odyssée plus récente utilisant l’Appareil-photo de Themis révèle quelques données intéressantes.

les images prises par la NASA montrent une masse sombre qui au premier coup d’oeil semble avoir des caractéristiques qui ressemblent à une espèce de vie de la planète.

Or ! l’Agence Spatial européenne l’a prise en VRAIE couleur ...

- la photo en vraie couleur par ESA ’European Space Agency’ (la droite) a révélé être de diverses ombres stupéfiantes de vert !!!

- Voici une série de zoom et traitement par image de la zone :

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photo mars esa
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photo mars esa

- infos :

  • voici une image en tres haute résolution avec les traces vertes du cratère de Gusev pris par l’ESA. ici
  • voici une autre image en tres haute résolution avec les traces vertes du cratère de Gusev pris par l’ESA. ici

- Sur la dernière photo, le resultat de mes petits traitements (encadré montage) montre assez clairement la chose...

Pour rappel le Méthane a été détecté sur Mars par trois groupes indépendants de scientifiques. (Mars Express confirms methane in the Martian atmosphere.30 March 2004)

Aussi Les dernières mesures de l’ESA montrent des concentrations simultanées de vapeur d’eau et de méthane dans l’atmosphère Martienne.

Le spectromètre de Fournier de Mars Express a détecté cette concentration en vapeur d’eau sur trois principaux sites Martiens, dont un contient également de la glace sous quelques dizaines de centimètres de la surface.

Des études supplémentaires permettront de savoir s’il existe de l’eau liquide sous la surface de glace, dans laquelle il pourrait y avoir des bactéries.

- P.S : biensur, comme à son abitude la NASA truque les photos(cf : les couleurs de spirit), alors merci à L’ESA pour enfin nous donner des informations non trafiquées ou masquées.

- Voici une série de zoom et traitement par image d’autres zones :

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photo mars esa

L’EAU ...

A l’eau mars, ici la terre !

la présence de méthane sur Mars, l’eau présente en grande quantité dans la glace du pôle sud !

- Le spectromètre gamma (GRS) de la sonde Mars Odyssey, épaulé par ses deux spectromètres à neutrons, a détecté de formidables concentrations d’hydrogène bien au-delà de la calotte polaire sud, dans une région allant du pole jusqu’à 60° de latitude sud.

Etant donné que l’hydrogène est l’un des constituants majeurs de la molécule d’eau, les scientifiques estiment que ce dernier est un indicateur de la présence de glace dans le sous-sol, jusqu’à une profondeur d’un mètre (Mars Odyssey n’est effectivement pas capable de sonder plus loin). Cette hypothèse semble confirmée par le fait que les régions riches en hydrogènes sont très froides, ce qui permet justement à la glace d’y être stable. De petites concentrations d’hydrogène ont aussi été mises en évidence dans la ceinture équatoriale, mais comme la glace est physiquement instable à cet endroit, l’hydrogène détecté appartient probablement à des molécules d’eau chimiquement liées à certains minéraux. L’inconvénient de cette situation est que l’eau est alors très difficile à libérer, contrairement à celle de la glace libre qu’il suffit de chauffer un peu.

Selon les calculs effectués, la glace constituerait entre 20 et 50 % du poids du sol (soit parfois plus de 50 % en volume), ce qui représente une quantité proprement impressionnante. Elle pourrait être présente sous la forme de cristaux logés dans les pores du régolite, mélangée à de la poussière sous la forme de boues gelées, ou elle pourrait encore exister - et ce serait alors spectaculaire - sous la forme de langues blanches très pures. La profondeur varie avec la latitude, la glace étant de plus en plus superficielle à mesure que l’on s’approche des pôles : elle affleurerait à seulement 30 centimètres sous la surface à 75° de latitude sud, contre 60 centimètres vers 60° de latitude sud.

Les scientifiques responsables du spectromètre gamma de Mars Odyssey ne s’attendaient absolument pas à découvrir autant d’hydrogène et donc de glace à quelques dizaines de centimètres sous la surface martienne. Le plus étonnant est que le mât du spectromètre gamma n’a toujours pas été déployé, et que l’instrument ne fonctionne donc pas encore au maximum de ses possibilités. Opération très complexe, qui pourrait mettre en péril la mission si elle s’effectuait de manière partielle, le déploiement du mât est prévu pour le début du mois de juin. Une fois que le capteur du spectromètre sera éloigné du corps de la sonde aux influences perturbatrices, les résultats devraient être plus remarquables encore.

Il est par contre plus triste de penser que ces résultats excitants et prometteurs auraient pu nous parvenir il y a de cela 17 ans. Le spectromètre gamma GRS équipait effectivement la sonde Mars Observer, qui a disparu trois jours avant son insertion en orbite martienne le 21 août 1993. Il a fallu 17 ans à la NASA pour trouver les ressources nécessaires au renvoi de cet instrument sur Mars. Si Mars Observer avait réussi sa mission, nul doute que cela aurait changé de façon dramatique l’histoire de l’exploration martienne, et que l’homme aurait peut-être déjà posé le pied sur la planète rouge ...

La présence d’une telle quantité de glace ouvre des perspectives fascinantes pour l’exploration martienne. Tout d’abord pour les missions habitées, l’eau dispensant les astronautes d’emmener avec eux des gourdes géantes, et permettant, après sa dissociation moléculaire, d’alimenter les moteurs des fusées en oxygène et hydrogène. La présence de glace à proximité immédiate de la surface, et l’existence de températures qui permettraient à cette dernière de fondre pendant certaines (rares) périodes du jour et de l’année, ravive également les espoirs de trouver des formes de vie martienne (l’eau étant un élément indispensable à la vie, du moins telle que nous la connaissons sur Terre).

Il faut cependant éviter de verser dans un optimisme débordant. Mars Odyssey n’a pour l’instant détecté le précieux élément que de manière indirecte. Rien ne dit que l’hydrogène décelé soit effectivement le constituant de molécules d’eau. Il se pourrait encore qu’un astronaute, plongeant sa main dans le sol pulvérulent de Mars, ne ressorte qu’une poignée de terre sèche et stérile. Ce n’est qu’après avoir confirmé le brillant résultat de Mars Odyssey par d’autres observations (par exemple celles que devra mener la sonde Mars Express, dont le lancement est prévu en 2003, et qui disposera d’un radar capable de sonder le sous-sol à plusieurs kilomètres de profondeur), que nous pourrons enfin admettre avec sérénité que Mars est une planète gorgée d’eau, et qu’à certains endroits de sa surface, d’immenses langues de glace affleurent en scintillant sous les rayons d’un pâle soleil.

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mars

La présence de glace sur Mars confirmée...

la sonde spatiale Mars Odyssey relance le débat sur la quantité d’eau sur la planète rouge en révélant la présence de glace au pôle sud.

De la glace mélangée à de la boue, de la poussière et de la roche, ce sont les révélations faites par la sonde spatiale Mars Odyssey de la NASA actuellement en orbite autour de la planète rouge. Ces traces de glace représentent un faible pourcentage de la masse de la surface. Mais si l’eau est réellement présente, elle recouvrirait une partie importante, depuis le pôle sud, jusqu’au 60e degré de latitude Sud.

L’hydrogène pour déceler l’eau

Les scientifiques de la NASA déterminent la présence d’eau sur la planète en mesurant le taux d’hydrogène. Un spectromètre émettant des rayons gamma sonde la nature chimique de la surface de la planète. Cet instrument peut détecter la présence d’atomes d’hydrogène, en détectant la signature unique en son genre de l’hydrogène contenu dans les molécules d’eau.

Steve Saunders, chercheur pour le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, se déclare « enchanté de la qualité des données obtenues. Nous les avons utilisés pour les recouper avec ce que nous avions appris des missions précédentes. Nous pouvons désormais affirmer que l’eau est présente et non plus supposer qu’elle y est ou y était. Et avec ces images thermiques, nous sommes capables d’analyser la géologie de la surface de Mars avec une nouvelle perspective ».

Mais c’est surtout la quantité d’eau suggérée par les images satellites obtenues qui intéressent les chercheurs. Si les données se révèlent exactes, ce serait un élément déterminant pour les partisans de l’existence de la vie sur la planète.


Que d’eau sur Mars !


(février 2003)

Durant le congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) , de nombreux scientifiques ont ré-affirmé que l’eau serait le meilleur candidat pour expliquer la formation des ravines au détriment du dioxyde de carbone liquide (CO2). De même, la calotte polaire sud serait en réalité formée essentiellement de glace d’eau. Une première carte de la répartition de ce fameux liquide a par ailleurs été présentée.

L’eau est le meilleur liquide pouvant expliquer la formation des écoulements récents

Jennifer Heldmann et Michael Mellon du laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l’Université du Colorado sont arrivés à cette conclusion en analysant plus de 100 clichés de ravines pris par la sonde Mars Global Surveyor.

Ils ont confronté ces 100 photographies, ainsi que des observations thermiques et altimétriques aux différentes hypothèses déjà utilisées pour expliquer leur formation. "Nous fusionnons la théorie avec les données", a dit Jennifer Heldmann. Selon eux, l’hypothèse la plus probable, celle qui revient le plus souvent et explique bien les phénomènes géologiques observés est la suivante : le liquide qui a formé ces ravines provient de nappes phréatiques de faible profondeur (200 à 300 mètres).

Or, la sonde Mars Odyssey a détecté une forte concentration d’eau à quelques centimètres sous la surface du sol martien jusqu’à un mètre de profondeur (elle ne peut pas sonder à plus d’un mètre).

(une théorie expliquant la formation de ces mêmes ravines a été exposée par Philip Christensen.)

Jennifer Heldmann a signalé que "l’eau liquide est l’agent le plus probable". L’eau serait donc bien le liquide qui dévale les pentes des cratères pour former de telles ravines, cette nouvelle analyse vient renforcer la théorie de l’eau et laisse donc un espoir de peut-être trouver un jour de la vie au niveau de ces nappes phréatiques, qui sait ?

- La calotte polaire Sud (crédit : NASA,JPL,MSSS)

  • [["La calotte polaire sud est essentiellement composée de glace d’eau" ...C’est ce qu’affirment Shane Byrne et Andrew Ingersoll, de l’Institut de technologie de Californie. Ils sont arrivés à cette conclusion après de multiples observations, calculs et simulations informatiques.

Contrairement à ce que l’on croyait auparavant, la calotte polaire sud serait composée essentiellement de grandes quantités de glace d’eau et d’une fine couche superficielle de neige de carbone.

Si ces deux scientifiques ont raison, le gel de la calotte polaire sud en hiver et son dégel en été n’influencerait pas ou alors que très faiblement le pourcentage de dioxyde de carbone dans l’atmosphère martienne (95%).

L’eau serait donc présente en grande quantité dans la glace du pole sud !

Des traces d’eau sur mars

- ( Dans la région de Noachis Terrain, on y voit des chenaux à la morphologie fraîche, reflétant une formation récente voire même encore en fonctionnement ).

Lorsque l’on évoque l’eau, on pense immédiatement aux rivières et aux fleuves qui peuvent s’écouler à la surface d’une planète. Mais les phénomènes qui ont donné à Valles Marineris son visage actuel ont fait intervenir des réservoirs d’eau bien différents. L’eau peut aussi exister en grande quantité dans le sous-sol, ou elle occupe les pores entres les particules de sol et de roches. Sur Mars, cette eau souterraine était soit liquide, soit solide. Dans le dernier cas, elle a été mobilisée par des éruptions volcaniques. La glace a fondu et des régions entières se sont mises en mouvement avec des effets catastrophiques.

Les figures de sapement ou d’effondrement s’observent surtout au niveau des régions anciennes de Valles Marineris, et sont absentes des régions plus jeunes. La transformation de Valles Marineris a donc du prendre place assez tôt dans l’histoire de Mars, à une époque ou l’eau liquide pouvait exister. L’eau a pu apparaître sur Mars pendant sa formation et arriver en surface avec les montées de magma (sur Terre, 99 % du gaz émis par les volcans est constitué de vapeur d’eau), mais elle a pu aussi provenir des comètes qui ne manquaient pas de rentrer en collision avec la jeune planète.

L’effondrement a joué un rôle significatif dans l’élargissement de certains canyons de Valles Marineris. Lorsque l’eau commence à imbiber les roches et les matériaux sous-jacents, la cohésion interne diminue. L’eau peut également jouer le rôle de lubrifiant. A un moment donné, des pans entiers de falaises s’écroulent et forment des empilements énormes de débris, qui peuvent s’étendre jusqu’à 50 km de leur point d’origine. Les glissements de terrains profitent souvent de faiblesses géologiques comme des failles ou surviennent pendant des secousses sismiques.

Le sapement forme lui aussi des structures caractéristiques. Il se produit lorsque le retrait d’une grande quantité d’eau souterraine entraîne le collapsus du sol, qui s’écroule sur lui-même. L’eau suit souvent des failles géologiques, ce qui explique que les vallées de sapement apparaissent souvent le long de fractures.

Enfin, il nous faut parler du phénomène de subsidence. Suite au retrait physique, à la dissolution ou à la contraction du matériel sous-jacent, des régions plates peuvent s’affaisser. Sur Terre, les gouffres ou les dolines des paysages karstiques s’expliquent par la dissolution du calcaire par l’eau de pluie chargée de CO2. Sur Mars, on trouve deux types de subsidence : les dépressions circulaires et les zones chaotiques.

Les dépressions (Catena) s’observent très bien dans Valles Marineris, en particulier au sud de Tithonium Chasma, à l’est de Candor Chasma et au sud de Coprates Chasma. Elles mesurent entre 1 et 10 km de large pour 1 à 2 km de profondeur. Contrairement aux cratères d’impact, elles ne présentent pas d’anneaux, ni de remparts d’éjecta. Les murs descendent en pente douce vers un fond plat qui est souvent recouvert de débris provenant des talus. Les dépressions peuvent être isolées, coalescentes (plusieurs petites dépressions fusionnent ensemble pour former une dépression plus large) ou disposées en chaîne (dans ce cas, les dépressions suivent souvent les failles). La formation de ces dépressions peut s’expliquer par le retrait du magma ou de la glace, la dissolution de carbonates ou l’apparition de fractures dans le sous-sol à la suite d’une tension de la croûte martienne.

Les terrains chaotiques (Chaos) illustrent un autre type de subsidence à grande échelle. Ils se forment lorsque des régions entières de la croûte martienne s’affaissent brusquement. Le sol s’écroule alors sous son propre poids et laisse des terrains très irréguliers, couverts de fragments de croûte de différentes tailles et formes. L’ensemble ressemble un peu à un puzzle géant. A l’est de Valles Marineris, après Coprates Chasma, on trouve un très bon exemple de terrain chaotique, celui ci constituant la plus grande partie d’Eos et de Capri Chasma. Des vallées de débacle quittent la région chaotique pour s’écouler vers le nord, ce qui semble confirmer que cette région s’est écroulée suite au départ d’un fluide du sous-sol (magma, glace, eau, rupture d’un aquifère).

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légende
- a : Dans la région de Gorgonum Chaos, cette morphologie s’expliquerait par des éboulements rocheux.
- b : De profondes et fraîches ravines, montre des traces d’écoulements liquides récents, les écoulements ne sont pas partis du versant lui même mais d’un ruissellement de surface sur le plateau amont.
- c & d : (Toujours dans la même région ’de Noachis’ Terrain, les images nous montrent des ravines sombres incisées en forme de v sur les versants intérieurs du cratère d’impact ).

2Des lacs dans les canyons2

Le système de canyons de Valles Marineris a peut être hébergé à une époque reculée des lacs gigantesques. Cette hypothèse a vu le jour lorsque l’on s’est aperçu de la présence d’épais dépôts stratifiés dans les vastes dépressions qui composent Valles Marineris, comme Ophir Chasma, Candor Chasma, Melas Chasma et Hebes Chasma. Hebes Chasma est particulièrement intéressant.
Cette dépression, complètement fermée, possède en son centre un empilement rocheux de 8 kilomètres de haut, isolé des murs du canyon. La stratification de ce dépôt massif est évidente : on peut distinguer des couches plus ou moins sombres sur les clichés des sondes Viking et Mars Global Surveyor.
De plus, des terrasses sont visibles par endroits sur les parois du dépôt. L’accumulation est considérable : il y a la quelques 600 000 km3 de matériau !.

La présence d’un dépôt aussi massif peut s’expliquer de plusieurs manières : dépôts éoliens, accumulation de débris provenant des murs du canyon, cendres émises par un volcanisme explosif ou sédiments déposés en présence d’eau. D’après l’épaisseur, le volume du dépôt, l’horizontalité et la continuité des couches, les scientifiques privilégient la dernière hypothèse. La formation sédimentaire qui obstrue Hebes Chasma serait donc un dépôt lacustre, vestige d’un lac immense aujourd’hui asséché.

Quel est le mécanisme qui a abouti au remplissage de Valles Marineris ? Lorsque l’on examine les dernières données topographiques fournies par Mars Global Surveyor, on se rend compte que le fond des canyons de la partie est de Valles Marineris se trouve un bon kilomètre en dessous des chenaux d’inondations. Lors des écoulements entre le nord et le sud, l’eau pouvait donc parfaitement s’arrêter en chemin et stagner dans ces zones basses.

De nombreux scientifiques pensent que la majeure partie de l’eau martienne est stockée dans le sous-sol, sous forme de glace, puis à plus grande profondeur, sous forme de poches d’eau liquide. Or les parois de Valles Marineris entaillent la croûte martienne sur plusieurs kilomètres et le permafrost affleure au niveau des parois. L’eau devait donc probablement suinter le long des escarpements rocheux ou jaillir des sources souterraines mises à nu pour aller s’accumuler au fond des dépressions.

Seule une sédimentation sur une très longue période a pu aboutir à des dépôts aussi épais que celui d’Hebes Chasma. Les lacs de Valles Marineris ne devaient donc pas être éphémères. Pourtant, les conditions qui règnent actuellement à la surface de Mars ne permettent pas à l’eau de rester liquide. Si ces conditions n’ont pas varié depuis des milliards d’années, comme des lacs ont-ils pu se maintenir dans Valles Marineris ?.

Une partie de la réponse se trouve en Antarctique. La température sur ce continent glacé dépasse rarement les 0° C, mais l’eau peut cependant rester liquide et former des lacs. Ceux ci sont recouverts d’une couche de glace de quelques mètres d’épaisseur qui joue le rôle d’un couvercle protecteur et isolant. Il devait en être de même sur Mars. Les lacs de Valles Marineris ont pu survivre un certain temps, malgré la détérioration des conditions climatiques, grâce à la formation d’une couche de glace en surface, l’eau située en dessous pouvant alors rester liquide. L’ablation continuelle de la glace de surface par sublimation (passage direct de l’état solide à l’état gazeux) était contrebalancée par un apport d’eau de la part des sources souterraines qui affleuraient au niveau des parois du canyon. Ainsi le lac était toujours tenu à niveau.

Si les sources d’eau venaient à se tarir, le lac était condamné à disparaître par évaporation. Mais tous les lacs n’ont cependant pas connu cette longue agonie et certains ont été frappés d’une mort bien plus violente et brutale : la vidange ! L’apparition d’une faille, la fragilisation d’une paroi, l’ouverture d’une brèche et voila que l’étendue d’eau, auparavant calme, se transforme en une véritable furie. Dans un déchaînement cataclysmique, des torrents d’eau et de boues se déversent à la surface, dévastant tout sur leur passage. Certains scientifiques pensent que l’une des plus belles vallées de débâcle, Kasei Vallis, s’est formée suite à la vidange du lac qui occupait le canyon d’Echus Chasma.

Il y a des milliards d’années, lorsque la planète Mars s’est refroidie, lorsque l’atmosphère s’est raréfiée, lorsque l’eau s’est mise à geler, une vie martienne a peut être trouvé refuge dans les lacs de Valles Marinenis, dans l’attente de jours meilleurs qui ne sont jamais arrivés. Les dépôts sédimentaires qui encombrent encore aujourd’hui les canyons sont d’une importance considérable pour la recherche de la vie sur Mars. Malheureusement, le secteur de Valles Marineris est aussi l’un des plus accidentés de la planète rouge. Pour pouvoir l’explorer et déterrer les merveilles qui sommeillent sous des tonnes de sédiments, il faudra concevoir des atterrisseurs spécifiques, capable de s’affranchir des reliefs les plus dangereux, des parois les plus pentues.

Une tache qui risque d’être difficile, voire impossible, même pour un robot ultra perfectionné. Il faudra sûrement donc attendre que les premiers alpinistes s’élancent du haut des crêtes de Coprates Chasma ou gravissent les éboulis d’Hebes Chasma pour que Valles Marineris, véritable fenêtre sur l’histoire géologique et biologique de Mars, commence à livrer ses fabuleux secrets.


Rapport de Janv. à Juin 2004

Mars Express confirme la présence de méthane sur Mars
le 30-03-2004 à 20:24

L’Agence Spatiale Européenne a officiellement annoncé aujourd’hui la détection de méthane par sa sonde Mars Express. La découverte importante de la sonde européenne est donc confirmée pour de bon. Le spectromètre italien PFS a bien détecté du méthane dans l’atmosphère de la planète rouge. Celui-ci pourrait être d’origine volcanique ou bien biologique. Il n’est en effet pas exclu que le méthane repéré soit produit par des bactéries martiennes, cependant, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions de cette observation.

La sonde Mars Express crée l’événement, sa découverte est probablement d’une importance considérable, bien plus que les observations de traces d’écoulements passés d’eau faites par le robot Opportunity de la NASA. Si le méthane détecté est bien produit par des êtres vivants, il s’agirait de la première détection indirecte d’une forme de vie autre que la notre sur un autre monde situé à des millions de kilomètres de là. (voir news) Cependant, le temps n’est pas encore aux conclusions, de nombreux autres travaux devront être menés par les scientifiques pour affiner les résultats de l’instrument PFS et surtout pour trouver la source de ce méthane, c’est à dire l’endroit où il est produit.
Deux autres équipes d’astronomes ont fait ces derniers mois les mêmes observations que l’instrument de Mars Express. La sonde européenne ne fait donc pas une découverte à proprement parlé mais confirme avec succès les observations les deux équipes d’astronomes (voir news précédente).

La mission de Mars Express était, entre autre, d’analyser l’atmosphère de la planète. On savait déjà grâce aux missions précédentes que l’atmosphère martienne était extrêmement riche en dioxyde de carbone (CO2) à 95%. Les 5% restants sont occupés par d’autres gaz en plus faible quantité, des constituants mineurs. C’est justement ces constituants secondaires que la sonde européenne a pour mission d’analyser avec précision. À peine trois mois après sa mise en orbite autour de la planète rouge, on peut réellement dire que Mars Express commence sa mission avec brio ! Il y a quelques semaines seulement, le spectromètre PFS (pour Planetary Fourier Spectrometer) a renvoyé un spectre de l’atmosphère martienne sur lequel les scientifiques responsables de l’instrument ont pu déceler la raie d’absorption spécifique du gaz méthane. Les molécules constituant le méthane ont absorbé une partie de la lumière du Soleil, laissant sur le spectre lumineux une sorte d’empreinte digitale qui leur est propre.

La quantité de méthane détectée est faible (10 parties par milliard), ce qui implique un petit processus de production. Le méthane est en effet un gaz ayant une durée de vie très courte (quelques centaines d’années) à cause des rayons UV qui le détruisent progressivement. Pour que le méthane soit détecté actuellement sur Mars, il faut donc que « quelque chose » le produise de façon continue. D’où vient donc ce méthane ? Par quoi est-il produit ? Les scientifiques tenteront d’apporter des réponses à cette question dans les prochains mois. Déjà de nombreuses hypothèses sont avancées, dont celle de la vie (elles seront l’objet d’un prochain article sur Orbit-Mars).

« La première chose à comprendre est comment exactement le méthane est distribué dans l’atmosphère martienne » a déclaré Vittorio Formisano, responsable principal de l’instrument PFS. « Puisque la quantité de méthane présent est si petite, nous devons prendre davantage de mesures. Seulement alors nous aurons assez de données pour faire une analyse statistique et nous verrons s’il y a les régions de l’atmosphère où le méthane est plus concentré (...) Basée sur notre expérience terrestre, la production de méthane pourrait être liée à l’activité volcanique ou hydrothermale sur Mars. La caméra haute résolution de Mars Express (HRSC) pourrait nous aider à identifier une activité visible, si elle existe, sur la surface de la planète. Si nous devrons exclure l’hypothèse volcanique, nous pourrions toujours nous pencher sur la possibilité de la vie » a conclut le scientifique italien.

Agustin Chicarro, scientifique du projet Mars Express, a déclaré dans le communiqué de l’Agence Spatiale Européenne que le PFS et les autres instruments de la sonde allaient recueillir de nouvelles données sur l’atmosphère martienne dans les prochaines semaines. « À ce moment-là nous serons capables de tirer une image plus précise de cette observation ». Orbit-Mars vous propose un dossier complet sur cette découverte avec d’autres articles à suivre dans les prochains jours.

- « Source : ESA »

Série de photos prise par les robots 2004

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photo mars esa
- A ) Island (formation suite a un écoulement)
- B ) nirgal-vallis (lit de du fleuve asseché)
- C ) Une photographie de l’est du bassin d’impact d’Hellas, prise le 15 janvier 2004 par Mars Express. On observe un canal, Reull Vallis, qui a jadis été façonné par l’eau.

[*A suivre ...*]



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