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[ Tesla ] De Philadelphie à Montauk (Part.01)

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Publié le 26 mars 2004 - Modifié le jeudi 14 avril 2005 :: 2776 visites robots/humains. ( Popularité: 31)

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Al Bielek est interviewé par Connecting Link Magazine

Le début de cet interview retrace très brièvement certains éléments de la conférence précédente d’Alfred Bielek.

AL BIELEK : Mon père (Alexander Duncan Cameron senior) s’est engagé dans l’U.S. Navy avant que les U.S.A. n’entrent dans la première guerre mondiale. Il m’a engendrer ainsi que plus tard A. Duncan Cameron junior (mai 1917) avec des mères différentes.

Duncan et moi, en tant que demi-frères, avons été élevés en grande partie par notre tante Arnold dans la Grande Maison, encore à West Islip, Long Island (notre père est resté dans la Navy jusqu’en 1930 où il a pris sa retraite avec une pension). Depuis nous n’avons jamais manqué d’argent (à cause de la fortune du grand magasin Arnold/Constable), Duncan Jr. et moi (après avoir terminé le lycée) sommes allés dans différentes universités. Je suis allé au début à Princeton, et plus tard à Harvard pour obtenir un Ph.D. en physique. Duncan est allé à l’Université d’Edinbourg en Ecosse et a également obtenu un Ph.D. en physique, en été 1939.

En septembre 1939, nous nous sommes engagés tous les deux dans l’U.S. Navy obtenant le grade de Lieutenant (J.G.) et ensuite on est allé à une école d’entraînement de 90 jours pour "Affectation Spéciale" du personnel de la Navy à Providence, Rhode Island.

Après cette préparation, on a été assigné tous les deux à l’Institut d’Etudes Avancées (Princeton, New Jersey) et directement dirigés au "Projet Invisibilé".

Avec un test complètement réussi en 1940 (Arsenal de la Navy Brooklyn), le projet a été classifié et renommé "Project Rainbow". Les bureaux se trouvaient dans l’arsenal de la Navy à Philadelphie. Duncan et moi effectuions des allers et retours entre Philadelphie et Princeton.

En janvier 1941, on a été envoyé en mer pour faire notre service maritime sur l’U.S.S. Pennsylvania. On a sillonné dans le Pacifique jusqu’en octobre 1941 quand le Pennsylvania fut mis en cale sèche à Pearl Harbor. Nous sommes allé en permission à San Francisco et nous y sommes resté jusqu’en décembre 1941, puis nous sommes retournés à l’Institut début janvier 1942. On travaillait sur le projet durant l’année 1942 lorsque Nikola Tesla s’est retiré, en mars 1942, et le docteur Von Neumann à pris la relève à ce moment.

Duncan et moi, nous étions présent sur le Projet durant les deux tests avec l’Eldridge en 1943. Le second test du 12 août 1943 fut un désastre total, avec de nombreuses victimes et avec Duncan qui a disparu de manière permanente.

Je suis resté avec la Navy et je me suis marié à la fin de l’année 1943. Un fils, est né en février 1944. En juillet 1944, ma famille et moi avons été transféré à Los Alamos au Nouveau Mexique où je suis resté jusqu’au 2 juillet 1947. A ce moment-là, on m’a enlevé par la force et séparé de ma famille que je n’ai jamais revu par la suite.

Avec des accusations d’espionnages qui étaient lancées contre moi, je m’attendais à passer au tribunal militaire. Au lieu de ça, j’ai été transféré à Washington D.C., où les accusations ont été retirées et j’ai été transféré à la base militaire Fort Hero de Montauk, Long Island. A partir de ce point j’ai été déplacé dans le temps en 1983, de retour dans le Projet Phoenix. Une fois là, on m’a effectuer un super lavage de cerveau toute ma mémoire a été déménagée. De plus, on m’a régressé en âge (réduction de l’âge et de la taille physique à partir de mes trente ans jusqu’à approximativement l’âge d’un an) et puis, à l’âge d’un an, j’ai été renvoyé dans le temps en 1927 et placé dans une nouvelle famille comme substitut d’un fils mort. Cette nouvelle famille - les Bielek - est devenue mes seuls parents connus durant un demi siècle !

Lors de la seconde guerre mondiale, j’ai été incorporer dans la Navy (une seconde fois) comme marin jusqu’en 1946. Après mon service militaire, j’ai essayé de monter une entreprise (qui a échouée) et je suis allé au collège (1949-1950) à Newark, New Jersey, et plus tard à UCLA. Une carrière s’en est suivi comme ingénieur électronicien (1958-1988), avec la retraite en 1988.

Avec le retour de mes mémoires, en mai 1986, du Projet Phoenix et de l’Expérience de Philadelphie (Projet Rainbow) en janvier 1988, je me suis engagé dans de nombreux écrits et conférences sur le sujet de l’Expérience de Philadelphie, ses ramifications et le Projet Phoenix qui a suivi, ainsi que les incroyables conséquences de leur verrouillage à travers le temps.

CONNECTING LINK : Parlez nous du Projet Phoenix.

AL BIELEK : Je vais aborder la phase finale du Projet Phoenix et certains aspects qui en résultent. J’ai rejoint le projet en 1953 en tant que Al Bielek. Je faisais ce que le livre, "The Montauk Project" désigne, l’interface d’ordinateur entre la chaise psychique utilisée pour contrôler les tunnels de temps dans la phase finale des opérations. Ces phases au début étaient très difficiles, elles ne fonctionnait pas bien et elles avaient beaucoup de problèmes. Mais, j’y étais impliqué en tant que Al Bielek. Preston Nichols y était impliqué en tant que Preston Nichols, et Duncan Cameron y était impliqué en tant que Duncan Cameron dans son second corps, ne se souvenant de rien de son implication dans l’Expérience de Philadelphie.

Le projet générait les tunnels de temps. Les gens avait la possibilité de voyager dans le temps et l’espace et ils le faisaient. Mais ils avaient également d’autres projets en cours à Montauk. On ne sait pas encore tout de ceux-là.

La technologie pour les tunnels nous était donnée par un effort coopératif de groupes extraterrestres, principalement le groupe Orion, auquel étaient mêlés les reptiliens, un sous-groupe appelé les Leverons. Le groupe technique qui nous fournissait la plupart de l’assistance, était le groupe de Sirius A. Des gens très scientifiques, très matérialistes. Peut-être pas un mauvais coeur mais mal orienté, car ils avaient des contrats à très long terme avec les Orions qui leur fournissaient les connaissances techniques et l’assistance dont ils avaient besoin. Et ils fonctionnaient avec notre gouvernement en secret pour mettre en place les techniques et technologies de contrôle de la pensée et pour pousser vers une société hautement technique et automatisée qui serait beaucoup plus facile à contrôler qu’elle ne l’ait actuellement. Mais nous approchons de cela rapidement.

Il y avait aussi beaucoup de petits Gris qui étaient dans nos pattes. Il y avait d’autres groupes qui ne participaient pas au projet, mais ils étaient là comme observateurs et le groupe d’Antares, des gens joviaux, très gais, très humains. Vous ne pouviez pas les distinguer d’un esprit humain. En fait, je ne pense que vous pouviez les distinguer anatomiquement non plus. Pourquoi ils étaient là, je ne sais pas. Ils ne faisaient rien. Ils étaient observateurs.

Mais les extraterrestres fournissaient la compétence, les outils. Ils transposaient ça depuis leurs données informatiques vers les IBM 360. Cela ne fonctionnait pas encore mais ça a marcher lorsque des modifications ont été faites. Je suis devenu largement impliqué dans la réalisation du système de fabrication du tunnel de temps. C’était une technologie extraterrestre. On n’avait pas la théorie. Mais on avait la capacité, la compétence technologique pour construire l’appareillage, et on l’a fait, selon leurs spécifications.

ITT faisait partie du contrat. Tout était sous le niveau de laisser passer "Black Card" [Carte noire], qui est en l’occurrence le plus haut niveau de laisser passer qui existe, et la plupart des gens ne savent même pas que ce niveau existe. Et ça signifie, en essence, qu’un tel projet est un profond Trou Noir de sorte que toutes les archives, tout ce qui a un lien avec ça, est enterré dans un coffre-fort noir et personne n’a accès à ça sans avoir le laisser-passer adéquat et la nécessité de savoir. Cela inclut les départements d’achats qui achètent le matériel pour ces projets. Les archives des achats, des ventes, tout est enfermé dans un coffre-fort noir. Donc personne ne peut le trouver. C’est pourquoi ils appellent ça un projet Trou Noir. Il y a de nombreux projet de ce type. Celui-ci en est un parmi d’autres.

Les tunnels sont devenus complètement opérationnels vers 1977 après de nombreuses modifications. Vers 1979 ils ont eu tous les résultats qu’ils voulaient. Jusqu’au 12 août 1983, la nuit, lorsque le projet a été délibérément détruit. Saboté de l’intérieur. Cela est raconté dans le livre (The Montauk Project). Mais avant ça, ce qu’ils ont fait était incroyable.

L’une des applications du Projet Phoenix, dans l’utilisation des Tunnels de Temps, était de fournir un soutien aux Colonies Martiennes. Les Colonies Martiennes ont existé depuis le début des années 70. On est allé publiquement sur la Lune en 1969. En fait les Allemands étaient sur Mars en 1947. Et nous on y était en 1962 avec une expédition mixte, Russe et Américaine. Ils sont allés sur Mars le 22 mai 1962. Le film, Alternative 3, fait par Anglia Television, 01 avril 1977, qui est disponible dans l’"underground", l’expose complètement. Il montre la transmission réelle. Les prises de vue en couleur venaient de Mars par transmissions TV, lorsque cet Exploreur voyageait et atterrissait. Nous avons des colonies là-bas sur Mars depuis la fin des années 60 ou peut-être le début des années 70. Ils ont trouvé beaucoup de choses artificielles là-bas. Il y a plus qu’une cité en ruine. Et bien sûr le fameux visage sur Mars, les Pyramides et ce complexe entier (photos sur ce site) que Hoagland (Dr. Richard) a parlé et a présenté au public. Il y a deux vidéos là-dessus plus son livre. [Site du Dr Richard Hoagland : http://www.enterprisemission.com/in...]

Ce qu’ils ont trouvé sur la surface indiquait qu’il y avait beaucoup plus de choses là, qu’ils ne pouvaient pas trouvées, qui étaient enterrées. Et ils n’avaient pas apporté, et n’avaient pas à disposition un quelconque engin à cette époque. Ils n’avaient aucune pelleteuse ou gros tracteur ou cette sorte de chose. C’était trop lourd a emporter.

Donc, une requête a été envoyé par radio à la Terre, "On pense qu’il y a des installations souterraines ici. On a vu des ouvertures qui sont scellées. Vous les gars là en bas, pouvez-vous nous dire quoi faire ?" Donc, l’information est allé à Montauk, au Projet Phoenix. Et ils ont répondu en retour, bon donnez-nous des coordonnées de la surface de Mars où vous pensez que ces sites se trouvent". Et ils l’ont fait. Et ils ont dit, "On va l’explorer". Et ils l’ont fait. Parce qu’ils pouvaient aller à n’importe quel endroit avec le tunnel, ils sont aller sur Mars aux coordonnées.

En premier ils n’ont pas envoyé quelqu’un. Ils ont fait aboutir un tunnel dans ce qu’ils pensaient pouvoir être une cavité souterraine et, plutôt que de risquer de tuer quelqu’un en l’enterrant dans le roc solide, ils ont envoyé une caméra, une caméra pour voir à distance. On a découvert que c’était une véritable caverne avec suffisamment de sécurité et alors Montauk a envoyé des personnes. Duncan et moi étions dans cette équipe. La première équipe qui y est allé, dirigé par Montauk pour explorer le sous-sol de Mars. Ce n’est pas mentionné dans le livre qui est sorti, mais on y est allé. Et il y en a eu probablement d’autres. On y est allé plusieurs fois. On a trouvé toutes sortes de choses artificielles. On a trouvé un système d’éclairage souterrain encore fonctionnel, un système d’énergie. On l’a trouvé et on l’a allumé et il fonctionnait encore. Aucun indice de vie. Un tas d’objet manufacturé, fichiers, archives, objets religieux, statues, tout stocké comme si c’était un entrepôt de magasin. Un énorme entrepôt.

CONNECTING LINK : Est-ce que les inscriptions étaient en anglais ?

AL BIELEK : Non. C’était dans un autre langage. Ce n’était pas en anglais. Duncan était capable de traduire certains d’entre-eux. J’en ai vu mais je ne pouvais pas les traduire. Et beaucoup d’affaires et d’archives ont été ramenées. Et en fait Duncan et moi avons décidé d’y retourner clandestinement de notre propre initiative. (Après qu’un voyage est fait, tout est enregistré. Toutes les coordonnées et opérations nécessaires pour opérer le système sont enregistrées sur bande magnétique. Et vous pouvez prendre cette bande, la connecter à l’ordinateur, et sans utiliser le psychique et le numéro de chaise, vous pouvez ouvrir le tunnel au même endroit puisque l’ordinateur contient toutes les données célestes de tous les mouvements de la Terre, les mouvements du système solaire, tout est dans l’ordinateur, donc il y a la référence complète à la nouvelle position où doit se trouver la planète. Et "brancher" le tunnel exactement au même endroit.) Donc nous sommes allés deux fois à notre initiative pour nos propres petites explorations.

CONNECTING LINK : Et personne ne s’occupait de la machine pour votre retour ?

AL BIELEK : On avait mis en route l’équipement, on savait comment le faire. Et personne n’était là. Au second voyage on a été découvert parce qu’il y a des enregistrements automatiques qui disent combien de fois cet équipement est utilisé, et pour quel objectif, et à quelle date, heure, etc. Enregistreurs permanents et automatiques d’événements. Donc on a été appelé lorsque nous sommes revenu. On a été écarté du projet et on s’est fait taper sur les doigts. "Vous ne ferez pas cela une fois de plus", et une des personnes qui était impliquée, un vétéran scientifique, a séparé notre équipe. Duncan et moi n’avons plus fait grand chose ensemble après cela mais par la suite les explorations ont été faites par d’autres. Ce qu’ils ont trouvé, on ne sait pas.

Certaines personnes avaient été choisies à l’avance , telle que moi-même et Duncan et Preston pour faire partie de ce programme. Et le niveau de lavage de cerveau variait. Duncan a eu un puissant lavage de cerveau, ainsi qu’une programmation, pour avoir fait ce qu’il a fait là et puisqu’il n’allait plus être utiliser dans sa compétence technique. On m’a fait un lavage de cerveau à un certain degré, et Preston, très fortement.

Mais on a reçu ce que vous pourriez appeler le "debriefing" après que ce projet entier fut détruit et a été déclaré formellement terminé le 1er janvier 1984. On a eu notre "debriefing" ce qui signifie qu’on a effacé de notre esprit tout ce qu’on a fait dans le cadre du projet. Et ils ont espéré que cela tiendrait indéfiniment.

Ça n’a pas été le cas. La raison pour laquelle cela n’a pas tenu indéfiniment était que le site n’a pas été détruit. Il est encore là. Il a été rendu à la Commission des Parcs de l’état de New York le 1er janvier 1986 ou courant janvier 1986 pour faire partie du parc qui existait déjà là-bas. L’Etat n’a jamais rien détruit. Ils n’ont jamais démoli un batiment. Ils ne l’ont jamais ouvert en tant que parc.

Ils ont abattu les barrières donc les gens penvent aller là et se promener et camper s’ils le veulent, durant la journée. Ils ne peuvent pas rester la nuit sans un permis spécial de la ville de Montauk. Cela n’est pas permis et les rangers du parc patrouille et les sortent.

Mais la propriété reste inchangé. En allant là-bas, comme je l’ai fait au début d’août 1985 à l’invitation de Preston (j’avais emmené Duncan avec moi), aucun de nous ne savait, à ce moment, que nous avions fait partie du Projet Montauk. Preston, en tant que revendeur de surplus électroniques, avait été là-bas pour la récupération d’équipement avant cette visite en août.

CONNECTING LINK : C’est là que le livre, "The Montauk Project" débute.

AL BIELEK : Exact. Et il ne savait pas qu’il avait été impliqué. Il n’avait aucun souvenir. Lors de cette promenade au mois d’août, Preston nous a dit, "Vous êtes tous les deux sensitifs. Voyons ce que vous captez quand on se ballade par ici". Il a dit, "Je pense que vous n’êtes jamais venu ici auparavant". Il ne savait pas, honnêtement, à ce moment-là. Donc on s’est baladé et on a ressenti cette ambiance terrible sur la base, que quelque chose d’atroce s’était passé là. On a senti ce monstre, qui est apparu à la fin de l’histoire, qui a aidé dans le processus de destruction de cette station.

Preston et Duncan avait bien sûr l’avantage d’être sur place tandis que j’étais simplement en visite et suis retourné à Phoenix. Ils sont allé là à plusieurs reprises, et ils sont devenus conscient de leur implication dans le projet plus tôt que je ne l’ai été.

Je suis retourné à Montauk en mai 1986 et ai fait une autre visite avec un groupe de Phoenix sponsorisé, je crois, par le sénateur Barry Goldwater. Parce que j’avais parlé à ce groupe, que je connaissais depuis décembre 1985, à propos du projet et ils sont partis faire une enquête de détournement possible de fonds fédéraux depuis un projet fédéral normal vers un projet illégal. Ils cherchaient des preuves. Et c’était leur modus operandi, leur raison pour obtenir des autorisations de l’Etat de New York, de la Commission des Parcs, pour aller sur la base, à l’intérieur des bâtiments fermés. Il y en avait encore certains de fermés. Et de trouver, s’il y a lieu, une preuve si cela avait pu être un projet détournant des fonds fédéraux.

On sait maintenant qu’aucun financement fédéral n’était impliqué. Les principales enquêtes ont prouvées cela. Mais dans le processus on a pris un tas de photographies, et dans cette visite, la même que celle de mai 86, ma mémoire de Montauk a commencé à revenir puisque j’étais en train de visiter le site, la scène du crime, si vous voulez.

CONNECTING LINK : Et cela a agit comme un déclic.

AL BIELEK : C’était le déclic. Le même que pour Duncan, le même que pour Preston. Donc ma mémoire est revenue. J’ai su alors que j’avais participé à ça. Et mes souvenirs étaient en train de revenir car ils ne sont pas revenus tous à la fois comme dans un rush.

Ils reviennent par morceaux, cela dépend de ce que les déclics ramènent. Mais une fois que vous avez fait un trou dans le mur, c’est comme une fissure dans une digue. Le trou commence à s’agrandir et il continue de grandir et finalement tout passera au travers.

Donc j’ai su, finalement, que j’avais été fortement impliqué à un niveau technique et administratif dans de nombreux projets. Duncan a été aussi impliqué dans plus d’un projet.

Preston a été le chef technique de station après Matthew Zaret. Le professeur Zaret a été muté en 1980. En fait, il a quitté à ma suggestion, mais ils ne voulaient pas le lâcher, donc il a été envoyé à un projet parallèle à Brentwood, Long Island, où il est mort. Preston a pris la suite comme directeur technique, s’occupant de toute la gestion. Il concevait et construisait tout les systèmes modulateurs à ondes pulsées et les émetteurs de fréquences radio, dans tout ce qui touchait les RF(*) et les émetteurs il était un expert. (*) RF : transmissions électromagnetiques en Fréquences Radio, spécialement pour les radars. Et c’était sa compétence et son travail habituel, puisqu’il travaillait pour une compagnie de l’aérospatial à Long Island durant quinze ans jusqu’à ce qu’il soit viré il y a deux ans. Il a été viré mais ils ont camouflé ça. C’était parce qu’il en savait trop et il parlait trop ouvertement, il avait retrouvé trop de mémoire et il était en train de divulguer de l’information, à plusieurs reprises, aux conférences de l’USPA [United States Psychotronic Association] que le gouvernement ne voulait pas rendre publique. Donc ils lui ont retiré son laisser-passé, et ensuite ils l’ont viré en juillet 1990 pendant qu’il était à une conférence de l’USPA. Quand il est revenu, il n’avait plus de boulot, on lui a dit, "Tu es fini, ramasse tes affaires et va-t-en". Et son patron n’a même pas su pourquoi. Ce n’est pas son patron qui l’a viré. C’était une manipulation du gouvernement.

Il était expert dans la conception des émetteurs, des émetteurs hautes puissances, pour radar, pour quoi que ce soit. Dans le cas du Projet Montauk, pour les étages finals d’un Amplitron spécial qui est montré dans le livre, il y a une photo de ça. C’était conçu et construit spécialement pour le projet par Raytheon Electric(*) à Goleta en Californie. (*) Les établissements R & D. La production était à Weymouth, MA, au moins 4000 amplitrons ont été produits. Je me souviens être descendu là-bas pour homologuer la première livraison de tubes. Ils étaient très, très, chers et construit spécialement. Ils coûtaient plusieurs millions de dollars chacun. Ils en ont commandé plusieurs milliers. Donc vous pouvez voir pourquoi le coût de ce projet était hors d’imagination. Les condensateurs pour les réseaux en mode pulsé et le modulateur étaient aussi conçues spécialement selon des spécifications très strictes. Ils ont finalement trouvé quelqu’un pour les construire. Et tout le monde dans l’industrie, excepté un, a refusé de les faire. Ils ont finalement été capable de les fabriquer aux spécifications, et ils les ont vendu au gouvernement en paquets de cinquante à la somme modique de vingt cinq milles dollars le condensateur. Et ils en avaient une centaine sur chaque station. Un paquet complet de cinquante pour deux émetteurs opérationnels, et un paquet entier en réserve. Donc cela faisait deux millions et demi de dollars multipliés par 25 stations !

Ils étaient à court d’or. (Le projet avait commencé avec 10 milliards de dollars en or. L’histoire de l’or est documenté dans le livre "Nazi Gold" [L’or nazi]) Ils étaient à court de finances. Donc ITT a payer la note.

CONNECTING LINK : Et toute cette technologie provenait de groupes extraterrestres ?

AL BIELEK : Ils avaient la coopération des ET. Voyez, ils avaient un OVNI crashé, qui a été délibérément crashé, en accord avec Hitler, par un certain groupe de Pléiadiens. Il était bourré de technologies. Et la raison pour l’avoir crashé, c’était que le Haut Commandement Allemand, s’il y était contraint, pouvait dire, "Oui, nous avons trouvé une soucoupe crashée dans les Alpes Bavaroises" ou dans un lieu comme ça, "et nous l’avons récupérer, nous l’avons démontée et analysé la technologie".

Ça n’a certainement pas été rendu public. Mais les restes de ce vaisseau ont été trouvés près de Peenemunde après la fin de la guerre. C’était la base allemande d’essai des fusées, et où Wernher Von Braun opérait avec son équipe. Quand la guerre se terminait, avec son groupe il s’est délibérément déplacer vers l’ouest, vers les américains. Et un autre groupe a été capturé par les russes, incluant, je crois, son professeur, Herman Oberth. Bien sûr c’est là que les Russes ont eu une tête d’avance en matière de fusées sur les U.S.A., ils avaient le professeur qui a enseigné Wernher Von Braun !

Ils en avaient peut-être certains autres car les Russes ont capturés un nombre assez important d’élites intellectuelles allemandes lorsque Berlin est passé sous leur contrôle. Donc la guerre, en fait, a reçu une énorme explosion technologique en provenance des Pléïadiens. En ce qui concerne ce genre d’accord, Roosevelt avait fait le premier aux U.S.A en 1934, pas avec les Pléïadiens, qui avaient offert d’aider les Etats-Unis à sortir de l’enfer de la grande dépression qui sévissait, mais il a choisi un groupe différent pour des raisons personnelles quelconques que nous ne connaissons pas. Ils s’appelaient le Groupe K ou les Kondroshkin. Autant que je peux le déterminer aujourd’hui, ce groupe s’est révélé être les bleu-gris. Pas les petits gris, mais un groupe plus vaste qui est appelé les bleu-gris.

En tout cas, il avait fait ses accords avec eux. Ils avaient fait une offre pour fournir une base technologique entièrement nouvelle pour l’énergie atomique américaine en 1938. Roosevelt au début avait accepté et ensuite il a refusé parce que les militaires lui ont dit, "Oh, oh. On ne peut pas contrôler cela de A à Z. On ne sait pas ce qu’ils vont faire avec ça et comment ils pourraient nous manipuler à la fin". Donc ils [le groupe K] ont disparu dans la nature.

En 1943 eut lieu l’Expérience de Philadelphie et le verrouillage avec le Projet Phoenix, créant un énorme trou dans l’espace-temps. Cela a été fait délibérément par les extraterrestres à la fin 1983 pour opérer une trouée dans la trame de l’espace-temps, suffisamment grande pour que les extraterrestres et les vaisseaux puissent y entrer. Ils avaient toutes les capacités de voyager dans le temps, mais la trouée était nécessaire pour permettre aux grands vaisseaux extraterrestres (principalement les gris, et aussi d’autres types) de passer et faire une invasion massive des Etats-Unis, et plus tard de l’Europe. Quand ils ont atterri à la Base Edwards de l’Air Force dans le Muroc Dry Lake tout comme sur une autre base de l’air, je suis en train de sauter un tas de détails, le gouvernement savait déja pertinemment que les extraterrestres étaient sur cette planète. [Ils savaient] depuis 1887 avec la première commission d’enquête sous Grover Cleveland.

En tout cas, ils savaient qu’ils étaient là, mais ensuite ils arrivaient en masse. Nous étions confronté à une technologie que nous ne pouvions pas contrecarrer, avec laquelle nous ne pouvions manoeuvrer, nous ne savions pas quoi faire en face de cela. Donc le compromis d’Eisenhower et de ses conseillers était de signer un traité avec eux, un traité de non-interférence et prendre d’eux toute la technologie que nous pourrions. Faire un accord quelconque. Nous gagnerions du temps et nous verrions ce que nous pourrions faire plus tard.

C’était la base de l’accord. A cause de cela, un très grand nombre d’extraterrestres sont arrivés et en fait ont participé au Projet Phoenix. Ils étaient en train de planifier l’avenir. Nous ne savions pas ce qu’ils fabriquaient. Et en regardant cela rétrospectivement, ce n’est pas ce que nous pensions à l’époque. Ils planifiaient l’avenir. Ils savaient ce qu’ils étaient en train de faire. Ils manoeuvraient et manipulaient le Projet Phoenix. Ils ne s’attendaient pas à sa destruction alors. Je suis sûr qu’ils anticipaient sa continuité pour une autre décade, au moins dans les années 90.

Cependant, à cause de certaines personnes qui soudainement, si vous me pardonnez l’expression, "ont vu la lumière", "sont entrées en religion", ou quoique ce soit qui les a frappé, Duncan, et quelques autres, ont conspiré pour détruire la station. Et la raison en était qu’ils en avaient assez de tout ce qu’ils ont vu comme malveillance se perpétrer ici.

J’étais au courant. J’ai décidé que je ne ferais pas parti du commando destructeur. J’ai dit, "Oui, il y a beaucoup de choses qui ne vont pas, mais on a déja remis de l’ordre dans un tas de pagaille, et on peut remettre de l’ordre dans le reste et continuer ça en tant qu’outil de recherche", comme John Von Neumann (qui, soit dit en passant, est encore en vie) le voulait. Il disait, "C’est un outil de recherche ; on en a besoin". Grâce aux capacités de voyages dans le temps (vision à distance), il avait vu des choses arriver dans le futur qui pourraient causer de très sérieuses menaces aux Etats-Unis et au Monde.

Mais ces personnes avaient leur chemin. Ils ont mis un implant spécial à l’intérieur de la tête de Duncan de façon que, lorsque le Duncan Cameron d’origine et moi-même en tant qu’Edward Cameron, nous avons émerger de l’Expérience de Philadelphie et avons séjourné à la station (durant douze heures) et sommes retournés à l’Eldridge ; ensuite l’Eldridge est retourné en 1943. A ce point, cette phase était terminée et cela a complété la boucle de temps.

Alors les paroles ont été prononcées, "Maintenant c’est le moment" et Duncan a libérer cette chose de son subconscient dans la machine. L’émetteur (qui déjà à cette époque avait sa propre personnalité) a créer ce grand monstre, en trois dimensions solides, quatre à cinq mètres de haut et il est littéralement sorti du subconscient. Il est allé de ci et de là, frappant et fracassant les bâtiments et les gens, et il a été retrouvé en train de saccager à l’intérieur de la tour radar. La tour était trop robuste pour qu’il puisse la fracasser. La seule façon de le stopper était de détruire l’émetteur, et c’est ce qui a été fait. Et il a disparu dans quelqu’autre réalité. Il a été photographié en mai 1986.

Mais le chapitre final sur Montauk n’est pas encore écrit. On a découvert il y a un mois (août 1992] que Montauk a été réactivé. Et c’est ce que je voulais aborder ici. On ne sait pas qui est en train de faire ça. On a vu les preuves. De nouvelles séries de câble coaxial, de nouveaux transformateurs électriques sont placés dans le poste d’alimentation électrique. Les nouveaux sont affichés "sans PCB". Puisque maintenant la loi n’autorise plus à ce que les transformateurscontiennent du PCB comme agent de refroidissement : s’ils explosent ou se fissurent, c’est un danger extrême pour l’environnement. Donc ils utilisent un agent de refroidissement qui préserve l’environnement, un liquide différent dans les transformateurs et ils portent de grandes étiquettes qui disent, "Sans PCB". J’ai pris des photos de ça lors de ma visite il y a un mois. Il y a de nouveaux câbles électriques ça et là dans la base qui sont flambants neufs.

La tour radar a maintenant une nouvelle porte d’acier, là où c’était grand ouvert et que vous pouviez vous y promenez. Ils ont placé une nouvelle porte métallique avec double cadenas, donc vous ne pouvez plus y entrer. La porte d’entrée du garage arrière pour les camions et les livraisons de matériels lourds est maintenant fermée de l’intérieur. Et nous avons trouvé d’autres indices qui montrent que cela est entrain d’être réactivé.

Preston a été contacté par le gouvernement pour devenir le directeur du nouveau projet Montauk. Et ils lui ont dit qu’ils voulaient aussi que Duncan en fasse partie. Il y a de nouveaux employés là-bas. Il y a de nouvelles entrées pour le sous-sol. Une personne que nous connaissons est entrée par la porte extérieure et il y a une porte intérieure fermée avec une lumière rouge au-dessus. Vous devez avoir un badge d’accès spécial ou vous serez stoppés.

Nous n’avons pas tenté d’y aller car nous ne sentions que nous voulions risquer ça. Et nous ne savons pas vers où le projet peut aller, mais nous suspectons qu’un des objectifs soit d’élargir la trouée de temps (1943 à 1983) jusqu’à 1993, parce que 1993 est un point sous-noeud dans le cycle de vingt ans, et août 1993 serait encore une zone très critique et ils veulent très probablement que la station soit activée avant le mois d’août 93. C’est ce que nous sentons, techniquement, qu’ils mettent sur pied. Mais quel est l’objectif final, nous ne le savons pas avec certitude. C’est peut-être pour agrandir le tunnel de temps, la trouée de temps, pour des buts propres à eux.

Il y a beaucoup de choses sur ce projet que nous ne savons pas. Il a été utilisé pour certaines choses, que nous ne savons pas encore. Nous n’avons jamais eu accès aux archives classifiées des Laboratoires Lincoln au M.I.T. (Cambridge, MA).

Il ne leur était pas possible d’écarter Duncan et moi-même parce que nous aidons à maintenir la stabilité de toute la trouée de temps. Elle se stabilisera d’elle-même en l’année 2003 à moins qu’ils ne la rouvre. Si c’est le cas il y aura tout un fourmillement de choses à gérer.

Ils ne réalisent pas vraiment quels risques ils sont en train de courir en rouvrant ce truc. La trouée a été stabilisée en 1963, sinon ce continent Nord Américain aurait été maintenant sous l’eau salée. Pas à partir de l’année 2000, il l’aurait été en 1963. Il y a eu un projet spécial, maintenant bien caché, qui a été créé pour restabiliser l’onde de temps inverse qui aurait percuté l’onde de temps normale en 1963, au point noeud, et fracturé ce continent.

Cela est du au fait qu’ils avaient cette trouée de temps, et comme elle était instable à cause de la façon dont elle a été générée (comme une onde stationnaire dans une ligne de transmissions RF). Peut-être vous ne comprenez pas la théorie RF, mais vous avez une onde inverse dans une ligne non terminée ou incorrectement terminée. Le temps en lui-même est une onde. Vous pouvez avoir une onde de temps qui va en avant et vous pouvez avoir une onde de temps inverse. Si les deux, d’égale amplitude, se percutent à un point noeud, qui est le point de synchronisation terrestre, comme le 12 août 1963, elles peuvent être extrêmement destructrices, physiquement, pour la structure physique de la terre.

Etant donné que ce projet a eu lieu aux Etats-Unis, à Long Island, ceux qui ont regardé dans la théorie ont dit que cela aurait provoqué une perturbation extrême du matériel géologique, ébranlant la terre, dans le continent Nord Américain. Cela aurait finalement briser les plaques tectoniques, et le continent Nord Américain, mis à part les montagnes, se serait en fin de compte retrouvé, selon l’estimation, sous 150 à 200 mètres d’eau de mer.

Cela ne s’est pas passé, évidemment, nous sommes ici. Le projet de 1963, "Atlanticus Not Revisited", a été réussi en mouillant cette onde de temps inverse. C’est un domaine de la science et des technologies et de la physique dont la majorité des gens ne savent rien.

On espère que si le projet est ressuscité, qu’il sera utilisé proprement plutôt qu’improprement comme par le passé, pourtant il y a eu quelques très bonnes utilisations du Projet Montauk. Dans un point de vue plus large, cela serait peut-être mieux de le garder enterrer. Seul le temps dira ce qui se passera, et si oui ou non je jouerai quelque chose là-dedans. Ils ne m’ont pas demandé. Ils ne veulent pas. Tout ce qu’on peut faire est d’espérer le meilleur pour l’avenir et que les erreurs du passé seront comprises et que d’une manière ou d’une autre le futur sera pour le mieux malgré les problèmes que nous savons que nous vons à faire face.

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Sources et Références

Cet interview d’Al Bielek a été conduit en septembre 1992 par Susanne Konicov pour le magazine CONNECTING LINK (numéro 19) 9392 Whitneyville Rd. S.E., Alto, Michigan, USA, 49302-9694, Tél : 616-891-0410, Fax : 616-891-1450 E-Mail : connlink@connect-link.com

Adresse URL du site web ou on le trouve en ligne : http://www.v-j-enterprises.com/mont...

Traduction de José Frendelvel frendelvel@9online.fr


L’Expérience de philadelphie

Conférence d’Alfred Bielek
Au Mufon Metroplex à Dallas (Texas)
Le 13 janvier 1990

Je me présente, mon nom est Alfred Bielek, je suis un survivant de l’Expérience de Philadelphie. Avant de démarrer vraiment, je vais vous poser quelques questions : Parmi les personnes qui sont ici, combien d’entre vous savent vraiment en quoi consistait réellement l’Expérience de Philadelphie, comme on l’appelle.

Je ne vois pas beaucoup de mains se lever. Donc probablement la seconde question est un peu superflue. Combien d’entre vous ont l’idée que cette expérience a démarré en fait dans les années de guerre ? C’est-à-dire vers les années 41-42 de la deuxième guerre mondiale. Combien d’entre vous pensent qu’elle a démarré alors ? Très peu sont au courant de cela... Peu de mains se lèvent. Ou bien, qui penserait qu’elle a démarré plus tôt ?... Bon, ceux qui disent plus tôt ont raison.

Elle a en fait sa genèse en 1931-1932, dans une étrange petite ville balayée par les vents, nommée Chicago, en Illinois. A cette époque, dans les années vingt et début des années trente, il y avait beaucoup de spéculations dans la littérature populaire, je veux dire la littérature scientifique populaire comme "Popular Science", "Popular Mechanics", "Science Illustrated", sur le thème de l’invisibilité, pour essayer de faire disparaître un objet, ou de rendre invisible une personne, ou même la téléportation. Je suppose que les gens à cette époque, au travers de ces écritures, ont pensé que peut-être nous en étions proches, en terme de réalisation scientifiques, mais il y avait une très grande spéculation, et très peu sinon rien n’avait jamais été fait à ce sujet. Vers 1931, des gens ont décidé que peut-être il était temps de faire quelque chose dans ce domaine et ils se sont réunis à l’Université de Chicago. Les trois personnes principalement impliquées étaient le Dr. Nikola Tesla, le Dr. John Hutchinson et le doyen de l’Université de Chicago, plus tard le président, et un Dr. Kirtenauer, qui était un physicien autrichien, qui venait d’Autriche et était membre de l’Université de Chicago. Ils ont fait une petite recherche.... une étude de faisabilité pour cerner la chose à ce moment-là, ils n’ont pas accompli grand chose, à ce moment particulier, à cette période. Un peu plus tard le projet entier a été déplacé à l’"Institute of Advanced Studies" [Institut d’études avancées] de Princeton.

L’"Institute of Advanced Studies" lui-même était une organisation intéressante. Il ne faisait pas partie du système universitaire, il ne faisait pas partie de Princeton. Il existait sur la propriété de Princeton, mais c’était une entité indépendante. Il a été fondé en 1933, sous quels auspices, pour quels objectifs, je ne saurai le dire, sauf que quelqu’un voulait un institut pour des études très avancées, recherches post-doctorat et ce genre de choses. Parmi les premières personnes à le rejoindre il y a eu des gens intéressants et bien connus tels qu’Albert Einstein. Je n’entrerais pas dans l’histoire d’Albert Einstein, car il est très bien connu, mais il a fait partie de l’équipe en 1933. Il était bien sûr de Bonn en Allemagne, et après avoir quitté l’Allemagne en 1930 (certains biographes disent 1933, mais c’était en 1930), il est venu aux Etats-Unis, et est allé à Pasadena en Californie. Il a enseigné à Cal-Tech. Il était là-bas depuis environ trois ans, et il a été invité à rejoindre l’Institut, ce qu’il a fait en 1933, et il est resté là jusqu’à sa mort. Einstein était principalement un physicien théoricien, un théoricien , strictement mathématique, dans le domaine de la physique. Très connu bien sûr pour sa Théorie de la Relativité Restreinte, sa Théorie de la Relativité Générale, et l’hypothèse de la Théorie des Champs Unifiés.

D’autres personnes sont arrivées à peu près en même temps. L’un des individus les plus importants qui en ont fait partie était bien sûr le Dr. John Von Neumann, qui est né à Budapest en Hongrie, et il est venu d’Europe. Il avait été diplomé en mathématiques, un doctorat en mathématiques, à Budapest en 1925. Il a enseigné dans le système universitaire allemand durant approximativement quatre ans, à deux postes différents. Durant cette période de quatre ans, il a rencontré le Dr. Robert Oppenheimer, qui était en Europe à ce moment-là, et qui est devenu important plus tard après le projet, et un certain nombre d’autres personnes.

Alors, Von Neumann était plutôt intéressant. C’était un théoricien, un mathématicien théoricien. Mais il était également, avant tout, un homme pratique, ce qui signifie qu’il savait comment appliquer la théorie pure. Einstein n’en était pas un et cela est très important. Alors l’une des autres personnes qui est arrivé à cette université, c’était où il enseignait à cette époque, était un homme très important, si je peux lire mes notes ici, c’était un homme au nom de David Hilbert. Probablement aucun d’entre vous n’a jamais entendu parler de David Hilbert. Un docteur en mathématiques, il était considéré en Europe comme un mathématicien exceptionnel ; il n’a jamais quitté l’Europe autant que je sache. Il est né, a vécu, et est mort en Allemagne. Il est mort en Allemagne vers 1965, approximativement. Mais il était dans le cercle que le Dr. Von Neumann rencontrait. Hilbert est le plus connu, et on se souvient de lui, pour le fait qu’il a développé une forme très exotique de mathématiques appelée "Hilbert Space". Il a été le premier homme à définir mathématiquement les réalités multiples, l’espace multiple, et ce que cela signifie d’un point de vue mathématique. Pour la plupart d’entre nous c’est presque incompréhensible, et pour la personne moyenne c’est incompréhensible, mais c’est important pour les physiciens, et pour un mathématicien, car il a posé les bases de ce qui est devenu l’Expérience de Philadelphie.

Hilbert et Von Neumann se sont réunis. Von Neumann a écrit un article en Allemagne, en allemand, sur Hilbert et certains de ses travaux. Et Von Neumann, étant un homme exceptionnel lui-même, a pris le travail de Hilbert et a "foncé avec", comme on dit, et il a développé ses propres systèmes de mathématiques entièrement nouveaux. Von Neumann est bien connu dans les cercles de mathématiques, comme l’est Hilbert, et certains de ses travaux ont été publiés, et en ce qui concerne l’expérience post-Philadelphie. L’une des choses pour lesquelles il est bien connu, est la "Game Theory" [Théorie du Jeu]. Il a aussi développé un système d’opérateur en anneau, des espèces d’algèbre très exotiques, rien de celles-ci ne signifie vraiment quelque chose excepté pour quelqu’un qui soit fortement plongé dans les mathématiques et qui soit un pur mathématicien. D’autres personnes sont devenues importantes dans ce projet au fil du temps.

Donc brusquement en 1934, ils ont déplacé le projet à l’Institut, et le Dr. Tesla est entré dans le jeu ici. Tesla est un homme très important. Son histoire est peu connu. Il y a un film, produit par "Segrabe Productions" en Yougoslavie qui expose sa vie. Il est né en 1856. Il est allé à l’école, dans les écoles publiques, un gymnasium, qui est leur haute école, il a commencé l’université. Il y était depuis un an lorsque son père est mort. Il était à cours d’argent, donc il n’a pas pu continuer sa formation scolaire en bonne et due forme, mais il s’est mis sous la coupe des professeurs et ainsi il assistait aux cours. Il a pris alors un travail lorsqu’il en a trouvé un, en Europe à "Western Union" pendant quelques temps. Ensuite il a rejoint "Edison Corporations" d’Europe. Et quand il a décidé d’émigrer aux Etats-Unis en 1884, il avait une lettre d’introduction du responsable Edison, celui qui faisait fonctionner "Edison Corps." en Europe. Il est donc arrivé aux Etats Unis en 1884, et comme on dit, avec une bonne connaissance de onze langues, quatre sous dans sa poche, un livre de poésie, et une lettre d’introduction chez Thomas Edison. C’était le plus important d’avoir cette lettre d’introduction, car cela est devenu, pendant une période de temps, son gagne-pain.

Il a été introduit chez Edison et immédiatement il est entré en controverse avec Edison sur les différences dans leur approche fondamentale à l’électricité. Edison était un adepte du courant continu et Tesla, comme c’est bien connu, était un adepte du courant alternatif, et Edison ne pouvait pas voir le courant alternatif et il ne voulait rien de cela. Il avait déjà investi financièrement, si vous voulez, dans la machinerie à courant continu qu’il avait conçu et construit, et dans des systèmes électriques qu’il avait reliés ensembles. Donc, il a travaillé, c’est Tesla qui a travaillé pour Edison pendant six mois environ. Ils ont eu une violente altercation sur un problème d’argent, en l’occurrence à cause d’une promesse qui avait été faite à Tesla, que s’il résolvait un certain problème dans un certain délai de temps, que lui, Edison, lui donnerait une prime de 50000 dollars. Bon, il a fait le boulot et quand ça été fini, et il est venu voir Edison et il a demandé sa prime. Edison a éclaté de rire, ho ho, c’était une grosse blague, le sens de l’humour américain et tout ça. Tesla ne pensait pas que c’était une grosse blague, et il a fait ses bagages et l’a quitté immédiatement, et il est retourné curer les fossés.

Après cela il a rencontré différentes personnes, fait différentes choses, l’une d’entre elles était pour le président de la "Western Union" américaine. Il a travaillé pour lui quelques temps. Cet homme l’a aidé à installer son premier laboratoire. A cette période il est devenu un citoyen américain, et il a commencé a donner une série de conférences à l’ancien "Institut of Electrical Engineers" [l’institut des ingénieurs en électricité], qui était très en vue à New York dans les années 1880 et 1890, et Tesla est devenu un intervenant régulier et très coté, sur différents sujets qui incluaient bien sûr la théorie du courant alternatif, l’énergie électrique, et toutes choses qu’il trouvait importantes. Avec les personnes présentes, leur soutien, tout ce qu’il présentait était important. A un moment il a fait une démonstration sur la théorie électrique et le courant électrique alternatif, et l’un des auditeurs était Mr George Westinghouse. Aussi vers 1889, Westinghouse a racheter tous les brevets de Tesla, vingt d’entre eux sur les systèmes de générateurs de courant alternatif, et de distribution de courant électrique alternatif, il lui a payé cash un million de dollars, et une royalty d’un dollar par Cheval-vapeur, pour tous les chevaux produits par l’équipement à partir de ce moment et pour la vie des brevets. Cela mettait Tesla à fond dans l’affaire.

En 1893, Tesla a gagné la soumission pour fournir l’électricité pour l’exposition mondiale de Chicago. C’était la première fois qu’une grande exposition était alimenté par un courant alternatif quelconque, fourni par générateur ; auparavant c’était par du courant continu quand il y avait de l’électricité de disponible, et cela n’arrangeait pas tellement Mr Edison, mais néanmoins Tesla l’a gagné. Il était déjà soutenu par J.P. Morgan. Et il a fait également quelque chose de très remarquable à cette exposition : pour la première fois, il a fait une démonstration publique d’une maquette de bateau radio-guidé, dans le bassin nautique. Il a répété cette démonstration en 1898, à une autre démonstration à "Madison Square Garden" dans la ville de New York.

Au même moment il y avait une contestation sur le développement des grandes puissances électriques, la distribution de l’électricité à grande échelle, et Tesla a gagné la soumission pour construire l’usine électrique à Niagara, la première grande centrale hydroélectrique aux U.S.A. a être équipé pour le courant alternatif. Il l’a gagné parce qu’il a promis qu’il pouvait transporter l’électricité jusqu’à New York sans pertes, et il l’a prouvé. En 1899, Tesla était allé à Colorado Springs pour faire un tas de recherches, et dans cette période de recherche il a barboté dans des domaines de recherches fondamentales impliquant des très hautes puissances électriques, les éclairs électriques — la Bobine Tesla, si vous voulez. Il a été là-bas deux ans, il a fait certaines déclarations à la presse. L’une d’entre elles, en 1899, était qu’il était en contact avec des personnes externes à la planète Terre, des E.T., si vous voulez, dans notre terminologie moderne. La presse a porté une grande attention à ça, et les collègues scientifiques ont vu ça d’un très mauvais oeil, à cette époque. Ce n’était pas un sujet populaire ; ils pensaient qu’il était peut-être un peu "tombé sur la tête", plus tard ils ont pensé qu’il l’était vraiment, une vingtaine d’année plus tard. Mais il n’en a pas démordu. Donc, en 1906, de nouveau avec le soutien de J.P. Morgan, il est allé développer un système de transmission de signaux de radio et télévision, et la "Wardencliff Tower" a été construite sur Long Island en 1906. Environ une année avant son achèvement, il est allé voir J.P. Morgan et lui a dit, "En fait, Mr Morgan, mon intention est d’utiliser cette tour pour la production d’ENERGIE GRATUITE, pour tout le monde. DE L’ENERGIE ELECTRIQUE GRATUITE". Et Mr Morgan lui a dit, "Vous voulez me dire, Mr Tesla, que n’importe qui peut planter une perche antenne dans le sol, et une autre dans l’air, et ramasser toute l’ENERGIE GRATUITE qu’il veut, et je ne peux pas mettre un compteur dessus et le facturer ?" Et Tesla a dit, "C’est juste". J.P. Morgan a dit, "Je vous appellerai, Mr Tesla, quand je serai prêt pour vous". Evidemment Mr Morgan ne l’a jamais rappelé, et lui a coupé tous les financements. La Wardencliff Tower a existé jusqu’en 1914 où elle fut dynamitée par quelqu’un. Et cela a été la fin de ce projet. Donc à ce moment-là Tesla est allé vers d’autres choses. Je vais raccourcir un petit cela, car nous allons entrer dans la partie principale de tout ça.

En 1917, bien sûr, il y avait une guerre — la première guerre mondiale. Tesla a été contacté par Franklin Delano Roosevelt, alors secrétaire de la Navy, pour travailler pour le gouvernement, ce qu’il a accepté volontiers de faire. Il était aussi impliqué à ce moment avec American Marconi Co. et cette compagnie avait été saisie durant la première guerre mondiale, comme un possible nid d’activité étrangère, et vous connaissez la paranoïa habituelle qui existe durant les temps de guerre. Et la compagnie entière a été absorbé par le gouvernement, Tesla avec elle. Tesla développait un certain nombre de choses intéressantes à ce moment, l’une d’entre elles était le système d’antenne Rogers. Le Système Rogers pour transmissions sans fil, qui était fonctionnel pour les militaires à cette époque — le brevet fut classifié pendant de nombreuses années — pour transmettre des communications vocales en Europe depuis les Etats Unis, sans parasites et sans bruits — une prouesse inouïe à ce moment-là. Le système est encore utilisé de nos jours par les militaires.

En 1919 une nouvelle compagnie a été formée, RCA, et Tesla en a fait partie. Elle a été formée à partir de l’ancien noyau d’American Marconi. Tesla est resté avec RCA, au début comme ingénieur, puis comme directeur de l’ingénierie, et puis après 1935 comme directeur de toute l’ingénierie et la recherche mondiale pour RCA, ce qui a duré jusqu’en 1939 où il a pris sa retraite.

Durant cette période entière, il a eu un palmarès de production de matériel qui fonctionnait et n’a jamais connu d’échec, c’est-à-dire qu’il a toujours réussi à produire quelque chose qui fonctionnait. Il était également bien connu comme étant un homme qui visualisait ces choses dans sa tête avant qu’il les mette sur le papier, ou qu’il dise à quelqu’un ce qu’il a à construire, jusqu’à la dimension du dernier cil d’une puce. Ce qui est important, pour connaître cela, et pour comprendre, c’est que l’approche de Tesla aux projets, était largement intuitive, pas sans un arrière plan de mathématique, car il avait cela, mais ses mathématiques étaient celles du siècle passé, des années 1880. Et il était très connu à propos de la théorie électrique, mais ce n’était pas à ce moment qu’il a développé la radio. Hertz est entré là-dedans à la fin des années 1880- 1890. Tesla n’a jamais été d’accord avec Hertz sur la nature des ondes radio.

Mais en 1933, Roosevelt est devenu président des Etats Unis. Il a appelé son vieil ami Nikola Tesla à Washington, et lui a demandé, "Aimeriez vous travaillez un peu pour le gouvernement ?" Et Tesla a répondu, "d’accord". Et il a dit, "Nous avons un projet pour vous". Il l’a placé directeur de ce qui serait connu plus tard comme le Projet Philadelphie. Et c’est en substance la manière dont Tesla est devenu impliqué dans ce projet. Il a été nommé par le président, pour autant que nous pouvons le déterminer maintenant. Il a été le premier directeur, cela est montré dans certains documents, et ils ont continué.

En 1936, il y a eu un premier test de certains matériels, et cela a été un succès modéré. Cela signifie qu’il en ait résulté une invisibilité partielle, assez pour être encouragé, assez pour montrer qu’ils étaient sur la bonne voie, et sur la bonne piste, et la Navy est devenue très intéressée. En fait ils étaient intéressés depuis le début en 1931 et ils avaient fourni des fonds pour la recherche. Et en 1936 ils en ont fourni plus , et le projet s’est étendu. Donc cela a continué et désormais les choses se sont étendues, l’équipe du projet est devenue plus nombreuse.

Un Dr Gustave Le Bon est devenu un proche associé du Dr Von Neumann, il a rejoint l’équipe. Je n’ai retrouvé aucune trace de lui jusqu’à ce jour, mais néanmoins il était là, un autre homme, un Dr Clarkston est arrivé vers 1940. Aussi, ce n’était pas le seul projet en cours à l’Institut. Il y avait d’autres personnes qui faisaient différentes choses. La seule personne qui savait tout ce qui se passait là, était bien sûr Le Dr Einstein lui-même, il était considéré comme le Général. Si vous aviez un problème, vous alliez voir le Général. Il était un conseiller général pour tout le monde, quelque puisse être le projet. Donc cette chose a continuer à grandir.

Je n’ai pas encore expliqué comment j’ai été impliqué là-dedans, à ce moment-là je n’étais pas vraiment entré dedans. Je suis arrivé plus tard. Mais je pense que ce que je voudrais faire, parvenu à ce point, c’est de faire une petite pause pour le côté théorique et vous montrer une bande vidéo, une partie de la bande, qui a été produite par EMI Thorn Corp. d’Angleterre. Ce film a été produit en fait en 1983, et a été ditribué aux Etats Unis en 1984 depuis l’Angleterre pour être projeté dans les salles, le lancement a été programmé vers la mi-août 1984. Et le film a duré DEUX SEMAINES. Environ trois jours avant que le film soit lancé, EMI Thorn a reçu une lettre du gouvernement des Etats Unis disant, "nous ne voulons pas que ce film soit montré aux Etats Unis". Ils ont décidé après quelques délibérations d’ignorer la lettre, car ils avaient déjà établi leur date de lancement, et ils se sont dit, "bon trois jours, nous pouvons dire que nous n’avons jamais eu la lettre". Donc ils ont lancé le film, et il a été projeté dans différents endroits ; New York, Philadelphie, comme je comprends il y avait d’énormes files d’attente pour le voir, et d’autres villes des Etats Unis, Phoenix, Sedona, AZ., Chicago, Los Angeles, etc. Une autre lettre est arrivée à EMI Thorn en Angleterre, résumé ci-après — très sèche, "Nous ne voulons pas que ce film soit montré aux Etats Unis". Donc EMI Thorn ne pouvait pas ignorer la seconde lettre. Donc ils ont répondu à contrecoeur au gouvernement et lui ont dit, "Si vous voulez que ce film s’arrête, vous devez obtenir une décision de justice pour l’arrêter". Et le gouvernement U.S. a dit, "Nous l’aurons", et ils l’ont eu. Ils ont obtenu une décision de justice interdisant de projeter ce film aux Etats Unis. Cette décision de justice a pris effet en début septembre, et le film a disparu complètement pendant deux ans. A ce moment-là EMI Thorn a réagi et a décider de se battre contre ça , et ils ont réussi. Deux ans plus tard il y a eu une contre-décision de justice, résilliant la première, et il est redevenu disponible en cassette vidéo. Je ne crois pas qu’il ait été projeté dans une salle de cinéma après cela, mais la bande vidéo est communément disponible.

Donc le film, la bande vidéo, "The Philadelphia Experiment" est son titre actuel. Il est relativement exact dans la première partie du film, et ils l’ont embelli, ils voulaient faire un film très intéressant, une histoire d’amour, et ils ont déformé quelques morceaux à la fin, néanmoins, j’aimerais montrer la première partie, car elle est très appropriée à ce qui vient maintenant.

Mr Bielek montre un court extrait du film, (maintenant disponible dans les magasins vidéo), nommé "The Philadelphia Experiment". Le film démarre au début et continue jusqu’à ce que deux types sautent du bateau par dessus bord. Si vous n’avez pas encore vu ce film , "The Philadephia Experiment", il est intéressant à voir.

Mr Bielek continue...

Jusqu’à ce point l’histoire est relativement exacte ; ils n’ont changé qu’une chose : la date. C’était en fait le 12 août 1943. Et une expérience très désastreuse, mais beaucoup de choses se sont passées entre temps et cela va nous emmener en fait vers le reste de l’histoire.

Donc comme je l’ai dit, en 1936 il y a eu un degré de réussite modéré, mais rien comme cela. L’intention du départ était de produire un champ d’invisibilité autour d’un objet. Donc ils sont allés au boulot et en 1940 ils ont obtenu leur premier vrai succès sous la direction de Tesla, à l’arsenal "Brooklyn Navy". C’était un petit bateau qui n’avait personne à bord. L’équipement spécial avait été mis sur ce bateau. Il était alimenté à partir de deux bateaux adjacents de chaque côté, pour fournir l’électricité par des câbles ; au cas où quelque chose tournait mal ils pouvaient couper les câbles, ou si la situation devenait désespérée ils pouvaient couler le bateau. Mais ils n’avaient aucun besoin d’être désespéré, c’était des précautions que la Navy a toujours prises.

Ce fut un succès complet. Le petit bateau est devenu invisible, il n’y avait personne à bord à ce moment, car cela était une partie ultérieure des tests. Donc, cela a été déclaré un succès. La Navy exultait, ils ont senti qu’ils l’avaient et ils ont débloqué une quantité illimité d’argent dans la recherche pour cette chose et classifié le projet, en septembre 1940, le projet a été nommé, "Project Rainbow". Les choses sont allées vers les grands équipements à partir de ce moment.

Donc je pense que maintenant, je voudrais raconter comment je suis rentré là-dedans, moi même et mon frère. Je suis né le quatre août 1916 dans la région de New York, de Mr Alexander Duncan Cameron Senior, mon père, et d’une mère dont je ne pense pas qu’elle ait été mariée d’après la petite recherche que nous avons pu faire. On a eu une vie plutôt sans histoire, mais une vie agréable, car il y avait de l’argent dans la famille. Mon frère est né en mai 1917. Et nous passions le temps joyeusement. C’était la fête, nous n’avions aucun soucis d’argent. Puis vinrent les années de la Dépression, on a décidé d’aller à l’école et d’acquérir une éducation. Il est allé à l’Université d’Edinbourgh, Edinbourgh, en Ecosse, jusqu’à ce qu’il soit gradué en 1939, en été 39 avec un PHD de physique. Je suis allé à Princeton, licence et maîtrise ; je suis allé à Harvard pour mon doctorat. Auparavant, Von Neuman m’avait dit, "Tu ne voudrais pas avoir ton doctorat ici à Princeton. Vas à Harvard, c’est une meilleure école". Donc je suis allé faire mon doctorat à Harvard ; je pense que c’était en août de 39. Pendant cette même période il y avait d’autres choses qui se passaient en arrière plan et cette arrière plan était notre père.

Il a lui même servi dans la Navy pendant la première guerre mondiale. Il était marin sur les photos que nous avons dans notre album familial. Exactement quand il y est entré, on ne sait pas, et exactement quand il a quitté la Navy, on ne sait pas. Ses papiers ont disparus. Mais autant que l’on sache, il y a consacré vingt années pleines, et il a pris sa retraite au tout début des années 30. Et à quel grade il a terminé, on ne sait pas, et quelles relations il avait fait, on ne sait pas vraiment, mais il a du avoir des liens très intéressants avec les services secrets, vu ce qui s’est passé à partir de ce point là.

Donc dans les années 30. A partir de ce moment il n’a jamais travaillé un jour de sa vie... tout simplement il n’en avait pas besoin. Alors dans les années 30 il avait un passe-temps, et c’était de construire des voiliers. Pas des modèles réduits, mais des modèles grandeur nature qu’il utilisait pour disputer différentes courses de régates, autour de Long Island, qui étaient très communes alors. Il a gagné un trophée ou deux. Il s’est fatigué du bateau, et alors il l’a vendu et en a construit un autre. Au même moment il est devenu aussi très actif dans d’autres choses. Ces autres choses étaient de faire sortir clandestinement des scientifiques de l’Allemagne Nazi, et de les ramener aux Etats-Unis. C’est un grand morceau d’histoire, et je n’ai pas vraiment besoin d’entrer là-dedans. Mais il a cessé en 1939 quand la guerre est devenue chaude. En septembre de 1939, mon père qui avait apparemment beaucoup d’influences dans la Navy, avait pré-arrangé notre enrôlement dans la Navy, c’est ce que nous avons fait tous les deux en septembre 39. On nous a donné des grades ; on est allé alors à une école navale particulière d’entraînement, à Providence, Rhode Island, pour 90 jours. On a été probablement parmi les premiers de ce qu’ils ont appelés plus tard les "90 Day Wonders", dans la Navy. En 90 jours vous étiez entraîné comme un officier et étiez supposé tout savoir. Formés ou supposés formés, on était alors fin 1939, début 1940. On a été assigné à l’Institut. On avait déjà eu quelques contacts avec l’Institut, et j’avais été là périodiquement ; moi même j’avais été là durant une période de temps, puisque j’avais été à Princeton. Mais nous avons été assignés à plein temps à l’Institut, et notre travail était de représenter les intérêts de la Navy dans ce projet. Ils voulaient deux personnes ayant une formation scientifique et ayant la capacité de faire des rapport théoriques et pratiques précis sur ce qui se déroulait, ce qui était en train de se passer et ce qui se faisait. Et c’était notre rôle principal. On était assignés à l’Institut ; on avait aussi des bureaux à l’arsenal de la Navy à Philadelphie. Donc en 1940, comme je l’ai dit, il y a eu un test réussi. Le projet a été classifié. Tesla avait reçu un financement illimité, et le groupe continuait de s’agrandir. Je ne me souviens pas de toutes les personnes qui étaient impliquées, mais on a eu une autre infrastructure qui est entrée, une structure Navy. Jusqu’à maintenant j’ai largement abordé le côté civil de tout ça. Maintenant il y a aussi le côté Navy de ça.

Tout en haut il y avait l’"Office of Naval Engineering" [Bureau du génie naval]. A l’époque ils n’avaient pas un "Office of Naval Research" [Bureau de recherche navale]. C’était l’"Office of Naval Engineering", l’amiral Hal Bowen senior en avait la direction. Il n’était pas seulement le superviseur de ce projet pour la Navy, mais de tous les projets de développement du génie durant la guerre. Ce bureau par la suite a été aboli en 1946, et a été remplacé par l’"Office of Naval Research", dont Hal Bowen en fut à nouveau le directeur jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite en 1947. Mais durant cette période il était, si on peut dire, le Grand Patron dans la Navy. En dessous de lui il y avait plusieurs autres personnes. Il y avait un corps de commandants qui avait été mis en place. Je ne veux pas entrer là dedans mais il y avait un Lieutenant Commandant, Alan Batchelor, qui était devenu une sorte de chef d’équipe et il s’occupait du personnel qui aurait à travailler sur le projet d’invisibilité, lequel alors s’est développé en deux phases.

Alan Batchelor, à propos , est toujours en vie aujourd’hui ; il est retraité de la Navy en tant que Lieutenant Commandant. Je le connais personnellement. Durant une longue période de temps je ne savais pas s’il y avait quelconques survivants, et un jour soudainement je me suis renseigné sur ce monsieur par l’intermédiaire d’autres amis à New York et j’ai parlé avec lui, en fait je suis allé lui rendre visite. Et il se souvient de tous les projets essentiels. En fait il m’avait identifié au téléphone, dans une conversation téléphonique. Il a dit, "Oui, tu as travaillé sur ce projet, je me souviens de toi. Non, ton nom n’était pas Bielek". Bielek a dit, "Bon, qu’est ce que c’était ?" Bielek a continué... Je savais déjà, mais je voulais voir s’il se souvenait. En fait le nom lui est revenu ; il s’est souvenu de mon frère. Cela est un peu à côté de l’histoire principale.

Maintenant une autre chose qui devait être faite à un moment ou à un autre, c’était de créer un équipage spécial. Cela est venu un petit peu plus tard. En janvier de 1941, la Navy a décidé que mon frère et moi avions besoin d’effectuer du service maritime, donc ils nous ont transféré à l’arsenal de la Navy à Brooklyn, et environ un mois plus tard nous avons été assignés au Pennsylvania, un vieux cargo démodé, et nous sommes parti dans le Pacifique. On a été en mer la plus grande partie de l’année 1941. Vers le mois d’octobre 41, quand le Pennsylvania a été mis en cale sèche à Pearl Harbor pour des réparations, on a eu une permission et en fait on est allé à San Francisco. On a fait la fête à San Francisco pendant cette période, mais nous étions là-bas durant cette période d’octobre, fin octobre, début novembre ; et en novembre il a été finalement décidé que nous retournions à Pearl Harbor. Nos ordres étaient tombés et le 5 décembre nous étions sur la piste d’envol de la base "Naval Air" pour être renvoyé à Pearl Harbor lorsque nous avons été interceptés par un capitaine de la Navy et il s’est adressé à nous selon nos grades, et a dit, "Vos ordres sont annulés. Venez avec moi". Nous l’avons suivi dans une salle à l’étage dans la base "Naval Air" et nous nous sommes trouvés en face de Hal Bowen senior qui nous a dit, "Messieurs, vos ordres ont été annulés. Vous savez peut être bien que nous serons en guerre avec le Japon d’ici 48 à 72 heures. Nous nous attendons à ce qu’ils attaquent Pearl Harbor. Vous êtes trop précieux pour qu’on vous renvoie à Pearl Harbor, vous resterez ici dans la région de San Francisco. Vous pouvez faire du travail de bureau. Vous serez assigné au Pennsylvania ; son port d’attache est San Francisco. Vous pouvez finir votre année de service maritime ici à San Francisco. Vous retournerez ensuite à l’Institut pour continuer votre travail. Amusez vous bien tant que vous pouvez, car il n’y aura plus aucun temps de permission, et il n’y aura plus rien que du travail difficile lorsque vous serez retournez là-bas". Donc c’est ce qu’on a fait. On s’est bien amusé. Et en fait nous sommes revenu là en janvier 42.

Mais arrivé à ce point, un tas de choses s’étaient passées dans l’intervalle. Un bateau de guerre a été confié à Tesla par un de ses amis. Je pense que c’était Franklin Delano Roosevelt, à la Maison blanche. Il lui a dit, "Vous pouvez prendre ce bateau ; allez y, rendez le invisible". Il y avait pleins d’indices qu’il pouvait le faire. Donc il s’est lancé dans la construction du matériel. Il y avait plusieurs, trois émetteurs RF [Fréquences Radio], un générateur principal je crois, ensuite il y en a eu deux. Le plan général d’attaque, sans aller dans les détails techniques, était une série de bobines magnétiques commandées par ces générateurs qui produisaient un champ magnétique très intense, et initialement elles étaient réparties autour de la coque du bateau. Plus tard cela a été changé, quatre bobines ont été montées sur le pont. Et les champs RF tous synchronisés avec des fréquences spécifiques et des formes de modulations d’ondes spécifiques développées par Tesla, ce qui produisait le champ d’invisibilité.

Au cours de cette période (je vais devoir compléter un petit peu à propos de Tesla), il a fait une autre déclaration à la presse, en 1923, qu’il parlait avec des Extra-Terrestres extérieurs à la planète, ce qui est tombé dans quelques oreilles intéressées, mais aussi beaucoup d’oreilles mortes. Et il a maintenu sa position qu’il était en communication avec des E.T. Donc après qu’il ait pris sa retraite à RCA, il est devenu plus actif dans ce projet, mais il avait gardé aussi un laboratoire dans son quartier résidentiel à l’hôtel "New Yorker", à New York, au dernier étage. Il avait aussi un autre laboratoire à New York, qui était en fait séparé, mais n’était pas très important. Inconnu de la plupart des gens il avait un second laboratoire qui apparemment était son principal en haut de Waldorf Astoria au dernier étage des deux tours de grand standing. Il maintenait un groupe émetteur sur le Waldorf ; et son groupe de réception, ses antennes réceptrices et ses récepteurs qui avaient été construit par RCA sous sa direction, étaient sur le New Yorker. Et je connais deux personnes qui ont dit qu’elles travaillaient avec Tesla, durant cette période, qu’il utilisait cet équipement, qu’il parlait avec quelqu’un, en fait chaque jour, et l’une d’entre elles était catégorique : c’était quelqu’un d’extérieur à la planète. En langage clair, il communiquait avec des E.T ! Qui ? Je n’en ai aucune idée. Cela n’a jamais été révélé. Mais durant cette période il a eu de l’information supplémentaire et il est soudainement allé à la Navy et a dit, "Nous allons avoir un problème avec le personnel d’équipage. Nous allons avoir un très sérieux problème. Vous ne pouvez pas développer la quantité de puissance nécessaire pour rendre un grand bateau invisible sans avoir des effets sur le personnel. J’ai besoin de plus de temps. J’ai besoin d’effectuer des contres mesures à ce propos afin de ne pas nuire au personnel". La Navy a dit, "Vous ne pouvez pas. Vous avez une date limite. Il y a une guerre en cours. Faites le boulot. Vous pouvez la respectez mais vous ne pouvez pas la changer". En d’autres termes, faites que ça marche. Il y avait une date limite qui était fixée à mars 1942. Le test spécifique approchait ; il est devenu très inquiet à propos de cela, et a finalement décidé qu’avec aucune rallonge de temps et aucun moyen de modifier le matériel pour corriger le problème, il n’y avait qu’une seule issue pour lui. Et c’était de saboter l’équipement, pas par une destruction physique, mais en faisant en sorte qu’il ne fonctionnerait jamais quand on le mettrait en marche ; c’est dans l’essentiel ce qu’il a fait à cette date test de mars 42. Le bateau de guerre n’avait pas un équipage spécial. Il avait l’équipage normal, bien qu’il avait un équipement spécialisé. Et les commutateurs ont été actionnés et rien ne s’est passé, et Mr Tesla a tiré sa révérence. Il a dit, "Bon Messieurs, l’expérience est un échec et il est temps pour moi de quitter. Il y a un homme très bien ici qui peut prendre la relève et faire fonctionner les choses pour vous. Et c’est le Dr John Von Neumann. Au revoir !"

Donc selon l’histoire, il a été viré. Il y a une autre version et c’est, "Vous ne pouvez pas me virer, je vous quitte !" En tous cas il est parti. Il y avait d’autres sujets d’intérêts, et il a fait d’autres recherches à partir de ce jour et jusqu’à sa mort, le 7 janvier 1943, qui ont figuré dans certaines autres choses qui se sont passées plus tard, mais n’étaient pas directement en lien à ce moment-là avec l’expérience.

Donc durant cette période de temps un tas d’autres projets étaient à pied d’oeuvre. L’un d’entre eux qui a été développé et qui, en fait, a été fonctionnel avant ce projet, était les expérimentations de dégaussage. Ce projet ayant été réalisé principalement à l’arsenal de la Navy, et aussi à l’Institut, sous la direction spécifique d’Einstein. Je ne sais combien d’entre vous le savent, mais avant et pendant la seconde guerre mondiale, en fait dès 1938, les allemands ont développés un nouveau type de mines, appelé les mines magnétiques. Elles n’explosaient pas par contact, elles explosaient en détectant la masse magnétique des coques d’acier des bateaux lorsqu’ils approchaient. Ils distordaient le champ magnétique terrestre, et cela était perçu par les éléments capteurs de ces mines ; et quand elles étaient assez proche du bateau, ou sous le bateau, sans qu’aucun contact n’ait eu lieu, le dispositif de mise à feu se déclenchait, la mine explosait et crevait le fond du bateau, et c’était la fin du bateau. La Navy américaine savait cela et ils voulaient développer une parade, c’est ce qu’ils ont fait. Ils ont très bien réussi. Ils ont si bien réussi en fait que les allemands ont abandonné les mines magnétiques en 1943, et sont revenus aux mines standards, lesquelles n’étaient pas affectées par ce type d’appareillage. Les premières formes de cet équipement étaient constituées de deux groupes de câbles encerclant la coque du navire, des générateurs spéciaux étaient à bord du bateau ; mais cela n’avait aucune capacité à produire l’invisibilité, radar ou autre, c’était strictement un problème de faire exploser ces mines magnétiques allemandes. Ils en ont fait exploser un tas ; comme résultat ils ont sauvé un assez grand nombre de bateau, et ce projet a été un succès complet.

Je crois que maintenant nous pouvons regarder quelques diapos.

— - projection des diapos ---

Et Mr Bielek continue...

Ok, une fois que l’expérience a échoué et en ce qui concernait la poursuite de l’effort de Tesla, le Dr Von Neumann a pris la relève. Donc certaines des autres personnes d’arrière plan qui faisaient partie de ce projet étaient bien connues. L’une d’entre elles est T. Townsend Brown. Il a une longue histoire ; beaucoup de gens le connaissent pour le fait qu’il a travaillé dans le domaine des OVNI avec l’électrostatique, en tentant de prouver que vous pouvez faire bouger un objet au moyen de très hauts voltages et de champs électrostatiques. Et il a fait beaucoup de travail et il est bien documenté et bien renseigné. Il a travaillé durant sa période étudiant avec le Dr Brown, il est devenu connu comme le Dr Bifield, l’Effet Bifield Brown.

En fait il a été récupéré par la Navy. Il a rejoint "Naval Reserves" en 1933 et a pris part à différents petits projets. En 1939 ils lui ont tapé sur l’épaule pour le service actif, et il est allé dans la Navy. Et ils lui ont donné le projet de développer des mesures de prévention pour les mines. Et cela était son département principal ; il avait un certain nombre de zones de compétences, il a travaillé sur le projet de mines magnétiques. Il était aussi considéré comme un expert RF, donc il a aussi travaillé sur l’Expérience de Philadelphie, au moins à la réalisation des plans d’un émetteur radio spécial, et une tour pour supporter les antennes, c’était la tour la plus haute sur l’Eldridge, qui figure plus loin, et qui est montrée dans le film, et ceci est exacte, qui était cassée, et elle s’était écroulée. C’était son travail pratique, pas la destruction, mais le montage d’origine et les tests. Avant que le Dr Von Neumann ne puisse finir son travail il a dit a la Navy, "Il faut que je réétudie cette chose. Apparemment elle ne fonctionne pas. Il faut que je trouve pourquoi". Et il avait besoin de beaucoup de temps, la Navy n’avait pas le choix, ils lui ont donné le temps qu’il avait demandé. Donc cela les a emmené en 1942 jusqu’à une bonne partie de 1942 et plus d’études théoriques. Vers mai 1942, ils ont décidé qu’ils allaient avoir besoin d’un bateau spécial. Le bateau de guerre n’était plus disponible ; il allait retourner en service. Ils ont décidé qu’ils voulaient construire un véhicule test depuis le départ. Donc vers juin ou juillet ils ont décidé d’aller à leurs planches à dessins et de trouver quel bateau, parmi ceux en projet de construction, pourrait convenir, et ils ont opté pour le "DE 173" qui plus tard sera baptisé "The Eldridge". Il n’était pas connu à ce moment-là par ce nom. Et en juillet ils ont modifié les plans. Ils ont décidé où ils voulaient les deux générateurs. La raison pour laquelle ils devaient faire la modification, était que le destroyer, le "DE", était un bateau nettement plus petit. Son tonnage normal était autour de 1500 tonnes, pas 30 000. Par conséquent ils devaient ajuster très soigneusement l’équipement qui était très lourd. Ce qu’ils ont décidé de faire était de retirer la tourelle de canon avant, et de laisser un trou là, et le trou serait pour mettre les générateurs. Donc ils ont installé les deux générateurs en bas dans le trou où la tourelle aurait du normalement être, le magasin à poudre et tout et tout. Le moteur entraînant les générateurs, le groupe électrique diesel pour faire fonctionner le système entier, et quatre émetteurs étaient en fait installés sur le pont. Mais le bateau devait être construit en premier. Il a été fini d’assembler en octobre 42 et puis il est allé en cale sèche où il a commencé a être équipé des différents matériels. Donc vers janvier 1943 il était pratiquement prêt.

Maintenant, en ce qui concerne "l’équation humaine", ce qu’ils allaient faire pour un équipage... vers juin 42 ils ont décidés qu’ils devaient constituer un équipage spécial. Tous volontaires, triés sur le volet, qui, comme ils l’ont fait, probablement signeraient fondamentalement leur abandon de vie. Ils étaient volontaires, ils n’étaient pas responsables, etc., et on leur a dit qu’ils allaient faire une expérience très exotique et que cela impliquait quelques dangers possibles. "Voulez-vous être volontaire" ?

Donc, ils avaient le genre de personnes qu’ils voulaient, environ 33, et ils sont allés à une école d’entraînement spécial à Groton dans le Connecticut, une "Coast Guard Academy" [Ecole de garde côtes]. Environ trois mois d’entraînement. Diplômés en décembre 42, et qui était le patron de la classe, l’instructeur, comme c’est visible sur la photo de la classe entière de diplômés ? C’est encore dans le fichier familial, croyez le ou pas, c’était notre père, dans son uniforme Naval. Comment il est revenu dans la Navy, nous ne savons pas, sauf si c’était un uniforme de garde côte, mais il m’a bien semblé que c’était un uniforme de la Navy. Et tout le personnel réuni dont deux adjudants a été ensuite, comme on pourrait dire, embarqué à Philadelphie où ils ont été assignés, ne sachant pas bien sûr quand le bateau serait prêt. Et ils sont restés de faction jusqu’à ce qu’il y ait besoin d’eux. Ces trente trois étaient passés, plus ou moins correctement, par un entraînement spécial, et ils avaient été avertis de certaines choses, mais personne ne prévoyait en fait ce qui s’est passé. Depuis que l’équipage spécial était disponible, le bateau a été fignoler en janvier et ça allait, et des tests sur les systèmes séparés ont commencé en janvier 43. Rien n’a jamais été testé complètement ensemble, et ça ne pouvait pas l’être car c’était le test final. Donc les différents sous-systèmes ont été testés ; les générateurs, les émetteurs RF. Tesla en avait utilisé trois, Von Neumann les a porté à quatre et il a finalement opté pour la puissance des émetteurs choisis par Tesla, qui était de General Electric. Les 500 kilowatts CW (NDT : je présume,"Carrier Wave", "Onde Porteuse") n’étaient pas suffisants. Il a mis le turbo dessus pour monter chacun à deux mégawatts CW et les deux générateurs sont restés essentiellement les mêmes, 75 KVA chacun. Basse fréquence, commande de moteur, circuits spéciaux de synchronisation pour être sûr que les deux générateurs soit en synchronisation absolue, autrement cela n’aurait pas fonctionné. Un système générateur spécial avait été construit avec un autre appareillage très exotique — il était hérité directement de Tesla — et c’était le "Zero Time Reference Generator" [Générateur de référence de temps zéro].

Donc qu’est-ce que la "référence de temps zéro" ? C’est un terme que vous n’avez jamais vu dans les bouquins. C’est un système qui, tout simplement, se verrouille complètement au champ terrestre, la structure magnétique de la Terre, et aussi sa résonance de masse par un très ingénieux système réalisé par Tesla. Donc toutes les planètes dans notre système et toutes les planètes à travers cette galaxie sont fondamentalement verrouillées dans la cosmologie et ont ce que nous appelons la "référence de temps zéro" qui est le centre Géocentrique de notre galaxie. Tout doit être référencé à ce point de temps zéro, c’est vraiment une référence. Sans s’occuper de temps local, vous devez vous référencer à cette chose pour faire tout fonctionner. Et Tesla a trouvé les moyens de faire cela assez simplement. Ces générateurs de référence existent dans tous système FAA (Federal Aviation Administration) jamais construit pour la pente de descente ("the glide slope"), nos systèmes d’atterrissages et cela faisait partie du système. Tous les générateurs, la plupart étaient comme celui que je vous ai montré, et d’autres équipements variés. La version finale utilisait quelques 3000 tubes "6L6" pour commander les bobines de champs des deux générateurs, et cela était une interprétation fidèle, entre parenthèses, peut-être pas la position exacte, mais en fait dans le sens qu’il y avait un grand nombre de tubes, environ 3000 au total. En mars 43 Von Neumann a commencé a avoir des frissons. Il ne voulait pas croire Tesla au début et Tesla a continué de dire, "Il va y avoir un problème avec le personnel", et il n’avait pas voulu le croire. Donc mon frère et moi croyions Tesla, car nous avions un grand respect pour lui, et mon frère à creusé les maths et les équations et les trucs que Tesla lui a dit, et j’ai fait de même. Nous étions finalement d’accord avec Tesla et nous avons continué à dire à Von Neumann que "vous ne pouvez pas mettre en route ce système de cette manière. Vous allez avoir un problème, même Tesla disait ainsi". Donc, à la mention du nom de Tesla, Von Neumann à ce stade aurait sauté au plafond, et il devenait très fâché à la simple mention de son nom. En fait cependant il avait eu le message. Il a dit, peut-être il y aura un problème. Bon, voyons ce que nous pouvons y faire. Il a décidé d’ajouter un troisième générateur. Donc il en a conçu et construit un qu’il a ajouté fin avril début mai. A ce point je ne suis pas vraiment sûr où ils l’ont mis, il pouvait être sur le pont, il pouvait être sous le pont, car il n’est pas resté très longtemps. Ils avaient des problèmes, de très sérieux problèmes, en cela qu’ils n’ont jamais pu le synchroniser avec les deux autres. A la même époque, début 43, un troisième homme, mon frère et moi, avons été désignés pour faire fonctionner l’équipement au moment voulu, et avons été entraînés pour faire fonctionner le système entier car nous connaissions ce qu’il en était et nous avions les connaissances de bases pour évaluer ce qu’il était sensé faire. Mais comme le film l’a montré, et cela était exact, nous étions en uniformes de caporal. Nous avions le grade de Spécialiste première classe et quand nous étions avec le reste de l’équipage, nous portions l’uniforme de caporal car nous travaillions avec l’équipage la plupart du temps. En ces jours il y avait un système de caste très étrange dans la Navy. Les nouveaux officiers ne se mélangeaient pas beaucoup avec les hommes autrement que pour donner leurs ordres, Vous ne travailliez pas avec eux comme ça en uniforme à cette époque. Ils le font maintenant et dans les sous-marins ils le font. Mais on nous avait dit de porter l’uniforme de caporal quand nous travaillions avec l’équipage et dans les tests pour le bateau.

Le troisième homme qui nous a été donné s’appelait Jack, il était technicien, il était technicien première classe en électronique, il avait de bonne connaissance, et il était juste un aide. Courant juin, mi juin, dans l’un des tests, ce troisième générateur s’est complètement déchaîné. Il a commencé à générer des arcs énormes. Jack a été frappé par l’un de ces arcs et il a été étalé sur la passerelle, froid. Nous avons pensé qu’il était peut-être mort et les médecins sont venus et l’ont ramassé ; il était dans le coma. Il y est resté environ quatre mois avant d’en sortir. Il n’a plus jamais fait partie du projet.

Donc Von Neumann a regardé ça et il a dit "ce générateur n’est pas bon, dégagez le". Il a été retiré et on est revenu à deux générateurs. Sa tête explosait, en retournant à la case départ. "Bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant" ? Il a décidé de continuer. La Navy bien sûr lui mettait la pression, "Il faut que vous fassiez fonctionner ce truc". Ils ont fait un tas de tests supplémentaires. Début juillet, en fait fin juin, ils ont décidé de sortir le bateau de la cale sèche et de le mettre à quai dans l’arsenal de la Navy.

Nous avions, a propos, un bureau à l’arsenal de la Navy à Philadelphie, en haut d’un des bâtiments. Haute sécurité, avec une vue sur le port. Ils ont décidé que l’Eldridge irait en mer pour sa qualification en mer, ce qui était normal. Donc ils l’ont envoyé trois jours en mer. Mi juin, il est revenu, il était rôdé. Tout allait bien. Ils n’avaient pas pris l’équipage spécial pour cela. Ils avaient pris un équipage normal. Il est revenu tout était en ordre. Il est allé à quai pour le test final. Finalement le 20 juillet ils ont décidé que le bateau était prêt pour le test final. Donc l’équipage spécial de test a été rassemblé, le capitaine qui a pris en mains le bateau, un homme nommé Hangle, Capitaine Hangle, un Capitaine de la Navy, est allé à bord. Il n’était pas le capitaine permanent. Tout le monde est allé à bord le 22, nous-même également. Comme le film l’a montré, le bateau est parti à sa position, sa place dans le port. A 9 heures piles on nous a dit d’actionner le commutateur, toute une série de commutateurs en fait. Il y avait à ce moment-là seulement deux générateurs de conservés, donc le film est assez inexacte sur ce point. Donc ils l’ont mis en marche et le bateau est devenu invisible, selon les observateurs. Ils l’ont gardé dans ce mode pendant 15-20 minutes. Ils ont dit d’éteindre et nous avons coupé l’équipement. Ramenant le bateau au port et nous ramenant aussi. Et c’est seulement alors quand nous étions de retour au port que nous avons réalisé qu’il y avait un sérieux problème. Le personnel, ceux qui étaient sur le pont (il y en avait certains sur le pont et d’autres sous le pont), était totalement désorienté, avait la nausée, vomissait, presque au point de délirer et manifestement pas bien. Donc la Navy a vu l’état des affaires, ils ont dit de libérer l’équipage et que nous aurions un nouvel équipage. Von Neumann a su avec certitude alors que nous avions un problème avec le personnel, et il est allé à la Navy et a dit, "J’ai besoin de plus de temps pour étudier ce problème. Nous avons besoin de rechercher ce qu’il faut faire pour le corriger" ! La Navy a répondu, "Vous avez une date limite, le 12 août 1943. Vous ferez le test alors sinon oubliez le !" Ils ne voulaient pas lui donner la raison et le pourquoi. Ils n’ont donné la raison à aucun de nous. Je suis allé voir Hal Bowen et lui ai demandé d’où cet ordre venait. Il nous l’a fourni. Il a dit, "Je ne sais pas, mais je trouverai exactement d’où il vient". Et finalement il a trouvé par la chaîne de commandement, c’était venu du CNO, qui était le Chef des Opérations Navales, que l’on pensait un peu particulier. Le Chef des Opérations Navales est concerné par la conduite de la guerre, où les flottes sont, ce que font les bateaux. Il n’est pas concerné par les détails de l’ingénierie d’un projet dans l’arsenal de Philadelphie. Je vous ferai savoir qu’il y a un projet d’ingénieur d’un certain genre, il y en a plusieurs en cours. C’est probablement venu d’au dessus de son niveau. Bon nous avions une date, Von Neumann et tout le monde a travaillé jour et nuit pour essayer de faire les corrections. La Navy a décidé dans le même temps qu’elle ne voulait pas la pleine invisibilité. Ils voulaient seulement l’invisibilité radar. La raison derrière cela était que, à cette époque, bien sûr, nous n’avions pas des choses telles que les systèmes de guidage inertiels, nous n’avions pas les systèmes de navigation mondiale Loran et Shoran. L’un est en basse fréquence et l’autre en moyenne fréquence. Tout ce que vous aviez pour naviguer c’était la ligne de vue, l’oeil et le radar. Si vous rendez le bateau invisible au radar la nuit, vous ne pouvez pas dire où le bateau se trouve, à moins qu’il soit optiquement visible. Si il est optiquement invisible vous pouvez éperonner un bateau adjacent. Ça c’était le raisonnement et ils ont dit plus d’invisibilité optique. Von Neumann a dit qu’il pouvait modifier cela, et il l’a fait.

Le jour final et fatal est arrivé, 12 août 1943. On est sorti à nouveau dans le port. Tout le monde étaient un peu tremblant, et mon frère et moi-même particulièrement. Donc nous avons rejoint nos postes, les ordres sont venus d’actionner les commutateurs, pour faire fonctionner l’équipement. Pendant environ 60 à 70 secondes tout semblait okay. Ils avaient leur invisibilité radar, on pouvait voir encore le bateau, une silhouette. Alors il y a eu un flash bleu et le bateau a disparu totalement.

A ce moment-là bien sûr Von Neumann a paniqué. Le bateau avait disparu complètement, ils ne savaient pas ce qui lui était arrivé. Environ quatre heures plus tard le bateau est réapparu dans le port à la même place où il avait été. C’était absolument évident quand il est réapparu que quelque chose n’allait pas bien. Ils ont envoyé une équipe, une équipe sur une vedette, car ils n’avaient encore aucune réponse aux appels radio. Ils avaient des indications que quelque chose allait vraiment très mal. Ils pouvaient déjà voir cela parce que la superstructure d’antenne était cassée. Donc l’équipe a été envoyée et ils sont allés et ils sont montés à bord et voilà ce qu’ils ont trouvé : Deux hommes incrustés dans l’acier des ponts, deux hommes incrustés dans les cloisons d’acier, un cinquième avec une main incrustée dans la cloison d’acier — il vivait (ils lui ont coupé la main, par la suite, ils lui ont donné une main artificielle). Des personnes courraient en tous sens totalement dingues et complètement folles. Des gens qui apparaissaient et re-disparaissaient. Quelques uns qui étaient en feu, si vous vous souvenez de cette histoire biblique au sujet d’un buisson qui brûlait sans se consumer. Il y avait des hommes comme ça. Et tout le monde était sérieusement désorienté. Les seules personnes qui ont échappé à cette désorientation étaient celles qui se trouvaient sous le pont, ce qui incluait mon frère et moi-même. C’est ici que la partie la plus intéressante de l’histoire arrive.

Que s’est-il passé sur le bateau et qu’est-ce qui a mal tourné. Nous avons sauté par dessus bord escomptant plonger dans l’eau, cela n’a pas été ainsi, nous nous sommes retrouvés en 1983, le 12 août 1983, sur la côte, si vous voulez, dans un autre projet appelé Projet Phoenix à Montauk, Long Island, la nuit, à l’intérieur des barrières périphériques internes. Ils étaient en pleine opération à ce moment-là, avec des gardes, des chiens de garde, et une patrouille régulière d’hélicoptère. Nous avons été éclairés par un hélicoptère, nous ne savions pas ce qu’était un hélicoptère. Les gardes sont venus et nous ont attrapés et nous ont fait descendre des escaliers. C’était au niveau cinq sous terre à Montauk, et c’était où la plupart de l’équipement était. Et nous avons été introduit au Dr Von Neumann. " Bon qui êtes-vous" ? "Je suis le Dr Von Neumann". Nous avons été plus que fortement choqué, car nous venions juste de le quitter en 1943, un homme relativement jeune, et ici il y avait un vieil homme qui nous accueillait en tant que Von Neumann. Il nous a rapidement mis au courant de ce qui s’était passé, de qui se passait, car il avait le rapport final. Qui est une longue histoire. Comment cela s’est passé ? Et il a dit, Messieurs vous devez retourner et arrêter l’équipement sur l’Eldridge ; cela a déjà eu lieu selon notre registre, mais en fait cela ne s’est pas passé en réalité, ça ne s’est pas encore passé, mais vous devez retourner et le faire. Nous ne pouvons pas l’éteindre d’ici. Nous ne pouvons pas fermer cette station ; ce qui s’est passé est que les deux expériences de temps, séparées exactement de 40 ans, se sont couplées ensembles, l’une à l’autre, et ont créé un trou dans l’Hyper-espace et qui a aspiré l’Eldridge dedans.

"Vous êtes chanceux en un sens ; vous avez sauté par dessus bord et vous vous retrouvez ici". L’autre personnel, soit dit en passant, était encore à bord du bateau, bloqué dans la bulle d’énergie qui entourait le bateau. Il a dit "cette bulle d’Hyper-espace est en expansion , et va créer des problèmes très sérieux ; nous ne savons à quelle distance elle ira si elle n’est pas arrêtée. Elle pourrait engouffrer une partie de la planète". Il y avait beaucoup de spéculations ; il a réalisé que c’était quelque chose dont il n’avait pas connaissance, et aucun contrôle dessus, et il devait établir le contrôle en fermant l’élément principal générant les champs, et c’était l’Eldridge. Le Projet Phoenix — je n’entrerai pas dans son histoire, mais à ce moment le hasard a voulu que ce soit le dernier jour en-ligne, ils avaient la capacité, à ce moment, et l’avait depuis deux ans et demi, d’un contrôle total du temps, et ils ont été capable de nous renvoyer en arrière à l’Eldridge, ce qu’ils ont fait. Ils ont dit vous devez faire tout ce qui est nécessaire pour arrêter l’équipement, brisez le si vous le devez. C’est ce que nous avons fait. Nous avons ramassé des haches et brisé tout ce qui était en vue. Les séries de tubes électroniques, les commutateurs électriques, tout ce qui concernait les circuits de contrôle, et les générateurs se sont arrêtés, et ils ont lentement refroidi et ils se sont éteints, et les choses ont commencé à revenir lentement d’elles-mêmes à la normale, c’est-à-dire, le bateau est retourné à son point normal dans le port. A peu près au même moment, excepté un décalage de trois ou quatre heures, et à ce point je suis resté avec le bateau. Mon frère a décidé, en fait, tel que je m’en souviens, il avait en fait des ordres de retourner en 83, donc il a à nouveau sauté par dessus bord. Il s’est retrouvé en 1983.

Ils sont montés à bord du bateau, bien sûr ils ont trouvé les antennes cassées. L’équipement du pont était intacte. L’équipement sous le pont, dans le trou, était brisé tel que nous l’avions fait, et ils ont trouvé le terrible état du personnel. Donc ils n’ont pas pu reprendre le bateau avec le personnel. Ils ont mis un équipage spécial, remis le bateau à quai, et ont tenu une réunion de quatre jours avec Von Neumann, Le Bon, Hal Bowen, Batchelor, et un certain nombre d’autres personnes. "Alors qu’est-ce qu’on fait maintenant" ? Donc ils ont décidé qu’ils effectueraient un test de plus, et ils reconstruiraient l’équipement, mais alors le dernier test devrait être sans personnel, comme le premier succès sur un autre bateau. Ils le reconstruiraient, ils le réinstalleraient sur l’Eldrige. Donc en fin octobre, ils ont sorti le bateau dans le port extérieur, le soir, ils l’ont sorti avec un équipage standard, et l’équipage a quitté le bateau. Ils avaient à peu près trois cent mètres de câbles ainsi ils pouvaient démarrer l’équipement, et avec l’espoir de l’arrêter de nouveau. A l’heure appropriée, vers les 10 heures du soir, 22 heures temps Navy, ils ont actionné l’équipement et le bateau a immédiatement disparu. Donc cela est entré dans la légende, l’apocryphe des histoires de l’Eldridge se montrant dans le port de Norfolk en Virginie, et beaucoup de gens ont rapporté cela, qu’il a été vu là-bas pendant dix ou quinze minutes, puis il a disparu. Alors il est retourné au port de Philadelphie. Quand il est revenu, comme il l’a fait, ils n’ont pas eu à devoir éteindre l’équipement, il avait déjà été éteint pour eux et la moitié des choses manquait. Ils ont trouvé deux groupes d’émetteurs manquants, l’un des générateurs était manquant. La salle de contrôle était une ruine fumante. Personne n’avait été là pour le faire, mais c’était une ruine fumante. La Navy a convenu à ce moment-là que c’était quelque chose où ils étaient ridicules avec ça, qu’ils n’avaient aucune compréhension de ce que tout cela était, et ils ont décidé d’abandonner totalement le projet à ce moment-là. Ils ont renvoyer l’Eldridge au chantier naval, il a été déshabillé et ré-équipé pour ses fonctions maritimes normales, et il a été envoyé en mer comme un bateau normal, avec son capitaine normal, qui lui a été attribué en août, en fait le 22 août qui était sa date anniversaire après le second test qui a été un vrai désastre.

Il a fait son service normal durant la guerre. En 1946 il s’est trouvé remisé avec beaucoup d’autres bateaux. En 1950, le Président Truman a fait un transfert d’une cinquantaine de destroyers à la Grèce et d’autres nations d’Europe. L’Eldridge était l’un deux. Il est allé en Grèce. La Marine l’a renommé le "Lion". La Marine a des problèmes répétitifs avec ce bateau-là et ils ont du le déshabiller, eux-même, pour le repeindre et le ré-équiper, et ils n’ont pas de problèmes en dehors de lui. Il est peut-être encore en service dans la Marine Grecque aujourd’hui c’est tout ce que nous savons. Ils n’ont pas envoyé les bateaux à la ferraille, autant que nous le sachions. Mais ils ont hérité du journal de bord, le journal de bord de l’Eldridge. Selon les lois maritimes, le journal de bord doit suivre le bateau. C’est ce qui s’est fait. Quand ils l’ont ouvert ils ont trouvé quelque chose plutôt intéressant. Il manquait toutes les pages antérieures au premier janvier 1944, et donc aucun historique du bateau avant cette date. Donc en ce qui concerne le journal de bord, les Grecques n’ont rien pu faire. Ils ont pu réclamer à la Navy, mais la Navy ne leur a fourni rien de plus. Donc ce fut la fin de la saga de l’Eldridge. Le projet était refermé. Arrivé où nous en sommes, il y a un autre aspect intéressant que j’ai oublié de mentionner et qui a sa place dans l’intégralité de l’histoire. Approximativement six jours avant le test final sur l’Eldridge, en août, celui qui a été un désastre complet, trois OVNIs sont apparus au dessus de l’Eldridge. A quelle altitude, je ne sais pas. Je ne me souviens pas les avoir vu. Mon frère, oui, et d’autres personnes aussi. Et ils ont stationné juste-là. Maintenant ce qu’ils étaient en train de faire, on ne savait pas, sinon qu’ils étaient en train d’observer. Au moment du test quand le bateau a disparu dans l’hyper-espace, l’un de ces OVNIs a disparu avec lui. Il s’est retrouvé à Montauk, dans le sous-sol. Il a été aspiré au travers de l’Hyper-espace et s’est retrouvé dans le sous-sol intact ! Il a été démonté plus tard.

Donc après que le projet a été fermé, Von Neumann a été déplacé bien sûr à Los Alamos au Nouveau Mexique, car il est allé travailler, alors, avec Oppenheimer sur le projet de la bombe atomique. Le projet de la bombe atomique, évidemment, a été une réussite. Il y avait des problèmes aussi, mais il n’est pas nécessaire de rentrer là-dedans. Et la concurrence qui existait depuis quelques années entre la Navy et l’Army pour ces armes secrètes qui allaient être utilisées pour gagner la guerre, a tourné à l’avantage de l’Army et du projet de la bombe atomique. Leslie Groves est partie sur ça. On peut seulement spéculer sur ce qui se serait passé si le test de la Navy avait réussie : ils auraient probablement reçu beaucoup de financement, et ils auraient probablement installé les équipements sur tous les bateaux de la Navy, peut-être de la Marine Marchande, car la Marine Marchande était aussi très intéressée à ce moment-là. Un homme qui s’appelle Carl Allende, selon les histoires qui ont circulé depuis des années, habituellement nommé, "Carlos Miguel Allende", était un observateur sur le SS Furuseth, un navire de la marine marchande à l’époque du test en août. Beaucoup d’histoires ont été racontées à son sujet, il a été interviewer de nombreuses fois, et certaines choses ne concordent pas bien dans les histoires qu’il raconte. Il était peut-être bien là, mais personne n’a réussi a éclaircir sa vraie histoire.

En 1947 la Navy a décidé de rouvrir le projet. A cette époque il y avait eu une petite réorganisation de la structure militaire entière. Le Département de la Défense a été établi, il y avait le Département de l’Army, le Département de la Navy et le Département de l’Air Force qui a été fondé en 1947. Il y avait les Chefs du personnel, les Chefs adjoints du personnel, et bien sûr le grand batiment appelé le Pentagone. Donc l’infrastructure de la Navy a changé et beaucoup de personnes du temps de la guerre sont parties à la retraite. Quelqu’un d’autre est entré au bureau de la Recherche Navale, et a dit au Dr Von Neumann, rouvrez ce projet, "Projet Rainbow". Trouvez ce qui s’est réellement passé, voyez si il y a quelque chose là-dedans que nous pouvons récupérer.

Donc on l’a fait ou bien on a commencé à le faire, et puis j’ai été appelé à Los Alamos et à un endroit qui s’appelle Camp Hale dans le Colorado, avec le Dr Vannevar Bush ; et qu’est-ce qu’il était en train de faire ? Lui et Vannevar Bush étaient les scientifiques chargés de récupérer un OVNI qui s’était crashé à Aztec au Nouveau Mexique en 1947. C’était totalement à mon insu car à cette époque la Navy m’avait fait un lavage de cerveau et un certain nombre de choses. Il y a eu de nouveau un ou deux crashs d’OVNIs de plus en 1948, tous les occupants étaient morts dans ces cas-là. En 1949 il y a eu un crash plus ou moins intact, et ils en ont récupérer un vivant. Celui-là a été appelé "EBE-1", et il a été trouvé errant dans les champs aux alentours. Ils l’ont capturé , et ils se sont occupés de lui, et ils ont essayé de chercher ce qui "se passait dans sa tête". Ils ont communiqué avec lui — lui ou elle. Ils n’ont pas pu voir si cet individu avait une détermination quelconque d’un sexe. Donc ils ont appelé des médecins parce que selon l’évidence il n’allait pas très bien. Il allait de pire en pire chaque jour. Les médecins n’ont rien pu faire avec lui, ils ne savaient pas ce qui n’allait pas. Une situation qui a quelque chose d’un peu famillier, ha, ha.

Ils ont appelé un botaniste, un PHD de botanique. Il a trouvé ce qui n’allait pas. Ce petit gars avait de la CHLOROPHYLLE dans ses veines. Il mesurait 90 cm. Il ressemblait a un portrait typique des petits Gris, sauf qu’il n’était pas un Gris. Mais il avait de la chlorophylle dans ses veines et il vivait du soleil. Donc ils étaient obligés de le garder au soleil, au moins une partie du temps. Et le reste du temps il le dissimulait et il devait bien le surveiller car il avait une caractéristique très étrange : ils se sont aperçu qu’il était non seulement complètement télépathique et capable de communiquer avec ses semblables, les membres de son groupe, mais aussi il avait une propriété bizarre et très intéressante — il pouvait passer au travers des murs. Alors ils ont trouvé comment l’empêcher de faire ça. Ils l’ont gardé la plupart du temps dans une cage de Faraday, qui est en fait le moyen par lequel celui-ci et d’autres comme lui ont été transportés par ceux qui plus tard se sont révélés être les petits Gris. Et ça c’est une autre histoire dans laquelle je ne vais pas entrer, mais néanmoins il a été capturé vivant et il est mort en fait environ un an et demi à deux ans plus tard. Ils ont gagné beaucoup d’informations.

Mais avant sa mort un certain nombre de choses étranges se sont passées. Il a communiqué. J’ai été informé par quelqu’un qui était dans le gouvernement qu’il a donné les bases du transistor moderne au Dr Von Neumann et au Dr Vannevar Bush. Si c’est vrai ou faux, je ne sais pas, car les Laboratoires Bell avaient déjà annoncé le transistor en 1947. Mais c’était un appareillage différent. C’était une pastille de Germanium avec des moustaches de chat, et bien sûr, il a évolué depuis si vous êtes familier avec l’histoire des transistors. Mais apparemment il leur a donné des renseignements et des schémas pour les transistors les plus rudimentaires basés sur leurs propres systèmes de communications, qui n’étaient pas compris — rien n’était compris à bord de leurs vaisseaux. Mais il a parlé aussi à Von Neumann à propos de son problème. Le problème avec l’Eldridge, et avec quelles bases il pouvait le résoudre. Il ne lui pas dit exactement comment le résoudre, et il lui a dit ce qui n’allait pas, il lui a donné des clefs, et a dit "vous allez devoir retourner à votre planche à dessins et le résoudre vous même. Je ne le résoudrai pas à votre place" !

Il l’a fait finalement vers 1949 après avoir fait ses "devoirs d’écolier" et beaucoup d’études en métaphysique. Ce qui, si vous pouvez imaginer un mathématicien pur et dur être obligé d’étudier la métaphysique et les sujets occultes, était probablement insupportable pour lui au début, mais il est devenu en fait complètement versé dans le sujet, et il a reconnu le problème et il a travaillé dessus. Alors qu’elle était la nature de ce problème qu’il a finalement compris ? C’était plutôt simple. Le bateau était revenu à son point de référence parce qu’il avait un Générateur de Temps Zéro et c’est le système de référence qui l’a ramené. Celui-ci était resté intacte ; c’était les autres générateurs qui ont été détruits, ainsi que certains autres équipements, mais c’était l’appareil de référence zéro qui a ramené le bateau à son point de référence d’origine, même si il y a eu un léger décalage dans le temps.

Les humains naissent, ou je devrais dire au moment de la conception , comme il a trouvé avec sa recherche, avec leurs propres VERROUS DE TEMPS. Donc il faudrait faire de la physique plutôt obscure, je vais mettre de côté les mathématiques et essayer de le rendre facile. On ne vit pas dans un univers de trois dimensions. On habite dans un univers de cinq dimensions. Les quatrièmes et cinquièmes dimensions sont le temps. La quatrième dimension, bien sûr, est bien documenté par Einstein et d’autres. Le concept de cinquième dimension, en fait, date de 1931, par P.D. Aspinski et son livre "Tertium Organum", un nouveau modèle de l’univers, en anglais. Et il a parlé des cinq dimensions de notre réalité. Il a appelé la quatrième, le temps ; il n’a jamais vraiment nommé la cinquième.

Mais Von Neumann a réalisé, comme cela est connu aujourd’hui par certains physiciens, que la cinquième dimension est aussi le temps ; c’est un vortex, un vecteur, en rotation autour du premier vecteur primaire qui indique le courant et la direction du temps. Le courant est immatériel. On dit qu’on avance dans le temps, c’est à cause de notre façon de le voir, de notre référence. On ne sent pas le temps mais il s’écoule avec une vitesse assez stable. Et cet autre vecteur qui l’entoure ne nous concerne pas... normalement.

Pourtant chaque humain au moment de la conception reçoit un ensemble de verrous, si vous voulez (ça fait partie de la structure génétique). Ces verrous sont liés à un point temps auquel l’individu est verrouillé à la conception, afin que cet individu s’écoule avec le temps, et naisse, et vive une vie en référence à tout ce qu’il y a autour de lui et qu’il est amené à connaître, tous ses amis, sa famille, les écoles, n’importe quoi, et ne dérape pas du temps ou hors du temps, hors de ce point de référence, dont il a l’habitude. Ca c’est normalement.

Dans le cas de l’expérience sur l’Eldridge, la puissance était si énorme qu’elle a rompu les références de temps de ces individus qui étaient directement exposés aux champs, c’est-à-dire ceux qui étaient sur le pont. Ils ont perdu leurs références de temps. C’est une fois que le bateau est revenu que les troubles ont commencé. Tant qu’ils étaient dans l’Hyper-espace et que les générateurs fonctionnaient, ils étaient tous contenus à l’intérieur du champ. Autant que je sache personne n’a sauté par dessus bord sauf nous deux. Rétrospectivement je me suis demandé si nous aurions du le faire, mais néanmoins nous l’avons fait, et les événements qui ont eu lieu, ont eu lieu. Quand les champs se sont effondrés, ces individus qui étaient tenus et contenus dans le champ et ayant perdu leurs références de temps juste à ce moment, ont commencé à partir à la dérive. Certains d’entre eux ont dérivé totalement en dehors de la réalité, d’autres ont dérivé autour, et ils étaient très chanceux s’ils ont gardé leurs pieds sur le pont, et certains ont dérivé et finalement se sont matérialisés au hasard, deux pris dans le pont, deux dans les cloisons, et un avec sa main dans la paroi, et cela à cause du fait qu’ils avaient perdu leurs références de temps, et ils ont dérivé, et ils sont revenus au hasard. Certains ne sont jamais revenu du tout ! D’autres ont fait cet étrange numéro de disparitions et de rematérialisations, de manière répétitive ! Et il y avait ces cas étranges qui étaient en feu, si on peut dire ainsi, tels que l’histoire biblique du buisson qui brûlait sans se consumer. Et il y avait un certain nombre d’individus qui faisaient cela. La Navy a mis une fortune dans l’équipement électronique pour essayer de corriger le problème. En fait ils l’ont fait, plus ou moins. Mais tout le monde était en quarantaine durant une longue période. A ce jour, la Navy ne veut reconnaître que cette expérience ait jamais eu lieu. Il y a eu beaucoup de requêtes auprès de la Navy. Beaucoup de lettres de formes ont été expédiées par le Département de la Navy niant qu’il y ait jamais eu une telle expérience. Ils n’ont pas nié que l’Eldridge ait existé, mais ils ont nié que l’expérience ait jamais eu lieu. Et en 1979, quand William Moore et Berlitz ont écrit leur livre et l’ont publié, Moore avait estimé qu’a ce point la Navy avait probablement dépensé plus de deux millions de dollars en répondant aux questions au sujet de l’expérience de Philadelphie, avec les lettres de formes qui avait été envoyées. Ils nient encore qu’elle ait jamais eu lieu.

En tous cas, Von Neumann a fait ses "devoirs d’écoliers", il a réalisé qu’il avait besoin d’un ordinateur pour résoudre les problèmes liés au personnel. Donc il est retourné à sa planche à dessin, comme on dit, à l’Institut et il a développer le premier ordinateur tout électronique. A cette date il n’y avait pas d’ordinateurs électroniques. Von Neumann est le père de l’ordinateur électronique moderne. Cela est bien connu et bien documenté. Vers 1950 il avait quelque chose qui fonctionnait et en 1952 il avait un modèle fonctionnant pleinement, et les livres sont encore sur les étagères à l’Institut "the bigestry [?]" de son développement était avec le Dr Goldsten, qui est encore à Philadelphie, qui a été peu de temps à l’Institut. J’ai parlé avec le Dr Goldsten. Et en 1953 approximativement, il a délivré un nouveau système à la Navy, avec un ordinateur, avec la totalité des facteurs de corrections. Précisément ce qu’il a fait, je ne sais pas. Mais ils ont mené un autre test avec un bateau différent, un équipage différent, une réussite totale, sans effets secondaires. La Navy exultait, bien sûr, la guerre était finie, mais ils ont immédiatement classifié ce projet, abandonné le nom "Project Rainbow", et ils l’ont reclassifié "Project Phoenix".

A partir de ce moment ils ont développé d’autres systèmes, d’autres matériels qui vont dans des zones extrêmement sensibles ; je n’entrerai pas là-dedans publiquement. Mais beaucoup de choses sont sorties de cela. Parmi elles il y a eu plusieurs études médicales, au moins quatre rapports médicaux ont été rédigés. Je connais cela de George Hoover qui faisait partie de la commission du Bureau de la Recherche Navale étudiant le problème quand il a resurgit de nouveau en 55 (grâce aux "Lettres d’Allende" et à la participation du Dr Morris K. Jessup). Mais Hoover m’a parlé au téléphone, il est maintenant en retraite en Californie — il a dit, bien sûr qu’il avait réalisé, et il a dit, Moore n’a pas réalisé, qu’il y avait d’autres projets en cours à ce moment, et bien sûr il connaissait les expériences de dégaussage.

Il a dit qu’il y avait aussi, comme résultat de l’Expérience de Philadelphie, le Project Rainbow, beaucoup d’études médicales de faites. Il a dit que jamais auparavant dans l’histoire, le cerveau humain et le corps humain n’avaient été soumis à de telles intensités de champs magnétiques, et de puissances de champs électromagnétiques. Ils ne savaient pas quelles auraient été les conséquences. Il a dit, ils ont trouvé comme résultats de ces études, beaucoup, beaucoup de choses en termes de conséquences. Il a dit, il y a des rapports très précieux. Ils le sont certainement ; beaucoup d’autres choses en sont sorties, après cela. Donc, la Navy a résolu le problème en fait, et Von Neumann est resté autour.

Qu’est-ce qui s’est passé pour moi ? Qu’est-ce qui s’est passé pour mon frère ? Aurai-je quelque peu oublier cela ? Je ne l’ai pas oublié, je l’ai juste gardé pour la fin. Mon frère est retourné en 1983 ! Peu de temps après cela il a perdu ses "verrous de temps", du à un accident, et il a vieilli très, très, rapidement, à la vitesse d’une année par heure. Il est mort en quelques jours. Ils ont essayé de le garder vivant avec d’autres équipements qu’ils avaient développés depuis. Mais ils n’ont pas pu, il est mort. Mais c’était très important, pour des raisons que je ne peux pas développer ici, de le garder en vie. Donc que vous acceptiez le point de vue métaphysique ou pas, cela a été arrangé, il m’a été permis d’aider à l’arranger. Car je suis retourné en 1943 et il y a eu quelques aller et retour grâce à Montauk, qui était encore en-ligne pendant une période de temps. Pour retourner voir le père et lui dire, "Hey gars, débrouille toi ; on a besoin d’un autre fils, il est arrivé quelque chose à Duncan". Donc un nouveau fils , le dernier de la lignée, est né en 1951, et, il a été un walk-in, c’est-à-dire que, son âme (de Duncan en 1983) est entrée dans le corps (du dernier fils) le 12 août 1963. Ce devait être le 12 août. Et c’est l’homme que vous avez vu sur la photo aujourd’hui. Il a la mémoire de toute l’histoire, plus ou moins. Il y a des trous et des lacunes.

Il y a un autre élément impliqué là-dedans qui explique pourquoi les deux projets se sont reliés. Si l’expérience n’avait pas eu lieu le 12 août, si cela avait été le 10 ou le 14 août, ou bien, comme ce fut le cas en juillet, considérablement plutôt, ou si cela avait été reporté, disons, en septembre, on n’aurait jamais eu le verrouillage avec le Projet Phoenix. Pourquoi ? C’est un point vraiment fondamental qui est abordé ici. Il n’y a pas que les humains a avoir des bio-champs, ce qui est bien documenté aujourd’hui. Ils débutent à la naissance. Mais la planète Terre a son propre jeu de bio-champs. Cela a été découvert assez récemment, en gros dans la dernière décade. Quatre d’entre eux, et ils ont tous les quatre un pic une fois tous les vingt ans. Devinez à quelle date ? Le 12 août. 1963,1983,1943, on peut aller en arrière ou en avant tous les vingt ans. Et cela crée un ensemble de conditions très étranges sur la planète Terre, où il y a un pic d’énergie, un pic d’énergie magnétique, et une possibilité de couplage, et c’est ce qui s’est passé grâce au point culminant des dates des expériences, le 12 août, et les bio-champs terrestres ont culminé à ce moment-là. Les énergies étaient suffisantes pour créer le champ Hyper-espace et le couplage, ce qui autrement n’aurait pas pu se passer, et l’Eldridge a glissé dans l’Hyper-espace avec l’OVNI, et le scénario entier s’est déroulé, comme ça c’est passé. Tout ça a été enregistré dans les dossiers de la Navy, dans les archives de la Navy. Ils ne veulent pas les divulguer. Je sais qu’ils existent, je connais quelqu’un qui y a accès, c’est pour ça que je sais qu’ils existent. Et ils ne divulguent pas l’histoire, ils ne veulent pas que le public, jusqu’à nos jours, sache combien c’était désastreux. Maintenant il y a une interressante anecdote, disons "post-mortem", à raconter sur cette histoire. William Moore, en écrivant son livre (et à propos j’indiquerai qu’il y a eu deux livres d’écrits. Le premier est sorti en 1978, "Thin Air", de style fiction, a été écrit par deux personnes dont je n’ai jamais entendu parler, George E. Simpson et Neil R. Burger. On n’a aucune idée de qui ils sont. Il n’y a aucun crédit à donner au livre ni aux auteurs, c’est une publication standard disparue depuis longtemps.)... Un an et demi plus tard le livre plus décisif, non-fiction (du moins il n’était pas dans l’intention de l’être), écrit par Berlitz et Moore, principalement par William R. Moore, intitulé "The Philadelphia Experiment" - ["Opération Philadelphie" pour la version française di livre] -, à l’origine en format relié, et ensuite bien sûr en édition de poche. Il est devenu vraiment populaire, ils l’ont vendu à dix millions d’exemplaires à ce jour. Je ne sais pas à combien de rééditions ils en sont maintenant, mais il y en a eu beaucoup.

Moore dans sa recherche, n’a jamais pu définir la date exacte de la dernière expérience ; il n’a jamais eu aucun témoignage sur le "Projet Phoenix" ou sur le couplage ou sur la véritable nature de quel désastre ça a été. Il a interviewé le docteur Von Neuman. Il l’a interviewé et l’a appelé dans le livre, "Dr Reinhardt". Le même homme ! Le docteur Von Neuman.

Von Neumann n’est pas mort, il est vivant aujourd’hui. Les archives officielles du gouvernement et de la Navy disent qu’il est mort d’un cancer en 1957. Alors s’il avait un cancer, ce dont je ne sais pas, s’il en avait un ils ont trouvé un moyen, et ils ont su comment le guérir. Ils l’ont fait. Ils avaient besoin de lui. Ils l’ont gardé pour le projet. Il était directeur du projet Phoenix jusqu’en 1977 quand il a développé une personnalité double, très prononcée, qui a empiré avec le temps. Il a renoncé à sa position de directeur du projet et quelqu’un d’autre a pris le relais, le Dr Herman C. Unterman d’Allemagne. Et il est devenu un consultant. Il n’est pas mort, il est toujours vivant, et maintenant il a une personnalité totalement double, et normalement il est dans son alter ego, un certain Mr Howard E. Decker, qui est très connu à New York comme marchand de surplus électronique. Il est la seule personne qui se montre dans le même corps. J’ai passé trois heures à parler avec Howard Decker, donc je sais que l’homme est vivant, jusqu’à novembre 1989. Et ces photos ont été prises à cette date là dans sa demeure, ou plutôt dans sa triste tanière. Il est devenu, comme on dirait, un maître de maison négligé depuis que sa femme est morte.

Le projet Rainbow est mort et a été ressuscité par le Projet Phoenix. Mon frère est rené. On m’a expédié en 83. Ils ont décidé qu’ils ne voulaient plus me voir autour, pour certaines raisons. Ils m’ont fait la totale : lavage de cerveau, une nouvelle personnalité, et ils m’ont réexpédié dans le passé, et je suis devenu Alfred Bielek. Avec des nouveaux parents, et un faux certificat de naissance, et toute une nouvelle histoire qui collait et des mémoires qui pouvaient ou ne pouvaient pas être complètement vraies, mais néanmoins encore là. Bien endoctriné. Je n’ai pas eu le moindre soupçon que je faisais partie de l’Expérience de Philadelphie, ni du projet Phoenix, jusqu’en 86. La raison pour laquelle je me suis rendu compte, c’est parce que j’ai revisité Long Island. On est allé sur le site à Montauk avec des amis. En fait une partie des souvenirs ont commencé à revenir. Ils ont dit, "Tu en faisais partie". J’ai répondu, "Non. Ce n’est pas vrai". En fait je me suis souvenu que c’était vrai.

Mais en janvier 1988, la mémoire des débuts de l’expérience de Philadelphie m’est revenue, et les souvenirs se sont accrus depuis lors. Mon frère s’est souvenu lui aussi. Et je dirais que cela a été un horrible gâchis de la carrière de connaissance que j’avais autrefois. Des morceaux reviennent parfois. Mais en gros ma personnalité s’est à peu près stabilisé maintenant en tant que Al Bielek et les mémoires de Edward A. Cameron me traversent l’esprit, mais la majeure partie est là maintenant, particulièrement les premières années jusqu’à, et pendant, l’expérience. De 43 à 47 la page est encore en grande partie blanche. Je ne sais pas ce qui a bien pu se passé. Sauf que je sais qu’en 1947 ils ont décidé que je n’était plus très utile. En fait ils se sont débarrasser de moi. Donc voilà dans l’ensemble l’histoire de ce qui s’est passé.

Mais l’autre anecdote intéressante que William Moore a découvert dans sa recherche : Il s’était intéressé aux OVNIs également ; fin décembre 1975, ou peut-être début janvier 76, il est allé visité une famille au Canada qui, je crois que c’était le 12 septembre, avait fait une rencontre avec un OVNI dans la province d’Ontario. Un simple fermier. Il rentrait un soir avec son camion, il a trouvé un OVNI stationné sur la route, barrant la route qu’il devait emprunter. Il n’y avait personne, aucune lumière, rien. Il l’a regardé, "Qu’est-ce que c’est que cet engin" ? Il a fait demi tour pour prendre une autre route, et qu’est-ce qu’il a fait ? Il a pratiquement heurté un ufonaute, haut de un mètre, dans une combinaison argentée, qui était au milieu de la route. Il a bondi sur ses freins, et l’a évité d’un pouce ; c’était une route gravillonné et il a dérapé, et ce petit ufonaute, qui que ce soit qu’il fut, quoi que ce soit qu’il fut, a sauté par dessus la barrière et a disparu. Comme des OVNIs ont continué à venir dans cette zone, cette famille a eu beaucoup de tracasseries avec le voisinage qui venait faire la chasse aux souvenirs et toutes sortes de choses aussi, et ils ne savaient pas quoi faire pour essayer de garder cette histoire discrète. Approximativement le 12 décembre, selon la date de Moore, ils ont reçu la visite de trois officiers de très haut niveau, un de "Canadian Armed Services" représentant la province d’Otawa ; un de "Air Force General" du Pentagone, et un officier de la Navy de "Office of Naval Intelligence". Ils ont présenté des excuses à ces deux personnes. Ils ont dit, ce qui s’est passé pour vous n’était pas supposé avoir lieu. "Bon qu’est-ce que ça veut dire n’était pas supposé avoir lieu" ? "C’était un accident". "Qu’est-ce que signifie un accident" ? "Ce n’était pas supposé avoir lieu. Nous avons été envoyé ici pour faire des excuses formelles, et pour répondre à toutes les questions que vous pourriez avoir. Qu’aimeriez-vous savoir" ? C’est probablement l’une des rares fois où le gouvernement se soit jamais ouvert, et ils ont dit, d’après le compte rendu de William Moore, qu’ils avaient obtenu des réponses aux questions pendant au moins deux heures. Et tout d’un coup l’officier de "Office of Naval Intelligence" a lâché un commentaire très intéressant. Il a dit, "Oh, nous avons eu des contacts avec les ET depuis 1943. C’était du a un accident d’une expérience que la Navy effectuait à ce moment-là, sur l’invisibilité !

*** FIN ***

Donc cela terminera la présentation et si vous avez des questions, je ferai de mon mieux pour y répondre.

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Note de Clay Tippen : La personne qui a fait cette bande ou enregistré la conférence a manqué le début des questions et réponses. Je n’ai aucune idée de combien il en manque.

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QUESTION :........ ?............

REPONSE : L’expérience s’est élargie. Ils ont essayé en 1948, avant le travail de résurrection de Von Neumann, la Naval Air Armed a essayé de voir s’ils pouvaient réussir à faire fonctionner ce projet sur un avion. Ils avaient un F-80 de disponible. Ils l’ont équipé avec du matériel plus petit. Vous n’avez pas besoin de tonnes et de tonnes d’équipement sur un avion, donc ils l’ont miniaturisé. Ils ont mis le système à bord du F-80, qui a suivi les directives du sol sous le contrôle radio du pilote, il s’est dirigé vers un certain endroit et a mis en marche l’équipement, et après il est devenu invisible au radar pendant un certain temps, puis il a été éteint. Tout était bien. Il est retourné à la base. Tout était correct. Ils ont dit OK ! Il semble que nous ayons réussi, mais soyons vigilant ! Ils ont gardé l’officier en quarantaine pendant environ un an, le pilote, et l’avion. Environ un an plus tard ils ont dit, Ok, faites le à nouveau, mais cette fois-çi on envoie un observateur avec vous. Et nous ressayerons dans le même endroit. Donc ils y sont allés et tout allait bien jusqu’à ce qu’ils démarrent l’équipement. Le pilote a disparu et n’a jamais été revu depuis. L’observateur n’était pas un pilote entraîné pour un F-80. Il ne pouvait pas contrôler l’avion ; il s’est crashé. Le corps de l’observateur a été retrouvé, mais jamais le corps du pilote. Donc cela a été la fin des tentatives pour utiliser un avion, au moins à cette phase. Puisque depuis, j’ai compris qu’ils avaient l’équipement suffisamment petit pour le mettre sur un grand avion. Mais cela est hautement classifié.

QUESTION : Diriez-vous qu’il y a certaines expérimentations sur les voyages contrôlés dans le temps.

REPONSE : Oui. Il y en a eu et cela est encore un savoir gouvernemental hautement classifié, mais il y en a eu c’est certain. Le voyage dans le Temps existe. Vous avez une question là-dessus ?

QUESTION : C’était une de mes questions, ce Voyage dans le Temps a en fait existé. Est-ce qu’il existe encore couramment ? Est-ce qu’il l’utilise encore ? Ou est-ce que vous le savez ?

REPONSE : Il existe encore ; au delà que je ne l’exposerai.

QUESTION : Quand vous avez parlé au sujet de l’invisibilité du bateau, vous avez dit que la première expérience avait bien marché, et que la seconde expérience avait tout gâché. Que voulez-vous dire, je veux dire que je prends ça comme vous l’avez signifié, qu’en fait l’invisibilité autant que l’invisibilité radar avait été atteinte la première fois ?

REPONSE : C’est juste. En terme de matériel c’était une réussite. En terme de personnel, ce n’était pas un succès, c’était un désastre complet. Donc ce n’était pas un désastre complet le 22 juillet, c’était un assez grave désastre puisqu’ils ont changé d’équipage et qu’ils ont réalisé qu’il y avait un sérieux problème. Le deuxième test aurait pu être une réussite s’il n’avait pas été couplé au Projet Phoenix. A nouveau en terme de matériel, mais c’était un désastre complet globalement pour le matériel et le personnel.

QUESTION : Vous avez dit qu’ils avaient besoin de votre frère. Est-ce que c’était quelque chose à propos de sa propre connaissance personnelle, qu’ils avaient besoin encore de lui, ou bien est-ce que c’était un peu une trame de temps, ou la rumeur légendaire qui se répand, une phrase qu’eux, ou les scientifiques, ont laissée échapper, ou que quelqu’un a inventé ?

REPONSE : On avait besoin de lui pour des raisons qui sont extrêmement délicates mais il était nécessaire qu’il reste en vie, tout comme moi-même et une troisième personne. Le seul moyen de le dire c’est que s’il était mort, et sans renaître, après que l’équipement et les projets se sont terminés des deux côtés, il aurait pu y avoir un problème très sérieux. Donc on est les facteurs stabilisants, et je ne vais pas en dire plus. Mais il fallait qu’il soit vivant, et il est vivant.

QUESTION : Est-ce qu’il y a un phénomène tel que "a Rapture" [?] de voyager dans le temps et de changer certaines choses qui se sont passées ? Est-ce que ça provoquerais ce dont ils ont peur que ça provoque ?

REPONSE : "The Rapture", comme vous l’appelez — je ne sais pas si c’est un terme ou une expression que j’ai jamais vu, qui pourrait décrire cela comme vous l’avez vu ou lu quelque part. En fait je ne peux répondre ni oui ni non. Je ne connais.

QUESTION : Ouais, vous ne pouvez pas, pouvez vous ! Ha ! Ha ! Ha !

REPONSE : Comment ?

COMMENTAIRE : Vous ne pouviez pas répondre à ça parce que, en fait vous ne saviez probablement pas, parce que si quelque chose de sérieux s’était réellement passé vous ne seriez pas ici pour le dire !

REPONSE : C’est juste. Quelque chose de très sérieux s’est passé bien sûr ; ce n’était pas une virée en bagnolle.

QUESTION : Si le gouvernement teste une technologie de cette sorte, j’aimerai bien savoir pourquoi il ne l’utilise pas pour aider la planète, pour aider le public et tout sur cette planète ? On a beaucoup de problèmes difficiles et il n’utilise rien de cela pour aider. Pourquoi ?

REPONSE : Alors.... pour répondre à cette question je vais devoir vous donner une réponse en deux parties. 1- On a une technologie a deux niveaux depuis au moins un siècle, peut-être même plus longtemps, dans la mesure où il y a des développements technologiques qui sont cachés au public et qui sont dans les mains d’une élite qui contrôle tout, si vous voulez, depuis au moins un siècle, peut-être un siècle et demi, car cette base technologique remonte vers 1800 ou plutôt. En ce qui concerne pourquoi ce n’est pas divulgué maintenant, ou dans cette époque en regard des problèmes que nous avons. Si vous avez les moyens de faire des choses comme par exemple de voyager dans le temps, ou de développer des nouveaux systèmes d’énergies, ou des nouveaux systèmes de communications, ou disons, de voyager sur d’autres planètes. Si vous conservez ces développements à l’intérieur d’un tout petit groupe, un groupe de contrôle, vous pouvez littéralement contrôler complètement la planète et l’humanité. Et si vous ne laissez pas le public savoir ce qui se passe, vous avez une très bonne manette de contrôle pour vous-même, depuis l’intérieur de ce groupe. 2- En second, vous avez un autre problème qui s’appelle un effondrement économique. Si vous divulguez certains de ces nouveaux développements trop rapidement et trop tôt vous dérangerez totalement notre base économique actuelle, qui est basée sur le pétrole fossile, la production et le réseau de distribution électrique, les communications telles qu’on les connaît, les avions tels qu’on les connaît, les fusées chimiques pour nous envoyer vers la Lune. Tout ça est basé sur notre industrie actuelle, et notre société actuelle, et notre économie actuelle. Vous ne pouvez pas supplanter tout cela en un jour, sinon vous pourriez détruire la base économique. Je suis sûr qu’un jour tout cela va être divulgué mais ce n’est pas en train d’être divulgué maintenant. C’est une des raisons pour lesquelles vous ne jouez pas avec les bases de l’économie. Et de plus, ceux qui en tirent des bénéfices, en terme de profits gigantesques, comme les compagnies pétrolières, ne sont pas prêts à relâcher leur profits. Ça c’est seulement un exemple. Je ne veux pas dire qu’ils sont les seuls, parce qu’ils ne sont pas les seuls.

QUESTION : Est-ce que vous pouvez avec cette technologie aller en arrière, par exemple en 1843 ?

REPONSE : Vous pouvez aller aussi loin en arrière que vous voulez, ou bien aussi loin en avant que vous voulez, pourvu que l’équipement vous y emmène. Oui.

QUESTION : Est-ce que ça fait partie de la technologie des avions furtifs maintenant ?

REPONSE : Il y a eu des rumeurs que ça fait partie. Oui.

QUESTION : Vous avez dit que vous n’avez pas eu de souvenirs de ça jusqu’à 1983 ou aux alentours ?

REPONSE : 1988

QUESTION : Ok. D’où est venue l’information pour le livre et aussi pour le film ?

REPONSE : Le premier livre on ne sait pas vraiment. Sinon que cette personne, finalement identifiée comme le Dr Reinhardt, c’est à dire le Dr John Von Neumann, a été interviewée et elle a donné un tas d’informations. D’où le reste est-il venu ? Je ne sais pas. Ils n’ont pas eu grand chose dans les archives, parce que la Navy ne divulgue pas les archives. Au sujet des fuites, je ne sais pas. Moore a fait beaucoup de travail et de recherches, et sous l’Acte de la Liberté de l’Information, il a été libéré un peu d’information. Il n’a pas pu vraiment obtenir grand chose de la Navy parce que l’acte principal de la Liberté de l’Information n’était en place je crois jusqu’en 1981 environ. Et il a eu beaucoup de difficultés pour obtenir des confidences de quiconque. Ivan T. Sanderson — il n’a jamais écris un livre sur le sujet, il est mort en 1973 — il était lui-même très interressé par l’Expérience de Philadelphie ; en fait une partie de son matériel final s’est retrouvée entre les mains de Moore et c’est là que Moore a eu certains de ces éléments de recherche. Mais où a-t’il principalement eu l’information qu’il a obtenu, je ne sais pas. Si ce n’est quelques interviews, un interview a un moment ou un autre avec Allende et d’autres personnes quelconques. Je n’ai jamais parlé avec Moore, et je ne connais pas sa source, ou ses sources d’informations.

QUESTION : Et pour le film ?

REPONSE : Le film a été produit par EMI Thorn. Thorn Industries existait, au 19ème siècle, depuis 1820-1830. C’était une compagnie en Angleterre qui produisait des instruments scientifiques pour l’Angleterre et pour l’Europe. Elle a été reprise en 1850 par les Frères Wilson, qui en ont héritée de leur mère. Et ils l’ont tenue jusqu’à quelques temps après la fin du siècle lorsqu’ils sont morts. Dans les années 1980 — fin des années 70 début des années 80 — je ne sais plus la dàte exacte, mais il y a eu une fusion entre Thorn Industries et EMI Corporation. Une industrie d’électromagnétique dont l’étiquette EMI et les produits audiovisuels sont très bien connus en Angleterre, et ici, et partout dans le monde. Il y eu une fusion. Qui a acheté qui ? Je ne sais pas. Et ils ont décidé de faire un film sur l’Expérience de Philadelphie. Alors pendant la période où ils tournaient le film, ou peut-être juste avant, un de mes amis de Long Island a été questionné fréquemment par une star de cinéma qui est devenue directeur du film bien que son nom n’apparaisse pas dans le générique. Son logo de New World Pictures est là, donc je sais qui c’est. Il a posé mille questions a mon ami sur l’expérience de Philadelphie. Il connaissait beaucoup de chose sur le sujet mais il ne savait pas tout. On pensait que c’était lui qui a fourni le matériel de base pour le film, mais ce n’est pas ainsi. Selon une histoire très bizarre, que vous pouvez croire ou ne pas croire si vous le désirez : En février 1989, j’étais à New York avec mon frère et un homme, nommé Preston Nichols, qui faisait une conférence au New York Chapter de l’USPA, le United States Psychotronics Association (le président était Clarence Robinson). Il parlait du Projet Phoenix et moi de l’Expérience de Philadelphie et quelqu’un nous a filmé discrètement. On savait que quelqu’un nous filmait. Ce n’était pas pour publier ultérieurement. L’histoire qui m’a été raconté par Preston quelques mois plus tard était plutôt intéressante. Il m’a dit qu’en juillet, un soir, on lui a rendu visite à son laboratoire. Quelqu’un a frappé à sa porte. Il a demandé, "Preston Nichols ?", "Oui !", "Je suis Bill ...etc., de EMI Thorn Industries en Angleterre. Je suis leur directeur des archives. J’ai pensé que vous aimeriez bien connaître l’histoire". Il a dit, "On vous cherche depuis un certain temps". Et Preston a demandé, "Et pour quelle raison me cherchez vous ?" Bill a dit, "Je peux vous montrer pourquoi". Et il lui a montré une photo, prise d’un portrait de famille des frères Wilson en 1890, avec une troisième personne, Aleister Crowley. Il est très bien connu dans le monde de la métaphysique, indifféremment de ce que vous pensez de lui. Il était apparemment un très grand investisseur de la société et il a vécu jusqu’en 1950, et une quatrième personne. La quatrième personne était mon ami Preston qui apparaissait sur la photo plus âgé de dix ans environ qu’actuellement. Bill a dit, "On avait cette photo quand on a vu la cassette vidéo de vous à New York en train de donner cette conférence ; on a su que finalement on vous avait trouvé". Preston a demande, "Est-ce que je peux garder la photo". Bill a dit, "Non". Preston a demandé, "Alors qu’elle est l’histoire" ? Bill a répondu, "L’histoire c’est que Crowley (en 1890) a dit que vous n’étiez pas de ce temps là, que vous étiez du FUTUR ! Et vous nous avez donné l’histoire entière de l’Expérience de Philadelphie et elle était dans nos archives depuis 1890. On savait l’histoire mais c’est seulement maintenant, récemment, qu’on a décidé", c’était en 1983 environ, "de le réaliser". Donc ils sont allé voir le gouvernement pour filmer sur Long Island, parce qu’ils savaient que l’autre terminal était sur Long Island à Montauk. Le gouvernement US a totalement refusé de leur permettre d’approcher les lieux. C’est là qu’ils ses sont dirigé vers Vendover, en Utah, pour l’autre terminal de l’expérience de 84, comme ils l’ont nommée. Je connais Vendover en Utah car j’ai travaillé à Salt Lake City et je suis allé à Vendover de nombreuses fois ; c’est l’ancienne Vendover Air Force Base, qui a été beaucoup utilisée durant la deuxième guerre mondiale. Mais cela est, Croyez le ou Pas, l’histoire de comment ils ont obtenu le script, ou le matériel de base pour écrire le script de l’Expérience de Philadelphie. Ils l’ont embelli bien sûr. Ils reconnaissent cela. Ils ont ajouté des choses pour rendre cette histoire plus intéressante. L’aspect amour, les voyages aller-retour en Californie. Donc une bonne partie de cela était une fiction, mais l’histoire de base était une réalité, qu’ils ont élargie pour faire le film.

QUESTION : Vous êtes réticent pour parler des autres projets hautement classifiés dont vous avez connaissance actuellement, mais manifestement l’Expérience de Philadelphie est aussi hautement classifiée. Pourquoi ?

REPONSE : L’Expérience de Philadelphie est théoriquement DEclassifiée. Il y a une loi dans les livres, les livres de législation, qui dit que n’importe quel projet gouvernemental qui n’est pas classifié, est automatiquement déclassifié après quarante ans. Donc cette expérience a eu lieu en 43, elle a été terminée en 43, en conséquence quarante ans plus tard c’est 1983. Donc elle a été déclassifiée théoriquement en 83. Donc un projet en référence à elle doit être déclassifié, mais le gouvernement a des moyens d’en cacher les références dans les fichiers, de sorte que si vous allez les chercher, il vous faut connaître les numéros de code pour trouver le fichier. Les manuels techniques ou les rapports techniques de ce projet peuvent ne pas être déclassifiés. Il y a une loi qui dit, si c’est dans l’intérêt de la sécurité nationale, les rapports techniques et les autres informations se rapportant à un projet déclassifié ne peuvent pas être divulgués. Voici un exemple typique, après la seconde guerre mondiale, il y a déja des années, l’appareillage Norton K2 a commencé a être disponible dans les magasins de surplus à New York et partout. Ils vendaient les appareillages entiers pour un prix qui variait depuis 2500 dollars jusqu’à 200 dollars. Vous pouviez obtenir la chose complète, intacte ! Mais vous ne pouviez pas mettre la main sur les manuels, pour vous expliquer ce que c’était, ou comment l’utiliser, car c’était encore classifié top secret, et ce l’est encore. Mais l’appareillage lui même est totalement déclassifié.

QUESTION : J’ai deux questions. L’une d’elles a à voir avec votre voyage dans le futur, et d’avoir vu le Docteur qui était responsable de l’Expérience Phoenix, et qui était aussi responsable de l’Expérience Philadelphie. Vous saviez que vous y êtes allé, et ensuite vous êtes revenu. Vous saviez que vous étiez dans le futur, mais à ce moment là le docteur ne le savait pas. Est-ce que c’est juste ?

REPONSE : Non, non, en 1983 il savait où il était.

QUESTION : Oui, mais en 1943 il ne le savait pas.

REPONSE : Non, il ne savait rien à ce sujet à ce moment-là. En fait je lui ait dit ce qui s’est passé, et c’est pourquoi finalement il a écrit un rapport, parce qu’il a pris connaissance des faits.

QUESTION : Quand est-ce que cela a été écrit, en 1943 ou en 1983 ?

REPONSE : En 1943, il y a eu une série de rapports d’écrits, et il connaissait les faits de ce qui s’était mal passé dans le couplage au futur. Mais il a aussi été demandé pour ressusciter l’expérience en 1947.

QUESTION : Mais c’est là où je voulais savoir si vous lui aviez dit que vous l’aviez vu dans le futur, à peu près...

REPONSE : Il ne le croyait pas. Au début, il ne le croyait certainement pas, finalement il est arrivé a y croire !

QUESTION : Juste à cause de votre persuasion ?

REPONSE : Comment ?

QUESTION : Est-ce que c’était du à votre persuasion le fait qu’il vous a cru ?

REPONSE : Nnnon ! Ce n’était pas entièrement du à cela, il y a eu d’autres éléments qui sont intervenus.

QUESTION : La seconde question concerne les commentaires que cette personne a fait à propos de Pearl Harbor, en disant que dans peu de temps nous allions être en guerre avec le Japon, et qu’ils allaient bombarder Pearl Harbor. Je ne sais pas, peut-être ai-je tord, mais je pensais que Pearl Harbor a été une véritable surprise pour nous ? [........quelques rires et réactions étouffées dans le public........]

REPONSE : Je suis désolé Madame ; ce n’était nullement une surprise pour l’administration, ils avaient entièrement tout organisé pour que les Japonais nous bombardent afin que nous rentrions dans la guerre. Cela a été organisé par le Président George C. Marshall lui-même. Les seuls à n’être pas au courant de cela, c’étaient l’Amiral Kenwell et le Général Short qui étaient à Pearl Harbor à cette époque. Ils n’ont pas été prévenu de ce qui était en train de se passer. Ils ont demandé une Cour Martiale immédiatement après. Ils ont été relevé de leurs fonctions, c’est à ce moment-là qu’ils ont demandé une cour martiale, parce qu’ils savaient qu’il y avait quelque chose de louche qui s’était passé et on ne leur a pas accordé leur requête de la cour martiale jusque après que la guerre soit terminée. Et ensuite bien sûr les archives ont refait surface, à partir des archives prises aux japonais de "Insconsoyya(?) [mot incompréhensible]" et tout le comité de paix, et Tokyo, et tout, et la manière dont ils ont été poussés et poussés et poussés par Roosevelt, jusqu’à ce que pour sauver la face, ils démarrent les manoeuvres et envoient la flotte pour attaquer Pearl Harbor. Ils voulaient s’arranger avec les U.S.A. sans une guerre !

QUESTION : Est-ce que cette connaissance est commune ?... ...Bielek continue à parler... Roosevelt ne voulait absolument pas. Donc il y avait certains personnages militaires qui ne voulaient pas, et qui savaient ce qui allait se passer. Certains hauts gradés, mais pas les gens stationnés à Pearl Harbor.

QUESTION : J’ai une question. Vous rappelez-vous qu’un Dr. Harry Woo était lié avec le Projet Rainbow ?

REPONSE : Quel était le nom ?

QUESTION : Harry Woo. C’était un chinois de quatrième génération ; il était un physicien connecté avec R&D, la Navy, et le Pentagone.

QUESTION : Harry Wood ?

QUESTION : WOO ! W...O...O

REPONSE : Oh ! Woo. Non, je ne me souviens de personne de ce nom, pas jusqu’à maintenant. Si il avait un lien avec le projet, c’est possible qu’il était à Princeton, ou à un quelconque autre endroit. Vous voyez il y a beaucoup de personnes qui ont un lien avec ce projet, et n’étaient pas dans l’équipe. C’est-à-dire, autrefois attachés à l’équipe de Princeton, et ils n’apparaissait jamais dans les documents,etj’aiparcourules documents qui sont disponibles dans les archives. Bien sûr Dr. Von Neumann est là ; Tesla n’y est pas, il n’a jamais été dans l’équipe ; euhh, Gustave Le Bon n’est pas là on ne peut le trouver dans aucun document, bien qu’il était à ma connaissance dans l’équipe. Clarkston était dans l’équipe, mais il y était sous un nom différent à cette époque. Clarkston est actuellement un pseudonyme, une couverture ; pas Clarkston, on l’appelle par un nom différent, mais Clarkston était un pseudonyme déjà alors. Tout comme Reinhardt était un pseudonyme pour Von Neumann. Pas entendu parler de cet homme, non.

QUESTION : Le Dr. Woo a été nommé par la Navy pour étudier les rapports d’OVNIS ; c’était...

REPONSE : Ca se pourrait...

QUESTION : Donc il a mentionné Rupell. Il a rencontré Rupell et a parlé avec lui, et il a mentionné certaines autres personnes, et j’ai pensé peut-être qu’il pouvait avoir été lié...

REPONSE : Je n’étais pas impliqué à cette époque avec aucune investigation sur les OVNIS, et j’étais dans un autre département de la Navy qui a surgit, apparemment, simultanément, et bien sûr beaucoup plus tard après la période d’août 1943. Euh, vous avez une question par ici ?

QUESTION : Oui ! Vous avez dit qu’en 1943 vous êtes allé en 1983, et retourné en 1943. Et quand vous avez retrouvé la mémoire en 1988, elle indiquait que dans cette dimension spécifique vous étiez quelque part aussi en 83... Est-ce que vous comprenez ce que je veux dire ? Vous étiez dans deux endroits en 83.

REPONSE : Exact. En 1983, j’étais Alfred Bielek qui travaillait à Los Angelès en Californie. J’était un petit peu éloigné de la côte Est.

QUESTION : Donc, est-ce que l’univers est conçu comme un hologramme où vous allez dans différents lieux dans le temps, c’est juste un autre...

REPONSE : Vous entrez ici dans des problèmes très complexes en terme de temps. L’homme qui a fait le plus gros travail sur ça était le Dr. Norman Levinson, [Note de Rick Andersen : Dans d’autres allocutions Bielek a nommé cette personne HENRY Levinson, ou Levenson. Ses souvenirs ont-ils changés ou bien est-ce que notre transcripteur a fait une gaffe ?] qu’on ne verra dans aucune biographie de qui est qui, de la science ou des mathématiques. Il est américain. Il a écrit trois livres que je sache. Il était professeur assistant de mathématiques au MIT en 1955, quand il est devenu professeur titulaire de mathématique au MIT, jusqu’à sa mort vers 1974. Né en 1912. Et il a figuré très fortement dans l’arrière plan de l’Expérience de Philadelphie, parce qu’il avait développé les équations de temps à partir du travail fait précédemment, et elles sont totalement classifiées. Vous aurez vraiment des problèmes pour trouver ses livres. Il a écrit un livre intitulé "Ordinary Differential Equations". Et publié par McGraw Hill, je crois en 1974. J’ai toutes les données si vous êtes intéressés. J’ai les noms, et les titres, et les numéros de références des livres. Mais je ne les ait jamais trouvés en les cherchant à Phoenix, dans aucune librairie. Finalement lors de mon dernier voyage dans l’Est, je suis allé à Princeton. Je m’étais dit, si quelqu’un doit les avoir, alors Princeton les aura. Donc ils les avaient dans leur fichier à cartes. Mais pas dans les rayons de la bibliothèque de l’université, mais dans l’Institut ils avaient les bouquins sur les étagères.

QUESTION : Bon, savez-vous comment ça s’est passé, si vous pouvez me le dire, ou est-ce que c’est juste...

REPONSE : Non, ça été fait largement dans une non-entité, un non-sens scientifique, pas parce qu’il était une mauvaise personne, mais à cause apparemment de la nature de son travail. Pourquoi il n’y a aucune référence à lui dans la littérature scientifique, je ne comprends pas très bien, à moins que ce soit complètement délibéré.

QUESTION : Ce que je voulais dire c’est, savez vous comment vous étiez dans deux endroits..., à la même place..., je veux dire dans la même année dans deux endroits différents. Comprenez-vous cela, comme...

REPONSE : Alors, en terme de temps temporel on peut dire que j’étais dans deux endroits en même temps. Ils étaient séparés. Mais en terme de moi même, j’étais seulement dans un endroit, en cela on doit poursuivre la progression individuelle dans les boucles de temps qui ont lieu, et c’est un concept complexe, et difficile à comprendre, à moins que vous ayez regardé les maths. Même les mathématiques sont très difficiles. Mais elles peuvent être formulées en terme de voyage à travers le temps à travers différentes boucles, vous pouvez par..., si vous croisez vos chemins dans le même endroit, vous pourriez avoir une situation très désastreuse.

QUESTION : Est-ce que tout se passe en même temps ?

REPONSE : Si vous veniez à croiser votre propre chemin, vous auriez un très sérieux problème : vous pourriez disparaître, mais aussi longtemps que vous ne croisez pas votre chemin, dans le même lieu physique où vous pourriez atteindre, ou toucher, ou parler à vous même, il n’y a pas de réel problème. Vous avez une autre question là-dessus ?

QUESTION : Oui, j’ai deux questions. La première a quelque chose à voir avec la date du 12 août. La manière dont j’ai compris cela après vous avoir écouté, était que c’était une pure coïncidence que l’expérience désastreuse ait eu lieu le 12 août, et que c’était aussi une seconde coïncidence que le Projet Phoenix connecté, s’est aussi effectué un 12 août. Si aucune de ces expériences n’avaient été effectuées à ces dates, alors on n’aurait pas eu le lien Hyper-espace. Est-ce correct ?

REPONSE : C’est correct. Pas en ce qui concerne le Projet Phoenix, car cette série d’expériences s’est étalée sur deux ans et demi, et comme je l’ai compris, à partir de documents qui ont été ramassés, si vous voulez, par un certain ami quand nous avons traversé cette zone, après qu’ils l’aient abandonnée, ils ont laissé un tas de manuscrits et de livres derrière. Ils maintenaient en marche l’opération, vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept, depuis le premier août 1983. Donc à cause des premiers pics des biochamps du 12 août, qui d’une manière n’est pas une date absolument exacte, car le système de calendrier que nous utilisons n’est pas absolument précis, et les pics n’ont pas lieu avec un rayon de précision sur le temps donné de cette journée. Cela pourrait être en fait plus ou moins un jour ; à ce moment-là, ce ne l’était pas. Si l’expérience sur l’Eldridge n’avait pas été faite le 12 août, mais deux jours plus tard, en toute probabilité il n’y aurait pas eu de connexion. Mais quelqu’un a insisté pour que ce soit le 12 . Accident ? On peut se poser sérieusement la question, je l’ai fait, rétrospectivement, si c’était un accident qu’ils ont donné cette date. Ils savaient très bien qu’ils pouvaient mettre la pression sur Von Neumann jusqu’à la dernière minute, jusqu’à la dernière seconde, afin qu’il aille plus loin dans les tests et les modifications. Et par conséquent ils savaient qu’il le ferait 12 août, ou qu’il l’oublierai. Et il n’était pas le genre d’homme qui allait oublier ça. Il espérait pour le meilleur et a récolté le pire.

QUESTION : La seconde fois, est-ce que c’était aussi une coïncidence qu’ils n’ont pas essayé délibérément de vous recevoir à ce moment-là, ou de savoir que vous alliez venir ?

REPONSE : Parlez-vous de 1943 ou 1983 ?

QUESTION : 1983.

REPONSE : C’était un projet totalement différent, si oui ou non l’opération, qui tournait à ce moment-là en continue, était due au fait de savoir à l’avance ce qui s’était passé en 43, je ne sais pas. Je ne peux pas répondre à cela, simplement parce que je ne sais pas.

QUESTION : L’autre question que j’ai, on a déjà parlé auparavant de l’avion furtif, mais il me semble ridicule qu’on dépense tellement sur chaque avion, pour cette même idée qui fonctionne parfaitement — cela a été prouvé que ça fonctionne parfaitement, qu’ils pourraient actuellement le mettrent à la casse et diminuer énormément les coûts.

REPONSE : Ils ont probablement adapté ce type de matériel sur d’autres avions. Rappelez-vous l’histoire du raid Israélien sur Entebbe en Afrique, pour délivrer les quelques centaines de juifs qui étaient gardés prisonniers là, à cette époque ? Il y a eu un long film documentaire qui a été fait de cela. Les faits sont que lorsque les avions de secours de l’état d’Israël ont parcouru la distance entre Israël et l’Afrique, tous leurs systèmes radars étaient opérationnel à ce moment. Aucun n’a capté les avions volant au dessus de l’Afrique. Ils ont atteint Entebbe en totale surprise, sans aucune détection préalable. Ils avaient des systèmes pour boucher les radars.

QUESTION : Qu’est-ce que vous avez ressenti, qu’est-ce que vous avez vu, quand vous avez voyagé dans le temps ?

REPONSE : On ne ressent réellement pas beaucoup de choses. C’est une sensation de chute, c’est pratiquement comme si vous sautiez d’un grand building, et vous ne voyez pas le bas, et vous ne savez pas où vous allez, ou si vous tombez d’une falaise de plusieurs centaines de mètres. Vous êtes en train de tomber et vous savez que vous êtes en train de chuter, et vous avez la sensation de chute libre, et vous ne savez pas où vous allez, ou qu’est-ce qui est en train de se passer vraiment. C’est similaire à cela. Nous ne savions pas ce qui se passait à ce moment-là, nous n’avions aucune idée à cet instant quand ça s’est passé la première fois.

Il semble que ce soit la fin de la conférence. L’hôtesse de cette conférence a remercié Mr. Bielek pour son temps et le partage de l’information qu’il avait au sujet de l’Expérience de Philadelphie. C’était la fin de la bande vidéo.


Notes et Références :

Ce document a été retranscrit par Clay Tippen, à partir d’une bande vidéo, en octobre 1991. Ce document est exactement comme il a été dit durant la conférence. Toutefois plusieurs noms et lieux mentionnés par Monsieur Bielek n’ont pas pu être déchiffrés correctement à cause d’une mauvaise prononciation ou du niveau sonore de la bande.

Identification de plusieurs noms et mots non reconnus auparavant, par Rick Andersen en octobre 92.

Le texte original en anglais se trouve à : http://www.wincom.net/softarts/phil... dans le fichier : BIELEK90.TXT

Traduction de José Frendelvel frendelvel@9online.fr

URL de cette page : http://voltair.free.fr/albiel1.htm



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