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[ O.V.N.I ] L'invasion Belge!

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Publié le 28 janvier 2004 - Modifié le vendredi 19 novembre 2004 :: 4318 visites robots/humains. ( Popularité: 12)

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Parmi les cas les plus avérés et les mieux documentés des dernières années, l’invasion d’ovnis qui déferlent sur la Belgique occupe une place non négligeable.

L’un des points qui en fait son intérêt exceptionnel est l’implication des autorités militaires Belges, qui non seulement n’ont pas dissimulé ce qui se passe, mais au contraire ont aidé à faire connaître les événements et ont même eu une part active dans les enquêtes et dans les événements eux-mêmes.

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- Une photo prise à Eupen en Décembre 1989

C’est la première fois en effet que des forces armées ont une attitude ouverte face au phénomène, on ne peut qu’applaudir, quand on connaît l’attitude de la défense des USA qui consiste à effectuer des études biaisées comme le projet "Blue Book" pour cacher au mieux l’existence des ovnis au grand public et tout faire pour convaincre les scientifiques et les médias que les ovnis n’ont aucune réalité.

L’affaire Belge au contraire a ceci d’extraordinaire que les militaires ont diffusé les informations immédiatement, consultant et informant les élus et informant au mieux le grand public de ce qui se passe.

- Sommaire du dossier :

1 - LES RAPPORTS OFFICIELS :

2 - Etudes concernant la vague Belge :

3 - La vague Belge dans la presse :

A la fin de l’année 1989, une véritable vague d’ovni converge sur les cieux Belges, particulièrement au dessus de la Wallonie. Des milliers de personnes rapportent avoir aperçu des engins volants triangulaires dans le ciel, ayant des caractéristiques de vol qui sont totalement impossible pour les appareils volants d’origine humaine. L’un des aspect les plus remarquable de ces milliers de témoignages est que l’ovni décrit est bien défini et semble être quasiment toujours du même type.

- Voici les photos de l’ovni vu depuis le sol à Petit Réchain en Belgique au début d’Avril 1990, et les traitements par ordinateur du Professeur M. Acheroy effectués pour une analyse l’Académie Militaire Royale. Source Guy Mossay/Sofam.


Traitements d’images

La même photo retraitée en laboratoire pour étude

La même photo retraitée en laboratoire pour étude

(ils montrent clairement que cette photo n’est pas un faux !)



Comme nous le savons bien, des témoignages de gens ordinaires sont une chose. Mais quand le gouvernement et ses forces armées corroborent les observations, il s’agit d’une toute autre affaire ! Et dans ce cas, un grand nombre d’observations ont été officiellement corroborées par les Forces Aériennes Belges, les forces de Polices et les contrôleurs de trafic aérien.

De façon inédite, en totale opposition avec ce qui se pratique dans la plupart des autres pays, les données techniques recueillies par les militaires ont été publiées. Les responsables des forces aériennes Belges se sont exprimés publiquement sur la question en ne cachant pas leur conclusions, basées sur la réalité des observations d’engins au performances époustouflantes. Le Colonel de Brouwer, maintenant Général, alors membre de l’Etat Major des forces aériennes, à déclaré que les données radars dans un cas célèbre indiquent des accélérations de 40G. Il va sans dire qu’aucun engin volant connu ne permettrait à un être humain de supporter de telles accélérations : un pilote soumis à un tel traitement ne survivrait pas.


Quelques schémas et dessins relatifs à la vague d’ovni sur la Belgique entre 1989 et 1993.

AU dessus : Montage de dessins de témoins et reconstitution de l’aspect des ovnis triangulaires ayant été observés en Belgique entre 1989 et 1993, provenant de l’étude de la SOBEPS.


- Au dessus : Représentation en 3D de la trajectoire apparente suivie par l’ovni poursuivi par les deux chasseurs F16, provenant de l’étude technique Gilmard-Salmom effectuée pour le compte de la Royal Belgian Air Force.


- Ci-contre : Trajectoire de vol des deux F16 à la poursuite d’un ovni, et localisation des échos radars mesurés au sol, provenant de l’étude technique Gilmard-Salmom pour la RBAF (Royal Belgium Air Forces) et la SOBEPS.

Le Colonel de Brouwer a expliqué que les manoeuvres de l’engin en question rendaient impossible une approche correcte par ses poursuivants, deux chasseurs F16 dépêchés par les forces aériennes précisément dans le but de poursuivre l’ovni d’abord signalé depuis le sol. Il est également remarquable que ces engins qui ne se privent pas de dépasser la vitesse du son ne fassent pas entendre de bang supersonique, ce dont aucun appareil conventionnel n’est capable.

De plus il semble que les ovnis aient souvent eu un comportement qui laissent penser qu’ils sont en formation, et suivent une intelligence, volant de concert, en général lentement et à basse altitude, balayant le sol en utilisant des rayons lumineux intenses ou des lasers dans de nombreux cas. Ceci a non seulement été signalé par des témoins au sol, mais aussi depuis les airs.

Quels que soient les engins qui ont été vus lors de cette vague d’ovnis, il ne peu en tout cas pas s’agir d’engin volant militaires secrets. La presse à profité de l’aspect vaguement ressemblant du bombardier F117 de l’US Air Force dont on a entrevu les possibilités peu après, mais les caractéristiques de vols, les sources lumineuses, le comportement des ovnis font qu’ils ne peut s’agir du F117. Très clairement, l’US Air Force à officiellement démenti cette rumeur, ce que la presse a d’ailleurs omis de mentionner. Il suffit par ailleurs d’un tout petit peu de bon sens pour écarte cette explication : comment les Etats-Unis pourraient-ils se permettre d’investir secrètement l’espace aérien d’un allié ? Comment peut-on penser que les Etats-Unis, qui font voler ces engins fort parcimonieusement et dans le plus grand secret de leurs bases des déserts des Etats du Sud auraient transporté des centaines d’avions en Europe pour leur faire faire des rondes au dessus de la Belgique ? Quelle technologie secrète permettrait a de tels avions de voler à l’allure d’un piéton à quelque dizaine de mètres d’altitude, puis de soudain prendre le large avec une accélération de 40G qui réduirait le pilote le plus endurci à l’état de crêpe ?

Comme avec beaucoup de cas d’observation d’ovnis, des doutes et des incertitudes subsistent, et pour le moment la seule conclusion est que les engins observés sont inexplicables. Mais au contraire de bien des cas, nous avons cette fois la participation et la collaboration d’un gouvernement et de ses forces armées, qui loin de cacher le problème, ont ouvertement communiqué avec le public aussi bien que les scientifiques. Cette transparence s’est depuis lors révélée contagieuse, et dans un nombre de plus en plus important d’autres Etats, les militaires acceptent de parler et les dossiers sont rendus accessibles au public.

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Cette photo a été prise à Petit Rechain, près de Liege, en Avril 1990.
Une photo d’un des objets triangulaires vu par des milliers de personnes au dessus de la Belgique de 1989 à 1993.

TEMOIGNAGES ET OPINIONS :

17 Septembre 2002.

J’habite la région de Verviers, le centre géographique de cette vague, je confirme les milliers de témoins. Plusieurs personnes de ma connaissance ont vu ces triangles, parfois de très près (juste au dessus des maisons).

Pour ceux qui s’intéressaient au phénomène, l’ambiance était exceptionnelle. Je me rappelle être allé sur le plateau des Hautes Fagnes à la suite de l’appel d’une radio locale. Je suis malheureusement arrivé trop tard pour le spectacle ; mais il y avait là plus d’une centaine de personnes et l’excitation était indescriptible : 2 engins avaient tourné une bonne demi-heure au dessus du lac de la Gilleppe. Le tout s’était terminé par l’apparition disparition d’une énorme sphère orange. Ce cas est relaté dans le premier livre de la Sobeps sur la vague.

Ce qui m’a étonné pendant toute cette période, c’est la différence de réaction dans la population. A peu près tout le monde connaissait quelqu’un qui avait été témoin du phénomène. On baignait en plein mystère et la presse ne disait pas grand chose.

Certaines personnes étaient curieuses, d’autres s’en foutaient ; mais il y avait assez bien de gens qui avaient manifestement peur. Il se jetaient sur le moindre article de journal qui dédramatisait l’affaire pour pouvoir enfin rire des gogos qui croyaient aux "petits hommes verts."

Ces gens avaient vraiment la trouille et agressaient verbalement tout ceux qui se posaient des questions. Les debunkers étaient nombreux, ce n’était pas l’armée belge ni la CIA, c’était monsieur tout le monde. Je me rappelle que des scouts avaient fait un feu d’artifice et s’étaient déguisés en martiens, un journal en avait fait un article, quel soulagement, tout était expliqué.

Il est difficile de dresser un portrait type de ce genre de paniqueurs ; mais s’ils ont une formation scientifique, ils se croient automatiquement obligés de protéger la pensée humaine de toute dérive inquiétante.

L’ANTI VAGUE BELGE DE 2002 :

Quelque douze ans après les événements OVNI de la vague Belge de 1989-90, commencent à apparaître d’auteurs divers un certain nombre de textes professant que les OVNIS n’existent pas ou voulant démontrer qu’aucun OVNI n’a survolé la Belgique à ce moment. J’ai donc jeté un oeil critique sur les textes de "l’anti vague Belge de 2002," et j’ai constaté qu’il n’y avait là rien de bien intéressant, que ces textes ressemblent fort aux réactions négatives, naïves, souvent très émotionnelles, et sans argumentation véritable qui étaient déjà opposés aux travaux des scientifiques et ufologues, aux récits des témoins, et aux cas probants d’il y a plus de cinquante ans sous d’autres cieux.


1 - LES RAPPORTS OFFICIELS :

_ RAPPORT DE SYNTHESE :

Rapport de synthèse sur les circonstances des observations du 30 au 31 Mars 1990.

INTRODUCTION :

Le rapport ci-dessous fut décrit en ces termes par E. Lamin, Colonel Breveté d’Etat-Major Chef de la Section Politique de la Défense par interim : "Veuillez trouver, ci-joint, un résumé de la déclaration faite à la presse, le 11 juillet 1990, par le Colonel Aviateur Breveté d’Etat-Major DE BROUWER, Chef de la Section Operations de l’Etat-Major de la Force Aérienne Belge, relative aux observations en objet."

Ce rapport de synthèse a été utilisé comme base de la conférence de presse donnée le 11 Juillet 1990 par le colonel De Brouwer.

LE RAPPORT :

- 1. Tôt en Décembre 1989 les Forces Aériennes Belges ont été contactées à plusieurs occasions par des témoins oculaires qui ont observé des phénomènes étranges dans l’espace aérien belge. En certaines occasions ils ont décrit des phénomènes tels des plates-formes triangulaires ayant jusqu’à 200 pieds de large avec 3 projecteurs lumineux rayonnant vers le sol, planant à plus ou moins 100 m au-dessus de la terre et faisant seulement un bruit très léger de ronflement. Quelques témoins ont vu l’objet partir à très grande vitesse après une accélération très rapide. Toutes les observations ont été faites en soirée ou pendant la nuit.

- 2. Les stations de radar qui avaient été alertées par des témoins oculaires ne pourraient pas déterminer avec absolue certitude une corrélation entre les observations visuelles et leurs détections sur le radar. A deux occasions les Forces Aériennes Belges ont fait décoller deux F16 pendant les heures de soirée.

- a. A la première occasion le F16 est arrivé plus ou moins une heure après la détection visuelle. Rien n’a été observé.

- b. Lors de la deuxième occasion, les pilotes ont pu identifier un projecteur à rayon laser sur la terre. Après recherche il était évident cependant que la description des observations était totalement différente de ce qu’ils ont pus trouver.

- 3. En conséquence l’Air Force Belge, impatiente d’identifier l’origine des phénomènes, autorisa le décollage de deux F16 si les conditions suivantes étaient réunies :

- a. Observations visuelles au sol confirmées par la police locale.

- b. Détection par radar.

LES EVENEMENTS :

- 4. Le 30 Mars 1990 à 23:00 heures le contrôleur principal (MC) de la station de radar de défense aérien de Glons a reçu un appel téléphonique d’une personne qui a déclaré avoir observé trois lumières indépendantes clignotant dans le ciel, de couleurs changeantes, avec une intensité beaucoup plus élevée que les lumières des étoiles et qui étaient en formation triangulaire. Les conditions météo étaient un ciel clair, aucun nuage, un vent léger et une inversion mineure de la température à 3000 pieds.

- 5. Le contrôleur Radar a à son tour informé la police de WAVRE pour confirmer l’observation à plus ou moins 23:30 heures. Pendant ce temps le Contrôleur radar avait observé un écho de radar à environ huit miles nautiques au Nord du lieu de l’observation au sol. Le contact s’est déplacé lentement vers l’Ouest à une vitesse d’environ 25 kts et une altitude de 10,000 pieds.

- 6. Les observateurs au sol ont observé 3 taches lumineuses supplémentaires qui se sont déplacées graduellement, avec des vitesses irrégulières, vers le premier ensemble de lumières et ont formé une deuxième triangle.

- 7. A 23:50 une deuxième station de radar, située à plus ou moins 100 miles nautiques a confirmé un contact identique au même endroit et au même moment que le contact de radar de Glons.

- 8. A 00:05 2 F16 décollèrent de la base aérienne de BEAUVECHAIN et guidés par le radar entrent en contact avec un objet volant. Un total de 9 tentatives d’interception ont été effectuées. À 6 occasions les pilotes purent établir un verrouillage avec leur radar d’interception. Les distances de verrouillage varièrent entre 5 et 8 miles nautiques. A toutes les occasions les cibles ont changé la vitesse et l’altitude très rapidement et le verrouillage radar fut perdu après 10 à 60 secondes. Les vitesses ont changé entre 150 et 1010 kts. À 3 occasions les deux F16 enregistrent un verrouillage radar simultané avec les mêmes paramètres. Les 2 F16 volaient à une distance d’environ deux miles nautiques l’un de l’autre. Aucun contact visuel n’a pu être établi par l’un ou l’autre des pilotes F16.

- 9. Le F16 a piloté 3 fois par la zone d’observation des observateurs aux sol. Au troisième passage les observateurs au sol ont communiqué un changement du comportement des taches lumineuses. Le plus lumineux a commencé à clignoter très intensément tandis que l’autre disparaissait. Par la suite, la source la plus lumineuse a commencé à s’obscurcir graduellement.

- 10. Pendant ce temps le chef de la police de WAVRE avait alerté quatre autres commissariats de police dans la zone. Chacun des quatre, séparé de quelques 10 miles nautiques de l’un l’autre, confirmé les observations visuelles.

- 11. Les avions atterrirent à 01:00. La dernière observation visuelle fut effectuée a à peu près 01:30.

CONCLUSIONS :

- 12. L’Air Force BELGE est incapable d’identifier ni la nature ni l’origine des phénomènes. Cependant, il y a des éléments suffisants pour exclure certaines explications possibles :

- a. Ballons. Impossible du fait des vitesses extrêmement variables (confirmées visuellement et par radar).

- b. ULM. Mêmes impossibilités que pour les ballons.

- c. RPV. Impossible du fait des observations de vols stationnaire.

- d. Avion (incluant avion invisible). Impossible, comme pour RPV. Aucun son.

- e. Projections Laser ou mirages. Improbable du fait du manque de surface de projection (aucun nuage). Des points lumineux ont été observés depuis plusieurs endroits distants. Les points lumineux ont parcouru des distances supérieures à 15 miles nautiques. Les formes éclairées par les points lumineux ont été observées avec des lunettes spéciales. Les projections Laser et les mirages ne peuvent être observés au radar.

signatureW. DE BROUWER - Kol Vl SBH - VS3


LE RAPPORT COMPLET

RAPPORT Concernant l’observation d’Ovni durant la nuit du 30 au 31 mars 1990.

- SOURCE :
La version intégrale du rapport de la Force Aérienne Belge, concernant particulièrement l’incident F-16 du 30-31 Mars, 1990, connu comme le "rapport Lambrechts."

Introduction :

- a. Ce rapport donne une vue d’ensemble des rapports des unités concernées de la Force aérienne et des rapports des témoins oculaires des patrouilles de la gendarmerie se rapportant aux phénomènes inconnus observés dans l’espace aérien (ci-après dénommés OVNI) au sud de l’axe Bruxelles-Tirlemont durant la nuit du 30 mars au 31 mars 1990.

- b. Les observations autant visuelles que par radar furent d’une telle nature qu’il fut décidé de faire décoller deux appareils F-16 du 1 JW avec comme mission l’identification de ces OVNI.

- c. Ce rapport a été établi par le major Lambrechts, VS 3/Ctl-Met 1.

Contexte :

Depuis le début de décembre 1989,des phénomènes curieux ont été régulièrement remarqués dans l’espace aérien belge. La force aérienne dispose d’un certain nombre de témoins oculaires dont la plupart ont été renseignés par la gendarmerie. Les stations radars de la Force aérienne ne purent en aucun cas confirmer, jusqu’au 30/31 mars 1990, ces observations visuelles, et la présence des OVNI ne put jamais être établie par les avions de chasse envoyés à cette fin. L’état-major de la Force aérienne a pu présenter un certain nombre d’hypothèses concernant l’origine de ces OVNI. La présence ou l’essai de B-2 ou de F-117 A (Stealth), RPV (Remotely Piloted Vehicles), ULM (Ultra Light Motorised) et AWACS dans l’espace aérien belge au moment des faits peuvent être exclus. Le cabinet MLV fut mis au courant de ces découvertes par les notes en références 1 et 2. Cette requête fut acceptée, à la suite de quoi la Force aérienne a régulièrement apporté sa coopération à cette société.

RESUME :

Résumé dans l’ordre chronologique des événements durant la nuit du 30 au 31 mars 1990.

Note : toutes les heures sont en temps local.

30 mars :

23h00 : Le contrôleur responsable (MC) du CRC Glons reçoit un appel téléphonique de M. A. Renkin, MDL de la gendarmerie, qui certifie voir, à partir de son domicile à Ramillies, trois lumières inhabituelles en direction de Thorembaies-Gembloux. Ces lumières sont nettement plus intenses que les étoiles et les planètes, elles ne bougent pas et sont disposées en un triangle équilatéral. Leur couleur est changeante : rouge, verte et jaune.

23h05 : La gendarmerie de Wavre est priée par le CRC Glons d’envoyer une patrouille sur place pour confirmer cette observation.

23h15 : Un nouvel appel de M. Renkin renseigne un nouveau phénomène : trois autres lumières vont en direction du premier triangle. Une de ces lumières est beaucoup plus brillante que les autres. Le CRC Glons observe entre-temps un contact non identifié sur radar à 5 km au nord de Beauvechain. Le contact se déplace à une vitesse d’environ 25 noeuds et en direction de l’ouest (voir carte). 23h28 : Une patrouille de la gendarmerie avec, entre autres, le capitaine Pinson, est sur place et confirme l’observation de M. Renkin. Le capitaine Pinson décrit le phénomène observé comme suit : "les points lumineux ont la dimensions d’une grosse étoile ; ils changent continuellement de couleur. Celle qui domine est le rouge, elle se change alors en bleu, en vert, en jaune et en blanc, mais pas dans le même ordre à chaque fois." Les lumières sont très claires comme s’il s’agissait de signaux : cela permet de les distinguer des étoiles.

23h30-23h45 : Les trois nouvelles lumières se sont rapprochées entre-temps du premier triangle observé. A leur tour, après avoir fait une série de mouvements désordonnés, elles se placent de la même manière en formation triangulaire. Pendant ce temps le CRC Glons suit le phénomène sur le radar.

23h49-23h59 : Le TCC/RP Semmerzake confirme à son tour avoir un contact radar clair à la même position que celle signalée par le CRC Glons.

23h56 : Après coordination préalable avec le SOC II et puisque toutes les conditions sont remplies pour faire décoller les QRA (I), le CRC Glons donne l’ordre de décollage (scramble order) au 1 JW.

23h45-00h15 : Les points lumineux continuent à être observés clairement à partir du sol. Toute la formation semble se déplacer lentement par rapport aux étoiles. Les témoins oculaires au sol remarquent que les OVNI envoient de temps en temps des signaux lumineux brefs et plus intenses. Entre-temps, deux points lumineux plus faibles sont remarqués en direction d’Eghezée. Ceux-ci, comme les autres, font également des mouvements brefs et erratiques.

31 mars :

00h05 : Deux F-16, QRA (I) de JW, AL 17 et AL 23, décollent. Entre 00h07 et 00h54, sous le contrôle du CRC, au total neuf essais d’interception de ces OVNI ont été entrepris par les chasseurs. Les avions ont eu plusieurs fois de brefs contacts radar sur les buts désignés par le CRC. Dans trois cas, les pilotes réussirent à verrouiller (lock on) pendant quelques secondes sur l’objectif, ce qui, chaque fois, a amené un changement des OVNI. Dans aucun cas, les pilotes n’ont eu un contact visuel avec les OVNI.

00h13 : Premier lock sur l’objectif désigné par le CRC. Position : on the nose 6 NM, 9 000 pieds, cap : 250. La vitesse de l’objectif change en un minimum de temps de 150 à 970 noeuds, l’altitude passant de 9 000 à 5 000 pieds, ensuite retour à 11 000 pieds pour, par après, soudainement, redescendre au niveau du sol. Il en résulte un break lock après quelques secondes, les pilotes perdant le contact radar. Le CRC Glons informe, au moment du break lock, que les chasseurs survolent la position de l’objectif.

+/- 00h19-00h30 : Aussi bien le TCC Semmerzake que le CRC Glons ont perdu le contact avec l’objectif. De temps à autre un contact apparaît dans la région mais ils sont trop peu nombreux pour avoir une piste claire. Entre-temps, les pilotes prennent contact avec la radio du trafic aérien civil sur VHF, afin de coordonner leurs mouvements dans le TMA de Bruxelles. Le contact radio sur Uhf est maintenu avec le CRC Glons.

00h30 : AL a un contact radar à 5 000 pieds, position 255, 20 NM de Beauchevin (Nivelles). L’objectif se déplace à très grande vitesse (740 noeuds). Le verrouillage sur l’objectif dure 6 secondes et au moment du break lock apparaît le signal d’un jamming (brouillage) sur l’écran.

+/- 00h30 : Les témoins au sol voient trois fois les F-16 passer. Durant le troisième passage, ils voient les avions tourner en cercle au centre de la grande formation vue initialement. Au même moment, ils constatent la disparition du petit triangle tandis que le point le plus brillant et situé à l’ouest du grand triangle se déplace très rapidement, probablement en hauteur. Ce point s’éclaire de signaux rouges intenses de manière répétitive durant la manoeuvre. Les deux autres points clairs au-dessus d’Eghezée ne sont plus visibles non plus et seul le point lumineux à l’ouest du grand triangle peut être observé.

00h32 : Les radars de Glons et de Semmerzake ont un contact à 110, 6 NM de Beauvechain, qui se dirige à 7 000 pieds et à grande vitesse en direction de Bierset. Les vitesses enregistrées vont de 478 à 690 noeuds. Le contact est perdu au-dessus de Bierset. Le centre de contrôle radar de Maastricht n’a eu aucun contact avec cet OVNI.

00h39-00h41 : Le CRC Glons mentionne un contact possible à 10 NM des avions, altitude de 10 000 pieds. Les pilotes ont un contact radar à partir de 7 NM. A nouveau une accélération de l’objectif de 100 à 600 noeuds est notée. Le lock on ne dure que quelques secondes et aussi bien les avions que le CRC perdent le contact.

00h47 : Le RAPCON de Beauvechain mentionne un contact sur son radar à une altitude de 6 500 pieds, position à partir de Beauvechain : 160/5 NM. Le CRC Glons a aussi un contact sur la même position. Celui-ci est observé jusqu’à 00h56.

00h45-01h00 : Quelques essais sont encore entrepris afin d’intercepter les OVNI. Les avions n’enregistrent que quelques contacts radars très courts. Les témoins au sol voient le dernier OVNI resté en place disparaître dans la direction de Louvain-la-Neuve (NNO). Vers 01h00, l’OVNI a complètement disparu de la vue.

01h02 : AL 17 et AL 23 quittent la fréquence du CRC Glons et retournent à leur base.

01h06 : La gendarmerie de Jodoigne mentionne au CRC Glons qu’on vient d’observer un phénomène comme celui observé par M. Renkin à 23h15.

01h10 : Atterrissage de AL 17.

01h16 : Atterrissage de AL 23.

01h18 : Le capitaine Pinson qui s’est rendu à la brigade de Jodoigne décrit son observation comme suit : "quatre points lumineux blancs forment un carré avec comme point central Jodoigne." L’OVNI, vu dans la direction de Orp-Jauche (au sud-est de Jodoigne) est plus brillant et a une couleur jaune-rouge. Les points lumineux se déplacent avec des mouvements saccadés et courts.

+/- 01h30 : Les quatre OVNI perdent de leur luminosité et semblent disparaître dans quatre directions différentes.

INFORMATIONS GENERALES :

- a. Météo. Les données mentionnées par le Wing Météo de la Force aérienne pour la zone concernée et pendant la nuit du 30 mars au 31 mars 1990 sont les suivantes :

Visibilité : 8 à 15 km avec ciel dégagé. Vent à 10 000 pieds : 050/60 noeuds. Une légère inversion de température au sol et une autre aussi faible à 3 000 pieds. Ces données sont confirmées dans le rapport du capitaine Pinson. Il mentionne en outre que les étoiles étaient bien visibles.

- b. Par manque de matériel adéquat, les observateurs au sol n’ont pu faire aucune photo ou film du phénomène.

- c. Avec une lunette astronomique l’OVNI observé est décrit comme suit : une sorte de sphère dont une partie est très lumineuse ; on y distinguait aussi une forme triangulaire. (Pour l’observation plus détaillée : voir rapport du capitaine Pinson en annexe H 1).

CONSTATATIONS :

- a. En contradiction avec d’autres observations signalées d’OVNI, pour la première fois a été observé positivement un contact radar en corrélation avec différents senseurs de la Force aérienne (CRC, TCC, RAPCON, EBBE et radar F-16) et cela dans la même zone que les observations visuelles. Ceci est à expliquer par le fait que les OVNI du 30/31 mars ont été noté à une altitude de +/- 10 000 pieds, alors que dans le cas précédents il était toujours question de contacts visuels à très basse altitude.

- b. Les témoignages à vue, sur lequel ce rapport se base partiellement, ont été faits par des gendarmes en service et leur objectivité ne pourrait être mise en doute.

- c. Les OVNI, aussitôt visualisés par le radar F-16 dans le mode Target Track (après interception), ont changé drastiquement leurs paramètres. Les vitesses mesurés à ce moment-là et les changements d’altitude excluent l’hypothèse que les OVNI observés pourraient être confondus avec des avions. Les mouvements lents pendant les autres phases différent également de ceux des avions.

- d. Les pilotes des avions de chasse n’ont jamais eu de contact visuel avec les OVNI. Ceci peut être expliqué par les changements de l’intensité lumineuse et même de la disparition des OVNI au moment où les F-16 arrivaient dans les environs où ils étaient observés au sol.

- e. L’hypothèse selon laquelle il s’agirait d’une illusion d’optique, d’une confusion avec des planètes ou tout autre phénomène météorologique est contradictoire avec les observations sur radar, notamment l’altitude aux environs de 10 000 pieds et les positions géométrique tend à prouver un plan-programme.

- f. La première observation du déplacement lent des OVNI s’est faite à peu près dans la même direction et la même vitesse que le vent. La direction diffère de 30 de celle du vent (260 au lieu de 230). L’hypothèse qu’il s’agit ici de ballons-sondes est tout à fait improbable. L’altitude des OVNI reste dans cette phase à 10 000 pieds, alors que les ballons-sondes continuent de s’élever jusqu’à l’éclatement vers 100 000 pieds. Les lumières brillantes et leur changement de couleur peuvent être difficilement expliqués par de tel ballons. Il est tout à fait improbable que des ballons restent à la même altitude pendant plus d’une heure, tout en conservant la même position entre eux. En Belgique, au moment des observations radars, il n’y avait aucune inversion météorologique en cours. L’hypothèse qu’il pourrait s’agit d’autres ballons est à écarter absolument.

- g. Bien qu’on ait plusieurs fois mesuré des vitesses supérieures à celle du son, aucune onde de choc n’a été signalée. Ici aussi, aucune explication ne peut être donnée.

- h. Bien que les différents témoins au sol aient finalement signalé huit points dans le ciel, les radars ont enregistré un seul contact au même moment. Les points ont été vus à distance suffisante les uns des autres pour que les radars puissent les différencier aussi. Aucune explication plausible ne peut être avancée.

- i. L’hypothèse de phénomènes aériens résultant de projections d’hologrammes est à exclure également : les projecteurs lasers auraient dû être normalement observés par les pilotes en vol. De plus, les hologrammes ne peuvent pas être détectés par radar et une projection laser ne peut se voir que s’il existe un écran comme des nuages par exemple. Or ici, le ciel était dégagé et il n’y avait aucune inversion de température significative.

LISTE DES ANNEXES :

- a. Carte.
- b. Compte rendu chronologique du MC du CRC Glons.
- c. Rapport du TCC/RP Semmerzake.
- d. Analyse de la vidéo-cassette du AL 17.
- e. Transcription des contacts radio sur les fréquences d’interception entre QRA et le controleur du CRC Glons.
- f. Déclarations des pilotes.
- g. Déclarations du contrôleur de la fréquence d’interception.
- h. Déclarations des témoins oculaires.


2 - Etudes concernant la vague Belge :


LA TOMBEE DU MUR DU SILENCE :

- SOURCES :

ParaNet.Information.Service@p0.f428.n104.z1.FIDONET.ORG (sm), Sujet : Belgium Information, Date : 18 Avril 1991 01:13:00 GMT, Ce fichier provient du ParaNet (sm) Information Service et de ses associés sur le réseau. Vous pouvez librement distribuer ce fichier tant que l’entête est laissé intacte. Date de rédaction : 17 Avril 1991, Contribution de : Antonio Huneeus, pour plus d’informations sur ParaNet (sm), contactez : Michael Corbin, ParaNet Information Service, P.O. Box 172, Wheatridge, CO 80034-0172 or FidoNet 1:104/422, Internet mcorbin@scicom.alphacdc.com, l’article est tel qu’il paru dans UFO Universe, Juin/Juillet 1991.


METTANT FIN A UNE PERIODE DE SIX MOIS DE SILENCE A PROPOS DES OVNIS, LA QUASI TOTALITE DU CONTINENT EUROPEEN A ETE VISITE PAR UNE VAGUE D’OBSERVATIONS D’OVNIS SANS PRECEDENT DANS L’HISTOIRE, LES PLUS IMPRESSIONNANTES PEUT ETRE SONT CELLES DE GIGANTESQUES "PLATES FORMES VOLANTES" PRES DE LA FRONTIERE ALLEMANDE EN BELGIQUE.

Par Antonio Huneeus

Dans un élan absolument sans précédent dans l’histoire de l’ufologie, l’Armée de l’Air et le gouvernement Belges ont non seulement soigneusement documenté la grande vague d’OVNIS au-dessus de la Wallonie, mais ont partagé leurs résultats avec les enquêteurs privés et le public, abattant littéralement le "mur du silence" qui dissimule toujours le phénomène ovni dans le monde occidental.

Au long de cette dernière année, les citoyens dans la région de langue française de Wallonie en Belgique ont été témoins d’une vague d’ovni extraordinaire. Des milliers de témoins, y compris des douzaines de gendarmes et d’officiers de l’Armée de l’Air belge, ont décrit des véhicules triangulaires volant lentement au-dessus des dessus de toit, émettant des pinceaux lumineux vers le sol et exécutant des manoeuvres incroyables. Les objets ont été l’objet de près de 25 vidéo et détectés par radar depuis le sol et depuis des radars de bord par les militaires.

Personne sans doute ne doutera que des OVNIS triangulaires ont été vus partout en Wallonie depuis Novembre 1989. Selon une histoire publiée en première page par le Wall Street Journal du 10 Octobre 1990 et titré "les scientifiques Belges poursuivent sérieusement un ovni triangulaire," "depuis la vague d’observation a débuté il y a presque une année, plus de 2,600 témoignages d’observations d’un objet triangulaire avec trois lumières énormes planant dans le ciel la nuit au-dessus de la Wallonie ont été recueillis." La question que certains posent est de savoir si ces objets pourraient être expliqués par l’essai d’un nouvel avion militaire secret supérieur. Les véhicules à distance pilotés (RPVs), les AWACS, le chasseur F-117 Stealth, et une version modifiée du bombardier de B-2 Stealth, sont certaines des options qui ont été suggérées.

Sans compter que la grande quantité de données bien documentées recueillies par la gendarmerie, l’Armée de l’Air et les scientifiques civils de la Société Belge pour l’Etude des Phénomènes de l’Espace (SOBEPS), la vague belge a battu un autre record. Pour la toute première fois dans l’histoire controversée des ovnis dans le monde, le ministre Belge de la défense, Guy Coeme, a autorisé l’Armée de l’Air à coopérer entièrement avec la SOBEPS, leur transmettant leurs rapports, et en mettant à leur disposition un avion Hawker Sideley équipé d’appareils photo infrarouges et de sondes électroniques sophistiquées.

Comme l’explique le physicien français bien connu Jean Pierre Petit au magazine Paris Match, "nous vivons une période qui débute une ère de franchise. D’abord nous avons la chute le mur de Berlin, puis maintenant le mur du silence au sujet des OVNIS s’écroule. En ce qui concerne les ovnis, nous commençons une nouvelle phase complètement différente de ce que nous avons vécu auparavant. C’est la fin de l’esprit commercial et des escroqueries. Des scientifiques véritables font finalement leur apparition." Le docteur Petit est un physicien et un directeur de recherche de du centre national pour la recherche scientifique Français le CNES. Iconoclaste et expert mondial en magnétohydrodynamique, le docteur Petit a également conduit des recherches plutôt intéressantes au sujet des ovnis, éditant récemment ses résultats dans son ouvrage "Enquêtes sur les ovnis".

A la différence de beaucoup d’autres groupes ufologues autour du monde, la SOBEPS est une équipe de scientifiques respectés, y compris Leon Brenig, un théoricien non-linéaire de dynamique à l’Université Libre à Bruxelles, et le professeur Auguste Meessen, un physicien de l’Université Catholique de Louvain. Parmi les nombreux témoins de ces ovnis, en fait, on trouve Lucien Clerebaut, secrétaire général de la SOBEPS, Patrick Ferryn, un producteur de film et un membre fondateur, et Jose Fernandez, un autre enquêteur de la SOBEPS. "Voici une occasion où nous pouvons appliquer la méthode scientifique," remarque Brenig.

Les dossiers de SOBEPS montrent que les premières observations ont eu lieu dans la nuit du 7 Novembre 1989, quand deux gendarmes d’Esneux ont observé un énorme engin silencieux "avec deux lumières blanches très puissantes dirigées en bas et ’ une sorte de phare vert et rouge." La vague d’ovnis, cependant, a gagné en notoriété dans la soirée du 29 Novembre lorsque 41 témoins, y compris six gendarmes, ont observé un triangle énorme - parfois décrit comme "une plate-forme stationnaire" - à Eupen, Verviers, et plusieurs autres endroits en Wallonie près de la frontière avec l’Allemagne. Comme la presse a imaginé que celà pouvait être un AWACS ou un avion Stealth, dans les jours suivants, Guy Coeme du ministère de la défense a écarté ces rumeurs, déclarant que "toutes les hypothèses impliquant la présence d’avion militaires dans notre espace aérien doivent certainement être abandonnées."

C’est peut-être parce que ces objets sont jusqu’ici non identifiés, que l’Armée de l’Air Belge a entrepris la tâche de chasser et d’étudier les intrus. Comme le déclare le Colonel Wilfried De Brouwer, le chef des opérations de l’Armée de l’Air Belge qui coordonne la recherche de ces OVNIS dans le Wall Street Journal, "nous considérons qu’il est de notre devoir de savoir ce qui se passe." En effet, la vague d’ovni a culminé la nuit du 30 au 31 Mars 1990, lorsque des cibles inconnues ont été dépistées par deux installations de radar. Celui chez Glons, situé au Sud-Est de Bruxelles, appartient au groupe de la défense de l’OTAN - les sièges sociaux de l’OTAN sont à Bruxelles - tandis que celui de Semmerzake, à l’Ouest de Bruxelles, est responsable du contrôle de tout le trafic militaire et civil au dessus du territoire Belge tout entier. A ce moment, le contrôleur principal du radar de Glons a demandé à c que l’on dépêche deux intercepteurs F-16, qui ont également verrouillé l’ovnis sur leur radars de bord.

Nous avons obtenu, grâce au chercheur français Jean-Luc Rivera, une copie du rapport complet de cet incident, qui a été préparé par le Major de l’Armée de l’Air P. Lambrechts, des quartiers généraux de l’Armée de l’Air Belge à Bruxelles, et qui a été expédié au SOBEPS selon les instructions de totale coopération avec ce groupe. Le Rapport concernant l’observation d’ovnis pendant la nuit mars de 30 à 31, 1990 inclut une chronologie complète des événements, aussi bien qu’un dossier épais des témoignages des oculaires de plusieurs gendarmes et des cartes des lieux d’observation.

Le Major P. Lambrechts explique d’abord que, "les observations visuelles et par le radar étaient d’une telle nature que l’on l’a décidé que de faire décoller deux chasseurs F-16 avec mission d’identifier ces ovnis." Le rapport indique également que "la présence ou l’essai de B2 ou F117 (bombardier Stealth), de RPV (véhicules à distance pilotés), d’ULM (ultra légers motorisé) et d’AWACS au moment de ces événements dans l’espace aérien Belge peut être exclu".

Selon la chronologie, la séquence des opérations a débuté à 22:50 heures, quand "le contrôleur principal du radar de Glons a reçu un appel téléphonique du gendarme Renquin, qui lui a rapporté qu’il voyait de sa maison dans Ramillies trois lumières peu communes... formant un triangle équilatéral, et de couleurs changeantes rouge, vert et jaune." A 23:05, la gendarmerie de Wavre a envoyé une patrouille, qui a confirmé l’observation. A 23:15, Renquin a appelé encore pour informer qu’il voyait un nouvel ensemble de trois lumières, alors que les écrans de radar chez Glons détectaient "un contact non identifié se déplacer à une vitesse d’environ 25 noeuds." (le noeud de est équivalent à un mille marin - 6.080 pieds - par heure.)

Dans les deux heures et demie qui suivirent, un nombre croissant de gendarmes et d’autres témoins ont continué à observer les manoeuvres étranges de jusqu’à trois ensembles de lumières triangulaires dans les environs de Bruxelles. A 23:49, les écrans de radar de Semmerzake ont confirmé les cibles et l’ordre de décollage des deux F16 a donc été donné à 23:56 heures, qui décollèrent à 00:05 le 31 Mars. Selon le rapport, "les avions ont eu de brefs contacts de radar à plusieurs reprises." Cependant, chaque fois que "les pilotes parvenaient à verrouiller leur radars sur l’objectif cela ne durait que quelques seconde car à chaque fois le verrouillage a eu pour conséquence un changement de cap énergique de l’ovni."

Lors du premier verrouillage à 00:13, indique le rapport, "la vitesse de la cible changée en un temps record de 150 à 970 noeuds et de 9.000 à 5.000 pieds, retournant alors à 11.000 pieds, afin de changer encore pour passer près du niveau du sol ; ceci a eu comme conséquence une ’perte du verouillage’ en quelques secondes et les pilotes ont perdu le contact radar. " Lors d’un verrouillage suivant vers 00:30 heures, la "perte de verrou" a été réalisée par ce que le rapport qualifie d’"un brouillage du signal sur l’écran. "

Le Colonel de Brouwer a expliqué au journaliste Marie-Thérèse de Brosses, de Paris Match, que le changement de la vitesse de 280 KPM à 1.800 km/h tout en descendant de 3.000 mètres à 1.000 mètres en une seconde, était une accélération fantastique équivalente à 40 G. Ceci exclurait n’importe quel pilote humain à bord de l’ovnis, puisque les humains ne peuvent pas résister à plus de 8 G. (Le G est une unité de l’accélération équivalente à la gravitation de la terre, 9,81 m/sec/sec.) Quand l’ovni a approché le niveau du sol, poursuit le Colonel de Brouwer, " il était impensable que le F-16 puisse rattraper son retard par rapport à l’objet à cette basse altitude, où la densité d’air limite la vitesse à 1.300 Kmh. Au-dessus de cette vitesse, la température dans les compresseurs des turbines de réacteurs ferait éclater les moteurs. Il y avait une logique derrière les mouvements de l’objet," a ajouté le Colonel.

De toute façon, ce jeu de chat et de souris a continué jusqu’à ce que peu de temps après 01:00, lorsque les F-16 ont reçu l’ordre de rentrer à leur base. Sur terre, cependant, le capitaine Pinson et d’autres gendarmes continuèrent à observer "quatre taches lumineuses blanches formant un carré "jusqu’à environ à 1:30, lorsque les quatre OVNIS ont perdu leur luminosité et ont semblé disparaître dans quatre directions différentes." De manière significative, les conditions atmosphériques cette nuit étaient très claires, permettant aux témoins au sol d’observer les objets en détail, aussi bien que la poursuite par le F-16s. Les pilotes, cependant, n’ont pas observé les objets visuellement.

Le Major Lambrechts exclut finalement un certain nombre d’hypothèses alternatives pour explique l’ovni, tel que "illusions optiques, confusion avec des planètes ou autres ballons météorologiques de ou phénomènes et inversions météorologiques, projections, hologrammes etc." plus significatif encore, il écrit que "les vitesses mesurées moment du changement d’altitude excluent l’hypothèse que l’ovni observé pourrait être un avion : "bien que l’on ait mesuré des vitesse largement supersoniques, aucun ’bang’ du au passage du mur du son n’a pu être enregistré. Ici, aucune explication ne peut être donnée." Le physicien français Jean Pierre Petit a renchérit en expliquant dans Paris Match : "en réalité, il n’y a aucune machine faite par l’homme, avion ou un missile, qui soit capable de cela. Particulièrement de voler à vitesse supersonique à basse altitude sans faire entendre de ’bang’."

Bien que les autorités militaires belges aient insisté sur le fait que les OVNIS vus en Wallonie ne sont en aucun cas des avions secret, les similitudes entre les engins triangulaires vus en Belgique avec les engins en forme de boomerang observés tout au long de la dernière décennie dans la vallée de l’Hudson à New York dans l’Ouest du Connecticut occidental, comme d’autres OVNIS triangulaires observé à Wytheville, Virginie, Fyffe, en Alabama, et au Porto Rico, entre autres endroits, ont mené quelques chercheurs à suggérer que la technologie derrière toutes ces observations soit terrestre et non extraterrestre.

La similitude entre les vagues d’ovnis Belge et celles de la vallée de l’Hudson a été notée par l’enquêteur Patrick Ferryn de la SOBEPS. Présentant ses observations sur le livre "Siège de Nuit" par le défunt Dr. Allen Hynek, l’enquêteur Philip Imbrogno et le journaliste Bob Pratt, qui ont documenté les cas de la vallée de Hudson, Ferryn a écrit qu’ "en changeant seulement quelques mots, exactement les mêmes phrases pourraient être écrites pour rédiger un exposé sur le cas Belge ! Il en va de même pour beaucoup de pages et extraits entiers du livre."

Tandis que personne ne doute de que les gens avaient vu quelque chose dans le Nord de l’état de New York et en Wallonie Belge, la grande question est de savoir si ces observations sont provoquées par des OVNIS véritables ou par un certain type de nouvel avion militaire secret révolutionnaire. Le premier parmi les partisans de la théorie de l’arme secrète, Tony Gonsalves, est un chercheur de Providence, Rhode Island, qui a servi de capitaine de mécanicien en aviation à réaction dans la marine américaine sur trois porte-avions entre 1959 et 1963.

Dans de nombreux articles de journaux écrit pendant les deux dernières années, Gonsalves a développé sa théorie "l’ovni made in USA" que les boomerangs des comtés de Westchester et de Duchess, aussi bien que l’ovni triangulaire Belge, de la Virginie et du Porto Rico, sont réellement une version secrète modifiée du bombardier de B-2 Stealth. Gonsalves croit que cet engin est totalement opérationnel depuis les années 80, et que le bombardier présenté au public en 1988 est un "leurre" pour tromper les citoyens américains, les médias et le congrès. En outre, Tony Gonsalves et quelques autres ufologues spéculent que cet avion secret peut même incorporer une certaine technologie étrangère obtenue à partir des accidents d’ovnis il y a des décennies.

La théorie de Gonsalves a semblé gagner de la crédibilité quand Aviation Weekly et Space technoloy ont rapporté dans leur N. d’Octobre 1990 que le "grand ovni triangulaire en forme d’aile volante" a été observé sur la base de l’US Air Force de Nellis, au Nevada, et dans les montagnes de Tehachapi près d’Edwards AFB en Californie. Le magazine aérospatial bien connu a mentionné plusieurs observations par des ingénieurs "d’un avion de forme triangulaire," probablement des prototypes de l’A-12, le nouvel avion d’attaque invisible de la marine, et une ou plusieurs versions de l’avion de reconnaissance qui se cache sous le code top secret d’Aurora, pour remplacer l’ancien Lockheed SR-71 "Blackhawk" qui a été récemment mis en retraite. Aviation Weekly, parfois surnommé "Aviation Leak" - "fuites sur l’aviation" a également cité les sources de US Air Force qui "auraient reconnu que ce type de forme triangulaire sont d’actualité" aussi bien que des rapports non confirmés que certains de ces avions "ont été conçus pour se déplacer à des vitesses de Mach 10 ou plus."

Puisqu’il a travaillé pendant plus de 30 années en tant que rédacteur en chef d’Aviation Weekly, où il est toujours un collaborateur actif, nous avons cherché à connaître l’opinion du debunker bien connu Philip Klass pour savoir s’il pense qu’il pourrait y avoir quelque raison que ce soit d’expliquer la vague Belge par un avion militaire secret, invisible ou autre. "A mon avis la réponse absolument négative," répondit Klass ajoutant que seules les observations "à proximité de la base aérienne de Nellis" au Nevada pourraient être provoqués par des essais d’avion militaires. "S’il y avait un avion secret," poursuit Klass, "de toute évidence, le dernier endroit dans le monde ou vous voudriez le piloter est Duchess County, où les gens sont maintenant tous alertés et cherchent à observer ces objets."

Bien qu’ils soient en désaccord certainement sur l’explication finale des observations, Klass et Philip Imbrogno semblent être totalement d’accord dans leur rejet de la théorie de l’avion secret Stealth de Tony Gonsalves. "Il est impensable que le gouvernement laisse examiner un avion secret dans de telles zones" a dit Imbrogno. "Premièrement, que ce passerait-il s’ils ont un problème, ou s’ils se crashent ?" Imbrogno a indiqué qu’il avait considéré cette possibilité quand il a étudié pour la première fois les observations de boomerang : "je suis maintenant convaincu que les OVNIS de la vallée de l’Hudson n’est pas un avion, Stealth ou autre. Deuxièmement, je ne suis pas totalement convaincu qu’il est d’outre espace. Troisièmement, je ne sais fichtre pas ce que c’est."

En attendant, les observations continuent à s’accumuler en Europe. Le dernier cas avant la fin de la vague a été rapporté en début Novembre, quand le "Une mystérieuse forme dans le ciel, différemment décrite comme des sphères, des triangles et des points lumineux oranges," ont été rapportés en France, en Belgique, en Allemagne, en Suisse et en Italie, selon une dépêche de l’agence de nouvelles Reuters. Les lignes téléphoniques de police ont été encombrées à travers le continent par des appels au sujet du vol d’objets non identifiés. Des experts à Munich ont imaginé que les observations pourraient avoir été déclenchés par l’explosion d’une météorite. Cependant, cette explication ne peut pas expliquer les observations en Belgique, où des "douzaines de personnes ont rapporté un objet triangulaire avec trois lumières volant lentement et silencieusement vers le sud-ouest," selon le rapport de l’agence Reuters.

L’Armée de l’Air Belge étudia de nouveau le cas, ainsi que le service Français pour la recherche sur les phénomènes de ré-entrée (SEPRA), qui est rattachée à l’agence nationale française de l’espace (CNES) à Toulouse et a été autrefois connue sous le nom de GEPAN. Un pilote d’Air France a déclaré à un interviewer de la radio : "nous étions sur un vol vers Barcelone (Espagne) à environ 33.000 pieds à environ 7 P.M. quand nous avons vu la première fois la forme. Ca ne pouvait pas être un satellite parce qu’il était là pendant trois ou quatre minutes."

Si les observations Belges s’avèrent être celles d’un avion secret, le mystère sera public tôt ou tard, mais si elles sont effectivement provoquées par de véritables ovnis, alors nous pouvons les discuter longtemps. Il semble que le bilan de cette affaire et de sa signification a été très bien exprimé par le scientifique Auguste Meessen, de la SOBEPS, professeur de physique à l’Université Catholique de Louvain. Il a déclaré dans Paris Match : "Il y a trop de rapports indépendants de témoins oculaires pour qu’on puisse les ignorer. Un trop grand nombre de rapports décrivent des effets physiques cohérents, et il y a un accord parmi ces rapports au sujet de ce qui a été observé. Si tous ces témoins mentent, alors c’est une maladie mentale de telle nouveauté et proportions qu’elle doit être étudié."

"Mais naturellement," poursuit le Professeur Messeen, "il y a également des effets physiques. Le rapport de l’Armée de l’Air nous permet d’approcher le problème d’une manière raisonnable et scientifique. L’hypothèse la plus simple est que les observations sont provoqués par des visiteurs extraterrestres, mais que l’hypothèse porte en elle d’autres problèmes. Nous ne sommes pas dans l’urgence de devoir conclure, mais continuons à étudier le mystère." Le dernier mot au sujet de la vague d’ovnis qui a abattu "le mur du silence" sur les OVNIS doit encore être écrit.

A PROPOS DE L’AUTEUR :

Le journaliste Chilien Américain Antonio Huneeus est né à New York en 1950, fils d’un diplomate et d’un fonctionnaire Chiliens aux Etats-Unis. Après avoir étudié le français à l’université de la Sorbonne à Paris en 1970 et le journalisme à l’université du Chili, il a travaillé comme rédacteur scientifique pour un magazine hebdomadaire à Santiago et a collaboré à un nombre de journaux. Ses recherches sur les OVNIS ont débuté en 1977 par l’incident temporel bizarre du caporal Armando Valdes de l’armée Chilienne. Depuis lors, il a écrit des centaines d’articles sur les OVNIS et des sujets apparentés pour des publications telles qu’Omni, UFO Reports, et le Journal du MUFON aux États-Unis, aussi bien que pour des magazines dans l’ensemble de l’Amérique du Sud et de l’Europe. Il a gagné l’année dernière le titre d’Ufologue de l’Année décernée la Conférence Nationale sur les OVNIS. Les lecteurs peuvent atteindre l’auteur directement à la BP 1989, New York, NY 10159.


AU DELA DE LA VAGUE D’OVNIS EN BELGIQUE : LES OVNIS ET L’EUROPOLITIQUE :

- SOURCES DE CETTE ETUDE : Origine : FATE Magazine - August 1993
Auteur : J. Antonio Huneeus - UFO CHRONICLE
"Beyond the Belgian Flap - UFOs and Europolitics"


L’ETUDE :

Pendant des décennies, certains groupes ufologiques américains ont sans succès essayé d’obtenir l’intérêt du congrès américain au sujet des ovnis. En fait, les auditions congressionnelles sur cette question ont eu lieu en 1966 et 1968, commandité par les forces armées et les comités de la Science et de l’astronautique respectivement ; celles-ci se sont produites à un moment où l’Armée de l’Air finançait le Projet Blue Book. Tous les efforts pour raviver l’intérêt du congrès au sujet des ovnis ont échoué depuis lors.

Les Européens semblent avoir plus de succès dans l’arène politique de l’ufologie. La commission de l’énergie, de la Recherche et de la Technologie du Communauté Européen (CERT) a récemment chargé le professeur Tullio Regge, un député italien au Parlement européen à Strasbourg, de préparer un état détaillé sur les ovnis. Ce rapport recommandera peut-être d’établir un centre permanent de recherches sur les ovnis attaché au CERT ou à toute autre organisation continentale appropriée comme l’Agence Spatiale Européenne.

Nous avons reçu des nouvelles du développement de publications européennes fiables, comme Phénomena, un magazine édité par le groupe ufologique français SOS OVNI de UFO ; et le magazine espagnol é grand tirage Max Alla, effectuant une couverture étendue des sujets paranormaux et ufologiques. Dans son numéro de Mars/Avril 1993, Phénomena cite Regge qui affirme que "39% des cas [ UFO ] n’ont pas une explication scientifique satisfaisante." Par conséquent, "pour M. Regge, le Parlement européen devrait assumer son rôle et une volonté politique de s’assurer que l’ensemble du public soit informé sur ce sujet."

Dans le numéro de juin 1993 de Mas Alla, le célèbre journaliste et ufologue espagnol Javier Sierra a fourni des informations supplémentaires au sujet de l’Europolitique vis-à-vis du problème des ovnis. La mission d’établir un rapport pour le CERT, selon Sierra, a été motivé par un député européen belge, M. Di Rupo, ministre de l’éducation pour la Wallonie, la région de langue française de la Belgique. Une vague puissante d’ovnis a été enregistrée dans cette région entre novembre 1989 et le printemps de 1991. Di Rupo a été bien mis au courant des investigations entreprises par la société belge pour l’étude les phénomènes de l’espace (SOBEPS), une organisation scientifique privée basée à Bruxelles fondée en 1971, ainsi que des enquêtes officielles conduites la gendarmerie nationale et l’Armée de l’Air Royale Belge.

Dans un élan sans précédent pour les agences officielles n’importe où dans le monde, les deux services ont coopéré entièrement avec le SOBEPS, libérant plusieurs de leurs fichiers. Vers la fin de 1991 SOBEPS a édité un état 500-page final autorisé La vague Belge, dossier d’un contenu exceptionnel relatif à la vague d’ovnis en Belgique, qui a contient une chronique et une analyse détaillés des données rassemblées entre le 29 Novembre 1989, et le 17 Mai 1991 sur les ovnis, que nous passons en revue ci-dessous.

LA VAGUE BELGE :

La SOBEPS a rassemblé plus de 2.000 rapports de témoins oculaires, des douzaines de vidéos, et des photos de la vague, commençant par une observation nocturne de multiples témoin et de plusieurs gendarmes le 29 Novembre 1989. Limité à la région de langue française de Wallonie, la vague s’est caractérisée par une prépondérance des observations d’engins volants triangulaires, de quelques atterrissages, de rencontres rapprochées avec des humanoïdes, et des abductions. Ce qui fait l’originalité des événements est la franchise publique remarquable montrée par la gendarmerie et l’Armée de l’Air, et le degré de coopération montré envers les medias et le SOBEPS. Ceci est mis en évidence par la postface du rapport sur la vague d’ovnis de la SOBEPS par Colonel Wilfried De Brouwer, qui a joué un rôle clé pendant la vague comme chef des exécutions de l’Armée de l’Air Belge (BAF).

Le cas le plus célèbre de la vague eu lieu une nuit ou des observation visuelles corroborées par radar ont abouti au décollage de deux chasseurs F16 qui confirmèrent les observations et verrouillèrent à plusieurs reprises un objet volant sur leurs radars.

Le rapport complet de BAF n’a pas encore été déclassifié dans son intégralité, mais une version abrégée a été préparé par P. Lambrechts, un des responsable de l’Etat Major de la BAF. intitulé Rapport concernant les observations d’ovnis dans la nuit du 30 au 31 Mars 1990, qui a été remis à la SOBEPS. Il contient une chronologie détaillée des événements et exclu plusieurs explications triviale telles les illusions optiques, inversions météorologiques, projections de hologrammes, et ainsi de suite.

L’incident a commencé quand la gendarmerie a téléphoné au contrôleur principal du radar de Glons pour signaler "trois lumières peu communes formant une triangle équilatéral." Deux F-16 furent dépêchés alors que les équipements de l’Otan à Semmerzake ont également détecté les cibles inconnues. Selon le rapport officiel, "les avions ont au de brefs contacts de radar à plusieurs occasions. Dès que les pilotes pouvaient verrouiller leur objectif sur leur radars pendant quelques secondes, un changement brutal du comportement de vol de l’ovni se produisait." Lors d’un des verrouillages "la vitesse de la cible a changé brutalement de 150 à 970 noeuds et son altitude de 9.000 à 5.000 pieds, retournant ensuite de ... 11.000 pieds jusqu’au niveau niveau du sol." Le Colonel Wilfried De Brouwer (promu général) a expliqué que c’était une accélération fantastique, équivalent à 40 Gs, qui excluraient un pilote humain étant à bord de l’ovni, puisque les humains peuvent seulement résister à 8 Gs. (Un " G " est une unité d’accélération équivalente à la gravitation de la terre, de 9,81 m/sec/sec.)

De Brouwer s’exprime sur la signification de l’incident une fois de plus dans sa postface. Il écrit, "nous avons observé à certains exemples une corrélation simultanée entre les données de deux radars à bord (F-16s) et au moins d’un radar au sol. La détection des signaux identiques par trois systèmes différents dans un instant donné nous mènent à ne pas exclure qu’un ou plusieurs dispositifs volants non identifié se sont effectivement déplacés dans l’espace aérien belge... de toute façon, l’Armée de l’Air est arrivée à la conclusion qu’un certain nombre de phénomènes anormaux se sont produits dans l’espace aérien belge." Militairement parlant, il a noté que "... pas une trace simple d’agressivité n’a été signalée ; le trafic aérien militaire ou civil n’a pas été perturbé ou n’a pas été menacé. Nous pouvons donc avancer que les activités présumées ne constituent pas une menace concrète."

Puisque la majeure partie des observations belges a décrivent des objets triangulaires, des chercheurs et les journalistes européens et américains ont spéculé que ceux-ci ont été provoqués par les combattants de F-117A Stealth ou tout autre avion militaire secret innovateur des États-Unis, comme ceux aperçus près des aires d’essai au Nevada et en Californie. Cette hypothèse a été à plusieurs reprises exclue officiellement par la BAF, par le ministère de la défense, et par l’ambassade des États-Unis à Bruxelles. Pourtant la théorie de l’avion invisible américain continue à être soutenue par quelques publications.

L’ufologue français Renaud Marhic a analysé les "nouvelles rumeurs" derrières la vague Belge dans un article récent de Phénomèna, dans lequel il a publié les réponses envoyées par Leo Delcroix, ministre de la Belgique de la défense, et De Brouwer. "Malheureusement, aucune explication n’a été trouvée jusqu’ici," a écrit Delcroix. "la nature et l’origine du phénomène demeurent inconnues. Une théorie peut être certainement écartée, cependant, puisque les forces armées belges ont été franchement assurées par des autorités d’American qu’il n’y a jamais quelque essai que ce soit d’appareils militaires américain dans l’espace aérien Belge."

De même, De Brouwer a écrit à Marhic que, "malheureusement, tout que je puis dire est que les enquêtes multiples n’ont permis d’établir aucune explication triviale d’aucune sorte au sujet de l’origine ou la nature du phénomène. Il est faux de propager l’idée que les autorités militaires belges puissent expliquer le phénomène en termes d’avions militaires américains. "

La conclusion de De Brouwer est éloquente : "le jour viendra assurément, quand le phénomène sera observé avec les moyens technologiques de la détection et des cas qui ne laisseront pas le moindre un doute au sujet de son origine. Ceci devrait soulever une partie du voile qui a couvert pendant longtemps le mystère. Un mystère qui continue actuellement. Mais ce mystère existe, il est réel, et en soi c’est déjà une conclusion importante."

La SOBEPS, simultanément, a lancé une proposition de loi pour que le Parlement européen place une fourgonette haute technologie qui serait utilisée sur les points d’observations d’ovnis dans l’ensemble de l’Europe. Les détails ont été révélés dans une conférence de presse en Mars dernier par Leon Brenig, un professeur de physique membre de la SOBEPS à l’université libre à Bruxelles.

D’un coût estimé à 330.000 dollars, le fourgon de surveillance inclurait le matériel sophistiqué tel que les " hauts appareils-photo de définition, radios, spectrometres amplificateurs de lumière et autres détecteurs infrarouges, selon Phénoména, "le projet est près de la soumission au Parlement européen, après quoi la Commission Exécutive de la Communauté Européenne devra décider de son financement."

LA CONTRIBUTION FRANCAISE :

L’un des conseillers consulté par Tullio Regge est Jean-Jacques Velasco, un ingénieur responsable de la charge du SEPRA (service de l’expertise des phénomènes de rentrées atmosphériques), attachée au Centre National pour les Etudes de Spatiales français (CNES) à Toulouse. Velasco s’est exprimé lors d’un congrès d’ufologie au Saint-Marin (une petit ville-état européen situé en Italie) en avril passé, un événement qui a également inclus Michel Bougard de la SOBEPS, Antonio Ribera pour l’Espagne et le docteur Richard Haines des États-Unis. "j’ai été prié," a dit Velasco, "de présenter ce que le SEPRA devrais communiquer à la Communauté Européenne, un dossier comprenant un cas non expliqué et un autre qui ont été expliqués, où notre méthodologie est claire."

En 1988 le SEPRA 1988 s’est substitué au GEPAN, un bureau précédent de CNES établi en 1977, consacré aux ovnis. Bien que le but principal de SEPRA soit de garder un oeil sur des ré-entrées de satellites, sa deuxième tâche est "de continuer les activités de GEPAN." La continuité a été assurée puisque le dernier directeur de GEPAN était Velasco. Leur "cas non expliqué" plus célèbre et plus embarrassant est celui de Trans-en-Provence en France méridionale du 8 Janvier 1981, probablement le plus complet, qui documente scientifiquement un cas d’atterrissage d’ovnis. Les traces d’atterrissage laissées par un petit ovni en forme de disque sur la propriété de Renato Nicolai ont été étudiés dans un délai de 48 heures par la gendarmerie et le GEPAN. L’analyse biochimique de la végétation et des échantillons de sol ont été conduits par professeur Bounias de l’Institut National de la Recherche Agronomique. Les études "ont démontré un incident à grande échelle qualitativement produisant un chauffage au sol à entre 300 à 600 degrés de Celsius et qui a probablement déposé des traces de matériaux comme des phosphates et du zinc", a écrit Velasco dans une synthese du cas. Le Professeur Bounias a documenté des mutations biologiques et biochimiques significatives dans les échantillons sauvages de luzerne, tels que la perte significative de chlorophylle, éditée dans la célèbre note technique N. 16 du GEPAN, "Analyse d’une Trace".

Le cas de Trans-en-Provence reste inexpliqué, et il en est ainsi d’un deuxième cas semblable d’atterrissage en journée devant un témoin unique d’un petit disque d’aspect métallique rapporté dans la note "l’Amarante" du 21 Octobre 1982. Au congrès du Saint-Marin, Velasco a déclaré cela, "... il est beaucoup plus commode que l’Agence européenne de l’espace assume la responsabilité de créer l’infrastructure de ce centre de recherches sur les ovnis plutôt que d’en charger le SEPRA lui-même, qui manque des possibilités structurales et aurait beaucoup de mal à étendre le modèle français au reste de pays européens."

Nous n’avons pas pu obtenir beaucoup plus d’information sur la formation scientifique de Tullio Regge. Phénomèna l’identifie comme un député communiste et européen italien, alors que Javier Sierra le caractérise en tant que "sceptique italien bien connu sur les sujets ufologiques et paranormaux, " ajoutant qu’il est un physicien et un astronome, et représentant italien de CSICOP. Nous n’avons pas pu confirmer son lien allégué avec CSICOP, car son nom n’apparaît dans le listing de l’organisation ni en tant que "camarade" ni en tant que "conseiller scientifique et technique." Nous avons contrôlé avec Philip Klass, l’éditeur anti-ovnis de CSICOP, qui nous a dit qu’il n’avait jamais entendu parler de prof. Regge ni de l’intérêt du Parlement européen pour les ovnis. Klass nous a indiqué que cela "si quiconque associé à CSICOP préparait un rapport sue les ovnis, il en aurait entendu parlé.

Une politique en regard des ovnis sera bientôt déterminée par le Parlement Européen quand le rapport de Regge sera publié. Il y a d’autres signes pleins d’espoir en Europe se rapportant à un dégel et peut-être une inversion progressive de la politique quasi-universelle du secret militaire sur les ovnis, comme la décision espagnole récente de l’Armée de l’Air déclassifier systématiquement ses fichiers sur les ovnis, produisant les premiers documents en Octobre 1992. Le Pentagone ou le congrès des États-Unis envisageraient-ils une politique d’ouverture semblable à celle de nos alliés européens ? Jusqu’ici, la réponse est un non tonitruant.

A PROPOS DE L’AUTEUR :

Le journaliste Chilien-Américain Antonio Huneeus est né à New York en 1950, fils d’un diplomate et d’un fonctionnaire Chiliens aux Etats-Unis. Après avoir étudié le français à l’université de la Sorbonne à Paris en 1970 et le journalisme à l’université du Chili, il a travaillé comme éditeur de la science pour un magazine hebdomadaire à Santiago et a collaboré à un certain nombre de journaux. La recherche sur les ovnis de Huneeus a commencé en 1977 par l’incident bizarre "de déformation temporelle" du Caporal Armando Valdes de l’armée Chilienne. Depuis lors, il a écrit des centaines d’articles sur les ovnis et les sujets associés pour des publications comme "Omni", "UFO Report", et le Journal du MUFON aux États-Unis, aussi bien que pour des magazines dans l’ensemble de l’Amérique du Sud et de l’Europe. Il a gagné l’année dernière le titre d’"ufologiste de l’année" donnée par la conférence nationale sue les Ovnis. Les lecteurs peuvent joindre l’auteur directement : Box 1989, New York, NY 10159.


La vague Belge :

UN DOCUMENT CAPITAL :
Ceci est la postface du Général De Brouwer (alors Colonel, chef d’état-major adjoint de la Force Aérienne Belge) publiée dans le rapport de la SOBEPS concernant la vague d’ovnis Belge.


INTRODUCTION :

Je dois avouer que j’ai quelque peu hésité lorsque la SOBEPS m’a demandé d’apporter ma contribution à cet ouvrage. En effet, je ne suis pas spécialiste ès OVNI et, en outre, il est assez délicat pour quelqu’un qui occupe une fonction officielle de mettre sur papier ses vues personnelles sur un sujet si controversé. Cependant, j’estime que je n’aurais pas été loyal envers la SOBEPS si j’avais refusé. La Force aérienne a toujours joué cartes sur table à ce propos et je considère cette postface comme un élément complémentaire du dossier exceptionnel rédigé par les gens de la SOBEPS. Je suis en effet plein d’admiration devant l’engagement énorme dont ont fait preuve tous ceux qui furent impliqués dans l’étude d’innombrables témoignages et dans l’analyse de toutes les données techniques disponibles. Ce fut un véritable travail de bénédictin, ingrat parfois, car ceux qui ont pris cette affaire au sérieux n’ont pas été épargnés par les critiques. Cette postface représente la vision de quelqu’un qui, de par sa fonction, fut concerné de très près par la problématique des OVNI en Belgique. Cette vision est fondée sur un nombre de constatations faites par la Force aérienne. Comme je n’ai pas pu omettre des réflexions complémentaires et que j’ai souvent dévié de l’aspect purement militaire et technique, je souhaite attirer l’attention sur le caractère personnel de ma contribution qui ne reflète pas nécessairement le point de vue officiel de la Défense.

CONTEXTE :

Rares sont ceux qui peuvent approcher la problématique des OVNI de manière objective. Peu de sujets provoquent effectivement autant de réactions controversées, allant de l’indifférence absolue à l’intérêt passionné en passant par la plaisanterie ironique. Ce fut aussi le cas pour l’implication de la Force aérienne dans certaines observations de type OVNI décrites dans ce dossier. Certains milieux étaient étonnés et incrédules de voir une instance officielle s’occuper d’une affaire qui, à première vue, semblait absurde. D’autres, comme les médias internationaux, y montraient un profond intérêt. La diversité des réactions s’explique par les préjugés innés d’une grande partie de la population face à ce sujet. Des préjugés que l’on retrouve également chez certains journalistes qui, par conséquent, donnent une couleur personnelle à leurs reportages et n’omettent pas d’y ajouter ci et là une plaisanterie ironique. Comme il est déjà établi dans la première contribution du professeur Meessen(1), cette attitude se révélera très importante dans le déroulement de l’enquête. La peur du ridicule est réelle. Bien des sociologues ont sans doute déjà étudié le problème à fond ; toutefois, une approche pragmatique de cet aspect par quelqu’un qui n’est ni sociologue ni spécialiste en matière d’OVNI garde toute son utilité. En me basant sur les multiples contacts que j’ai eus avec diverses personnes, je diviserais l’attitude du citoyen moyen envers la problématique des OVNI en quatre catégories :

- 1. La première catégorie est constituée de ceux qui ne croient pas qu’une chose comme un OVNI puisse exister. Ils attribuent les nombreuses observations à des phénomènes atmosphériques ou astronomiques, à des mirages, des hologrammes ou tout simplement à des hallucinations ou à une psychose de masse née de l’attention qu’y réservent les médias. A cette catégorie appartiennent ceux qui nient les témoignages concrets et essayent de les ridiculiser d’une façon ou d’une autre. En effet, la possibilité qu’une chose telle qu’un OVNI existe réellement est à ce point incroyable que toute allusion à ce sujet est tout simplement risible.

- 2. Un grand pas psychologique est requis pour passer de l’attitude décrite ci-dessus à la deuxième catégorie que je définirai comme celle regroupant ceux qui acceptent les observations d’OVNI, mais qui excluent par définition toute hypothèse de leur origine extraterrestre. Ils ont abandonné le "syndrome d’imagination" strict, mais tenteront d’associer toute observation à un appareil aéronautique existant. S’ils n’y réussissent pas, ils passeront à l’hypothèse d’activités d’un quelconque "baron noir" avec un appareil bricolé ou de projets militaires ultra-secrets et/ou de vols d’essai qui, pour l’une ou l’autre raison, doivent rester cachés au public. Certains d’entre eux essayeront également de tourner les observations d’OVNI en dérision. Selon ces derniers, Monsieur tout le monde est mené en bateau par des plaisantins ou par les cachotteries des autorités (militaires) : pas la peine d’y apporter plus d’attention et de gaspiller de l’énergie.

- 3. La troisième catégorie est constituée de ceux qui sont persuadés de l’existence des OVNI et qui n’excluent pas l’hypothèse de leur origine extraterrestre. Il s’agit en général de personnes qui ont effectué une étude plus profonde de la problématique et qui, en conclusion, reconnaissent la réalité des observations d’objets volants dont la nature et les performances dépassent largement le domaine des capacités techniques acquises à ce jour. Ils s’aventurent sur un terrain glissant pour la simple raison qu’ils posent une hypothèse sans base scientifique stable. Il est vrai que jusqu’à présent personne n’a réussi à prouver l’existence d’une civilisation extraterrestre, et qui plus est, d’une civilisation capable de nous rendre visite grâce à des moyens qui sortent du domaine des possibilités de notre technologie. Un grand courage moral est donc nécessaire pour avouer en public qu’on envisage une telle hypothèse. Il faut toujours passer le seuil psychologique du tabou selon lequel une telle prise de position serait ridicule : une démarche non sans importance. En outre, la confusion est grande entre croire en une hypothèse extraterrestre et en tenir compte durant ses recherches. Tout enquêteur qui ne tiendrait pas compte de ce type d’hypothèse négligerait un élément important et ses recherches ne seraient plus objectives. Cela ne signifie pas qu’il doive forcément croire en cette hypothèse.

- 4. Venons-en à la quatrième catégorie : les convaincus de l’origine extraterrestre des OVNI. Partisans inconditionnels, leur conviction se fonde bien plus sur la croyance que sur la connaissance approfondie du dossier des innombrables observations d’OVNI relatées depuis le premier rapport de Kenneth Arnold en 1948. A cette catégorie appartiennent également ceux qui s’inspirent de données religieuses et/ou mythologiques. Ces derniers sont malheureusement placés dans le même panier que les précédents par de larges couches de la population. Il en résulte une attitude plutôt méfiante et pleine d’ironie envers les partisans d’une théorie extraterrestre. La proportion exacte de chacune des catégories mentionnées ci-dessus est difficile à déterminer. Le fait est qu’un nombre croissant de personnes commencent à accepter l’idée de l’existence des OVNI ; le groupe de ceux qui ne rejettent pas l’hypothèse extraterrestre s’agrandit continuellement. Des sondages récents effectués en Belgique et en France montrent que plus de 50 % de la population croient en la possibilité d’une civilisation extraterrestre. La plupart se basent sans doute sur la logique selon laquelle il serait déraisonnable de soutenir que notre planète soit la seule propice à l’apparition d’une forme de vie évoluant vers l’intelligence et la civilisation, parmi les milliards d’autres dont l’existence est probable. Plus petit est le groupe de ceux qui croient qu’une autre civilisation disposerait des technologies requises pour envoyer vers la Terre des sondes ou des vaisseaux spatiaux, qui serait donc en mesure de franchir des distances considérables dans un laps de temps acceptable. Le professeur Meessen et M. Petit qui ont tous deux collaboré à ce livre(2), ont développé séparément des théories parallèles et ont démontré par des essais que certaines techniques révolutionnaires de propulsion seraient utilisables. Leur application concrète reste toutefois un défi technologique et n’est pas encore dans le domaine de nos capacités actuelles. Toutefois, un aspect dominera toujours le débat et déterminera l’attitude des autorités : la crainte d’être ridiculisé dès qu’on donne ne fût-ce que le moindre indice de prendre l’affaire des OVNI au sérieux. Pourtant, cette barrière psychologique qui influence fortement les témoignages et les recherches techniques semble s’amoindrir grâce à l’approche objective d’un nombre croissant de scientifiques.

IMPLICATION DE LA FORCE AERIENNE BELGE :

J’ai estimé utile de décrire brièvement ci-dessus le contexte social avant d’en venir à l’implication de la Force aérienne dans le débat sur les OVNI. Lorsqu’on me demanda d’assister en tant que Chef des Opérations de l’état-major de la Force aérienne à la conférence de presse de la SOBEPS le 18 décembre 1989, j’appartenais au groupe des incrédules quant à l’existence des OVNI. Cela dit, je m’étais promis d’approcher le problème sans préjugés, autant que possible, et de l’étudier de manière objective. Deux éléments me sont apparus lors de cette conférence de presse. Premièrement, les témoignages étaient remarquables. Ils n’étaient pas tombés du ciel et étaient présentés de façon naturelle et plutôt modeste : aucune trace de sensationnalisme ni de médiatisation exagérée. Deuxièmement, l’approche de la SOBEPS était sobre, objective et fondée sur des bases scientifiques. Les témoignages qui pouvaient être liés à des phénomènes naturels furent écartés immédiatement. Autre élément important : certains journalistes avaient l’Armée en point de mire, et surtout la Force aérienne. Les phénomènes observés auraient été des appareils expérimentaux, dont la présence devait rester cachée au public. Certains y voyaient un lien avec le F-117 et profitaient de l’occasion pour critiquer "l’impérialisme" américain. La prétendue servilité des autorités Belges qui avaient permis sciemment ou non de telles expérimentations était aussi dénoncée. En outre, des bruits faisaient état d’observations de certains OVNI effectuées par des radars militaires et dont aucune information ne pouvait être divulguée. Au premier abord, la Force aérienne se voyait obligée de démentir l’hypothèse de vols d’essai expérimentaux. Ceci fut assez simple et le contexte en est largement décrit dans les chapitres précédents. La Force aérienne peut en effet jouer cartes sur table pour la bonne et simple raison qu’il n’y avait rien à cacher et qu’il était impossible du point de vue technique qu’on eût affaire à un F-117. D’un autre côté, le sérieux des témoignages et le professionnalisme de la SOBEPS étaient des éléments qui poussèrent la Force aérienne à conclure à la nécessité d’une enquête plus approfondie. C’est la raison pour laquelle il avait été décidé avant la tenue de la conférence de presse de tenter d’identifier la nature et l’origine de certains phénomènes observés. La grande question était, cependant, avec quels moyens ?

LES MOYENS :

Tout vol dans l’espace aérien Belge effectué entre le coucher et le lever du soleil par n’importe quel appareil doit faire l’objet d’une demande officielle et doit recevoir l’autorisation des autorités de l’aviation civile et/ou militaire. Ces deux instances se chargent de coordonner tous les mouvements aériens durant la nuit si bien que l’on connaît l’identité de tous les aéronefs en vol ainsi que leurs intentions, le but étant, bien sûr, d’assurer la sécurité de la circulation. Dans le cas des observations d’OVNI, il s’agissait donc de vérifier si aucun vol non réglementaire n’avait été effectué. Si nous constations que tel état bien le cas, il va de soi que nous nous devions de tenter d’identifier ces appareils. Un des moyens les plus évidents pour détecter les intrus est le radar. En plus des radars d’approche des différents aérodromes, la Force aérienne dispose de deux puissants radars de détection intégrés au système de défense de l’OTAN et opérationnels 24 heures sur 24. Le rayon de détection de ces radars dépasse les 300 kilomètres. Les avions peuvent être détectés jusqu’à une hauteur d’environ 30 kilomètres tandis que l’altitude minimale dépend de leur position et de la distance qui les séparent de la station. Cela va de soi si l’on sait que les ondes radar ne voient pas derrière les coins et que chaque cible cachée derrière la ligne de l’horizon ou derrière un obstacle (une colline, par exemple) ne peut , en principe, être découverte. Dans les circonstances normale, le contrôleur radar ne voit que les appareils qui ont déjà subi une procédure de sélection. En effet, un ordinateur analyse les ondes renvoyées et rejettera tous les échos qui ne répondent pas aux normes préprogrammées (par ex. l’enveloppe de vol d’un avion). Le contrôleur ne voit donc que l’image synthétisée des échos radar qui représentent très probablement des avions. De cette manière, les faux signaux sont écartés. Ces derniers, mieux connus des contrôleurs sous le nom de "engels" ou "anges" (voir la contribution du professeur Meessen3), peuvent être causés par des perturbations atmosphériques, par exemple une couche d’inversion qui fait dévier les ondes du radar qui, à leur tour, sont reflétées entre autres par des objets en mouvement au sol. Le contrôleur peut désactiver le filtrage par l’ordinateur de sorte qu’il puisse observer sur écran tous les échos y compris les "anges" (le mode dit "raw video"). Il faut ajouter immédiatement que les opérateurs radar possèdent peu d’expérience de cette manière de travailler et que nombreux sont les échos dont l’origine est inconnue. Dans le cas des observations d’OVNI, les contrôleurs radar étaient priés de porter une attention particulière aux échos (même sur "raw video") qui apparaissaient aux environs des observations visuelles au sol. Ainsi, un certain nombre d’échos radar furent relevés dont on ne savait avec certitude s’il s’agissait "d’anges" ou de véritables appareils en vol. D’où l’attitude plutôt prudente de la Force aérienne surtout au début de la période d’observation et la critique résultante selon laquelle certaines informations ne pouvaient être divulguées. A part ces stations radar, la Force aérienne dispose aussi d’un Wing d’interception équipé d’avions de combat F-16 à Beauvechain, à environ 30 kilomètres au sud-est de Bruxelles. Deux de ces F-16 sont en permanence prêts à décoller dans les cinq minutes après l’ordre d’exécution d’un officier en charge au sein du système de défense de 1’OTAN. Le contrôleur radar de service peut, le cas échéant, obtenir une telle autorisation dans les plus brefs délais. La condition en est qu’une observation radar concrète et d’origine inconnue se produise et qu’il demande de faire exécuter une identification visuelle sur place au moyen des deux F-16 prêts au décollage. Cette procédure fait l’objet d’exercices réguliers : les pilotes sont de temps en temps envoyés dans les airs pour identifier de présumés intrus, fictifs ou non. Le but est de répéter toutes les procédures en profondeur de sorte que, en cas de besoin, une intervention urgente se passe sans problème. Après la première vague d’observations du 29 novembre 1989, la Force aérienne a ordonné aussi bien aux contrôleurs radar qu’aux pilotes de combat d’être vigilants et d’éventuellement passer à une procédure d’identification. A cette fin, seuls les moyens existants, c’est-à-dire deux radars au sol et les F-16, devaient être employés. Le but était de vérifier si les OVNI étaient réels ou non. Après confirmation, on passerait au deuxième stade, identifier, et déterminer si la sécurité du trafic aérien était menacée.

ACTIONS :

La coordination entre les observations au sol et le centre de contrôle radar de Glons posait, à ce propos, le plus grand problème. La Gendarmerie est l’organisme auquel on pensa immédiatement pour la réaliser. A cet effet, le numéro de téléphone de la station radar de Glons a été communiqué aux brigades de gendarmerie concernées afin que celles-ci puissent informer les contrôleurs quant aux positions géographiques de certains engins observés. Le nombre des maillons de la chaîne de communication entre les observateurs au sol et les pilotes devant identifier les éventuels engins en vol représentait un handicap important (coup de téléphone aux gendarmes, patrouille sur place, lien radio avec la brigade, appel à la centrale de Glons, coup de téléphone au contrôleur et lien radio avec les pilotes en vol). Tout comme la Force aérienne, la Gendarmerie ne pouvait mettre aucun moyen supplémentaire en oeuvre pour accomplir sa mission. En toute logique, priorité fut accordée aux tâches traditionnelles assignées aux quelques gendarmes en service le soir et la nuit, entraînant une perte de temps non sans importance puisqu’il était impossible de réagir promptement à des appels déterminés à un moment déterminé. La Force aérienne a entrepris un certain nombre d’actions concrètes. Lors d’une première intervention le soir du 2 décembre, deux F-16 ont été envoyés dans les environs de Liège où une éventuelle observation avait eu lieu. Un coup de téléphone de la Gendarmerie informe le contrôleur en service d’une observation au sol ; ce dernier remarque à l’endroit indiqué un écho radar (sur "raw video") qui confirme peut-être l’observation visuelle. Les F-16 s’y sont rendus, n’ont rien vu et s’en sont retournés à leur base. D’après le contrôleur radar, l’écho disparut lorsque les F-16 s’approchèrent de l’endroit et réapparut après leur retour à la base. Le mystère reste entier. Deux avions furent envoyés une deuxième fois dans les airs après d’innombrables appels téléphoniques des environs de Hasselt. Les radars au sol n’avaient rien remarqué et les F-16 purent identifier l’origine du phénomène comme étant des projections laser sur une couche nuageuse. L’analyse des faits a montré que ces observations étaient complètement différentes de celles effectuées précédemment en province de Liège. Après cet incident, ordre fut donné de ne plus faire décoller d’avions sans observations radar antérieures et sans confirmation formelle des observations au sol par la Gendarmerie. Puis, il y eut l’action de la nuit du 30 au 31 mars 1990 décrite dans ce livre2. Dans ce cas-ci, la Force aérienne n’a réagi qu’après confirmation téléphonique de la part de la Gendarmerie d’un certain nombre d’observations dans la région de Wavre et après une observation simultanée par deux radars au sol. Les F-16 ont effectué plusieurs interceptions aidés par les directives du contrôleur radar en service. Certaines données furent enregistrées par les radars de bord des F-16 ; leur analyse technique est décrite dans la contribution du professeur Meessen dans ce même ouvrage3. La Force aérienne elle-même approche l’affaire avec la plus grande prudence. Des interférences électro-magnétiques pouvant mener à des conclusions trompeuses ne sont pas inhabituelles aussi bien pour les radars de bord que les radars au sol. Les interférences sur les radars de bord sont pourtant généralement causées par les conditions au sol alors que les enregistrements du 30-31 mars ont été réalisés à environ 3 kilomètres d’altitude. En outre, on constate à certains moments une corrélation entre les données provenant des deux radars de bord et d’au moins un radar au sol. L’enregistrement de données identiques par trois systèmes différents à des moments donnés nous pousse à ne pas exclure qu’un ou plusieurs appareils non identifiés aient effectivement évolué dans l’espace aérien belge. Il faut préciser immédiatement que ce fut la première fois qu’on analysa en profondeur des données qui sortent complètement du domaine des performances connues en matière d’aéronautique. S’agissait-il vraiment d’appareils ou avions-nous affaire à une interférence électro-magnétique exceptionnelle ? Les pilotes eux-mêmes n’ont pas eu de contacts visuels concrets, en effet très difficiles à obtenir si l’on tient compte du nombre incalculable de points lumineux visibles la nuit au-dessus de la Belgique par ciel sans nuage et bonne visibilité. Pourtant, lorsqu’un pilote verrouille son radar (lock-on) sur une cible éventuelle, une indication du lieu où elle devrait se trouver s’affiche sur son viseur. Rien n’y a été relevé par les pilotes lors des divers lock-on accomplis. Si ces cibles avaient été illuminées, c’eût certainement été le cas. Est-ce la preuve qu’il n’y avait rien en l’air et qu’il s’agissait de perturbations électro-magnétiques ? Sûrement pas : les témoins oculaires à Petit-Rosière ont déclaré que les points lumineux qu’ils observaient ont, à un moment donné, perdu de leur intensité alors que les F-16 approchaient, pour même s’éteindre complètement. Pourquoi n’a-t-on pas trouvé de corrélation définitive entre les observations au sol de Ramillies et les enregistrements des radars de bord des F-16 ? Selon les témoins oculaires, les objets lumineux se déplaçaient parfois en mouvements saccadés pour se stabiliser ensuite dans une position géométrique déterminée. Mais, dans sa fonction d’interception, le radar d’un F-16 ne peut pas détecter d’objet statique pour la bonne et simple raison que le système rejette tous les échos d’objets qui se déplacent à une vitesse relative de moins de + /- 100 km/h. Ce filtrage a été incorporé au système peur éviter que le radar de bord ne repère toutes les voitures ou autres objets au sol et que l’écran ne soit donc brouillé par un trop grand nombre d’échos. Le pilote ne s’intéresse qu’aux avions et aux hélicoptères qui se déplacent à une vitesse supérieure. Finalement, ces dernières cibles seront les seules à être projetées sur l’écran permettant au pilote de visualiser le profil du vol et d’effectuer éventuellement une interception. Du point de vue technique, il était donc impossible de détecter des objets lumineux avec le radar de bord dans le cas où ceux-ci restaient immobiles ou se déplaçaient à faibles vitesses. En tout cas, la Force aérienne en est arrivée à la conclusion qu’un certain nombre de phénomènes anormaux se sont produits dans l’espace aérien belge. Les innombrables témoignages d’observations au sol rassemblés dans ce livre, renforcés par les relevés de la nuit du 30 au 31 mars, nous ont amené à envisager l’hypothèse qu’un certain nombre d’activités aériennes non autorisées ont bien eu lieu. Jusqu’à présent, aucune trace d’agressivité n’a été signalée ; le trafic aérien militaire ou civil n’a été ni perturbé ni menacé. On peut donc avancer que les activités présumées ne constituaient aucune menace concrète. Puisque les forces armées ne réagissent que lors d’une menace potentielle, il fut décidé de ne pas utiliser de moyens ou de personnel supplémentaires en dehors des systèmes de défense aérienne existants et disponibles. Je crois qu’en ce qui concerne les observations au sol, la Gendarmerie est arrivée à une conclusion identique.

LA COOPERATION ENTRE LA FORCE AERIENNE ET LA SOBEPS :

Dès les premières observations d’OVNI les responsables de la SOBEPS ont officiellement demandé d’avoir accès aux données de la Force aérienne en la matière. Se basant sur le fait que les autorités nationales n’avaient rien à cacher, la Défense a donné l’autorisation de divulguer les données disponibles afin de permettre une enquête scientifique. Cette attitude a suscité quelque étonnement dans certains milieux nationaux et internationaux. En effet, c’était apparemment la première fois depuis la naissance de la problématique des OVNI que les autorités militaires ont décidé de collaborer avec une association de spécialistes dans le domaine des OVNI. Il est clair que, sur le plan international, aucune volonté de porter officiellement attention aux phénomènes OVNI n’est encore apparue. Cette attitude se comprend, et ce pour plusieurs raisons. Une d’entre elles est que le problème des OVNI se situe tout à fait en dehors de la routine des responsabilités traditionnelles de la défense. Un système de défense est élaboré pour faire face à une menace potentielle telle qu’elle est évaluée par les experts militaires et, pour l’instant, les arguments concrets font défaut pour formellement ajouter une hypothétique invasion extraterrestre à cette menace potentielle. En effet, élaborer un système de défense spécifique, plus précisément des moyens de détection et de protection, basé uniquement sur cette hypothèse, serait absolument déraisonnable. Et comme nous avons affaire à un phénomène très particulier, aucune structure ni militaire ni politique n’existe pour traiter cette problématique. Au sein de la Force aérienne par exemple, ce dossier a été mis dans les mains d’officiers déjà fort occupés par leurs tâches habituelles et qui n’ont pas assez de temps à consacrer à l’étude et à l’analyse de toutes les données. Pour le personnel d’état-major, cette charge supplémentaire est estimable. Par exemple, répondre à tous les appels téléphoniques et à toutes les lettres à ce sujet justifierait déjà la création d’un bureau spécial composé de spécialistes. Un problème semblable se pose au niveau des Cabinets ministériels qui devraient éventuellement se prononcer sur l’importance de ce problème. De hauts fonctionnaires ont déjà beaucoup à faire avec leurs responsabilités respectives et manquent de temps pour porter toute leur attention sur la mystique du problème des OVNI. Une autre raison pour laquelle personne ne veut s’exprimer à ce propos au plus haut niveau, aussi bien sur le plan national qu’international, est la crainte du ridicule. Les instances officielles n’ont pas envie de faire l’objet de moqueries ou de "blagues belges". En résumé, les raisons essentielles pour lesquelles tout progrès dans une approche objective du problème est très difficile sont le manque de temps et la peur du ridicule. Cependant, elles sont toutes deux liées l’une à l’autre : conclure que l’affaire des OVNI n’est pas du tout ridicule n’est possible que si l’on peut trouver le temps de l’analyser en profondeur. Les autorités de la Force aérienne ont estimé qu’il n’y avait rien de ridicule dans le fait que des milliers de gens aient observé certains phénomènes. Il n’était donc pas ridicule non plus de tenter de découvrir la cause de ces observations et l’origine des phénomènes. Même en partant de la thèse populaire des plaisantins, leur identification serait toujours utile. De ce point de vue, nous avons opté pour une enquête limitée et prudente avec les moyens existants et disponibles. Comme les experts de la Force aérienne ne pouvaient pas se concentrer complètement sur une analyse profonde de toutes les données vu leurs autres activités professionnelles, toutes les informations ont été remises à la SOBEPS. Cette décision s’appuyait sur la preuve qu’avait apporté cette organisation d’être capable d’une approche objective et scientifique.

CONCLUSION :

La Force aérienne aurait-elle pu faire plus ? Sans doute, mais uniquement à condition d’un effort particulier et de l’engagement de plus de moyens et de personnel. N’oublions pas que le phénomène OVNI surgit à des endroits et dans des conditions imprévisibles. La mise en oeuvre d’un réseau étanche d’observateurs, de lunettes optiques spéciales, de caméras infrarouge, de moyens de communication, d’hélicoptères et d’avions aurait exigé un effort financier énorme. Un tel effort ne peut être justifié sans la preuve qu’il s’agit effectivement d’objets volants qui pourraient constituer une menace éventuelle pour la population et pour le trafic aérien ou qui soient vraiment d’origine extraterrestre. Le dilemme est le suivant : comment peut-on identifier ces OVNI sans l’engagement de moyens supplémentaires alors qu’une telle identification est la condition sine qua non pour justifier leur engagement. Le jour viendra sans doute où le phénomène sera observé avec des moyens technologiques de détection et d’enregistrement qui ne laisseront aucun doute quant à son origine. Ceci devrait lever une partie du voile qui couvre le mystère depuis longtemps. Un mystère qui reste donc entier. Mais il existe, il est réel, et c’est déjà une conclusion importante.

REFERENCES :

- Les observations décisives du 29 novembre 1989 - Auguste MEESSEN (Vague d’OVNI sur la Belgique - Un dossier exceptionnel - SOBEPS, p.11-49).

- Vague d’OVNI sur la Belgique - Un dossier exceptionnel - SOBEPS.

- La détection radar - Auguste MEESSEN (Vague d’OVNI sur la Belgique - Un dossier exceptionnel - SOBEPS, p.351-396).


L’UFOLOGIE FACE A L’ANALYSE SCIENTIFIQUE :

Une étude intéressante sur les observations en Belgique par Christian Nault, de l’excellent site ufologique Chucara. Par Christian Nault


De plus en plus nous possédons des appareils très "sophistiqués" de détection, de mesure, et d’observation (satellites, radars, sonars, etc.) qui nous permettent de scruter tout ce qui bouge, qui émet des radiations ou même des perturbations électromagnétiques... du moins dans l’atmosphère terrestre.

C’est l’apparition de ces nouvelles technologies qui explique la place de plus en plus importante que prennent les données numériques dans les rapports d’observations ufologiques. Ces données numériques, quantifiées, peuvent dans bien des cas valider ou, à l’inverse, réfuter une observation d’OVNI. Par exemple, dans l’ouvrage du scientifique français Jean-Pierre Petit, Enquête sur des extraterrestres qui sont déjà parmi nous, on retrouve les allégations d’un contacté au sujet d’une planète où la gravité serait si intense que ses habitants ressembleraient à des papillons. Ce corps céleste, apprend-t-on de la même source, effectuerait une rotation complète en une heure seulement. (1) Sur ces seules données il serait aisé de démontrer que la force d’inertie engendrée par la vitesse de rotation de la planète - en tenant compte de sa masse - serait plus importante que la force de gravité. Dans de telles conditions cette planète n’aurait pu exister. Elle aurait explosé !

Cette introduction m’amène à vous commenter une analyse réalisée à partir de données extraites du bulletin d’information AQUARIUS de septembre ’92.

Dans un article consacré à la vague récente d’observation survenues au-dessus de la Belgique, l’ufologue montréalais Stéphane Woods rapportait les données techniques associées à la détection radar d’un OVNI par un avion F-16 de l’armée Belge. Woods écrivait notamment : " Techniquement parlant les données enregistrées par le radar du F-16 restent tout à fait stupéfiantes. On y voit une cible inexpliquée qui plonge de 3000 à 1700 mètres en moins d’une seconde. Durant cette brève manoeuvre l’objet accélère de 280 à 1800 km/h, une accélération apparente de quelque 30 ou 40 g."

- 1. Les données : vitesse initiale : Vo=280 km/h=77.8 m/s vitesse finale : V =1800 km/h=500 m/s

Le tout en (1) seconde : t=1 s

- 2. Schéma :

- 3. Équations du mouvement : si l’accélération est constante ; a = cst

3a. S=So+Vo*t+½*a*t2
3b. V2=Vo2+2*a*(S-So)
3c. V=Vo+a*t

Malheureusement la trajectoire exacte par laquelle l’OVNI a "chuté" de 3000 à 1700 mètres en une seconde demeure imprécise (représentée en pointillés sur notre schéma). Les trajectoires sont bien sûr infinies et la distance réelle (exprimée en mètres) entre le point initial (So) et le point final (S) est inconnue. Par conséquent, l’utilisation des deux premières équations (3a et 3b) sont très discutables pour appuyer les 30 ou 40 g invoqués par Stéphane Woods. Cependant la trajectoire la plus probable reste le mouvement curviligne (représenté par un trait continu) puisque l’engin avait déjà une vitesse initiale au moment de sa détection. Si l’objet était parti d’une vitesse nulle (Vo=0) l’évaluation de sa trajectoire aurait été moins ambiguë. N’oublions pas que le tout s’est déroulé en une seconde seulement ! Mais là encore la trajectoire exacte reste incertaine.

Alors la seule équation valable est celle rapportée en 3e puisque toutes les données sont connues pour trouver l’accélération apparente. Ici j’estime qu’il est raisonnable de croire que l’accélération s’est faite de manière constante puisque les vitesses enregistrées l’ont été en une seconde seulement. Si on supposait le contraire, à savoir une accélération sporadique et saccadée, ou encore que la trajectoire effectuée ait été plutôt celle illustrée par les lignes pointillées sur notre schéma - en tenant toujours compte de notre fourchette temporelle d’une seconde - cela impliquerait alors des pointes d’accélération supérieures à celles calculée pour une accélération constante.

- 4. Calcul de l’accélération apparente

3c. V=Vo+a*t

—>a*t=V-Vo

—>a+(V-VO)/t

—>a=(500-77.8)/1

—>a=422.2 m/s2

—>a=43g puisque g=9,81 m/s2

A la lumière de cette gymnastique intellectuelle, plusieurs déduction s’imposent d’elles-mêmes :

- a) Les valeurs de 30 ou 40g abondamment rapportées par les médias ne sont nullement exagérées. En fait, considérant les équations illustrées ci-dessus, on pourrait même les qualifier de conservatrices !

- b) En supposant que le temps d’accélération de l’objet ait été légèrement sous-estimé par l’armée belge, la force de l’accélération (la célèbre force "g") serait par conséquent inexacte. En regardant le tableau qui suit, nous constatons toutefois que même en révisant à la hausse (de 1 à 5 secondes) le temps d’accélération prêté à l’OVNI, les valeurs en "g" demeurent considérables.

t
a(m/s2)
a(g) 1s
422.20
43.0 2s
211.11
21.5 3s
140.73
14.3 4s
105.55
10.8 5s
84.44
8.6

Il faut également réaliser qu’un bond de 1 à 5 secondes représente une erreur de l’ordre de 500%. Est-ce que le radar du F-16 aurait pu être à ce point imprécis ? C’est peu probable ! Alors nous revoilà de retour à la case départ. Actuellement aucune technologie " terrestre " ou " humaine " ne serait en mesure de produire des accélérations de 30 ou 40g. Des performances énormes.

Nous savons qu’aux commandes de leur appareil les pilotes de F-16 supportent des accélérations moyennes de 7 ou 8g. Au-delà, c’est le voile noir : la perte de connaissance. Même l’utilisation d’une combinaison spéciale destinée à augmenter la résistance des pilotes s’est révélée inefficace au-delà des 9g. (3) Ce qui finalement nous place loin derrière les 30 ou 40g invoqués plus haut.

- c) Sachant que Mach 1 est égal à environ 340 m/s (mètres/seconde) et que l’engin capté par le radar de l’armée belge a exprimé des vitesses avoisinant les 500 m/s, celui-ci aurait dû produire la caractéristique "bang" supersonique. Or, comme c’est d’ailleurs souvent le cas lorsqu’il s’agit d’OVNI, toutes les observations faites durant la " vague " belge, incluant celles des F-16 de l’armée. (4) Incidemment, il est intéressant de constater que cette absence de "bang", qui encore hier apparaissait comme utopie aux yeux des chercheurs, est de plus en plus remise en question par certains scientifiques. (5)

Enfin, considérant la crédibilité du magazine AQUARIUS et vérification faite des prétendues accélérations de l’OVNI capté par le F-16 de l’armée belge (selon les lois de la cinématique et de la dynamique), il est en conclusion peu probable que cette observation ait été un canular.

Malheureusement c’est à peu près tout ce que l’ont peut dire sur cette controversée affaire de détection radar. Il est vrai qu’en matière d’ufologie le discours se résume souvent à des " probabilités scientifiques ". Et je m’explique.

" On estime aujourd’hui à ½ million le nombre des observations d’OVNIs qui ont été rapportées officiellement depuis 1947. [...] Il n’en reste pas moins 50,000 observations qui résistent toujours à l’analyse".(6)Ce sont elles qui méritent l’attention des scientifiques. Lors d’une présentation sur la très controversée affaire UMMO, j’avais déclaré que l’étude des OVNIs, du moins par les groupements civils d’investigations, se limitait principalement à des études de contenu d’enquêtes et de regroupement de cas(7). Une méthode simple qui est à la portée de tout enquêteur. La banque de données ainsi produite l’est à partir d’observations accumulées au fil du temps ; les cas no 1, 2. 3,... x. Les similitudes extraites de cette manière brute composée de cas hétéroclites permettent dans une certaines mesure de donner du crédit à certaines de ces observations. Ces similitudes deviennent en quelque sorte un gage en faveur de la réalité tangible du phénomène. Du point de vue scientifique cependant cette méthode "classique " ne nous apprend rien sur l’origine du phénomène. On pourrait certes court-circuiter ce processus en exhibant une soucoupe volante que tous pourraient voir et toucher ; en présentant au monde entier un extraterrestre qui accepterait de répondre aux questions d’une humanité abasourdie. Mais la veille d’un tel événement n’est apparemment pas pour demain. Par conséquent nous ne pouvons aborder l’origine du phénomène qu’en termes de probabilités, d’hypothèses, et de pseudo-théories.

Pour ma part j’estime qu’il existes une autre avenue pour étudier les cas d’observations et tirer des conclusions tout aussi valables que celles obtenues par l’approche dites classique. Celle-ci, beaucoup plus complexe que sa rivale, nécessite toutefois la participation essentielle de professionnels appartenant à diverses disciplines scientifiques.

L’APPORT SCIENTIFIQUE :

A la base il y a toujours l’accumulation des cas d’observations, lesquels recèlent parfois des données scientifiques quantifiables. Malheureusement, neuf fois sur dix, celles-ci restent invisibles aux yeux du néophyte. De ces données mathématiques, physiques, sociologiques ou encore biologiques, des scientifiques aux connaissances multidisciplinaires pourraient éventuellement émettre des théories menant à une (ou à des) hypothèse(s) de travail. De celle(s)-ci pourrait éventuellement découler une découverte scientifique aux applications immédiates. Dans la perspective où ces dernières donneraient des résultats concrets, force nous d’admettre alors que les données de base émanent d’un phénomène réel et tangible. Bref, un exercice intellectuel qui confirmerait en quelque sorte l’utilité d’une étude scientifique du phénomène OVNI.

Dans l’éditorial du premier numéro d’AQUARIUS (septembre 1992), Christian Robert Page, directeur provincial de MUFON Québec, écrivait : "Nous savons maintenant que derrière ces extraordinaires manifestations de lumières célestes apparemment inexplicables se cache un phénomène réel et fort complexe. Certes nous ignorons toujours quelle est l’origine du phénomène, mais sa signature nous est de plus en plus familière."

C’est bien ce que j’aurais voulu dire moi-même.

REFERENCES :

- (1) Jean-Pierre Petit, "Enquête sur des extra-terrestres qui sont déjà parmi nous", Albin Michel, 1991.

- (2) Stéphane Woods, "Des triangles, encore des triangles, toujours des triangles", Aquarius Vol. 1 No 1 (septembre 1992), MUFON Québec.

- (3) Découverte (télé-reportage), Radio-Canada, diffusé le 27 janvier 1992.

- (4) Collectifs, "Vague d’OVNI sur la Belgique", SOBEPS, 1991.

- (5) Jean-Pierre Petit, "Enquête sur les OVNI", Albin Michel, 1990.

- (6)Christian R. Page, Sondage, Aquarius Vol. 1 No 1 (septembre 1992), MUFON Québec.

- (7) Andrew D. Bassiago, "Dreamland and the CIA", Mufon UFO Journal (juillet 1992), Mutual UFO Network (MUFON).



3 - La vague Belge dans la presse :


Voici un article qui provient du magazine Paris Match et concerne l’enquête Belge sur la vague d’ovnis qui eut lieu au-dessus de la Belgique de 1989 à 1990.

INTRODUCTION :

PARIS MATCH est un journal français sensationnaliste mais également une référence journalistique. On y trouve pêle-mêle les derniers potins mondains sur les princesses et vedettes les plus populaires et des articles sérieux sur des sujets politiques et scientifiques. L’article nous remémore les nombreuses apparitions d’OVNIS au-dessus de la Belgique ayant fait l’objet de centaines de témoignages et d’une tentative d’interception par l’armée de l’air Belge, alors qu’un de ces OVNIS était visible sur les radars militaires au sol et aéroportés.

UN OVNI SUR LE RADAR DU F16 :
par Marie-Thérèse De Brosses

Le Ministère de la défense belge autorise la publication de ces documents.

C’est le scoop du ciel. Ces deux écrans sont les témoins incontestables d’une rencontre de la science et de la fiction. Pour la première fois, l’armée de l’air belge accepte de divulguer les images d’un ovni intercepté par ses pilotes de F-16. Ces informations ont été enregistrées dans la nuit du 30 au 31 mars. C’est leur précision et leur clarté qui ont poussé le ministère de la Défense à engager un matériel considérable dans la gigantesque chasse à l’ovni qui s’est déroulée, cette fois sans succès, pendant tout le week-end de Pâques. PARIS MATCH vous permet, derrière les chiffres et les symboles de ces documents exceptionnels, de découvrir et de décrypter les incroyables performances de ces objets volants bien réels mais qui n’ont toujours pas été identifiés. Nous ne sommes peut-être pas les seuls au monde.

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Copies d’écrans des radars des F16 de l’Armée de l’Air Belge poursuivant des ovnis.
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Copies d’écrans des radars des F16 de l’Armée de l’Air Belge poursuivant des ovnis.

Ces photos sont extraites de l’enregistrement radar des F-16 lancés à la poursuite d’un ovni dans la nuit du 30 au 31 mars. Les deux images se sont formées sur l’écran à quelques secondes d’intervalle. Sur la première, en haut, les positions antérieures successives de l’ovni sont figurées par de petits carrés. Le pilote ayant verrouillé son radar sur l’intrus, le symbole représentant l’ovni est devenu un losange. Les petites barres verticales qui l’encadrent indiquent que le pilote vient de désigner à l’ordinateur la cible à poursuivre, et le radar restera désormais automatiquement pointé sur celle-ci. Au centre de l’image le "W" matérialise l’axe de vol du F-16 dont le cap, 256 degrés 29 (ouest/sud-ouest) est indiqué en dessous. Les barres de chaque côté du W représentent la ligne de l’horizon artificiel. Le mot "AIR" en haut de l’écran signifie que le radar est programmé pour une recherche air-air, soit une détection pour tout ce qui se trouve à une altitude supérieure à 200 mètres. L’ovni, lui se trouve à une altitude de 2000 mètres, inscrite sur la photo par le chiffre 07 (7 000 pieds). La séquence vidéo complète montre que, alors, l’ovni plonge vers le sol en une seconde. Sur la photo du bas, le 00 ( haut de l’écran à droite ) indique qu’il est en dessous du 200 mètres d’altitude. La ligne de l’horizon artificiel bascule : l’avion amorce un virage vers la droite pour essayer de s’aligner sur l’ovni, qui plonge. La colonne de chiffres sous le losange donne l’azimut de la cible (290 degrés, soit ouest/nord-ouest). 990 K donne la vitesse en noeuds de l’objet, soit 1830 Km/h (Mach 1,5) ! Le 080 R, enfin, indique la nature de la cible en langage code. Ce chiffre signifie qu’elle ne correspond à aucune identification connue. Entre ces deux images, l’ovni a franchi le mur du son sans produire aucun bang. Dans une seconde, il sera perdu pour le pilote.

Ce sont les militaires au mutisme proverbial qui vous disent : les ovnis ne sont pas un mythe. Le 22 juin, pour la première fois, une armée de l’air accepte de révéler - en - partie - une pièce capitale de ce dossier qui ne relève pas de la science-fiction.

Ce jour là, après m’être pliée à tous les contrôles de sécurité, je me trouve près de Bruxelles, au Q.G. de l’armée de l’air belge. Dans une petite salle, le colonel De Brouwer, chef de la section Opération de la Force aérienne Belge, enclenche le magnétoscope. Sur l’écran vidéo apparaît le film ramène dans la boite noire du F-16 lance dans la nuit du 30 au 31 mars dernier à la poursuite d’un objet volant non identifié. Il ne s’agit pas de la grande traque qui eut lieu quinze jours plus tard, au cours de ce fameux week-end pascal ou, sans résultat toute la Belgique avait essaye de chasser l’ovni, mais d’une mission jusqu’ici tenue secrète.

Depuis Novembre 1989, les militaires Belges sont sur les dents. De nombreux rapports de gendarmes arrivent quotidiennement faisant état d’observations d’ovnis au-dessus du territoire. Tout a commence lors de cette folle nuit du 29 Novembre 1989, au cours de laquelle trente groupes de témoins (dont trois patrouilles de gendarmes), éparpilles sur 800 km carrés entre Liège et les frontières Allemandes et Néerlandaises, ont observé, des heures durant, un étrange appareil triangulaire pratiquement silencieux évoluant à très basse vitesse et très basse altitude sans créer la moindre turbulence.

Comme toutes les forces aériennes du monde, les militaires belges disposent d’appareils supersoniques prêts, vingt- quatre heures sur vingt-quatre, à décoller en cinq minutes. Ici, il s’agit de deux F-16 monoplaces armés de missiles. Le Q.G. est prudent. Au cours des mois précédents, les deux chasseurs ont, à deux reprises, vainement été dépêchés sur les lieux. La première fois, ils n’ont rien détecté ; la seconde, il ne s’agissait que de taches lumineuses produites par les lasers émanant d’une boite de nuit.

Le Colonel de Brouwer : "Notre système de défense est impuissant face à ces engins"

Cette nuit de 30 mars, après des appels réitérés - notamment ceux du capitaine de gendarmerie Pinson -, le Q.G. se livrera donc à de nombreuses vérifications. Outre la simple observation visuelle de nombreux témoins, le radar de Glons (au sud-est de Bruxelles), qui fait partie du dispositif de sécurité de l’Otan, et celui de Semmerzake (à l’ouest de la capitale), qui contrôle les trafics civil et militaire de tout le territoire Belge, ont tous deux captél’échod’un ovni. La portée (300 Km) de ces deux radars suffit à balayer très largement lazoneoùvase déroulerl’observation. Dans cette région, les reliefs sont peu accentués et la couvertureradarest parfaite pourtout objet évoluant au-dessus de 200 mètres d’altitude. Néanmoins,leQ.G. belge va faire effectuer des vérificationsminutieuses pendant cinquante minutes pour éliminer tout risque de faux écho du à un phénomène d’inversion de température.

Tout les avions (civils ou militaires) sont équipés d’un système de répondeur radar automatiquepermettant leur identification immédiate sous la forme d’un signal code apparaissant sur l’écran. L’écho reçu cette nuit-là équivaut à celui d’un avion se déplaçant à très basse vitesse (50 Km/h) et changeant fréquemment de cap et d’altitude, mais il ne délivre aucun message permettant son identification.

L’armée de l’air Belge ne peut pas laisser survoler son territoire par un objet volant non identifié : à 0 h 05, l’ordre est donc donné aux F-16 de décoller et d’aller traquer l’intrus. En tête, le chef de patrouille ne quitte pas des yeux son radar de poursuite, qui, dans une mission nocturne, constitue son meilleur organe de "vision." (Le F-16 est un appareil très sophistiqué dont le radar de poursuite n’est pas fixe par rapport à l’avion, mais permet une recherche intelligente de l’objectif, horizontale et verticale, avec un champ visuel de 90 degrés). A quelques dizaines de mètres de lui, légèrement en retrait, son allier, dans le deuxième F-16, suit les manoeuvres de son chef de patrouille en se concentrant sur le contact avec le centre de coordination des opérations.

Soudain, les deux F-16 voient apparaître l’intrus sur leur écran, petite abeille dansant sur le scope. Comme dans les jeux vidéo, en utilisant un petit levier ("joystick"), les pilotes désignent alors a leur ordinateur de bord la cible à poursuivre. Des que le verrouillage est fait sur l’image, la tache sur l’écran se transforme en losange, ce qui veut dire que désormais les deux radars des F-16 resteront automatiquement braques sur l’objet en indiquant sur l’écran sa position, sa distance et sa vitesse. L’objet est tout proche...

Sur cette séquence que le colonel De Brouwer nous a exceptionnellement autorisé à visionner, on entend les échanges radio des pilotes. L’émotion de ces derniers est perceptible.

"Regardez, me dit le colonel en arrêtant l’image et en me désignant le losange. A ce stage, dans notre jargon militaire, il s’agit d’une interception réussie.

- Concrètement, qu’est que cela veut dire, une "interception réussie" ?

- Nos chasseurs sont armés de missiles autodirecteurs. Si l’ordre de tir leur était donne, il leur suffirait de lâcher leurs bordées de missiles pour que ceux-ci, nantis des données fournies par l’ordinateur de bord, se dirigent intelligemment vers la cible. Evidemment, dans cette affaire, il n’en était pas question. Nous voulions identifier l’intrus.

Les pilotes n’auront pas le temps d’amorcer cette procédure. Les radars resteront pendant six secondes verrouillés sur la cible, et l’objet, qui a progressivement pris de la vitesse et est à ce moment à 280 Km/h, atteint, en passant de 3 000 à 1 700 mètres d’altitude, la vitesse de 1 800 Km/h en ... une seconde ! Cette fantastique accélération correspond à 40 g ; elle entraînerait la mort immédiate de tout humain se trouvant à bord : la limite de ce que peut supporter un pilote de chasse est de l’ordre de 8 g.1 La trajectoire de l’engin est extrêmement déconcertante. Parvenu à 1 700 mètres d’altitude, il plonge rapidement vers le sol : au-dessous de 200 mètres, il échappe à la fois aux radars des F-16 et à ceux de Glons et de Semmerzake. Dans cette grande banlieue Sud de Bruxelles, le sol n’est qu’un scintillement continuel de lumières parmi lesquelles les pilotes ne peuvent distinguer visuellement le moindre objet.

"Ce ne peut être quelque chose crée par l’homme"

"De toute manière, il était exclu pour les F-16 de rattraper l’engin à cette basse altitude où la densité de l’air leur interdit d’évoluer à plus de 1 300 Km/h. Au- delà, la température au niveau des compresseurs des moteurs ferait éclater les turbines, précise le colonel De Brouwer. Il y a une logique dans le comportement de l’ovni."

Tout se passe comme si ce mystérieux appareil cherchait intelligemment à échapper aux chasseurs. Pendant l’heure qui va suivre, le même scénario se reproduira deux fois. Le rapport officiel fourni par l’état-major général de la Force aérienne à la Sobeps (société belge d’étude des phénomènes spatiaux) précise : "Dans trois cas, les pilotes réussirent à braquer leurs radars - "Lock on" ("verrouiller") - pendant quelques secondes sur l’objectif, ce qui, chaque fois, a amené un changement drastique dans le comportement des ovnis." L’ovni joue littéralement à cache-cache avec les chasseurs. Il plonge vers le sol à très grande vitesse pour échapper aux radars de bord et du sol, puis remonte tranquillement un peu plus loin, réapparaissant de ce fait sur les scopes des radars, et déclenchant une nouvelle procédure d’interception.

Cet ahurissant manège est observé du sol par un grand nombre de témoins (dont vingt gendarmes), qui verront l’ovni et les F-16, mais personne n’entendra, au cours des soixante-quinze minutes que durera l’affaire, le fameux bang supersonique qui aurait du accompagner le franchissement du mur du son par l’objet. Aucun dégât matériel n’a été constaté à l’aplomb de l’événement ; or, étant donne la vitesse et la basse altitude de l’objet, le franchissement du mur du son aurait du susciter le bris d’un nombre incalculable de carreaux...

Pour la première fois au monde, un journaliste a été autorisé à voir un document établissant la preuve d’une interception d’ovni. J’ai vu sur l’écran le verrouillage du radar, l’affichage des paramètres de vol de l’ovni, son hallucinant changement de vitesse.

Tous les détails de cette affaire sont consignés dans un rapport qui vient d’être communiqué à la Sobeps. Cette collaboration entre les forces aériennes d’un pays et un regroupement privé est un fait sans précédent qui doit être mis à l’actif du sérieux et de la compétence des membres de cette association, qui compte en son sein plusieurs scientifiques de haut niveau, comme les physiciens Leon Brenig (professeur à l’université libre de Bruxelles) et Auguste Meessen (professeur à l’université catholique de Louvain), ce dernier appartenant au groupement depuis sa création, il y a dix-huit ans. Interviewé au journal télévisé, M. Guy Coeme, ministre de la défense nationale, a déclaré qu’il autorisait la Force aérienne à remettre toutes les informations dont elle disposait à la Sobeps.

Après avoir visionné cette séquence bouleversante, j’ai bombardé de questions le colonel De Brouwer. L’objet pouvait-il être un ballon sonde ?

"Négatif" L’objet se comportait comme s’il était totalement indépendant des vents et des courants aériens, et nous avons fait, entre autres investigations, une étude météo complète. C’est pour cela que nous n’avons pas publie le rapport immédiatement : nous avons effectué toutes les vérifications possibles. Notre système de défense n’est pas préparé à ce genre de choses. Il nous a fallu du temps pour analyser, interpréter les données des ordinateurs, des cassettes vidéo des chasseurs."

Etait-ce un phénomène naturel ou de rentrée dans l’atmosphère d’un débris de fusée ?

Non. Une météorite ou un fragment du fusée ne pénètre pas dans l’atmosphère en zig-zaz ; or l’analyse des renseignements radar fait état de nombreux changements de direction. En outre, les conditions atmosphériques excluaient tout phénomène de nature électromagnétique.

"Mais, demandai-je, le fameux F117A, l’avion furtif américain que beaucoup croient être l’ovni ?

- Cet appareil n’est absolument pas conçu pour une pénétration à basse altitude. Par ailleurs, sa vitesse minimale est de 278 Km/h, alors que celle de l’objet est descendue jusqu’à 40 Km/h. Le F117-A ne possède pas de réacteurs de sustentation qui lui permettraient d’évoluer aussi lentement. En outre, aucun appareil n’est capable de voler à 1 800 Km/h aussi près du sol, dans un air aussi dense, et à fortiori sans faire de bang."

Sur ce, il me tend le télex adressé par l’attache militaire de l’ambassade des Etats-Unis au Q.G. de la Force aérienne belge attestant que jamais le F117-A n’a stationné sur le territoire européen ni ne l’a survolé. Le professeur Jean-Pierre Petit, qui m’accompagnait lors de ma visite au Q.G. de la Force aérienne belge, est un ancien lieutenant de l’armée de l’air et avait jadis été contrôleur dans une opération d’interception aérienne. Ce physicien de haut niveau, directeur de recherche au CNRS, qui vient de publier le livre "Enquête sur les ovnis" (ed. Albin Michel), est formel :

"Pourquoi la Belgique et des milliers de témoignages ?"

"Il n’existe actuellement aucune machine fabriquée par l’homme, avion ou missile, qui soit capable de telles performances, notamment de voler à vitesse supersonique sans faire de bang. Quelle confiance peut-on accorder a une telle preuve ? La même que celle que l’on a attribuée à la première détection d’une supernova en 1987 dans la galaxie du Nuage de Magellan. En effet, la preuve de l’existence de ces cataclysmes stellaires appelés supernovae repose sur une unique observation. Je suis intimement convaincu que ce type d’interception d’ovni par radar s’est déjà produite un très grand nombres de fois depuis trente ans (soit avec des moyens aussi sophistiqués que ceux du F-16, et qui sont utilisés dans toutes les forces aériennes du monde depuis plus de dix ans, soit antérieurement, avec des moyens radar plus rustiques) et que les états-majors des pays concernés ont gardé rigoureusement secrète cette information de peur d’affoler les populations. 2

- Mais alors, que se passe-t-il en ce moment, quelle est la raison de ces révélations ?

- Nous vivons à une époque qui commence à être celle de la transparence. Après le mur de Berlin, le mur du silence est en train de s’effondrer. S’agissant du phénomène ovni, nous entrons dans une phase complètement différente des précédentes. C’est la fin du mercantilisme et du charlatanisme. Les véritables scientifiques entrent en scène. Regardez les travaux du professeur Meessen ..."

A la Sobeps 3, qui a enregistré plus de mille témoignages sur la vague d’ovnis en Belgique, j’avais appris quelques choses de tout à fait passionnant. Dans la nuit du 31 mars 1990, à 30 Kilomètres au sud-est de Bruxelles, trois témoins que l’on peut considérer comme parfaitement fiables, Lucien Clerebaut, secrétaire général de la Sobeps, Patrick Ferryn, producteur-réalisateur de films, et José Fernandez observent un phénomène lumineux au ras de l’horizon. Cette lumière grossit, s’approche. Un engin de forme triangulaire aux angles arrondis, porteur de quatre phares très puissants, doté à sa périphérie de nombreuses lumières et d’un diamètre apparent équivalant à six fois celui de la lune, passe au-dessus de leur têtes, à une altitude évaluée entre 300 et 400 mètres. M. Ferryn prend quatre clichés de l’objet avec un film de très haute sensibilité (1 600 Asa). A titre de contrôle, il prend quelques minutes plus tard, avec la même ouverture et la même vitesse, des clichés d’un avion en vol.

Au développement : surprise ! Sur les clichés, les phares de signalisation de l’avion (volant à beaucoup plus haute altitude que l’engin) forment trois taches blanches, alors que les énormes phares de l’ovni sont à peine visibles ; la forme générale de l’objet, pourtant parfaitement visible à l’oeil nu, a complètement disparu.

Se souvenant qu’un simple rayonnement infrarouge peut empêcher la pellicule d’être impressionnée, le professeur Meessen fait alors réaliser une expérience dans son laboratoire. A l’aide d’un simple prisme, il projette directement sur un film négatif couleurs un spectre (allant du rouge au violet) en s’arrangeant pour superposer à cette lumière visible, dans une partie inférieure du cliché, un rayonnement infra-rouge. Au développement, le spectre est parfaitement visible dans la partie de la pellicule que n’a pas touchée le rayonnement infrarouge mais considérablement atténué, sinon totalement annihilé, dans la partie irradiée.

"Si, commente le professeur Meessen, les ovnis sont réellement des objets, et s’ils émettent de l’infrarouge, il serait tout à fait normal que des témoins photographes aient des surprises au moment du développement de leurs cliches, pouvant aller jusqu’à la disparition totale de ce qu’ils avaient observé visuellement et photographie, ce qui expliquerait le nombre très restreint de clichés que nous avons pour cette vague d’ovnis et, de façon générale, la quasi-impossibilité d’obtenir des photos d’objets rapprochés."

Le professeur Meessen demeure extrêmement prudent. En bon disciple de Claude Bernard, il reste fidèle à la démarche scientifique qui consiste à observer les faits, puis a proposer différentes hypothèses qu’il soumet à la vérification expérimentale. Pour lui, il est essentiel d’étudier cet énigmatique dossier. "Déjà, au niveau des témoignages, il y a trop de témoins indépendants, la plupart du temps dignes de foi, parlant d’effets physique cohérents, trop de concordance dans les événements relatés pour ne pas prendre au sérieux ce dossier. Si tous ces gens inventent, c’est une maladie qu’il faut comprendre. Mais il y a les effets physiques... Le rapport de l’armée de l’air permet d’appréhender le phénomène de facon rationnelle et scientifique. L’hypothèse la plus simple est l’hypothèse extra- terrestre, mais elle pose d’autres problèmes. Nous ne sommes pas pressés de conclure. Nous continuons à travailler." Lorsque je l’ai rencontré, le professeur Meesseen n’avait pas eu la chance de voir le document que m’a fait visionner le colonel De Brouwer. Le rapport de l’état-major de la Force aérienne sur l’interception réussie du 30 mars permet de comprendre pourquoi l’armée avait mis à la disposition de la Sobeps des moyens aussi importants (les deux F-16 de surveillance du territoire, un bimoteur Hawker pouvant emporter un nombre important de personnes et tant d’appareils de mesure, dont une énorme caméra infrarouge) lors du fameux week-end qui mobilisa des dizaines de milliers de personnes. En haut lieu, l’armée savait que l’ovni était bien réel, mais elle ne disait rien. Elle voulait en savoir davantage.

La presse s’est étonnée de l’insuccès de cette chasse pascale. Tout s’explique maintenant. On ne peut pas dire que l’ovni n’était pas au rendez-vous, puisqu’il y eut des observations au sol ; mais, si l’engin est reste à moins de 200 mètres d’altitude, il était indécelable par les radars.

Maintenant, les témoignages se raréfient. Mais les questions demeurent. Comme elle est déconcertante, cette vague d’ovnis belges ? D’abord, pourquoi la Belgique ? Pourquoi ces milliers de témoignages en six mois ? Pourquoi, dans les décennies précédentes, les témoins faisaient-ils état d’atterrissages alors que ces ovnis-là ne se posent pas ? Pourquoi des machines triangulaires (plus de 90 % des témoignages) ? Autant de questions pour l’instant sans réponses.

"Pour nous, la communication de ce rapport de la Force aérienne belge et la confiance qu’elle traduit représentent la récompense de dix-huit années de travail", conclut Lucien Clerebaut.

C’est le premier document au monde concernant les ovnis. Sur la carte, le colonel De Brouwer du Q.G. de la Force aérienne belge montre l’endroit de l’interception : au sud-ouest de Bruxelles.

Insensible à la déroutante irrégularité du phénomène (vague d’apparitions alternant avec de longues périodes d’absence) ainsi qu’aux sarcasmes d’une partie du monde de la recherche violemment hostile à ce genre d’investigation considérée comme malsaine, des scientifiques de poids comme les professeurs Meessen, Brenig, Petit et d’autres continuent leur travail de fourmis.

Maintenant, il est temps de les aider.

(1) Le g est l’unité d’accélération. 1 g équivaut à l’accélération de la pesanteur terrestre, c’est-à-dire à 9.81 m/s par seconde.

(2) Voir à ce sujet le livre de Jean Sider : "Ces ovnis qui font peur" (ed. Axis Mundi).

(3) La Sobeps (74, avenue Paul Janson, 1070 Bruxelles, tel. : 19 32 2 524 28 48) édite une revue trimestrielle.


QUELQUES REFERENCES :


- SOBEPS, Vague d’OVNI sur la Belgique - Un Dossier Exceptionnel, Brussels 1991 ;

- SOBEPS, Vague d’OVNI sur la Belgique 2 - Une Enigme Non Résolue, Brussels, 1994.

- Meessen, Auguste, "Observations, analyses et recherches," Chapter 10 in Vague d’OVNI 2, ibid.

- Lambrechts, Major P., "Report Concerning the Observation of UFOs During the Night of March 30-31, 1990," rapport préliminaire du 31 Mai 1990.

- Huneeus, A., interview téléphonique avec le Major General De Brouwer, 5 Octobre 1995.

- Valckenaers, Marc, "Etude des particularités remarquables," Chapitre 2 dans Vague d’OVNI 2, ibid.

- Marhic, Renaud, "Ovnis belges : nouvelle rumeur," Phénomèna No. 13, Janvier/Février 1993, SOS OVNI, Aix-en-Provence, France.




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