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Trou Noir, Portes Induites, Puits de gravité...

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Publié le 23 août 2004 - Modifié le jeudi 3 mai 2007 :: 13721 visites robots/humains. ( Popularité: 7)

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Certains admettent que, si notre terre est un lieu de passage, il doit y avoir des portes qui, à partir de notre monde, s’ouvrent sur l’inconnu et à partir d’autres aspects de l’univers sur notre terre.

Les puits de gravité

Dernièrement, les astronomes de l’université de Cambridge (Grande-Bretagne) et du Centre d’astrophysique de Hawaii (Etats-Unis) ont dressé la carte la plus précise jamais réalisée du cœur de notre galaxie.

Elle confirme l’existence d’un gigantesque trou noir au centre de la Voie lactée, appelé Sagittarius A* (avec une masse de 2,6 millions de fois celle du Soleil), autour duquel notre galaxie s’enroulerait. L’existence de gigantesques trous noirs au centre de chaque galaxie semble probable. Le centre d’une galaxie est en effet l’endroit le plus chaud, où se concentre la plus grande quantité de matière. C’est là qu’un gigantesque a pu se former et se transformer en trou noir (un trou noir étant une étoile trop massive pour éclater en supernova).

En parallèle de cette explication logique, on pourrait trouver une explication physique, qui prend en compte la nature même de l’objet créé, autrement dit le trou noir. Le trou noir correspond à une masse et de matière et d’énergie qui déforme suffisamment l’espace-temps pour attirer même la lumière, malgré sa vitesse qui est une limite physique de notre univers. Or, le trou noir attire la lumière parce qu’il dispose d’une source d’énergie plus grande qui est la gravité. D’une certaine manière, on peut dire que le trou noir est un puits de gravité. On peut se demander où tombe ce qu’il aspire... et dans quel état.

En s’approchant du trou noir, la lumière dévie, ralentit, est absorbé, s’accélère. La matière suit le même processus en ajoutant l’écrasement, l’éclatement, l’échauffement, la transformation en particules, puis la transformation en énergie. Par effet photoélectrique inversé, la matière revient peut-être à son état minimum, celui de photon...

De fait, on peut se demander s’il n’existe pas une corrélation entre la présence d’un puits de gravité (le trou noir) en un point de l’espace, capable de déformer la lumière, et la présence d’immenses nuages de gaz et de poussières, constitués de particules divers (principalement de l’hydrogène et de l’hélium) dans lesquels naissent les soleils et les planètes. Il se pourrait en effet que la matière aux abords du puits de gravité (le trou noir) soit le résultat d’une déformation de la lumière.

Les trous noirs ne seraient pas au centre des galaxies parce qu’ils s’y sont créés, mais ils seraient au contre des galaxies parce qu’ils créent les galaxie. La logique de départ n’est pas tout à fait inversée : elle reste valable pour expliquer les liens qui unissent l’univers au trou noir. Deux hypothèses contradictoires ne se contredisent pas forcément. C’est toute la différence entre contradictoire et contraire...

Ce nouvel aspect des trous noirs pourrait nous mener nous interroger sur le rôle que tiennent les étoiles. Car elles étoiles produisent de la lumière en même temps qu’elles déforment l’espace. La déformation de l’espace pourrait expliquer la présence d’une étoile (et non l’inverse), mais pourquoi cette masse de particules rend-il ce dont il est constitué, les photons ? Une étoile ressemble à un gigantesque accumulateur qui, après avoir accumulé suffisamment d’énergie, rend ou perd son énergie de manière relativement régulière.

Une explication serait une explication téléologique, le cause finale, le principe anthropique : le soleil formant à la fois une source d’énergie et un facteur de stabilité, il était indispensable pour que puissent se développer des êtres particulièrement fragiles et complexes, les êtres vivants... Cette explication n’est évidemment pas scientifique.

Mais la science explique-t-elle tout ? La carte du cœur de la galaxie dont nous parlions plus haut fait également état de quelques observations "absurdes" :

Des structures originales que les astronomes ne comprennent pas, mais qu’ils supposent forgés par les forts vents émis par les étoiles, par les lignes torturées des champs magnétiques et les explosions de supernovae .

Ce genre d’observations n’est pas propre au cœur de la Voie lactée. De nombreuses observations "absurdes" ont été faites, par exemple la détection d’un rayonnement tournant à angle droit dans une partie de l’univers. Même en tenant compte des perturbations qu’apportent les étoiles intermédiaires, cet angle droit paraît bien étrange...

Un cyclone autour d’un trou noir (Nasa)

Nouveau trou noir dans notre galaxie découvert

dimanche 14 novembre 2004

Une équipe d’astrophysiciens dirigée par le français Jean-Pierre Maillard, vient de decouvrir un second trou noir dans notre galaxie, tout proche du trou noir géant Sagittarus A*.

Mr Maillard et ses collègues ont étudiés une zone brillante tournant autour de Sagittarius A*. Et c’est grâce à des observations à l’infrarouge dans l’observatoire de Hawaï et aux données du télescope Hubble, et du téléscope Chandra, qu’ils ont decouverts que cet Amas d’étoiles (IRS 13) trés compacte serait retenu par un trou noir stellaire.
Ce trou noir aurait une masse de 1.300 fois celle de notre soleil, ce qui n’est rien comparé à l’énorme masse de Sagittarius A*.
Les chercheurs ayant fait cette decouverte supposent dans la revue "Astronomy and Astrophysics" que cet Amas d’étoile était situé beaucoup plus loin du centre de notre galaxie, mais qu’il a été attiré par Sagittarius A*.


Trou noir dans l’espace


- C’EST QUOI UN TROU NOIR ?
Une étoile est stable tant que les deux forces qui s’exercent sur elle s’équilibrent. Ces deux forces sont :

  • 1 : l’explosion.
    Elle est due à la fission des atomes d’hydrogène qui se transforment en atomes d’hélium en libérant lumière et énergie. Cette force pousse l’étoile à grandir.
  • 2 : la gravité.
    Elle est due à la masse de l’astre. Cette force pousse l’étoile à rapetisser.

A la fin de leur vie, les supernovae, étoiles de masse très importante,ne possèdent plus assez de combustible pour entretenir la première force. La gravité l’emporte est l’étoile « s’effondre » sur elle-même.

Sa taille se réduit mais, sa masse étant stable, sa densité s’accroît dans des proportions énormes.
Etant donné sa masse et sa densité exceptionnelle, cette étoile effondrée devient un gouffre sans fond duquel rien, pas même la lumière, ne peut s’échapper. C’est un trou noir.

Ce trou noir ; extrêmement dense, courbe l’espace-temps, ce qui permet d’imaginer que voyager dans un trou noir reviendrait à voyager dans le temps...

LE TROU NOIR
Ni matière, ni rayonnement, ni lumière ne s’en échappent. On ne les repère que par leurs effets sur leur environnement, en particulier une très forte attraction gravitationnelle.

Il faut noter qu’aucun trou noir n’a pu réellement être observé à ce jour : ils ne sont que la meilleure réponse théorique apportée aux observations astronomiques actuelles, dans le cadre de la théorie de la relativité d’Einstein.

C’EST PAR OÙ LA SORTIE ?
Selon certaines théories, dont celles du physicien britannique Stephen HAWKING, le trou noir aboutirait à ce que l’on appelle une fontaine blanche, sortie par laquelle la matière et la lumière absorbée s’échappent.

Si cette issue est très éloignée du trou noir, passer par cet étrange tunnel - le fameux trou de ver de la littérature SF - permettrait de voyager plus rapidement que la lumière, donc de voyager dans le temps.


Si l’entrée d’un trou noir est immobile par rapport à nous et si la sortie se déplace a une vitesse proche de celle de la lumière le phénomène de dilatation du temps prévut par Einstein aura une conséquence étonnante : le temps s’écoulera différemment à l’entrée et à la sortie du tunnel !

Ainsi une maîtrise de la construction des trou de ver permettrait de choisir le moment de sortie dans le passé.
Cependant ATTENTION : la boucle temporelle doit être crée avant de pouvoir être utilisée.
Si un génial inventeur crée un "trou de ver" le 1 janvier 2000, l’entrée et la sortie commenceront leur existence à ce moment la. L’entrée évoluera normalement et la sortie sera figée dans le temps pour peu qu’on lui communique la vitesse de la lumière.
L’inventeur ne pourra donc jamais revenir avant la date de création.

DIFFICULTES...
- 1 : le premier problème que l’on rencontrerait pour passer à travers le trou noir serait... de le trouver.
En effet même s’il existe, ce n’est qu’à l’échelle microscopique...il ne mesurerait que 10e-43 cm et ne resterait stable que 10e-35 secondes.

- 2 : deuxième difficulté : les forces gravitationnelles intenses, appelées forces de marée, à l’action à l’extérieur d’un trou noir ont une puissance suffisante pour déchiqueter un être humain, seulement par la différence de gravité entre les pieds et la tête...
Un vaisseau spatial ne pourrait donc vraisemblablement pas survivre à proximité d’un trou noir... en tous cas en l’état actuel de nos connaissances.

- 3 : le voyage dans le Temps est à l’origine de paradoxes temporels apparement incompatibles avec les règles de la physique et de la logique.
Le principal paradoxe réside dans la négation des principes de causalité : remonter le temps signifierait qu’il est possible d’empêcher des événements qui se sont déjà produits...

- Le meilleur exemple est le paradoxe du « grand-père »( issu du « Voyageur imprudent » de BARJAVEL ) :

  • X a tué son ancêtre ?
  • Donc X n’existe pas.
  • Donc X n’a pas tué son ancêtre.
  • Donc X existe.
  • Donc X a tué son ancêtre.
  • Donc X n’existe pas.
  • Donc X n’a pas tué son ancêtre.
  • Donc X existe...

- induite se distinguent par les caractéristiques suivantes :

  • La gravitation y est perturbée.
  • Le magnétisme terrestre y est perturbé.
  • On y observe des visions.
  • Des disparitions énigmatiques y ont lieu.

Un exemple frappant est dans la Caroline du Nord, à Chimney Rock. Toutes ces caractéristiques y sont réunies, et de nombreuses observations datent depuis 1800. On trouve également des portes induites dans le Sussex, dans la vallée du Mississipi, dans la vallée de l’Ohio, dans l’Arizona, en Sibérie, au Mexique, à l’île de Bréhat en Bretagne, à Delphes en Grèce, New Brunswick au Canada, aux Bermudes, aux îles de Pâques, l’île de Ponapé dans le Pacifique, le désert de Gobi...

On peut se demander comment il se fait que des scientifiques ne se soient pas intéressés au mystère des portes induites. La réponse est qu’il y en a eu, mais qu’ils ont été très vite discrédités par une campagne de rumeurs soigneusement organisée. Le cas le plus frappant est celui du mathématicien allemand Zöllner, qui fit des travaux extrêmement intéressants de physique et de mathématiques, s’intéressa aux dimensions supérieures et aux replis de l’espace. Et plus récemment le professeur de recherche scientifique Jacques Bergier (qui à écrit un remarquable ouvrage sur ce sujet "Visa pour une autre terre"). Einstein a montré que l’espace n’est pas une catégorie métaphysique mais une grandeur physique. Rappelons les paroles de Wells :

_"Il y a des univers qui sont loin de nous que la nébuleuse la plus lointaine et cependant plus prés de nous que nos mains et nos pieds"


Message secret des ROSE-CROIX

Quiconque déchiffre le rébus alchimique ci-dessous, peut voyager dans des pays inaccessibles. (Les cercles concentriques correspondent probablement aux niveaux électroniques de l’atome.) Cherchez, on ne sait jamais !


Le Triangle des Bermudes

Le "Triangle des Bermudes ou Triangle du Diable" est une zone imaginaire située au large de la côte atlantique sud-est des États-Unis où l’on a relevé un fort pourcentage de pertes INEXPLIQUÉES de navires, petites embarcations et avions. D’une façon générale, on s’accorde à considérer que des points du triangle se trouvent aux Bermudes, en Floride et à San Juan à Porto Rico.

Le triangle des avions perdu :

Message reçu à la tour de contrôle de la station aéronavale de Fort Lauderdale" ...Commandant de vol (Lieutenant Charles Taylor) : J’appelle la tour de contrôle. Cas urgent. Nous semblons avoir dévié de notre route. Nous n’apercevons pas la terre.. je répète : Nous n’apercevons pas la terre.

- La tour : Quelle est votre position ?

Cdt : Nous ne sommes pas certain de notre position. Nous ne savons pas exactement ou nous nous trouvons... Nous semblons perdus...

- La Tour : En principe vous devriez aller au 270 (vers l’ouest)

- Cdt : Nous ne savons pas ou se trouve l’ouest... Quelque chose ne tourne pas rond... C’est bizarre... Nous ne sommes surs d’aucune direction... même la mer parait bizarre... Nous entrons dans l’eau blanche... Nous sommes perdus..."

On ne peut prétendre dans ce cas là à une panne, il y a à bord 2 compas de route et un compas de secours ! Ce cas est arrivé à plus de 20 avions dans la même zone, leur disparitions restes un mystère.

Les commissions d’enquêtes conclurent :

Il ne semble pas qu’il existe une aberration atmosphérique dans cette zone.

Le nombre des disparitions est hors de proportion en comparaison des pertes enregistrées n’importe où ailleurs.

Tous ces avions étaient pilotés par des hommes compétents assistés de navigateurs expérimentés. Tous étaient équipés de radio et d’un matériel de sauvetage et tous on disparu par beau temps et en plein jour.

Il y a toute raison de croire qu’un facteur autre que le hasard doit être intervenu dans ces mystérieux accidents.

En analysant toutes les donnés disponibles, il apparaît qu’au cours des sept ou huit secondes de vol, les avions piquèrent à une vitesse telle que ni les contrôleurs du ciel, ni les pilotes n’ont eu le temps de réagir. Dans des circonstances normales, les pilotes et copilotes auraient eu amplement le temps de corriger la chute, mais les descentes s’effectuaient à une telle rapidité que les radars n’enregistrèrent qu’un trait. Ces vitesses de chute ne peuvent être expliquées par la défaillance des pilotes automatiques ou des moteurs. Il faut rechercher la cause des catastrophe dans des anomalies magnétiques quelconque !

La Mer des bateaux perdus :

La disparition des bateaux est intervenues à l’intérieur du triangle se localisant dans la région de l’Atlantique ouest appelé mer des Sargasses réputée comme à peut près immobile.

Une vingtaine de bateaux ont disparus, sans lancer le moindre SOS. Pour certain ont n’a jamais retrouvé la moindre trace des bâtiments, ni des équipages, certains avaient prés de 300 personnes à bord, pour d’autres ont a retrouvé les bateaux intacts en bon état de fonctionnement, sans personne à leurs bords, complètement déserté... Le dernier en date est le sous-marin atomique USS Scorpion avec 100 personnes à son bord. Le dernier message à sa base annonçait qu’il allait rentrer dans la mer des Sargasses...

Le porte parole du troisième district naval de la marine US a exprimé une opinion :

"C’est un vrai mystère. Personne dans la marine ne prend ces événement à la légère. Nous avons toujours admis qu’il y avait quelque chose d’étrange dans ce triangle des Bermudes, mais personne n’a jamais découvert de quoi il pouvait s’agir. Il ne semble pas y avoir de raisons logiques ou physiques. C’est presque comme si ces navires avaient été brusquement recouverts par une sorte de filet électronique."

Coïncidence assez ironique, cette zone redoutée depuis l’Antiquité dans les légendes, avant qu’elle ne fut découverte officiellement, ultérieurement crainte pendant des siècles comme une mer funeste, doit conserver sa sinistre aura, et cela même à l’age de l’espace.

Déjà Christophe Colomb, à bord de la Santa Maria, fut le premier à consigner des observations inexplicable (11 octobre 1492) :

2 heures après le couché du soleil (il faisait nuit) il observa les scintillantes eaux blanches, l’inexplicable luminosité de la mer. Il vit aussi (ainsi que son équipage) une immense traînée de feu qui creva le ciel et disparut dans la mer. Des inexplicables perturbations des compas de bords.

Les astronautes ont observé le même phénomène de traînées blanchâtres, dernières lueurs qu’ils aperçurent de la terre. Quelle que soit son origine, encore inexpliquée, cette étrange lumière est visible aussi bien de la surface que d’une altitude considérable !

Mais la mer des Sargasses renferme d’autres mystères. La reproduction des anguilles qui ne se produit que dans cette mer ? Les algues uniques de cette mer, seraient des plantes ayant subi une mutation, résidus de la végétation de l’ancien continent Atlantide ?

L’absence d’explication logique, aisément admise, a poussé les chercheurs indépendants, s’intéressant aux disparitions intervenues dans le triangle des Bermudes, à approfondir la question. Certains d’entre eux par des explications fondées sur des exceptions aux lois de la nature, d’autres en supputant l’existence d’un changement inter-dimensionnel par le canal d’un passage équivalent à une trouée dans le ciel (Les avions y pénètrent mais n’en ressortent pas), d’autres croient que les disparitions sont organisées par des entités inter ou extra-sidérales, alors que d’autres encore proposent une théorie ou une combinaison de théories voulant que le phénomène soit causé par des ensembles d’énergie, oeuvres de l’homme, agissant encore, et relevant d’une science infiniment plus ancienne que la notre et totalement différente. Les chercheurs ont émis aussi la possibilité d’OVNI , qui passeraient par une porte induite, un lieu nodal, des courants gravitationnels électromagnétiques, sortes de trouées vers une autre dimension dans le temps ou dans l’espace par lesquelles les extra-terrestres, détenteurs d’une science suffisamment élaborée, pourraient pénétrer à volonté.

[*Updates/Mises à jours !*]

théorie quantique sur les trous noirs ?

Les trous noirs : portes vers un autre univers ?

Les trous noirs continuent de fasciner depuis des années, et les recherches théoriques à leurs sujets ne sont pas prêtes de s’éteindre. Ces jours-ci se tient justement à Dublin la 17e conférence internationale sur la gravitation et la relativité générale. Le célèbre astrophysicien Stephen Hawking en est l’un des invités et, dans une conférence donnée mercredi sur les trous noirs, a décidé de mettre un terme à l’un des « paradoxes élémentaires de la pensée scientifique », comme il les appelle.

La grande question qui demeurait en suspend était : comment les trous noirs pourraient-ils détruire toutes traces consumées de matière et d’énergie ? Hawking, qui a passé une bonne partie de sa vie à les étudier, croit que ceux-ci, obéissant à la théorie subatomique, doivent d’une manière ou d’une autre survivre à leur passage dans le trou noir.

Les trous noirs se formeraient lorsque des étoiles assez massives se meurent après avoir consumé tout leur combustible et s’écroulent sur elles-mêmes. Cela crée donc un trou entouré d’un vortex et d’une dimension suffisamment grande pour avaler ce qui lui est voisin.

D’après Hawking, la matière et l’énergie absorbées ne seraient ni détruites ni projetées dans d’autres mondes, mais seraient plutôt expulsées vers les confins de l’univers après avoir été digérées et transformées dans une forme plus primaire. Le tout aurait lieu lors de la lente désintégration complète du trou noir.

Le scientifique de 62 ans vient donc de rejeter la première version de ses hypothèses qui admettait la possibilité que les trous noirs puissent mener à un univers parallèle. "Désolé de devoir décevoir les amateurs de science-fiction, répond Hawking, mais il n’y a aucun moyen d’utiliser les trous noirs pour voyager dans l’univers. Si vous y pénétrez, votre énergie massique sera aspirée et expulsée à l’autre bout de l’entonnoir dans une forme mutilée méconnaissable."


[*Mise à jours 02/05/2007 *]

Les trous noirs pourraient avoir favorisé l’apparition de la Vie

Les trous noirs sont généralement vus, sauf par les physiciens théoriciens et les astrophysiciens, comme des objets négatifs, sources de danger et de mort. Ne sont-ils pas eux-mêmes des cadavres stellaires résultant de l’explosion de certaines étoiles massives ? Une équipe internationale d’astronomes dont Martin Elvis du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics vient de rectifier quelque peu cette image.

La galaxie NGC 4051 possède un trou noir central supermassif, comme presque toutes les galaxies de taille moyenne. En l’étudiant avec le satellite de l’ESA XMM Newton, les chercheurs se sont aperçus qu’un vent chaud de gaz, riche en éléments lourds tels que l’oxygène, l’azote et le carbone, s’échappait à grande vitesse en direction de l’espace intergalactique.

Il faut savoir que, lors de la nucléosynthèse primordiale, ces éléments lourds n’existaient pas. Or, non seulement ceux-ci sont synthétisés dans les étoiles, mais ils interviennent par la suite dans la production d’énergie de celles-ci avec le cycle CNO, la naissance d’autres étoiles et surtout, ils sont à la base des cellules vivantes.

En aidant ainsi à répandre ces éléments, les trous noirs géants au début de la naissance des premières galaxies ont ainsi peut-être contribué de façon non négligeable à l’apparition de la Vie.

[*Le gaz détecté n’est pas produit par les trous noirs, et ce n’est encore moins un effet du processus d’évaporation de ceux-ci découvert par Stephen Hawking. Ce type de trou noir est tellement froid qu’il l’est plus que le CMB, par conséquent il absorbe des particules pour se réchauffer !*]

Non, les atomes lourds présents proviennent bien de la nucléosynthèse stellaire et font partie du gaz présent dans le complexe milieu interstellaire et, plus probablement aussi, proviennent de la disruption des étoiles proches du centre des galaxies par le trou noir central.

Les mesures prouvent qu’à environ 2 000 fois le rayon de Schwarzschild du trou noir de NGC 4051, c’est-à-dire environ 5 fois la distance Soleil-Neptune, une partie du flot de matière en chute libre vers le trou noir échappent à son attraction pour rejoindre l’espace environnant. Les chercheurs parlent de 2 à 5 %.

La vitesse d’éjection étant importante, au bout de quelques milliers d’années cette matière peut donc se trouver suffisamment loin pour enrichir les nébuleuses protosolaires en éléments lourds indispensables pour l’apparition d’une vie basée sur le carbone, à la surface de futures planètes.

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 02/05/2007 à 09h15



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