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[ N.A.S.A ] Bush promet la lune !!!

(Dossier en cours) Updated

Publié le 7 février 2006 - Modifié le dimanche 7 mai 2006 :: 2973 visites robots/humains. ( Popularité: 12)

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Rappel des faits

À moins de dix mois de l’élection présidentielle, le président candidat des USA George W. Bush se prend pour Kennedy.
La lune ? Il vient de la promettre aux électeurs.

- Histoire de les faire rêver. Histoire de les rendre oublieux. Par exemple, du bourbier meurtrier irakien.

- Histoire de faire re-vibrer le Hot-Dog de la " culture pionnière ".

" Je vais dire, a-t-il annoncé, que l’esprit est à la poursuite de l’exploration, à la recherche de nouveaux horizons et à l’investissement dans un programme qui atteint son objectif ".

L’objectif, c’est la Lune. La Lune sur laquelle les astronautes américains ont posé le pied pour la première fois en juillet 1969. George W. Bush n’invente rien. Il copie. Son voeux le plus cher est de susciter le même élan que celui qui avait saisi ses compatriotes, en mai 1961. Le président John F. Kennedy avait lancé le programme Apollo, visant à envoyer des hommes sur la Lune dans un délai de dix ans. L’intérêt scientifique d’une présence humaine n’était déjà pas évident, selon les chercheurs internationaux, puisque des robots avaient

déjà rendu des services tout aussi pertinents. L’intérêt électoral en revanche... Tout particulièrement en Floride, qui abrite, avec le Texas, le plus gros des activités de la NASA. Le Texas, c’est son fief. La Floride, elle, c’est un État clé pour la présidentielle du 2 novembre prochain. [NDR]( État clé ? sa me rappele le fiasco de Miami des premieres tiens ! :ange

  • " J’ai demandé à la lune ...
  • ...Si tu voulais encore de moi "
  • " Elle m’a dit, j’ai pas l’habitude ...
  • De m’occuper des cas comme ça ...
  • Que c’était juste une aventure ...
  • Et que ça ne durerait pas ".

(BUSH Est-il un fan du groupe français Indochine ?)


Grande BOuche !, petits moyens !

- M. Bush a annoncé le retrait de la navette d’ici 2010 après l’achèvement de la Station spatiale internationale (ISS).
Mais son remplaçant, appelé pour l’instant "véhicule d’exploration avec équipage", doit faire son premier vol orbital en 2014.

"Le programme est un peu difficile à comprendre, le nouveau véhicule n’est pas prêt avant 2014 mais la navette s’arrête en 2010".

Aucun détail technique sur le nouvel engin spatial pour le moment.("ON verras !" dixit un haut responsable)
L’actuel projet d’avion spatial orbital n’est pas prévu pour aller sur la Lune.

"Ce programme (navette) est-il un trou noir financier ?"

Convaincre le Congrès de voter le budget nécessaire sera le vrai défi. George Bush, père de l’actuel président, s’y était cassé les dents en 1989 après avoir proposé un retour sur la Lune et une mission martienne, pour un coût estimé à 400 milliards sur 20 ans.

...et la concurrence d’autres pays dans l’exploration ou est elle ?



ARchives des Diverses Pré-déclarations :

Les premières informations sur la nouvelle vision spatiale américaine civile commencent à filtrer « Renewed U.S. space dominance ». Le président devrait insister sur deux points : utiliser la Lune pour développer les technologies spatiales et renforcer le partenariat entre la NASA et le Department of Defense (DoD).

L’administrateur de la NASA, Sean O’Keefe, présentera en 2004 une nouvelle feuille de route intitulée " Renewed U.S. space dominance ". Sean O’Keefe a essayé de construire un consensus parmi tous les acteurs du spatial américain et le renvoi d’astronautes américains sur la Lune avant 2020 semble être devenu par défaut le projet le moins cher et le moins risqué à le programme spatial américain. Georges W Bush devrait appeler pour un renouveau de l’exploration spatiale du système Terre-Lune : vol habité vers la Lune, utilisation de lanceurs commerciaux, lancement de nouvelles sondes lunaires robotiques incluant des satellites de communications et de navigation, et le développement d’un véhicule spatial flexible qui sera vraisemblablement l’OSP (Orbital Space Plane). Le président ne proposera aucun développement de nouveau lanceur dernier cri, ni de véhicules spatiaux géants ni de nouvelles navettes réutilisables.

Au final, une base lunaire pourrait être créée. Le président devrait insister sur le développement de nouvelles technologies spatiales qui relancerait l’industrie, l’utilisation militaire de l’espace ainsi que le nouveau moteur nucléaire du projet Prometheus. La navette spatiale américaine jouera un rôle important en tant que lanceur lourd automatique (inhabité !) au coté des fusées Atlas 5 et Delta 4.

Le budget de la NASA ne devrait pas augmenter de plus de 7% par an à partir de 2006. Une série d’options a été examinée pour libérer des budgets pour le vol habité. Il a été proposé que la NASA transfère ses programmes de recherche en aéronautique et en science de la Terre à d’autres agences fédérales. Sean O’Keefe devrait créer un nouveau directorat, dénommé Code-X, en charge de l’exploration et qui serait dirigé par un ancien amiral. Bien que ce nouveau plan soit en grande partie le travail de Sean O’Keefe, il reste lui-même sceptique sur la nécessité de continuer le vol habité. La Maison Blanche, de son coté, écarte les rumeurs d’une annonce prochaine par le président Bush concernant la reprise de l’exploration humaine de la Lune. Les lobbies de l’espace sont moins affirmatifs. Si un Chinois y va (ou se prépare à y aller) il faudra qu’un américain y retourne


Updates/Mises à jours !

- Jeudi 25 Novembre 2004

La NASA a les moyens des ambitions présidentielles

Budget de la Nasa en forte hausse pour 2005

Succès au finish pour la proposition du président Bush de relancer " par le haut " le programme américain des vols habités, en lui donnant pour objectifs " la Lune, Mars et au-delà ". Au petit matin du samedi 20 novembre, en effet, le comité mixte parlement - sénat, réuni pour décider en dernier ressort du budget de la NASA pour l’année fiscale 2005, a fini par accorder la totalité de la somme demandée par le gouvernement, 16,2 milliards de dollars, soit un accroissement de 6 % par rapport à l’année précédente.

Cette décision a été entérinée par le parlement dès l’après-midi, par un vote de 344 voix contre 51 (ce qui démontre que républicains et démocrates se sont finalement réunis sur cette cause). L’approbation finale du sénat était acquise, au vu de son premier vote. Au plan budgétaire, il s’agit d’un événement spectaculaire, dans la mesure où, compte tenu du problème du déficit, seuls les postes relatifs à la défense nationale et à la lutte contre le terrorisme n’étaient pas gelés.

Ce résultat n’a pas été obtenu sans mal puisque le parlement avait, dans un premier temps, voté un montant inférieur de plus d’un milliard ! Ce qui revenait à tuer le projet de retour dans l’espace, jugé par certains irréaliste et chiffré de façon trop imprécise. Un comportement que l’on peut juger quelque peu irresponsable. En effet, ce sont les parlementaires eux-mêmes qui, suite à l’accident de Columbia, ont exigé de la NASA qu’elle donne enfin au programme des vols habités américains un but dont les enjeux soient à la hauteur de la nation et des risques encourus par ses astronautes.

Le président, silencieux depuis sa déclaration du 14 janvier, s’est engagé à cette occasion de tout son poids, faisant savoir qu’il opposerait son veto si le montant demandé pour la NASA n’était pas accordé. Du coup, la loi budgétaire n’a pu être votée avant les élections, ce qui a permis aux partisans du programme de se battre.

Ce vote va permettre à l’agence spatiale, en plus des opérations de retour en vol de la navette, de lancer les travaux de définition du véhicule d’exploration (le " CEV ") et la planification des premières missions lunaires. Les observateurs font remarquer de plus que la structure du budget confère à la NASA une flexibilité inhabituelle dans la conduite de ses projets, en particulier pour mettre en application l’initiative d’exploration. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’elle obtient un blanc-seing ; les leaders des deux partis maintiennent la pression, se montrant en particulier circonspects sur deux sujets, pour lesquels ils ont demandé des rapports sous 60 jours :

- comment l’agence envisage-t-elle de mener à bien, techniquement et budgétairement, son projet de réparation robotique du télescope spatial, déjà chiffré à plus de 2 milliards ? (la Mars Society a vigoureusement plaidé pour le maintien de la mission de maintenance de la navette) ;

- comment va-t-elle absorber les surcoûts que font apparaître les travaux de retour en vol de la navette dans des conditions de sécurité acceptable ?

La NASA va devoir jouer serré pour ne pas perdre sa crédibilité auprès des parlementaires, tant au plan technique que financier. Or, le prochain rendez-vous est proche : d’ici quelques mois, il va falloir entamer un nouveau marathon sur le projet de budget 2006 !

Ce vote décisif est un grand soulagement pour tous ceux qui ont applaudi à l’initiative d’exploration spatiale. Comme l’a fait remarquer un commentateur, envoyer des Hommes sur la Lune et sur Mars n’est plus seulement la vision du président, c’est désormais la nouvelle mission que se donnent les États-Unis dans l’espace.

Il y avait beaucoup de raisons de douter. Le soutien apporté par les parlementaires américains clôt au moins le volet des incertitudes politiques qui, dans un contexte d’élections et de difficultés budgétaires bien peu favorable, entouraient cette affaire. Mais le succès ne doit pas faire oublier les faiblesses conceptuelles du projet, que nous avons eu l’occasion de les souligner dans notre livre blanc " l’Europe face au défi de l’exploration spatiale " (cliquez pour charger ce "Livre Blanc" au format pdf, 2,7 Mo). Le risque principal, qui va devenir évident dès qu’une planification technique et budgétaire sérieuse aura été établie, est l’explosion des budgets (investissements et, surtout, empilement des frais de maintenance) qui serait provoquée par l’accumulation d’infrastructures dans l’espace.

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(doc. Andrews Space / NASA)
L’obsession des infrastructures : pourquoi faire simple...

La NASA propose de commencer par une étape lunaire (comme l’ESA l’a d’ailleurs proposé avant elle). C’est une démarche prudente, qui peut s’avérer productive dans la mesure où, tout en permettant de reprendre l’investigation scientifique de la Lune, elle est mise à profit pour préparer le vol vers Mars. Mais, pour conjurer un fiasco qui rappellerait celui de la précédente initiative d’exploration spatiale (1989), il va falloir rapidement faire l’économie du concept d’un système de transport Terre - Mars réutilisable, réapprovisionné en oxygène liquide lunaire... Un tel système serait en effet totalement hors de propos vu de la fréquence des missions interplanétaires envisageables, au moins pour plusieurs décennies.

Le 18 novembre, la NASA avait invité des représentants des agences spatiales du monde entier à un " groupe de travail " sur le thème suivant : " objectifs, stratégie et architecture de l’exploration humaine ". Chaque agence a pu exprimer sa vision de l’entreprise et manifester l’intérêt spécifique qu’elle y portait. Dans le rapport édité par la NASA, on peut lire sur la deuxième planche, intitulée : " MESSAGES-CLEFS ", le constat suivant :

Mars est le point focal de l’exploration pour presque tous les pays

On ne peut être plus clair ! Le fait que la NASA ait donné au projet le nom de " Moon-Mars Initiative " (alors que Mars n’était qu’évoquée dans le discours du 14 janvier), comme un certain nombre de déclarations de ses représentants au sujet des buts à se fixer, laissent penser que les États-Unis pourraient, en fin de compte, adopter une démarche plus réaliste que ce que le discours " visionnaire " du président a pu laisser croire.


Le 7 février 2006

La politique dans la lune

Politique et science ne font pas toujours bon ménage. La NASA l’apprend à ses dépens. Le " Projet pour l’exploration de l’espace " de George Bush met en péril de nombreuses recherches scientifiques sans être pour autant une alternative satisfaisante.

En janvier 2004, le président américain annonçait sa volonté de réorienter les plans de la NASA pour privilégier une nouvelle mission : l’établissement d’une base sur la Lune pour 2020 qui servirait d’étape à une mission humaine sur Mars.

Mais, faute d’un budget adéquat, ce nouveau projet oblige la NASA à mettre tout le reste entre parenthèses. Le problème se posait déjà depuis l’annonce du projet, mais la proposition de budget 2007 déposée devant le Congrès lundi par le président Bush confirme les craintes. Compte tenu des coûts de la guerre en Irak et des dégâts occasionnés par l’ouragan Katrina, l’augmentation des fonds est limitée : 16,8 milliards de dollars, soit 3,2% de plus qu’en 2006. En conséquence, l’administrateur de la NASA, Michael Griffin, a dû revoir ses objectifs à la baisse.

C’est surtout la recherche scientifique qui pâtit : son budget sera de 5,3 milliards, soit seulement 1,5% de plus qu’en 2006 et l’augmentation pour les années à venir ne pourra pas dépasser 1%. D’où l’annulation ou le report de nombreux projets, comme la recherche de planètes semblables à la Terre ou une mission pour l’étude des trous noirs, annulation qui soulève bien des critiques. Louis Friedman, directeur de la Planetary Society en Californie déclare ainsi au New Scientist qu’il décrirait presque l’agence comme une" NASA anti-science ".

La station spatiale internationale, ce projet que mène la NASA depuis 20 ans, sera complétée, grâce aux navettes. Mais il en coûtera de 3 à 5 milliards de plus que prévu pour poursuivre de façon sécuritaire les vols des navettes jusqu’à leurs retraites, en 2010.

Et comme ce minimum suppose de supprimer les projets de recherche dans la station spatiale internationale, certains s’interrogent sur l’utilité d’un laboratoire qui ne fait pas d’expériences, comme la Fédération internationale des techniciens et ingénieurs, qui propose de résoudre les problèmes financiers de la NASA en arrêtant dès maintenant les navettes.

Le plus paradoxal est que le projet de George Bush pourrait bien ne pas aboutir." Aux États-Unis, les nouveaux programmes ont un taux de mortalité infantile très élevé ", explique au New Scientist Howard McCurdy, historien de la politique spatiale à l’Université américaine de Washington DC. En effet, après les présidentielles de 2008, le successeur de George Bush pourrait bien ne pas soutenir la nouvelle orientation de la NASA.

Le risque est d’autant plus grand que faute de moyens, le projet est encore mal ficelé. " Pour le projet Apollo, ajoute McCurdy, le facteur contraignant était l’agenda... C’est l’inverse pour le Projet pour l’exploration de l’espace. Tout est contraint pour coller au budget. " Et le budget a longtemps été incertain : la loi de décembre 2005 qui reprend le projet de Bush ne garantissait aucun fonds.

Il a fallu attendre lundi pour les certitudes. La partie du budget qui couvre ce projet augmente de 76%, jusqu’à un peu plus de 3 milliards de dollars. Cela pourra financer la construction du nouveau véhicule d’exploration, le CEV (crew exploration vehicle) et une mission pour la Lune. Mais les missions suivantes vers la Lune ou même vers Mars ne sont pas envisagées, laissant encore beaucoup d’incertitudes sur le devenir à long terme du projet.

De plus, certains contestent même le principe d’une mission humaine sur Mars, jugeant les robots moins coûteux et aussi efficaces. Comme le souligne McCurdy, " Griffin a encore deux ou trois ans pour ancrer son projet assez solidement pour qu’il ne puisse pas être arraché par le prochain gouvernement. " Sinon la NASA aura perdu son temps et son argent dans un projet qui n’aboutira pas.

(Agence Science-Presse)


*** Flash de Derniere Minute ***

- en attendant de voir la LUNe, voici Bush en LUNE :)

[*A suivre ...*]



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